III
7. Coll. Baluze, XLVII, f. 280, r«. La charte rappelle les violences d*Euphrosine et son excommunication par le légat et l'évêque du Mans. Elle ajoute : Postquam autem in curiam ejusdem Ccnomannensis épiscopi cum domno abhate nostro Go/frido ad placitum veniens, convicta omnium judicio, ratxonia quoqiie et aequitatis admonita consilio^ tandem ecclesiam et ejusdem ecclesiae terras, sicutantea ex donopraefàti mariti sut tenueramus, in manu jamdicti domni G. abbatis nostri quietas et solutas in perpetuum donavit et concessit.
comte et de la comtesse de Vendôme. Parmi les haines nombreuses de Geoffroi, la comtesse Euphrosine fut une des plus vigoureuses. Elle représentait pour Tabbé la ruse et la malice du sexe qu'il rendait responsable des misères de l'humanité \ et c'est au sujet d'Euphrosine qu'Hildebert, réputé n'avoir pas été jadis insensible au charme des femmes, reçut de Geoffroi une malicieuse exhortation pour que « sa simplicité fut en garde contre des séductions trompeuses' ».
Le successeur de Geoffroi de Preuilly et d'Euphrosine, Geoffroy dit Grisegonelle, entretint avec l'abbaye de la Trinité des rapports semblables à ceux de ses parents. Un conflit de juridiction se déclara "entre le monastère et le comte dès les premiers temps du gouvernement de celui-ci. Des sujets de la Trinité ayant saisi par force un de leurs adversaires sur le territoire comtal de Vendôme, Geoffroi Grisegonelle demanda réparation de cette violation de droit. L'abbé ne refusa pas d'accorder satisfaction pour l'offense, mais, en vertu des privilèges de la Trinité, prétendit que l'affaire se réglerait devant son tribunal et somma le comte d'avoir à se rendre au monastère pour y exposer ses griefs'. Geoffroi Grisegonelle s'étant révolté contre cette exigence et ayant déclaré qu'il ne s'y soumettrait point, l'abbé répondit que la congrégation n'accorderait aucune satisfaction pour la violation des droits du comte. Celui-ci riposta en se saisissant du Bourg- Neuf, mais finit par reconnaître que la prétention de Geoffroi de Vendôme se fondait sur des privilèges valables et sanctionnés par les comtes de Vendôme eux-mêmes. Une céré-