‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 375 sur 509 · V. ce qui a été dit sur les confraternités d'abbayes · texte numérisé non relu

V. ce qui a été dit sur les confraternités d'abbayes

dut voir Louis VI et la reine Adélaïde à la fin de l'année 1119 à Etampes, Saint-Denis, Paris et au concile de Reims, lors de la réception du papeCalixte II \ L'abbé ne fait aucune mention de ces rencontres ; aucun document ne témoigne de rapports avec le roi ; c'est au pape seul que semble s'être adressé ^abbé^ On peut, semble-t-il, trouver dans ce silence d*un homme qui prit une aussi grande part aux affaires publiques, la mesure de la royauté française d'alors, plus grande par ses prétentions et ses ambitions que par son action véritable.

On a longtemps, il est vrai, avancé un témoignage qui, quoiqu'il ne servirait point à établir la situation du monastère à l'égard de la royauté, serait la preuve de rapports assez intimes entre le roi Louis VI et l'abbé Geoflfroi. Il s'agirait de la mission attribuée par le traité dit de Hugues de Clèves à Geoffroi de Vendôme ; l'abbé aurait été chargé par le roi de France de chercher à rattacher l'Anjou au parti français contre les Anglo-Normands : il y serait parvenu*. Cette négociation aurait été conduite un peu avant la bataille de Séez, qui eut lieu en 1118*. Mais le texte qui rapporte cet événement ne saurait être considéré comme authentique depuis la critique qu'en a faite M. Mabille^ En ce qui concerne l'abbé de Vendôme, on peut remarquer qu'il ne fait aucune allusion à un rôle aussi important que celui qui lui est prêté par le traité de Hugues de Clèves*. On peut donc écarter cette tradition. La royauté est véritablement éclipsée par ses vassaux, plus encore par le Saint-Siège de Rome dans l'histoire de Tabbé exempt de la Trinité.

Il faut ajouter que cette situation ne tarda pas à se modi-

1. V. GofT. Vind. ep., II, 28. Cf. Mabillon, \nn. Bened., IV, 1. 73, c. 74.

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