CONTRE LES. JESUITES. IT
Q^Qdm^Dit noft niaHres dfiiis> la^foi et dam: la; mofale> le». pn9}9A9» B'y onUUa paa déeoùvert et n^j dëcoiii/srent-îl&: ffi»/QQCOTQ'Ie$. Ticês et lea hoiiireiir».qii?oni lui reproche?^ Qiiloii.;oharQbe sans.prëjugé. liépoque du^ci^icaiaRe ceâ' iAftiitiiit ?* h^' luthéraniaBie l'a; formé ; le calviniamet Ba ffUJSfié^ le jaiisé»iam>e rasQunfemeBt soutenu ^le deisme> : le. maftérialiamey le teJéraaiâsme le portent sur loua les.
$9 Et (ce.qui est» à mon. grté, $aju3tificatiiHiIa)plua eomr p)f^e) pii^ lepleisir^uelea.eiinemiadesJé&ttitea aujroieut à le voir c^augerv mutiler, modyàtx.
NEUeVlÈME CHEF ix' ACCUSATION.
Le cf i tt le vœu de l'Etat qui demandent qu'on dëlraise lies Jésuites.
Vaceusaûon est ^qcabli^Dte; et les Jésuites seroie^t 1^. p]^ iufortuoéa des hommea, si elle était; fondjée^ IHUÂa^ daps ceti^e- accusation ou^daIls ce veau :
x^' Ouvréelaïue la vérité. Le roi a*-t-iL donc vexhisQï^r édit? Lea prélats om-il^ désayoué leur avis? Les. officiel^ ^ ii|un^îpau|c de preaque toutes les villes où,servent l^a. Jjéfii^iteay oqMI^:' rétracté leur;& suffraiges? Non ; le désir dç. détrutjte les «lésmlea n'est poiiiit.daiis le cœur du rpi,f d^ U fawille royci^/des prélats,, des peuples des..p^Pr.. vi;|iQ^ OH.l^ rf^ig^OB et 1^ piétés^ capsjçrv/9nt|,eit,QÙ,rofi,, prévoit qu'on né pourra; que trè^ difEcilement, ,que très^; peu effi,çaiC€^»(^^nt, pourvoir fti^x fonction^ di0e}rente& et multipliées q4;i.'exçrqe|)t les Jésuît^^^ Cj^sit en^or^ moiil^n le4^i! dps [wpQyiïM?^Ç9 qii'iufecte, unreate d'hérésie, et^4« ii^se di). liAm^^mc^ti (|u'QQi uf peat se passer d^ .•Jé^iiit()f)t po^r i»i»e»er/oi* pQurreteuir ceux qui. s'égarent dani( lsify\ie%tiv^^ vui.la, wiUre dels^ secours: qu'ails don^enirveti
dwi^ffigriçfrt-qijuïlft^^udep^troiijne pewt'les eft.lir^^^^ U9i pig^îu4îc^ i|Qtoire .
%pX)nfé^hvf^ 1» ji^lipe;^ U eat^inouiq^'on; n'aiiijaiMis^ cog([^]|gp4 i!éi^iwé, détr«|k un oorpaï-eligieux, surtout
fô RÉPOWSE AUX ACCUSATIONS
en 'foiit d'înstttut; sans lé secours de là puissance écâ^siascique «t sans les formalités des procëdures'êtirabt'clinaires, méniedans lesx^s priTÎlëgiés. Ha fallu le traTailr du concile de Vienne, pendant deux ans, et Hné-ptuiëé^ dure de plus de dix ans qui le précéda, pour temithér TafEaire des Templiers et pour éteindre cet ordre. Le. corps de délit constaté par les aveux des chefs et des principaux officiers de ces religieux militaires ; des té'moins en feits énormes, entendus eficonfrontés> des pactes impies a^rec les infidèles, avoués par les accusés; des statuts abominables reconnus et consentis : tels furent Tordre et le fondement du jugement que rendit TEglise à la sollicitation de tous les princes chrétiens. Et des tribunaux purement séculiers portent un arrêt d'anéan* tissement contre la Compagnie de Jésus, sans accusateurs que les juges mêmes ; sans témoins que des morts; sans appel des parties intéressées; sans confrontations d'auteurs et ouvrages de même espèce, de bulles en établis^ sèment, en confirmation, enprivilégës, dumême styleet avec semblables clauses, en faveur de tous les autres corps et même des parlements ! On condamne les vivante ^ur la fauté des morts, fkute qui fut moins la leur que celle de leur siècle, malheureusement ligtté à un fanatisme universel; faute dont on ne fait un péché d'origine qu*! ^ uti cbrps qui fut le dernier à adoptet la séduction , et le pihemier à la détester et à la combattre !
* 8*> On réclame l'humanitS. Par quels crimes personnels envers la- patrie, les Jésuites ont-ils donc cessé d^êti^ ssÀ sujets et ses enians? Ils sont nés dans son sein; ils y ont pHs parti, dal^ un état autorisé par tout ce ique la puissance royale, ecclésiastique, civile, a de plus sacré; ils ont quitté crt leurs familles et leurs' biens et leurs es-
pérances, pour îservîr et leur Dieu et leur patrie, 'soiis \éé^ auspices de Téglise de France, avec l'approbation et; te consentement non' rétractés des souverains. llsô^t&ruiti cet institut daiis la bonne foi; ils Tout pratiqué érec i^li^
GOnTJffi. LfeS JÉSUITES. 1^
gioûV^touie la France ^r^id ' témbîgiiag;e a riittégrîtë de leurs iméilr». Où est ^ dans leurs pèirsonnes, le cbi^pside délitqaî rende punissable chacun d'eux des peines qu'oa n'ihflige cfu'aux plus gratids' crimes? Si rinslitùt qu'ils suivent a'est.plu&*]ie titre deleurs engagefnems^.s'il sitceombe^sous l'appel en abus, si cet appfelpiorte surdes Ijullesi, -sur des letb^eâ^pàteiites, 'sur desieàregistremehCsysur UW possession, pbiét que. centenaire, et^qqè'tousrees titres soient ^cUik^s^ dul^reptifs . et abusifs^ le jcorps- d«& J ésuites ^t ui) &ntj(^iaej (Qt Im'^^Ji^il^iSbnt nuis., Cbaque par lien*» lier.profèsrOtt.Hon proCM.e^^t libi:ef de[;tout engagement à g^4t0l'9 ckim^riq^e dans son être-primordial, aussi bien que dans spin-étre successif; par ednséquent iLesli en droit de répéter ses^bien/si naturels. QuelreiiTei*aéraent dansée» AuQiilies! quel déplômble sort pour le Jésuîtel II t:roy)oit de bonne foi avojtr fixé/son sorl jusqu'à la môrt^dàns un institut approuvé pal" T'EgUse, autorisé, par les rois, eDn<* s^nti:par Lés parlements; il a vécu saiià reproché; il al cOn^^cré sa santé$ ses talents et ses années ', à bien mé*j liter de la patrie ;iet aujourd'hui on le réprouve^ on le* clétruitl Où doilTil aller languir et mourir? N'y aurà-triL pjtus ^ur lui d:e patrief? ou bien lé laissera- t«on, aïk mé^' pris de lu foi: publique, sans ressources^ sans foyers do'^ meatiques, au $ein dp ^.patrie?. Et; si On lefàit, l'humà*nité et le patriotisme -n'en gémiroat^'ib point? Sii l|k France disoit aujourd'hui à trois mille citoyens, nés et établis dans son seîn« ^soumis et fidèles aux lois : a Messieurs, on va prendre vos biens et saisir vos possessions; TEtat n'a pi CM besoin, ou ne veut plus de vous. » Quepenseroît-on d'un tel pi*océdé?Cest précisément le cas où se trouvent les Jésuites.
i^ On réclame les lumières, la droiture, et la religion des cours souveraines qui ne sont pas encore décidées contre les Jésuites. Les parlements de Rouen et de Paris ont donné des arrêts contre les Jésuites ;*mais leur exenvpie ne fait pas règle pour les autres parlements; il
fO REPONSE ABX ACCUSàTIOtfS, etc.
11% pus fidt règle poiuf b^parlcneiit <fe{ Dotavby qmyciB priai|t le tqfc de redner son édit edstue les JÀMâtes, a^ anvioneë à Sa HajestS « qn^il ne trowrevrrieix 0 duailgei^ eu a rëfeoiiiev dans le régime die b SiMsiécé.* <" fces^.pMib^ mentli ne sant pou liés les nna par lés anitirès, danb te» déi" ebions des CaiQsea. La'Toied'adbërion/paweepectOQiMr ooDijplaisance, sevoit^injaifietise à<la likërttf eti a raumorkél des ûonv*^ indépendantes- et souinemiiMS.. Le- cddte; éê» «prêts eneoDt#ent de €onttmdiotoii«esiy es réformée, dë^ eassésvd'nne cour souveraine pat^u&è auttV. Itnie s^oi^ Metotn que ;d^ un tr^yonal^ dis jto»lîee, êh toit» eefnx qui' soflTt^ daés le noty^unie no dévoient juger qae Gonformément^ sin ppemiteP.. DefiMii|AgiBtrat& «ont dès' jiAgtss et^iton pae dë^ éohoe ; e'est^ sur lettt>i»}UgemetitS' et non e^rles jogementt* dUiutruii qu^iUidoiventjètro jugés par 1«| soiirei^in jtigè^i Jen'en dispas davciata^eV joÇ^^^ntôH ett^dévelOppatin^ toutes oesi raisons, exuy'ea ajoùtiintde^ndliveli^â, enfortii*' fiant ckaounçd'eUefi^pffpIes 0xemplëset^le64[$t<liati«ne(|u'eUiy paroitroit exiger, faire Un ¥oiunie^ mais dil ne le llroi€> pas«: le liitMni^ il ne:prouveroit pàé mien^que le simple' jiréets que j'espose; je l'expose, ou à d^s hdnim^ qui cberchent^la lumièrei de bonne ^f 01 pontf aiUerèi tttv)értlëi; ; OU; àde^^ltonifmescpivfinnneaiv les^y^tfikip^ui» ne {Â^pkaA voir; Le^ crépuscule ^dil matila^ suffit petfir lee nn^\i tMI#< IsiclMtd du niidiiïie eaffit pa^ pour* le«f ëutii^e^
« L^esprit aperqqit difficilement la yérité , lorsque TieniueDt se placer «entre elle et lui la haine et la colèÉre. »
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Î>REFACE DÉ L'AUTEUR (i).
JLiE temps des ménagements est passé; lés Jésuites oui dû se taire, tatit qu'ils ont pu croire qu'on cherchoit à s'instruire plutôt qu'à les perdre. Mais aujourd'hui que le masque est levé; que les projets se montrent k découvert ; qu'on ne répond à leurs apologies que par des imputations nouvelles; qu'on veut enfin qu'ils soient c6u|)ablesy ou du moins qu ils le pàrôissent, rester encore dans lé silence, <5e ne seroit pas prudence, mài^ imbécillité; ce ne seroit plus modération, ce seroit lâcheté. Il est temps qUe les Jésuites parlent; il faut qu'ils se justifient hautement, ou qu'ils périssent déshonores.
J*ai lu les Extraies des Assertions (2) : cette éîiorme
(i) Cet écrit est attribué au P. Cabut.
(a) Nous l'ayons déjà dit, ce liyre fameux , le monument le plus prodigieux de mensonge', de haine et de Inaliëe , qui soit jamais soHi de la main des hommes , sera souvent reproduit , dans cette collectioit de Documents , pour l'éternelle confusion des Pascal , des Aïnaud, et de tonte cette race de persécuteurs des Jésuites. Tl y sera exaipiné, discuté , commenté ; et le résultat de cet examen , de cette discussion , 4« ce commentaire , sera , pout* eux , comme un fer brûlant qui les marquera au front, du nom infâme et à jamais ineffaçable de GÀLOMnrATKimSi
{KotedeVEdÈbBut^)
22 MES DOtTES
compilation, le frait de tant de veille» et Touvrage de tant de mains, présente une idée si affreuse de la doctrine et de la conduite des Jésuites, que, si elles sont telles, la façon dont on en use à leur égard est encore trop douce; la destruction de leur Société ne punit point assez deux cents ans d'imposture et de scélératesse. Mais s'ils étoient innocents?
Ce premier doute, dont je n'aipu me défendre, en a fait naître mille autres. Six mois d'étude et de réflexion n'ont fait que multiplier et fortifier les raisons que j'aYois de douter. Ce sont ces doutes que je présente au public: peut-être les personnes indifférentes les trouveront judicieux^ et douteront avec moi. Les esprits passionnés ne douteront point: ils hrûleront mes doutes; mais brûler n'est pas répandre,