‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 345 sur 509 · G. Vind. ep., V · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., V

en avant qui mène l'ânon. L'ânon c'est le peuple. Vous, mettez-vous devant lui, non derrière*. Aussi l'abbé supportait-il malaisément qu'on mêlât les laïques aux affaires d'Église. Un de ses grands griefs contre Yves de Chartres fut que Tévêque avait initié les laïques de Vendôme aux détails de sa querelle avec Geoff^oi^ Il montra, lors de l'élévation de de Renaud de Martigné au siège d'Angers, qu'il n'avait pas grand goût pour l'intervention effective du peuple dans les élections épiscopales'. Ces sentiments étaient encore fortifiés chez Geoffroi par les doctrines réformistes qui voulaient l'indépendance complète du clergé et l'éloignement de tout ce ce qui paraissait influence profane, cette influence fût-elle dépourvue de tout caractère d'hostilité ou de menace. Les laïques ne devaient point traiter des ventes d'édifices sacrés avec des clercs ; même pieux et pleins de bonnes dispositions, ils n'avaient point voix en ce qui concernait les choses d'Église \

Les laïques voyaient sans cesse s'accroître les biens du clergé. Ainsi que les moines, ils étaient pleins de convoitise, grossiers et batailleurs. La congrégation de Vendôme était fort riche ; son abbé âpre au gain et d'humeur peu conciliante. Pendant la prélature de Geoffroi, l'état ordinaire des relations entre les moines de la Trinité et les seigneurs de la région fut l'état de brouille '.

2. II, 7. « Litteras clericis et laicis Vindoci7i€nsibus vobis directas audivi, etc., » — et plus bas : — « In litteris praeterea vestris dtvulgatum est laicis quod si ad vos satisfacturus non venirem, etc. » Cf. II, 22: importuna multitudine iaicorum. »

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