chascune et d'icelles
4. Borja, Cette ville avait été donnée a du Guesclin par Pierre d'Aragou, le 9 février 1366. (Zurita, t. II, f» 341 v«.) Bertrand la confia à sou cousin Olivier de Mauny; c'est là que ce dernier tint enfermé le roi de Navarre. {Ibid., (<* 347.) Les Bretons gardèrent le château lorsque du Guesclin et son cousin furent prisonniers, {/bid., f* 349.)
5. La vraie date est février 1369, nouveau style: en février 1368. Bertrand du Guesclin guerroyait en Languedoc. (Luce, édition de Froissart, t. VII, p. xxv, note 3.) En février 1369. au contraire, Bertrand était en Navarre : la bataille de MonticI fut livrée le 14 mars de cette année. (Zurita, t. II, f^ 354 r«.)
loDensis diocesis, publicus auctoritate appostolica notarius, qui premissis omnibus et singulis, dum sic agcrentur et fièrent, una cum prenominatis testibus presens fui et, ad requisitionem prefati domini Bertrandi, in presenti littera me suscripsi et signum meum una cum appensione sigilli predicti domini Bertrandi apposui consuetum, requisitus, in testimonium premissorum.
cxcvn
Borja, 4 février 13G9
Hommage lige d'Olivier de Mauny au roi de Navarre.
(Cartulaire II, pp. 106-8.)
[0]livier de Mauny*, chevalier, a touz ceulz qui ces lettres verront, salut. Comme mon très redoubté seigneur le roy de Navarre, par vertu de certain traictié fait entre lui, monseigneur Bertran du Guesclin et moy, mon dit seigneur m'ait donné un chastel et mil livres de terre lesqueles il me doit faire asseoir en et sur ses terres de France et de Normendie au plus prez du chastel que faire se pourra, selon ce que plus a plain est contenu es lettres que j'en ay de lui sur ce, savoir vous feiz que dudit chastel et desdites mil livres de terre, moi et mes horrs et successeurs devons faire foy et hommage lige et estre homme lige dudit roy de Navarre et de ses hoirs et successeurs, et de le servir et obéir comme seigneur lige
1. Olivier de Mauny était le cousin à la mode de Bretagne de Bertrand du Guesclin. M. Luce présume que c'est à lui que Bertrand emprunta un cheval et des armes pour ce fameux tournoi de Rennes où se révéla si brillamment la valeur du futur connétable. (liist. de du Guesclin, p. 27, note.) Olivier devint l'inséparable compagnon de son cousin: c moult s'entraimaient et firent jusques à la mort », dit Froissart. En 1367» comme le prince de Galles commençait la campagne contre Henri de Transtamarre, Charles le Mauvais fut enlevé par Olivier de Mauny, pendant qu'il chevauchait d'une ville à l'autre ; on supposa que le roi de Navarre s'était fait emprisonner afin d'éviter de prendre ouvertement parti pour Pierre le Cruel. (Froissart, éd. Luce, § 567. t. VU. pp. 13-14.) Lorsqu'après la bataille de Navarrete, Charles n'eut plus de ménagements à garder, il recouvra la liberté et emprisonna à son tour de Mauny. (Lafuente, Hist. gen. de Espana, t. YII, pp. 280 et 286)
envers touz et contre touz roys, princeps et autres, de quelque estât que il soient, et inssy l'avons promis et prometons, exepté contre le roy de France et ses frères et le duc de Bretaigne et le duc d'Orliens. Et comme, en temps passé, entre mon dit seigneur le roy de Navarre et moy ait eus aucu[n]s tractemens.\ pour lesquelx ledit roy de Navarre me fist donation de certaines rentes et villes et autres promesses et obligations d'argent et d'autres choses, et sur ce m'ait baillé ou lait baillier aucunes lettres scellées de son seel, je promet et me oblige par ces présentes de rendre audit roy de Navarre ou asses genz lesdites lettres et toutes autres lettres de obligations qui soient faites jusques au jour d'uy par lui, de quelque manière et condition que il soient, le plus tost que je pourré ; et veul que icelles d'ores en avant soient nulles et de nulle valleur, et que jamez par vertu desdites lettres moy ne autre pour moy ne poussions faire action ne demande aucune audit roy de Navarre ne a ses hoirs et successeurs. En moy accomplissant les choses desus dites et dès maintenant rcnonse expressément a toutes lesdites letres et obligations et a toutes autres actions et demandes que jusques au jour de la date de ces présentes je puis avoir ou a moy puent appartenir pour les causes desus dites et pour autres quelconques. Et pour ce que les choses dessus dites et chascune d'icelles soient plus fermes et estables j'ay juré sur la crux et saintes Evvangiles, tochez par moy mnnuclment, de tenir, garder et accomplir bien et loyalment sanz fraude ne engaing toutes les choses dessus dites et chascune d'icelles. Et en oultre me oblige et promes sur firme stipullation a vous, notaire dejus script, einsin comme a publique et auctentique personne, sur l'obligation de tous mes biens, de tenir, accomplir et exécuter toutes les chosses desus dites et chascune d'icelles. En tesmoing de ce j'ay mis mon seel a ces présentes et requis au notaire dejus escript qu'il mist son sign a ces présentes a gregneur confirmation. Donné en Bourge, le 1111* jour de février, l'an mil CGC LX VIII. Intcrlineare : le duc d'Oliens. Donné comme dessus. Presentibus nobilibus viris dominis Bosono de La Chesa, Johanne de Yrel, Eustacio de Manin, testibus ad premissa vocatis specialiter et rogatis.
Et ego, Luppus Garsie de Monteregali, clericus Pampilo-
1. Ce passage pourrait bien se référer à l'accord secret dont parle Ayala et qui avait pour objet renlèvement du roi de Navarre.
nensis diocesis, auctoritatc appostolica publicus notarius, qui premissis omnibus et singulis, dun sic fiere[n]t et agerentur, una cum prenominatis testibus prcsens et ad rcquisitionem dicti domini Oliverii in presenti littera me subscripsi signumque meum una cum appensione sigilli dicti domini Oliverii apposui consuetum, requisitus, in testimonium premissorum. Constat mihi notario de aditione VP linee, a capite computando, ubi legitur « et de duc d'Orliens », quod non vitio sed errore dimissum fuit.
Item se (izieron basaillos et ommes liges del seynnor rey don Karlos, los cavaylleros et escuderos dejuso escriptos et prometieron lur fe e lealdat de servir al dicho seynnor de todo lur poder en sus guerras et afferes contra todas personas, salvo que algunos exceptan los reaies de Anglaterra, segun puede parescer por lures letras escriptas en pargamino et sieilladas en pendient de lures sieillos :
Primo, Hanesorgues,
Item, mes. Estienne de Cosintonn, cavallero, Item, Helies, dit Petit-Machin ; Item, mons. Menduc de Pausader, cavaillero ; Item, messire Eustacc ; Item, Renaît de Buicin, escudero ; Item, messire Johan Estoques, cavaillero ' ; Item, messire Guilelmo Londello, cavaillero angles ; Item, el seynnor d'Aubeterrre, cavaillero ; Item, monssen Guillem de la Haye, cavaillero, qui tiene el castillo de Ballon[gnes] ;
Item, Normand de Suinfordi, angles ; Item, Johan Karseval, angles ; Item, Guillem Boteiller ; Item, Robert Briquet ; Item, Robin Dares.
4. Jean Sloke, capitaine de Saiot-Sauveur en 1365, commandait encore cette place en 1365; divers actes donnés par M. Dclisle dans son Histoire de Saint-Sauveur (pp. 122, 152, 161-162, 164, etc.) et le Compte de Climence font mention de ce personnage, qui fut lieutenant de Chandos.
cxcvm
Pampelune, 11 septembre 1369
Reçu, donné par le trésorier de Navarre, de trois cents florins d*or empruntés pour racheter les joyaux de la Reine, engagés par du Guesclin.
(Tiroir 25, n® 42. Papier; petit sceau au revers.)
Seppan todos que yo Garcia Sanchiz de Ilulvilcieta, thesorero de Navarra, otorgo aver ovido et recebido de Salomon d'Ablitas, judio de Thudela, comissario mayor a rccebir la imposieion al seynnor Rey dévida en la merindat de la Ribera et villa de Tudella por mano de monssen Johan de Tilleul *, los quoales eill expendio et recebio por mi por quitar las joyas de la seynnora Reynna qui seyan engajadas en la villa de Çaragoça por monssen Bertran de Claquin *, la summa de trezicntos florines d'oro del cuynno d'Aragon. En tcstimonio d'esto pongo mi signet en las présentes, Datum en Pamplona, XV dia de septiembre, anno Domini M** CGC* LX* IX**; los quoales son del mes de juUio postremeramcnt passado. Datum anno et die quibus supra.
Rouen, 30 novembre 1371
Charles le Mauvais reconnaît avoir donné au chapitre d'Évreux, à l'occasion de sa délivrance, une rente de dix livres pour la célébration de la fête de saint Léonard.
(Carlulaire II, pp. 234-235.)
[Cjharles, par la grâce de Dieu roy de Navarre et conte d'Evrcus, savoir faisons a touz présenz et avenir nous estre
1. Jean du Tilleul était c mestre de chambre aux deniers de Madame la Royoe i ; il apparaît plusieurs fois en cette qualité dans les Comptes de Climeuce.
2. Le 16 octobre, Jean Crozat, le doyen de Tudèle, délivra à Salomon d'Ablitas un reçu pour une somme de vingt-huit mille florins prêtés dans le même but. (Tiroir, 25, u° 42.) Les joyaux de la reine de Navarre
[1371] DBS ARCHIVES DB NAVARIlB. 173
recordanz que ja picça quant nos iumcs venuz en nostre ville d'Evreux, après nostre joyouse délivrance, et pour et celle \ nous, en l'oneur de Dieu Nostre Seigneur, de Nostre Dame sainte Marie et de monseigneur saint Lienart, ordennames et donnâmes de vraie et entière dévotion et de nostre certaine sciencie a noz bien amez doyen et chapitre de l'église d'Evrcus, pour faire double a perpétuité le service de saint Lienart ou jour de sa feste en la dicta église, dix livres de rente annuele a touz jourz, de laquelle il n'orent onques lettres de nous, et pour ce non' ont aucun paiement, si come nous avons entendu. Et encore par ces présentes nous leur donnons, octroions et confermons, se mestier est, ladite rente, a prendre et recevoir chascun an a touz jourz sus nos revenues de nostre compté d'Évreux, mandanz a nostre trésorier, a nostre receveur d'Évreus qui sont a présent o qui pour le temps avenir seront, et a chascun d'eulx a qui il appartenra que les dix livres de rente desus diz paient ou facent paier
faut perpétuelment chascun an d^ores en
avant ausdiz doyen et chapitre tumé , et par
reportant lettres de recongnoissancc desdiz doyen et chapitre
aveque copie une foiz soubz seel auttentique.
Nous voulons et mandons ce que paie aloué es
comptes de nostre trésorier, dudit receveur ou de celui d'eulx
a qui il appartenra de ses receptes par noz amez
et fealx genz de noz comptes sanz aucun contradit
soit ferme et estable a tanz jours ^ ou temps avenir, nous avons
fait mètre nostre seel présent. Donné a Rouen,
le derrenier jour de novembre. Tan de grâce mil troicenz soi[xan]te et onze.
Parle Roy, P. E. Bourgeois.
avaient déjà été engagés, on se le rappelle, à la suite d'un traité avec le sire d'Albret ; ils avaient été également donnés en nantissement à deux marchands italiens. (Comptes de Climence, p. 322.)