III
GoypAiN. Gêoffroi de Vendôme, 14
devait point payer la dîme. Geoffroi lui répondit que cela n'était vrai qu'au cas où une église ne possédait rien dans une paroisse étrangère ; autrement la coutume ecclésiastique voulait que la redevance fût acquittée. Le raisonnement de l'abbé était juste ; il se pouvait fort bien que par suite de mutations de propriété des ecclésiastiques dussent payer la dîme à d'autres membres du clergé*. Selon son habitude, l'abbé offrit de remettre le sujet de discussion au jugement du pape. En même temps il reprochait au prélat de n'avoir pas obéi au mandat de Calixte II par lequel il était enjoint à Pierre de Confolens, ainsi qu'à d'autres évêques de défendre les intérêts de la Trinité, et il ajoutait : « Vous n'êtes point pour nous un pasteur, mais un persécuteur et un loup. »