‹ Documents, discours, lettresChapitre 47 sur 268 · BOLOGNE · texte numérisé non relu

BOLOGNE

Le cadavre d'un Français assassiné portera malheur aux communes entières qui ne l'auront pas protégé. La République française sera inviolablement attachée aux principes de la neutralité; mais que la République de Gênes ne soit pas le repaire de tous les brigands.

Quartier général, Bologne, 3 messidor an IV (2\ juin 1796). . . . J'ai vu à Milan le célèbre Oriani. La première fois qu'il vint me voir, il se trouva interdit et ne pouvait pas répondre aux questions que je lui faisais. Il revint enfin de son étonnement: «Pardonnez, me dit-il, mais c'est la première fois que j'entre dans ces superbes appartements, mes yeux ne sont pas accoutumés . . .» Il ne se doutait pas qu'il faisait, par ce peu de paroles, une critique amère du gouvernement de l'archiduc. Je me suis empressé de lui faire payer ses appointements et de lui donner les encouragements nécessaires. Vous trouverez ci- joint copie des lettres que je lui ai écrites, dès l'instant que j'ai reçu la recommandation que vous m'avez envoyée pour lui.

L'infatigable Berthier, qui a passé toute la nuit à parcourir les courriers de Venise, de Florence et de Rome, vous enverra des lettres d'émigrés et de plusieurs princes, qui nous ont paru assez curieuses et intéressantes. Il y en a beaucoup en anglais et en chiffres.

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