Cité par le Gallia Christiana, t. VII, p
3. Cf. Iv. Carnot. ep., 36, 192, 226, 266, etc. V. Foucault, op. et/., p. 46 et 47.
4. Comme il en arriva pour Saint-Père en Vallée. Foucault, id.
ne compterait désormais que sur le pape*, ne mît point fin aux relations entre le siège épiscopal et le monastère. Outre la commodité plus grande qu'il y avait à s'adresser à Chartres plutôt qu'à Rome, l'autorité que l'évêque possédait sur se^ diocésains faisait que c'était de lui que dépendaient en premier ressort ceux qui étaient en litige avec l'abbaye exempta. L'évêque prononçait des jugements dont Tabbé était, au demeurant, libre de se plaindre au pape. C'est donc Ives de Chartres qui, sur les réclamations de Geoflfroi, agit contre son archi-prêtre de Vendôme, * ou contre les clercs du château', qui excommunie le comte de Vendôme* ou qui est prié de sévir contre le clergé de la cathédrale de Chartres, coupable d'avoir démoli les marches d'une maison que le monastère possédait dans cette ville*. C'est encore Ives de Chartres qui amène une entente entre l'abbé Geoffroi et le comte de Vendôme, Geoffroi de Preuillj. Voici en quels termes s'exprime le prélat au début de la décision qu'il émit dans cette affaire : « Lorsqu'il s'agit de choses concernant les églises, il est bon que l'évêque du diocèse duquel elles sont soit appelé, afin qu'étant présent, il mette fin à ce procès par son jugement et témoignage. C'est ce que n'a point oublié l'abbé de Vendôme, et dans le litige qu'il a eu contre Geoffroi de Preuilly, comte de Vendôme, il a requis que nous fussions présent comme il convenait, afin que par notre sanction et notre volonté l'affaire fût menée à bonne fin*. » Plusieurs fois l'évêque jugea les causes de la Trinité à Chartres môme, et y assigna Geoffroi devant son tribunal; l'abbé demandait pareillement à y recevoir justice de ses spoliateurs\ L'exemple le plus frappant de l'action d'Ives est dans la sentence qu'il rendit pour débouter les Vendômois de la possession de la paroisse d'Oucques*. Les moines de la Trinité retenaient depuis vingt ans des oblations paroissiales