PREMIÈRE PARTIE
PARIS
CHEÏ M"' CARIE DE LA CHARIE, EDITEUR,
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lo(]T étant secrètement préparé pour la perte des Jésuites , l'abbé de Chauvelin , conseiller- clerc au Parlement de Paris , et Fun des principaux, artisans de cette oeuvre de ténèbres, dénonça, le 1 7 avril 1761, les Constitutions de la société ce comme renfermant « plusieurs choses contraires au bon ordre , à la dis- <^ ciplme de l!Église et aux maximes de royaume. » Sa dénonciation ayant été reçijie par les magistrats , et un airrét , rendu en conséquence , ayant ordonné l'examen de ces Constitutions , il revint à la charge , le 8 juillet suivant, dénonçant cette fois « lés opi-^ « nions pernicieuses , tant dans le dogme que dans la <c morale, de plusieurs théologiens j^uites, ancienS' « et modernes t; » et en tirant cette conclusion « que tel étoit renseignement constant et non interrompu de la Société.' 3> Cette seconde dénonciation, tout absurde qu'elle étoit, fut aussi favorablement accueillie que la première ; et nonobstant les ordres du roi qui dé* fendoient au Parlement de rien statuer, sur ce point, avant qu'il lui eût fait connoître ses intentions, le proeiufeuT du roi fut reçu, le 6 août suivant, appelant cè>?;2/72e d'abus de toutes, les balles ou brefs concernant la Compagnie de Jésus; etun^rrét du Parlement condamna au feu. vingt-quatre ouvrages composés par divers Jésuites, défendit à ces religieux de tenir des collèges, et à tout françois d'entrer désormais dans leur société. Des lettres patentes du
roi suspendirent l'exécution de ces mesures ; mais le Parlânieftf, qui avait s^ cpmpUcea daps Iç conseil même du monarque , en fit si peu de cas , qu'en procédant à l'enregistrement de ces lettres , il ne <;raignit pas d'y stipuler que cette suspension ne passeroit pas le i^ avril 1 762.
Ce fut danseef intervalles^ et sur la demande des cominibsaiEes du ecuiseil. y. chargés d'examiné» les 6oQatitation€i d^lésuifcefi, que LcmisXV eo«TDqua ^ Patifii une as80iiil>lée. d'évéques ^ k l'effet d^aroir IfiUD aviis sur les quatre points suivants : i^ Quelle est.l'jatilité dont ksi Jésuites peuvent étDe eniFcanoe, et queb; sont fes: avantages, et lés inconvénients des dîffîrtîQtesfonctioiisquiieiirsônt confiées? d<» Quelle* eatJa manière dpnt ils* se ccrmporteiit dans Fensei*gniBuezit eldans la pratique sur les opinions con** Irairesàla sûreté de lajpersoimedçs souverains ^ etc.? 3<) Quelle est le^r conduite sur U subordination due ^His.évéques, et n'entreprennent* ils point sur ks dvoits; et fonctions des pasteuts? 4P 'Qb^I tempérament p^urrotlHni apporter en France à Fautorîté du général dies Jésnvles , telle ija'elle s'y eseree? -^ Cet axifde^ évéques^esllapremiere pièce que^ non» don* nôbsiqi : surcinquante prélats assemblé^ ^^naDante^ citiq<y adhérènenifet le signèrent;- einc[f àlalétedefr • quels étoit le cardinal de Choiseul, archevé<|ue de Besioxçon, donnèrent un av^is séparé 1, dans lequel ils proposèrent quelquidsiiHÉadifications au régitne tfe: là Sodété. Un seul' se^ déclara contre elle( i)*
(i) M. de Fitz-James^ évéque de Soissons, Janséniste opiniâtre et ^ongneux. U envoya son avis* dans' une lettre particulière, où sa haine a'^arg^noitpO^t lestHaoïites.. Cependant la force ^ k vériti l«i a^aïqha
CqKnfkmîl'Égtise 'entière s'étoft^éfaifi^ à là Wf^^ velle des ehtte^rise&>du'Parlenieat'de ^â^is contra la^ Gompiagnie • de Jësusi Clément XIII'^ d^^tté la ctiârité paternelle fv^noit de recikeiUil'leS' J^sùite^' «xilës.dtt' Porjtugal, aprèsiatbirifàît'ttfintidHnutîle4> efife^t&pcriu^etinpéctierilènrpfiCMicrîptioiiv sellât i&'k^ croître iesF sôliicitûdesvilor^n'il^TtVeet ordi^e reti^gmub menacé en^ Frinoe' deè mêmé^' Tiolénces^e^ d'une semblaible cAtastrophe,' Ses brefs à >Loutt X¥, : ail Toi 'Stanislas ( f ) ^ allx cariikianbc'frariçois, • kVàSh^ semblée du; clergé conToqiiée extraordinaireroent en 176a (a)^ attestent'leë alarmes et les dott}eUfS dece. saint potitife, et le* irif^ intérêt quHl ^renefit: alla oausefdes Jésuites* Soutenue: par les' el>ho^iaitions^da \ obef de • rÉglise , et animée des méijfiM ^sentihicfnts v rassendilée dp • clergé létoit * à -■ peinle réame ^ ^ qu'elle éleva (^vbrs le ti^ÔEnci une^ ^vbix sappliatite- 'poér de^ meindei^auroilb oemser^?atîon d^knesbciétét^do ipelî-i? gieulK c::i*ecommand£diièss>par^ l'iaté^tîté' dieileut^. <r mœurèy Kalisléritédè'leuih disciptinê , r^tefiduè de > (c^lenrs tfva/vttuit etideietirs hidbières ^ et par les seir^ • (ci vices sans nombre qu'ils; a^^ent Vetidub k l^glise > <net: à l'État. tf^Ênfi», ro^uivîe jansénoi^te, philoso««
ce témoignage remarquable : « Qae, quant à leurs mœurs, elles ëtoient « pnrçs ; qu'il leuc rendoil^iff^on tiers k J9AÙ(0 dtereçopu^lArje ^u^tl «V «a▼oit•pe^^^étrcpQin)t,dV^ d?m ljÊgU«ît4oiitù«iréligwwjc,CuaiBfcïit'
«.pjbos. rpg^)ieffs,et'plvs.Al|fttir98.4m Uw» QMsi«i!S«>)^«g^^9.<ki99.! lettre' 4111 FCjipJi I . - I ' ,-j it) ■ tzi 'i > ' ' '•••••♦>•»•■ f : ■ M ♦•• I . i> . •
(i) Sunislas entendit la yoix 4Q»iP09]^i;.9t.t|^iill>qA^tM^pMm);.BHi^
en. Lorraine* .. , . , ► , .1 .-. ,
(9) Cette convocatioi),aToit eu lieu .^ reffet^e xotar )i>mVlop<^x»lruit w^traordinaire, que. les malheurs 4^ |a guerre et le dés#i4rp id^$ j^nyoce^. obligeoient le roi de demander au clergé.
phique, et pwlëmentaireayant été coDSommée , et les^ derai?r$ ai*rét$ qui' Siiippéinioieat la Compagnie <\f>Mw^^yJSLnS^étéiVend^J^J lepape^ qui a^oit vaine- T\wntifépm^ tdusJbeâ mayens. de-persuasion ^ se flatta qja'.ujieibulte produir6i( :peùtfètre; plus d^effiet. Afin de lui 4oi>ner un caractère plus ihappant y il voulut^ ayant dre la publier^ avoir ilçs- avis de tous les évêcpies d£! :1a chrétienté. PnèBquetous se prononcèrent pour lai conservation del-Qrdre, Ce fut après* avoir fait\oétte ! démarcbe solennelle que -Clémexit XIII dioana(ii)là'bAiUe JposioUeum^ parlaquclle il confulïnfiit4*Jiiiu»vean l'institut des Jésuites. ifTelles sont lè's; pièces que! renferme tGtte première p!/mtie\à}vJ\^tkdeconde , que noue ne croyons pas dev^oti: .pnbJif9>{iiiiCClôdiatemen t après celle-oi , con tien- (bti J'a; célèbare insArUetjon' pastorale deTarchènréque (lePam^r|VIvlCJbtrifiitophede'Beaumoiit, l'un-des monùnnetiits lïèligiieux les plus remarq'Uaiblës que le'zèle^ .l'jéloqiie6)ce^)jét Jèi savoir ,réuâis^ aient produit dans nos 'Xem^^mo^ti^hiXiii^troisièWie. partie offrira ce qii^4es maji^djemettts.,. k^6i le*très>èt. les instructions paéf orales de^'autre^ -éveq^ues de Fratiee , pourront pttésantbr de^ptusfort et de plu^-concluant^ien faveur
de la rompagnift de Jésus.
(y)'L«9 jàteti^r y^6^.' Pltei^urs pârlemetftria supprimèrent: celui d* Ail'^trduVti.'ikîéttie IqUë oe n'eWt^ pioint tfi^é^,' et, en la supprimant, inyiu le rdi^ User '^0 éèê dttiùx éVLthéfkfiàm., En Portugal , Pombal s'^éleya aussi contr« cette bulle ^ et dans de royaume, ainsi qn^en France, eltefut'fcdtfsidéipéQ^cdrtimënott^â^e^iuëP .t ' : •: ./...!.
(a) Noué yijoigntotté «W'bref du^'mi^e 'pa{>e," adressé 'à révéq11e( de Valence , dans lequel déplorant avec lui la destruction de cet institut pieux ^ et trifi uéUeÀ. l'Eglise j il se Montre surtout alarmé des Inconvéménts qui en pêu«f«nl résulter pour TéduCâtion publique^ -