‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 419 sur 509 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

GEOFFROI DE VENDOME ET LES ÉVEQUES d'aNGERS

L'importance des relations entre Tabbaye de Vendôme et le siège épiscopal de Chartres s'explique facilement. Le monastère était situé dans le diocèse chartrain. En fait le diocésain n'avait point renoncé à réclamer des droits sur la congrégation exempte de la Trinité. Rien de pareil n'existait pour le siège d'Angers, et la maison principale des Vendôniois n'était pas du ressort des prélats angevins. Cependant les intérêts de la Trinité étaient très considérables en Anjou, même en dehors de la possession do l'importante annexe d'Kvière ; le grand rôle des comtes d'Anjou à l'égard du monastère, et l'existence de nombreux prieurés vendômois dans la province le prouvent suffisamment \ Geoffroi luimême, on Ta déjà dit, était aussi souvent à Angers qu'à Vendôme et plusieurs de ses lettres à sa congrégation sont écrites du prieuré d'Evière*. Les rapports entre Tabbé et les évêques angevins furent constants. D'ailleurs, quoique le malentendu fondamental qui divisait l'abbé et l'évêque de Chartres n'oxistnt pas avec les prélats d'Angers, Geoffroi de Vendôme ne vécut pas avec eux en meilleurs termes qu'avec les diocésains Ives et Geoffroi de Chartres. Nul homme ne fut même l'objet d'attaques plus vives de sa part que Renaud, évêque d'Angers. On se lasserait de relever toutes ces marques d'humeur, si elles ne formaient un des traits caractéristiques de la conduite de l'abbé exempt, et si on ne voyait par là combien grande était sa haine pour le

1. V. Uîs chapitres sur l'origine et le temporel de labbaye, et sur les rapports avec les comtes d'Anjou.

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