‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 445 sur 509 · V. P. de Blois, ep. 68. Cf. Launoi, Opp^, III · texte numérisé non relu

V. P. de Blois, ep. 68. Cf. Launoi, Opp^, III

primat de Lyon, Tévêque de Mâcon et plusieurs autres prélats se montrèrent très hostiles aux religieux. Ils leur enlevèrent des possessions et excitèrent un soulèvement parmi les clercs « qui sont toujours jaloux des moines' ». Ainsi l'Église se divisait en deux camps hostiles, et les écrits du temps témoignent bien des rancunes de chacun.

Cependant, les hommes qui considéraient moins le progrès de la hiérarchie romaine que les intérêts moraux de la religion chrétienne et l'avantage spirituel de TEglise, ne marquaient pas beaucoup de faveur à ces attaques contre l'institution épiscopale. S. Bernard, qui était bon moine, mais meilleur chrétien, écrivait de l'exemption monastique : « 0 liberté plus servile que toute servitude ; puissé-je m'abstenir d'une liberté qui me rend esclave de l'orgueil, la pire des servitudes*. » Et on ne s'aperçoit pas, par la vie de Geoffroi de Vendôme, que les bons sentiments, ni la recherche de la charité et de la paix, eussent beaucoup à gagner à cette lutte entre les moines et l'épiscopat.

1. Ord. Vital. XII, 30. (Ed. Soc. hisl. Fr. IV, p. 423-4) « ... ciericis qui semper invident monachis. »

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