‹ Documents et pièces authentiques laissésChapitre 55 sur 144 · PROCLAMATION DU ROI DE NAPLES · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DU ROI DE NAPLES

(extrait.)

Naples, 7 avril t8t8.

Le sort de la patrie commune va se décider dans les plaines de la Lombard ie ! Tout prince, tout peuple italien est tenu d\ accourir et de prendre part à la lutte qui doit assurer Tindépendance, la gloire et la liberté de Tltalie. Quant à nous, nous entendons y concourir par toutes nos forces de terre et de mer, nos arsenaux^ toutes les richesses de la nation/ etc.

Signé : Ferdin-ind.

passage pour notre anUqae véhicule; car dans le moindre petit trou, des hommes annés nous arrêtaient pour nous demander le but de notre voyage ; d*où nous ▼enTons? où noua allions? etc.

« Dans les villes, on nous traita presque sans exception avec la plus exquise politesse ; pour peu que la foule, qui nous entourait partout (mais sans Jamais nous insulter) semblât devenir trop grande, un officier de la garde civique s'empressait de nous conduire lui-même à la police ; partdbt on se rangeait poliment sur notre passage ; partout on nous expédiait nos passe-ports le plus vite possible, et toujours gratuitement; dans les auberges où nous nous arrêtions, soit pour dîner, soit pour coucher, on semblait positivement mettre de l'affectation à nous traiter bien et à bon marché. On eût dit que le peuple entier s'était donné le mot pour maintenir Tordre, la sécurité, la tranquillité sans le concours d'aucone police, ni d'aucune force armée. Jamais peut-être voyageurs n'ont produit, dans un pays aussi fréquenté, sensation pareille à celle qu'excita notre modeste trio et notre Téhlcule plus modeste encore; ce qui s'explique par cette circonstance qoe nous étions les premiers voyageurs qui eussent visité la République depuis rexpolsion des Autrichiens, et qu'en outre nous faisions l'office de Gazette ambulante, attendu que, d'une ville à l'autre, l'interruption des communlcaUons empêchait de uvolr ce qui se passait.

« Je ferme ma lettre pour ne pas manquer le courrier ; J'ajouterai seulement que, d'après tout ce que Je vois et tout ce que J'entends, la conduite des Autrichiens dans leur retraite a été misérable au delà de tout ce qu*an peu* imagtner. A demain des preuves à l'appui de cette assertion. •

(Gazette d'Àugsbonrg, du II avril 1848.)

GAZETTE OFFICIELLE DE VENISE

(extrait.)

Vekise, 8 aTiil 1848.

A peine le gouvernement fut-il instruit de la présence à Bologne du général Durando, chargé de concentrer les troupes régulières et volontaires des Etats romains, qu'il s'empressa, non-seulement de lui envoyer des messages pour hâter son arrivée, mais aussi de prendre toutes les mesures propres à la rendre prompte, sûre et efficace. Il souscrivit à toutes les demandes du général au sujet du matériel de la guerre, des subsistances, de la solde des troupes, et de tous les apprêis nécessaires pour le passage du Pô.

Deux corps francs viennent de franchir ce fleuve, et les moyens fournis par notre gouvernement nous donnent tout motif d'espérer que le précieux secours des troupes pontificales ne tardera pas plus longtemps, et que le général Durando va se trouver incontinent en mesure d'elTecluer le passage si désiré ^.

Zennari, secrétaire-généraL

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