G. Vind. ep., III
6. G. Vind. ep., III, 7. La lettre de Tabbé est probablement écrite entre 1109 et 1113. En 1112 il y avait lutte ouverte et violente entre le comte d'Anjou et les moines de la Trinité.
7. III, 11. « Domno H. fratri nostro dixistis me vobis in electione vestra fuisse infestum ». — Ces plaintes de l'évêque venaient après une assez longue période d'entente apparente.
CoMPAiN. Geoffroi de Vendôme, 13
C'est pourquoi la lettre où Geoffroi a le plus violemmeot blâmé rélévation de Renaud, et ou il a même fait quelques critiques indirectes au pape pour Tavoir ratifiée, est d'une époque assez postérieure à celle des événements dont elle parle*. L'abbé n'avait pas cessé d'en vouloir à Tévêque. Le rôle joué par lui eu 1101 semble s'être continué en 1102 auprès de Pascal II lors de la réunion du concile général à Rome, auquel assistait Geoffroi. Renaud accusait l'abbé d'avoir cherché à le discréditer plus on moins ouvertement auprès du Saint-Siège*, et malgré les dénégations de Geoffroi, les réserves qu'il portait sur la décision pontificale dans la matière delà confirmation, donnent à penser que les plaintes de l'évêque étaient fondées. De son côté, l'abbé s'étonnait de l'accueil qu'il trouvait auprès de Renaud, et lui reprochait sa mauvaise volonté. Une des lettres \ assez curieuse, présente sous forme d'apologue à Renaud la conduite de deux hommes dont l'un moine et l'autre évêque. Celui-ci est reçu et hébergé par le moine ; lorsqu'il se retire du monastère il reconnaît l'hospitalité qui lui a été accordée en cherchant à apprendre le plus de mal possible sur son hôte, se servant pour cela d'un sujet disgracié de l'abbaye, lequel il interroge soigneusement et avec malice. « Que pense votre Grandeur d'un acte pareil ? » écrit Geoffroi à Renaud qui représente l'ingrat prélat de l'histoire. — « D'après mon modeste jugement, l'homme qui a agi avec cette méchanceté n'est pas tout à fait un évèque*. » L'allusion ironique à Tinsuffisance épiscopale de Renaud est évidente dans ces derniers mots. On trouve encore une attaque indirecte contre la promotion de Renaud, « effet non de la justice, mais uniquement d'une miséricorde immense, » c'est-à-dire imméritée, dans une lettre de l'abbé à Girard, évêque d'Angou-
1. Rien ne permet d'en fixer la date exacte, mais la lettre de félicitations d'avènement, III, 2, est certainement antérieure à l'épitre III 11. Celle-ci parle d'un fait accompli et tout jugé. « Je vous ai écrit de cette sorte, dit en terminant l'abbé, parce que, sauf la prérogative de mon ordre, j'ai fait la paix avec vous, et que je n'aurais pas sauvegardé mon ordre, si je vous avais tu ces choses, «c'est-à-dire la critique que Geoffroi a faite de la promotion de Renaud.