‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 436 sur 509 · III · texte numérisé non relu

III

5. Toute la prélature d'Hildebert fut troublée par les suites de la lutte entre le comte Hélie du Mans et le Normand Guillaume le Roux, roi d'Angleterre. V. Déservillers, ouvr. cité, p. 87, sqq.

Hildebert qui les lui pourrait rendre'. L'évoque ripostait à Tostentation abbatiale et à ces accusations de faiblesse en signifiant à Tabbéde Vendôme qu'il ne prendrait pas la charge de Théberger avec la foule de ses sen iteurs *. Des deux parts on était piqué au vif. L'abbé reprochait à Hildebert d'avoir commencé les hostilités, sous l'influence de la comtesse Euphrosine ; d'avoir lancé contre lui des paroles peu mesurées ', et de semer dans ses lettres des mots amers cachés sous des pointes ironiques*. Ailleurs, il accusait le prélat de traiter un ami d'une manière peu conforme à une excellence épiscocopale*. — Mais on voit que cette excellence était peu ménagée par l'abbé, et que dans cette polémique, le respect n'était pas ce qui se marquait le mieux chez Geoffroi de Vendôme.

On n'a pas de lettres de l'abbé Geoffroi à Guy, qui succéda à Hildebert et occupa le siège du Mans à partir de 1125. Maison sait que ce prélat reçut avec quelques-uns de ses collègues les instructions pontificales touchant le rachat des autels^. En octobre 1131, Innocent II, alors au concile de Reims, écrivit aussi à Guy pour l'abbaye de la Trinité. Geoffroi s'étant plaint de ce que des adversaires du monastère, dont les noms étaient désignés, avaient tué deux sujets de la Trinité et brûlé leur maison, le pape enjoignit à Tévèque de faire donner satisfaction à Tabbaye dans le délai de vingt jours, ou d'excommunier les coupables \

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