Cf. II, 31 ; IV, 26, 32, 36, etc
clergé séculier et particulièrement pour Tépiscopat, dont il n*épargnait aucun représentant et jalousait tous les dignitaires.
L*abbé de la Trinité a été en relations avec trois évêques d'Angers : Geoffroi de Mayenne, Renaud et Ulger. Il ne nous reste qu'une lettre à l'adresse du premier * qui abandonna Tépiscopat en 1101 pour se faire moine à Cluny *. Il ne subsiste aussi qu'une seule missive à Ulger qui monta sur le siège d'Angers en 1125*. La lettre de Geoffroi de Mayenne concerne la ratification accordée par l'évêque à Télection de Tabbé Pierre de Beaulieu, en 1097*. Geoffroi de Vendôme blâme cette sanction pour la raison que le nouvel élu est en rapport avec des spoliateurs de l'abbaye et excommuniés comme tels. Il marque sa surprise de la notification qui lui a été faite de cette décision par l'évêque. « Si votre lettre n'eût été scellée de votre sceau, lui dit-il, je ne l'aurais pas crue de vous*^ ». L'opposition de l'abbé à Tévôque Geoffroi de Mayenne n'intéressait qu'un fait particulier, et quoique ses plaintes pussent avoir quelque fondement, il est probable qu'elles n'eurent pas de suite. Il est vrai qu'en 1098 l'abbé put se dédommager en faisant à Urbain II quelques révélations sur Geoffroi de Mayenne peu favorables à ce prélat. On ignore quel en était le sujet ; on sait seulement que le pape considéra ces confidences comme des accusations. L'abbé, froissé, se défendit d'en avoir émis*, étant apparemment plus délicat sur les mots que sur les choses. Quoi qu'il en soit, ces dénonciations ne furent peut-être pas étrangères à la retraite que prit l'évêque Geofi'roi en l'année 1101 ^
La lettre à Ulger concerne une question plus générale et plus importante : elle indique quelques-unes des discussions qui s'élevèrent entre les évêques et les moines sur la décision