‹ Documents historiques, critiques, apologétiques, concernant la Compagnie de JésusChapitre 18 sur 69 · SEPTIÈME CHEF 1>' ACCUSATION · texte numérisé non relu

SEPTIÈME CHEF 1>' ACCUSATION

lia morale des Jé&uites , morale qui '. fayorne la magie , PidoUrtrie , ^ rimpudicité , le yol , le meurtre , etc.

On frémit en entendant ces. horreurs. Si les Jésuites étoient tels qu'on les peint, laFratîice n'aurpit pas assez d'échafauds pour punir des monstres aussi exécrable»; mais accuser n'est pas prouver. Un gros volume in-4^ , rempli de pareilles imputations (i), effraie un lecteur, qui aime encore mieux être condamné à les croire , que d'être condamné à les lire.

Je réponds : l<> que les évêques de France, interrogés tout récemment par le roi sur la doctrine des Jésuites , ont déclaré à Sa Majesté que la doctrine des Jésuites étqit la même doctrine que la leur ; et que si les Jésuites avoient une mauvaise doctrine , Tépiscopat ne seroit pas assez infidèle à la religion et à l'Etat pour la soufirir et pour l'autoriser (a) ;

2p Que plusieurs de ces accusations ne sont fondées que sur des textes tronqués , viciés ou mal interprétés^ Il est surprenant en particulier que l'accusation de magie et d'idolâtrie soit intentée sérieusement contre les Jésuites , dans un siècle où siWement on ne croit ni aux faux dieux , ni aux magiciens ;

3^ S'il est vrai que quelques auteurs jésuites aient eu réellement les sentiiaents qu'on leur impute , ce sont des délires et des extravagances, triste apanage de

(i) Le livre abominable, intitulé JExeraits des jissertions, etc. H en jterk souvent question dans la suite de, ces Documents.

(a) Voyez \\^i^is des Prélats, e$.e,(ufctts du Çiergé, premièfc'e pMii^.)

IS REPOIfSE AUX ACCUSATIONS

rfaunamté', que U société n'a garde d'adcfMr. Lea grands hommes ont Mir éc^pse qltt'on Vest pemt «enté dlmiter ou de canoniser. Newton soumit à ses calculs la nature et F Apocalypse* Les disciples de Newton adoptent ses calculs sur la nature , parce qu'ik sont sûrs, et rient de ses calculs sur TApoealypse^ iparce qu'ils -sont absurdes ;

i^ Si quelques auteurs jésuites se sont égarés sur quelque» points de âkomte , que r Eglise ies condamné ^ et «Ofi«è la %oicié«é sottsciit d^'évaTiée k leur cëndamnattôtl. Od intite les entiemis ééê Jésuites à iniiter leiiriâéféreik^ et Itfur'Hcmmissionà rfigtisiie.

tLvitttÊùi tmt tt'ACccr^ÂtioW. '

TcAktritlétitat>Mi f^itml qtt'ob ii« trtànt pfdint de éàHÊàÊmWSt^ Uw

r«irdir {leat'éti'c jamais lu.

Je réponds qu'on peut le Justifier sans retour : I® ;pair Tapprobation qu'il a reçue de AixnmnS palpes ei dm mût Concile de Trtehte^ qui ra|ipeUe uil 0i0u<t insUtu.if

2° Par le témoignage honorable quie Tieht.de Im vendre le «lergé de France, assemblé p<M»r le juger. O^^te aii|^8(te ^sséinblée a pei^é sur cet institut ooihme .pen*» soii autvefbia saint Gkarles Borroaiée^ et comme pénale aujourd'hui le souyerain pontife qui gouTerne i' Eglise ^

S^» Pdr les îmtlatJBura qu'il a tÉoniréS) dtaU Içs sièoleb qui ont suivi son origine. Cet institut a été regardé, Jus^ que dans ce dernier temps, eoaune l'élixir de toutes les sages constitutions des ordres leaplus respectables qui rbvoisnc précédé; et tous les nouTeaux instituteiii^s s'eh sont servis, pour former le plan des différentes congrégations qui se Sont depuis établies ;

4® Par les louanges que lui ont données les plus grands hommes, tels que le cardinal de Richelieu^ l'illustre évéïfu^ de Meaax et tant d'autres célèbres pei*sonnagès.

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