G. Vind. ep. III, 34. Cf II, 29, 30, III, 15, IV
Il est vrai que, Ranulf ayant déddA en faveur des réclamations de Vendôme, GeofTroi, comme il éittt naturel, se montra très chaud partisan de Tautorité de cette 9MKkence, qui était attaquée par quelques membres du clergé de Saintes V II conseilla à Tévôque de châtier des hommes qui s*op|K>saient aux canons et à la grâce de Dieu, des rebelles qui méritiMOt d'apprendre combien il était grave de ne point obéir à le«r évéque lorsqu'il jugeait avec justice *. Apparemment, Tabbé se réservait de décider en quel cas le jugement était dicté avec justice et en quel cas il ne Tétait point. Il fut du dernier sentiment lorsque, pour une raison qui ne parait point, Tévéque pensa devoir revenir sur sa sentence précédente, et rendre de nouveau aux moines de Saint-Jean-d'Angély la jouissance de la terre contestée*. Geoffroi prévint Ranulf* qu'il appellerait d'un jugement défavorable à Rome. L'appui du pape ne pouvait guère lui faire défaut ; en 1099 probablement Ranulf de Saintes avait reçu avec Ives de Chartres une lettre d'Urbain II où il leur était recommandé de respecter et protéger l'abbaye de Vendôme*. Pascal II, à qui Geoffroi s'adressait, envoya aussi une missive à Ranulf sur l'abolition de la redevance dite rachat des autels *. Quoique» comme l'abbé le dit lui-même, « armé de cette autorité, il ne craignît les attaques de qui que ce soit^ », il ne recula pas dans son déplaisir devant un moyen qui en cette affaire lui paraissait devoir agir plus sûrement et plus promptement encore sur l'évèque de Saintes que l'appela Rome. Il menaça Ranulf d'une dénonciation dont Tobjet était comme il suit': Un certain Aimery de Rançon avait été excommunié pour les embarras qu'il avait créés aux moines de Vendôme : il avait été assez malheureux pour mourir en cet état. Aimerv^