‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 475 sur 509 · G. Vind. ep., I · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., I

Siège reconnaître d'abord le plein droit de Vendôme, puis accorder quelque dédommagement à Saint-Aubin, et ensuite lui concéder un avantage équivalent à l'objet de ses réclamations ; enfin, sollicité par Tabbé de Vendôme, le défendeur devenu plaignant, débouter Geoffroi et clore l'affaire par la défaite des moines de la Trinité \

Encore l'église primitivement contestée, Saint-Clément de Craon, était-elle toujours restée entre les mains des mêmes détenteurs, quoique à des prix divers. Il en fut autrement de Téglise Saint-Nicolas, située pareillement à Craon et qui fut disputée entre la Trinité et l'abbaye de la Roë. Après deux décisions contradictoires de Tépiscopat angevin, qui accorda, puis retira l'investiture de Saint-Nicolas à la Roë, la papauté intervint en faveur des Vendômois. Pascal II, Calixte II et Innocent II ratifièrent l'attribution de l'église à la Trinité^. Néanmoins lorsqu'en 1135 Ulger, évêque d'Angers, eut plaidé pour la congrégation de la Roë', déclarant que l'Eglise romaine s'étant trompée ne pouvait mieux faire que de réparer sa faute, Innocent II revint sur les décisions antérieures du Saint-Siège et sur la sienne propre; il refusa de reconnaître le droit de Vendôme et restitua Saint-Nicolas à la Roë.

Il se trouve qu'en ces circonstances l'abbaye de la Trinité finit par perdre à l'intervention romaine. Mais dans les deux cas de Saint-Clément et de Saint-Nicolas de Craon, la papauté avait commencé par soutenir les immunitaires de Vendôme; il fallut la résistance acharnée des adversaires de cette congrégation pour obtenir enfin une modification importante à l'une des décisions et l'invalidation complète de l'autre. Les papes sont assez portés à donner raison à leurs auxiliaires les plus dévoués; ils n'appuient pas seulement sur des considérations d'équité et de justice leur intervention en faveur des exempts, mais sur ce qu'il est de leur devoir de défendre les biens de S. Pierre et la cause des fils particuliers du siège apostolique*. Au reste, quels que fussent ceux

1. Les diverses pièces touchant ce litige ont été publiées par Baluze : Miscellanea, II, 161 sqq.

2. Cf. le chapitre des relations de Geoffroi avec lesévêques d'Angers.

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