‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 405 sur 509 · G. Vind. ep., II · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., II

copal de n'être point désarmé contre elles, et comment par ce moyen il pouvait souvent arrêter les entreprises de la congrégation de Vendôme. Pareille remarque s'appliquerait à l'autorité que répiscopat gardait encore sur les desservants séculiers des églises et cures tombées dans la possession des congrégations monastiques. Pour appartenir à des moines, une église n'en devait pas moins être administrée par un prêtre soumis, comme ses collègues, à l'autorité del'évêque du diocèse. Il est vrai que les monastères cherchaient déjà à se soustraire à cette obligation qui leur paraissait une sujétion humiliante. L'abbé de Vendôme ayant appris que le curé de Savigny entretenait des relations avec une femme mariée, et qu'il avait même attaqué de nuit et gravement blessé le mari parce que celui-ci se montrait récalcitrant, renvoya l'examen de l'affaire à Tévêque du Mans. « Son diocésain s'occupera de cette accusation, » écrit-il, quoique l'église desservie par le prêtre appartint à la congrégation vendômoise*. Une autre fois Geoffroi se querella avec l'évêque de Saintes, ce prélat prétendant disposer des oblationsde l'église Sainte-Marie-de-Surgères*. De cette manière donc les moines devaient compter avec la puissance épiscopale.

Enfin, en admettant que le diocésain n'eût plus sur la congrégation affranchie aucun pouvoir particulier, il avait comme tout évêque des relations sociales avec l'abbé et des rapports qui étaient l'effet de sa situation comme premier prélat de la région. Il y a, dans le privilège de l'abbé Thierry pour la Trinité, une clause qu'on ne saurait négligera Après les concessions qu'il a faites à l'abbaye et la renonciation qu'il v a consentie de l'exercice de ses droits, il a ajouté ces mots : « Nous ne nous réser\'^ons aucune domination sur les habitants dudit lieu, mais nous leur accordons le conseil d'une charité chrétienne, et dans leurs besoins l'aide de notre autorité. » C'est par l'engagement de prêter au monastère aide et conseil

1. G. Vind. ep., IV, 46. « Ab episcopo suo sunt examinanda ista. »

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