‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 476 sur 509 · V. Migne, CLXXX, p. 1649, sqq · texte numérisé non relu

V. Migne, CLXXX, p. 1649, sqq

4. Lettre de Calixte II à labbé de la Roë sur l'affaire Saint- Nicolas.

qui profitaient des sentences rendues en cour de Rome, les résultats de Tabus des appels étaient aisés à apercevoir. » Vous êtes lejuge des juges de la terre, dit Tévêque d'Angers à Innocent II; votre décision règle tous les différends*. » Ce n'était point tout de juger souverainement et universellement; il fallait encore décider en connaissance de cause et pour le plus grand bien de l'Eglise. Les sentences pontificales n'avaient pas toujours la suite et la compétence qu'on pouvait souhaiter, et l'abus des appels n'avait pas donné une grande prospérité à la société religieuse. « Si cette nouveauté s'établit, ditl'évêque Hildebert du Mans, d'admettre indifféremment tous les appels, c'en est fini de l'autorité épiscopale et ecclésiastique'. » Mais Rome profitait de l'extension de cette institution, et le clergé exempt n y était point étranger.

(U. Robert : Etude sur les actes du pape Calxxte II, Append., p. cuii, n. 332 A): « Viiidocinense monasterium specialiter ad Beati Pétri jus pertinere cognoscitur. Idcirco nos oportet major! sollicitudine providere ne quis jura iliiiis audeat usurpare, » etc.

1. « Vos estis judex judicum terrae. Sententia vestra définit universas. » (Ulger, plaidoyer pour la Roë, loc. cit.).

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