‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 346 sur 509 · RELATIONS AVEC LES COMTES DE VENDOME · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC LES COMTES DE VENDOME

Depuis Tépoque de Geoffroi Martel, le Vendômois était fief de TAnjou. Il avait des comtes particuliers. L'abbé de la Trinité a vécu sous deux comtes de Vendôme. Le premier fut Geoffroi de Preuilly, dit aussi Geoffroi Jourdain ; il succéda en 1085 à son beau-frère Bouchard III et mourut à la croisade en 1102; sa femme Euphrosine, héritière du fief, prit une part active aux affaires publiques sous l'administration de son- mari. Le successeur de Geoffroi de Preuilly fut Geoffroi III, dit Grisegonelle ; il était le neuvième des comtes de Vendôme et épousa Mathilde de Châteaudun'.

Lorsque Geoffroi Martel avait remis le comté à son neveu Foulques l'Oison, il avait stipulé l'indépendance de l'abbaye de la Trinité à l'égard des comtes de Vendôme. Cette clause était toujours observée. En 1086, Geoffroi de Preuilly la confirma ^ L'abbaye possédait à Vendôme tout un quartier, celui du Bourg-Neuf, et ce territoire était aussi libre de la juridiction comtale que les bâtiments mêmes du monastère ; l'autorité du comte s'en trouvait fort affaiblie. L'indépendance de la Trinité pouvait aussi se transformer en hostilité directe et ouverte contrôles détenteurs du comté. Les comtes d'Anjou avaient stipulé que leur autorité s'exercerait dans le monastère en temps de guerre comme en temps de paix, et le comte de Vendôme aurait-il voulu entrer en lutte avec son suzerain, qu'il pouvait toujours craindre de voir les Angevins s'établir dans leur fondation religieuse et l'attaquer au cœur même de ses possessions. Il était difficile que les comtes de Vendôme supportassent docilement cette situation. La flèche

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