Cf. Teulet, Layettes du trésor des Chartes, I, 18, sqq
2. « ...Concessimus quatenus inter Romanum pontificem et venerabilera locum Vindocinensem nulla unquam cujuscumque di^nitatis vel ordinis sit persona média habeatur. »
3. Lettre de Calixte II, à la congrégation de Vendôme (Mss. Bibl. Nat., Lat. 10402, f. 82, vo, « ...fratres ejusdem loci ita sub apostolicae sedis defensione et roraana libertate positi sunt, etc. » Cf. Ducange, Gloss. à l'article Libertas. — La transcription de cette lettre dans le ms. de la Bibl. nat. diffère du texte donné dans Migne, Pair, lai,, CLXIII, 1305.
4. Cette bulle est transcrite dans le Gall, Christ., VIII, 415, sqq.
Trinité de Vendôme seraient intimées, non point au diocésain, mais au pape, et que celui-ci les approuverait.
L'exemption du monastère était donc complète puisqu'elle touchait aussi bien à l'autorité religieuse qu'à l'autorité temporelle. Or, c'était un évêque de Chartres, Thierry, qui avait non seulement consenti, mais conseillé les clauses sur cette matière \ L'évéque Thierry écrivit lui-même une charte de privilège pour la fondation de Geoffroi Martel, et la renonciation qu'il fit en cette occasion à ses droits épiscopaux fut par la suite rappelée dans plusieurs actes qui confirmaient les droits immunitaires de Tabbaye. Thierry reconnaissait avoir accédé aux désirs des fondateurs de la Trinité qui lui demandaient de remettre au monastère toutes les redevances ou marques de sujétion qu'il aurait pu exiger. Aucune distinction n'était faite dans la matière concédée, ni aucune réserve*. Le prélat avait même eu tant de bonne volonté pour la nouvelle fondation qu'il avait décrété que désormais il serait défendu dans tout le comté de Vendôme de faire des donations à une autre abbaye qu'à celle de la Trinité ^ Ni pour lui, ni pour ses successeurs, il ne retenait aucune autorité ou domination sur ce lieu et ses habitants. Enfin la bulle de confirmation de Clément II* portait que Thierry avait lui-même demandé. au pape de sanctionner ce qu'il avait disposé, « afin qu'aucun de ses successeurs ne pût attaquer, réclamer ou enlever les biens du monastère, ni pour aucune cause le soumettre à l'excommunication et à l'interdit et
1. V. la charte épiscopale publiée par Sirmond, (Migne, Patr. CLVII), 892. Cf. dans Teulet, Layeties, 1, 18. l'acte de fondation du comte d'Anjou faite Theodorici Carnotensis episcopi consilio et voluntate, les confirmations de Victor H en 1056 et d'Alexandre II, en 1063, et la charte d'Arnoul, archevêque de Tours. Rec. Hist, Fr., XI, 506.