SALVT ET BENEDICTION APOSTOLIQUE
JNot>s a¥oq» reçu depuis peu votre ktire^ e^date do 16 de mtii ,. où you« commencez parlons plaindre avieo autant d'amertume que de justice , des i&dignea traitée meQtft que sou&ent aujourd'hui en France léa^aleres t«gutiers de la Compagnie de Jésub, hommkajreoonMDanH dables par Ituts U^vàUx; pour la foi .otthodosèy et .pair les importants services qu'ils pnt rendus à la r^mldîquf cbrétiesme. Livrés aux cruelles ve^mions* d'eautemis^ui leur sont communs avec TEgUsd eUtboUque^ leai voîBl presque entièrement dëpouiUéâ de toi^t bien^ de/ttwie possessicm; etcequiestenoore plusélonnailt ^ xi'est qn'on corpa de religieux reçu daw le Royata^ey de]lui«eikyiroB^ dei»x siè0le«, par Tautorité de. ses roi$ trèl-.chrétieB« » soutenu jusqu'ici de la protection et honoTié de:taibieÉtveillanee de ces très'-pi^ttx monarques, sam Avoir, été entendu y sana BPbème* avoir é^éi çjté pow Eéponidise à tine seule cbarge , se voit tout-à-coup poursuivi par ceux-là. mêmes à qui est confié le dépôt des lois et te maintien du bon ordre; c'est que sur des imputations atroces et imaginaires , dictées par là méchanceté et l'envie d'une cabale factieuse, on le détruise, contre toute justice et
toule raison, aa grand préjudice de FEtat et de l'Eglise calholiqile.
Mais cet évàieiDent qui tient du prodige, n'est ni inusité, ni nouveau dans l'Eglise de Dieu : votre fraternité sait que tcas ceux qui veulent vivre avec pUU en Jésus- Christ, doivent s^ attendre à la persécution. Pour nous, nous sommes vivement touchés de leurs souffrances ; Tamour paternel dont nous les chérissons , fait que nous n'avons rien tant à cœur que de les voir échapper à cette horrible tempête. Nous portons cependant une tout autre compassion à ceux qui , au mépris de leur salut étemel; et à la perte de leur âme, se sont élevés avec tant de violence contre un institut pieux et très-utile à l'Eglise ; il semble que ce soit de ces sortes de gens que FÂpâtre ai t dit : Pour les méchants et les sédasteurSy ils vont toujours en empirant, iis s'égarent ^ plus en plus; et, ce qui fait trembler, iif €n entraînent (f autres dans 'leur éfraremefU. En- effet,. n'estil pas infiniment a craindre, qu'après avoir proscrit les asciens maîtres pour leur en substituer de nouveaux, on ne oovrompe la saine doctrine par des dojgmes pervers , dont on fera couler le venin dans l'esprit et le cœur de la ieiiiies0e?
C'éstpoorquoi, notre T. C. F., nous vous Conjurons, dans le Seigneur, de donner vos soins et votre application à écarter de Penseignemeôt tous les amateurs des nohveautés. 11 ne nous reste qu'à supplier le Dieu de miséricorde de regarder d'un œil propice le royaume de France, et la religion , xfui s'y trouve dans le danger le plus imminent.
Donné àr Rome , à JSainte-Marie-Majeure , le 23 juillet de l'aoi 1>7<3 , dé noire pontificat le quatrième.
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