‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 451 sur 509 · Mansi, XX · texte numérisé non relu

Mansi, XX

Il était souvent bon de se garder contre Taiitorité de ces dignitaires, mais il eût été malhabile de ne point y trouver son profit contre autrui. Geoffroi devait user de la légation comme de Tépiscopat. De même que la congrégation exempte en appelait aux diocésains contre les torts qu'elle souffrait dans les bornes de leur juridiction, de même Tabbé demandait au légat de redresser les méfaits commis dans les limites des pays ressortissant de sa charge*. L'assistance que Geoffroi avait requise des évêques, il l'exigeait pareillement de Girard d'Angoulôme. Il écrivit à ce fonctionnaire pontifical : « C'est surtout à vous de défendre Talleu de saint Pierre*. » Il poussait même le pouvoir laïque à rappeler au légat ce devoir ; le comte d'Anjou, défenseur de l'abbaye, écrivit à Girard pour l'exhorter à servir Geoffroi dans l'affaire du rachat des autels'. La protection des légats avait ceci de plus désirable que celle des évêques, qu'elle n'agissait point seulement sur les subordonnés spirituels des diocésains, mais sur ces prélats euxmêmes, w Nous vous supplions instamment, écrivit l'abbé à Girard d'Angoulême, d'enjoindre aux évêques du Mans et d'Angers, par un décret de votre autorité, qu'ils ne permettent aucunement aux fidèles de leurs diocèses d'attaquer le monastère de Vendôme, patrimoine de saint Pierre, ni ne le laissent spolier de ses biens*. » Le. légat pontifical intervint plusieurs fois en faveur de la Trinité dans des affaires importantes, telles que le litige avec la comtesse de Vendôme pour la terre deSavignyS la querelle de l'abbaye avec le monastère de Saint- Jean-d'Angely touchant une possession près Surgères *"; celle avec l'abbé de Bassac sur la propriété des églises Notre- Dame et Saint-Nicolas d'Oléron', ou la discussion avec Ulger,

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