‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 472 sur 509 · Cf. Hildeberti Epist., II · texte numérisé non relu

Cf. Hildeberti Epist., II

3. Iv, Carn. ep., 172 : « ... non confidentia justitiae, sed causa afferendae morae sedem appellavit apostolicam. »

aux appelants \ » La plainte de Tévêque paraît avoir été très justifiée. Geoffroi a pu soutenir quelques-uns de ses procès à Rome- suivant Tusage légal, mais sa correspondance abonde en passages où Tabbé sollicite du Saint-Siège des missives dont l'effet eût été d'anéantir sans autre formalité des jugements rendus contre Tabbaye de la Trinité. La lettre troisième du premier livre, adressée à Pascal II, est une longue énumération de torts dont Geoffroi se dit victime et demande le redressement; on y remarque, entre autres faits, des plaintes contre la conduite de Tévêque du Mans qui retenait indûment un moine vendômois ; Tabbé avait menacé Hildebert d'en appeler à Rome et c'est ainsi qu*il donnait suite à son sentiment. Ces requêtes pouvaient tenir les papes au courant de ce qui concernait le monastère exempt et procurer satisfaction au réclamant ; mais ce n'étaient plus proprement des appels réguliers. La transformation résultait de Tétat privilégié de Geofl'roi.

Enfin la faveur pontificale pouvait encourager Tabbé à faire valoir dans son appel tout autre chose que la justice de sa cause, de même manière qu'assuré de la bonne volonté du Saint-Siège, il rie redoutait l'opposition d'aucun concurrent*. Quand il combattit les revendications de Saint-Aubin d'Angers sur l'église de Saint-Jean sur Loire, il représenta à Pascal II que les moines angevins étaient peu zélés pour le Saint-Siège, que les Vendômois l'étaient extrêmement de tout temps, et qu'il pouvait ajouter que « personne parmi ces derniers n'avait jamais servi l'Église romaine plus fidèlement que luimême' ». Tout cela n'avait guère trait à l'objet de l'appel. Il est vrai que cette fois Geofl'roi perdit sa cause, qu'il fut débouté de ses prétentions et que sa conduite fut assez sévèrement appréciée par le pape. Malgré l'empressement qu'il avait affecté de voir juger cette affaire à Rome, suivant son habitude, l'abbé ne s'était pas présenté devant le tribunal pontifical ; la décision de Pascal II en faveur de Saint- Aubin portait que « non seulement l'abbé de Vendôme n'était pas

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