G. V. ep., IV
3. L'événement se passa en Tan 1109. Cf. Tkesaur. Ànecd.^ l, 343. Pétigny (1^ éd.) p. 235.^ Marchegay et Mabille, Chron. ÉgL (TAnJou^ p. 171.
qu'elle avait consenti im%c4 elle la cession de sa terre de Savigny-sur-Braye, car elle s^oceaj^ de la reprendre aussitôt qu'elle eut appris la mort du comte d% Vendôme en Palestine*. L'église et ses dépendances furent MKvahies par les serviteurs d'Euphrosine, qui se partagèrent Im provisions amassées dans Téglise même, fracturèrent les cofirea ^ enlevèrent les meubl6S^ Savigny étant du diocèse du BfftH^ Geoffroi s'adressa à Tévéque Hildebert pour obtenir réparation des dommages, mais sous prétexte que ce prélat était aussi impuissant que lent dans son action ^ Tabbé en appela ensuite à Pascal II*. Le légat Brunon ayant été adjoint à l'évêque du Mans, la comtesse Euphrosine fut excommuniée. Elle consentit alors à se rendre au Mans et à renouveler devant le tribunal épiscopal la concession de Savigny aux moines de Vendôme. Cependant l'abbé Geoffroi ne se montra pas entièrement satisfait de la manière dont l'affaire avait été arrangée par l'évêque Hildebert qu'il accusa d'avoir favorisé la comtesse*. Il menaça même d'en appeler au Saint-Siège de la sentence épiscopale*, mais le procès-verbal de la récupération de Savigny montre qu'il n'en fit rien". Euphrosine avait quitté Vendôme avant de recevoir notification de la sentence d'excommunication, et l'abbé de la Trinité n'a pas manqué de représenter ce départ comme imposé à la comtesse par l'hostilité qu'elle avait su, par sa conduite, s'attirer de la part de ses sujets. Elle abdiqua le pouvoir peu après en faveur de son fils Geoffroi Grisegonelle. Ainsi l'abbé avait obtenu successivement l'humiliation et le départ du