‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 411 sur 509 · V. la correspondance d'Ives, passim · texte numérisé non relu

V. la correspondance d'Ives, passim

3. G. Vind. ep., II, 6, II, 4, II, 19 et 20. La lettre classée comme la 20" du II* livre est la réponse d'Ives à Geoffroi. Le manuscrit du Mans l'insère parmi les œuvres de l'abbé. — Au reste, il parait qu*Ives et

tions dont Géoffroi demandait la solution à Tévêque de Chartres. La science d'Ives n'était égalée que par sa modération en matière de dogme et de discipline. La part qu'il prit aux discussions touchant l'investiture laïque tendait à rétablissement d'une entente entre les adversaires aux prises sur ce sujet et jamais il ne se laissa aller à préconiser des m'esures extrêmes, comme beaucoup d'autres prélats français\ En somme, la conduite d'Ives justifia toujours les éloges décernés en son souvenir par le clerc qui rédigeait le martyrologe de l'église de Chartres. « Ce fut, dit-il, un homme d'une grande piété, très habile dans les négociations tant ecclésiastiques que mondaines ; d'une grande affabilité, d'une patience remarquable; très chaste, très instruit à la fois dans les choses de Dieu et dans la sagesse humaine ^ »

Qu'Ives fut à même de connaître et d'apprécier les mérites des congrégations religieuses, son éducation et son état premier le prouvaient assez. Cependant la connaissance qu'il avait de l'antiquité ecclésiastique et du droit canonique, et les changements qu'il y voyait se faire particulièrement aux dépens de Tépiscopat par les progrès du clergé régulier, lui inspiraient quelques défiance contre les moines. Il trouvait à leurs associations beaucoup de défauts : l'avarice, l'orgueil, l'insolence et l'oubli de leur condition première'. Avec les meilleurs membres de l'Eglise à cette époque, Ives regrettait l'abus des exemptions qui enlevaient les monastères à l'autorité diocésaine, mais quoiqu'il eût une expérience particulière des inconvénients qui étaient l'effet de cette mesure, il ne céda pas moins que les autres à la mode en prenant quelquefois lui-raôrae l'initiative de cette sorte d'affranchissement*. La discussion touchant la profession dans laquelle Géoffroi avait obtenu gain de cause, et la manière dont l'abbé avança qu'il

Géoffroi se sont trompés sur la question de Textrème onction. V. Sirmond, n. 143 à II, 20.

1. V. Esmein : La question des investitures dans les lettres d'Ives de Chartres.

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