‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 430 sur 509 · Id · texte numérisé non relu

Id

3. Cf. Launoi, 0pp. III, 382. « Raynaldo bonae memoriae Andegavensi episcopo, quam patiebatur injuriam patienter ac humiliter suggessit, et ut tyrannie malitia quae jam pullulare caeperat, ecclesiastica censura resecaretur diligenter postulavit. » — Launoi, loc. cit., établit aisément que la pièce n'est pas le procès-verbal des événements en jugement, mais leur est postérieur. Mais il est permis de penser que les faits transcrits dans la charte sont véritables et qu'on y trouve le récit de ce qui s'est passé.

4. V. l'histoire du différend avec Adelard, réglé vers 1107 : la pièce qui la relate a été publiée par Marchegay, Bibl, de V Ecole des Chartes^ année 1875, p. 419, sqq.

baye de la Trinité, et qu'on peut comparer au contrôle que retenaient les feudataires laïques sur cette congrégation : ce fut par les donations que permettait à l'évêque sa grande fortune territoriale. En une circonstance qu'il est difficile de préciser, le prélat était parti pour Rome fort bien disposé pour Geoffroi de qui il venait d'obtenir un service '. Mais ce voyage changea les intentions de Tévêque; peut-être avait-il éprouvé auprès du Saint-Siège Tefifet des représentations de Tabbé qui Tavait si violemment attaqué au sujet de son élection. Quelle que fût la raison de ce changement d'opinion, il se trouva que Tabbé y perdit cent mesures de terre, dont Tévêque avait annoncé vouloir lui faire don, et qu'il retint. Quoique l'abbé protestât n'avoir jamais servi Renaud que par raflfection qu'il lui portait et sans espoir de récompense, son déplaisir en apprenant la décision épiscopale perçait dans toute sa lettre ^ Ce qu'il avançait, qu'il parlait sans amertume', ne s'accordait guère avec Tàpreté des reproches qu'il faisait à l'évêque; on sentait combien peu l'abbé était indifférent à cet enrichissement dont il se voyait frustré. Il demanda à pouvoir se justifier en personne des torts dont Renaud le chargeait ; c'était une peine qu'on pouvait prendre en cette occasion de gain.

Geoffroi s'est probablement aperçu qu'il y avait plus à perdre qu'à gagner à attaquer sans cesse un prélat aussi puissant que Renaud. La chose est d'autant plus probable queTabbé de Vendôme n'avait point à redouter de l'évêque d'Ano-ers, comme de l'évêque de Chartres, des revendications d'autorité sur l'abbaye de la Trinité. Il finit par s'entendre avec Renaud et gagna à cette réconciliation. L'évêque confirma au monastère, vers la fin de l'année 1123, la possession d'un grand nombre d'églises que la congrégation avait acquises de la main de laïques et qui étaient situées dans le diocèse angevin*. Les deux prélats étaient en assez bons termes pour qu^au commencement de cette même année, l'abbé eût tenu Re-

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