‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 493 sur 509 · G. Vind. ep., IV · texte numérisé non relu

G. Vind. ep., IV

ce prélat, je ne puis ni ne dois Iô contredire, quoique, sauf son respect, je ne reconnaisse point a^oir accusé Tévêque*. »» Il était bon que, malgré l'utilité dont il était au pape, Tabbé gardât le souvenir de la fermeté et de Ténergie d'Urbain II qui voulut toujours agir en maître et ne céder en rien.

L'Italien Pascal II n'avait point la vigueur de sou prédécesseur; mais il était comme Urbain imbu de Tesprit de Cluny. L'œuvre du Saint-Siège et celle de la plus grande des congrégations exemptes lui semblaient intimement unies*; il favorisa donc le clergé régulier et affranchi, et le monastère de Vendôme reçut de Pascal les mêmes bienfaits que d'Urbain II.

Il accorda une confirmation générale des privilèges de la Trinité en 1103'; il honora le monastère exempt de sa présence pendant onze jours en 1107*. 11 ratifia la possession de Sainte-Prisque à Rome % et Tusage par Tabbé de la mitre, la dalmatique, les sandales et les insignes de cardinal^.

Il ne favorisa pas moins Geoffroi contre Tépiscopat. L'abbé se donnait pour victime des prélats qui l'auraient dû défendre'. L'affaire la plus pressante était d'obtenir confirmation de l'acte par lequel Urbain II avait déchiré la promesse faite par Geoffroi à l'évêque de Chartres ; celui-ci ne se tenait pas pour battu ; la congrégation en appela à Pascal II par une lettre, que l'abbé lui-même porta à Rome. Il n y avait guère moyen que le pape résistât à une réclamation où les moines se représentaient comme martyrs de la cause pontificale*. — Les évêques du Mans, d'Angers et de Saintes, furent aussi ouvertement accusés par Geoffroi pour divers actes de leur gestion*. L'abbé attaqua pareillement la conduite du

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