‹ Documents historiques et statistiques sur les communes du canton d'Auneau, arrondissement de ChartresChapitre 32 sur 36 · Chemin de ManterTille · texte numérisé non relu

Chemin de ManterTille

Les lignes pointillées Indiquent la place oii étaient les anciennes murailles.

ÉGLISE. — Cet édifice, placé sous rinvocation de Saint- Pierre, est couvert en tuiles, et construit en moellons avec baies, angles, corniches, arêtes des pignons et contreforts en pierre de taille : il est borné à Touest par le chemin de grande communication n» 7; au sud, par la place pablîque; à Test par des bâtiments particuliers, et au nord par une cour. Son ensemble, de forme rectangulaire, a 30 ™ 60 de long' sur 12 ™ 90 de large. Il comprend: une nef principale, à la suite de laquelle se trouve le chœur, puis, à droite, la sacristie et une nef collatérale, qui a une chapelle à son extrémité est. Vers le milieu de cette nef s'élève la tour du clocher dont la hauteur totale est de 21 ™ 50, y compris le toit qui la couvre.

L'église de Sainville est curieuse à étudier, à cause des époques architecturales qui la caractérisent. La tour^ ainsi que le chœur et les trois premières travées de la grande nef, sont du style roman de transition de la fin da XII« siècle; le reste de la grande nef et les coUatéranx

îaraissent ne dater que duXY® siècle; la rosace qui est aulessus de la porte d'entrée principale est certainement de sette époque. Cette porte, précédée d'un perron de trois marches^ est garnie de moulures qui se répètent à la jolie rosace placée au-dessus, et où Ton remarque quelques restes de vitraux coloriés. A l'angle sud de la grande nef se trouve rentrée ordinaire de l'église, précédée d'un petit porche.

L'intérieur est éclairé par quatorze fenêtres^ dont sept au sud, y compris celle de la sacristie, cinq au nord et deux à l'est; elles sont ogivales et les vitraux en verre ordinaire posé en lozanges sur châssis de plomb : quelquesunes ont, aux angles des lozanges, des verres de couleur formant des lignes diagonales de croix ou d'étoiles.

L'inventaire du Trésor de l'église de Sainville, dressé en 1790, mentionne deux cloches pesant 2,500 livres; voici les inscriptions qu'elles portent :

Sur la petite cloche on lit :

« Besneit soit le Seigneur, Dieu d'Israël, car il a visité et fait la rédemption de son peuple. »

La grosse cloche date de 1549, comme le constate ce quatrain qu'on y a gravé :

Soxùni fûm^ô tout ^t mvi.

JDe damnilU mis U patron.

JDe datnt-|)ttrre porte U nom.

Ton mil t)^ X£1X.

« Estienne Hardet -- Mathurin Guenet — Jacques Menault, gagiers. »

En 1821, la fabrique de Sainville fit fondre une troisième cloche, appelée la Moyenne, sur laquelle on lit :

« Van i82i , j'ai été baptisée par M. Constantin Hardy ^ curé de Sainville, et nommée

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» En présence de W, Jacques Dramard, maire de la co^ de Sainville,

» MM. Jacques Alexis Boutroue, président de la fabrique et Denis Marin Lambert. »

L'église était autirefois entourée d'une enceinte de mors très-épais; leur emplacement porte encore aajourd'liai Je nom de fort que mentionne notre plan de 1776.

La fabrique de Téglise de Sainville possédait divers biens 1 et héritages que nous fait connaître une déclaration rendue en 4692 par messire Gabriel de Billy, prêtre-curé de celte paroisse; savoir :

. f Le lieu presbytéral dudit Sainville, consistant en deux espaces de logis où il y a cheminée, chambre et quatre cabinets, planchez de solives, couverture de thuiies/ cave dessous, grange, cour entre les dits bâtiments, jardin derrière, clos à murs, tenant d'une part au sieur de Senainville(l), d'autre partàLoys Poussepin, d'un bout sur le rampart de Sainville, et d'autre bout la rue dudit lieu.

> Plus, 33 minots de blé, mesure d'Auneau, dus à lay chacun an, pour son gros, par monsieur l'abbé de Saint- Benoist-les-Fleury-sur-Loire, seigneur dudit Sainville, pour les dixmes du terroir dud. Sainville et de ManterviUe^ paroisse dud. lieu;

» Item, les grosses dixmes des terroirs de Boulonvllle et Ghesne, paroisse dud. Sainville, qui peuvent valoûr 25 septiers de bled métail et menus grains autant;

> Item, 25 septiers de terre labourable assise tant au terroir dudit Sainville que Manterville, en plusieurs pièces, chargez de 25 messes basses par an et 6 services solemnels; en outre de 99 livres de décimes par an dues par luy et 298 livres 16 soiz 2 deniers pour les dites terres de la j cure (2). > I

(i) Hameau de Coltainville.

(2) Tit. de la fab. de Sainville.

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< En 1695^ ces diverses terres étaient affermées par la fabrique de Sainville^ suivant un bail passé devant Gilles, notaire tabellion royal et garde-nottes es cbastellennies d*Othon, le Plessis-Saint-Benoist, Sainville et celle de Boulonville, Orsonville, Poissacq, Verouville, Monvillieris, Gouillons, Mondonville-la-Saint-Jean, Edville, Léthuin et autres lieux, leurs branches et circonstances et dépendances et es environs au bailliage, duché et cbastellet d'Orléans (1). >

Communauté des sœurs de Sainville.

Au XVII» siècle plusieurs saintes filles qui avaient pour but, dans l'origine, la vie solitaire, la prière et le travail, vivaient réunies à Sainville.

En 1696, une pieuse dame nommée Marie Poussepin, originaire de Dourdan, qui comptait déjà plusieurs membres de sa famille à Sainville (2), étant venue se fixer dans cette paroisse, conçut le projet d'y créer un établissement destiné à l'éducation des filles indigentes et au secours des malades. A cet effet, elle fit diverses donations et acquisitions que nous allons rapporter :

Le premier acte a pour titre :

c Cession d'une maison à Sainville par Marie Poussepm, à la Communauté des sœurs de Sainville — iS novembre 1697 :

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, le baillif d'Orléans, conseiller du Roy en ses conseils et de Monseigneur le duc d'Orléans, juge des Exemptions ou cas royaux, conservateur des privilèges royaux de l'Université dudit

(1) Tit. de la fab. de Sainville.

(2) Les registres de l'état civil de Sainville contiennent cette mention : « 1671. — Du 3me May a esté baptisé Estienne fils du légitime

mariage de Estienne Poussepin, et de Tècle Bourgeois^ ses père et mère. Le parrain a esté Estienne Bourgeois qui a donné le nom ; la marraine Louise Poussepin. « Signé : Joucquet — Louise Pomsepin, ^

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lieu, salut : Sçavoir faisons que pàrdevant Estienne Gilles, notaire, tabellion royal et garde-nottes en la chastelleaie d'Othon, du Plessls-Salnt-Bcnoist, Sainvilley Boulonvillc et antres lieux en dépendans, bailliage et duché d'Orléans, fut présente en sa personne honneste fille dame Marie Pou- $epin, fille de soy, demeurante à Sairmlle, laqueUe voulaiii former une communauté du Tiers-Ordre de Saind^Dominiqm pour rutilité de la paroisse, pour in^ruire la jeunesse ei servir les pauvres malades de la paroisse dudit Sainville, a donné et donne par ces présentes pour ces causes entre vifs, irrévocables pour toujours, pour ladite communauté de filles esire formée et établie en ce lieu, un hérilage assis audit Sainville, se consistant en deux chambres à feu, plancheiez et solivez, cave dessous, grenier dessus, grange au bout de la cour, avec nu cabinet sur le devant de la m dudit SainviUe, la maison couverte de thuiles et le reste de chaumes, cour entre lesdits basUmens, tenant d'une parti Louis Philémon Troisvallets, à cause de Françoise Texier sa femme, d'autre part à..,.. Guysenet, à cause de Texier, sa femme, d'un bout sur le clos de vignes cy après déclaré, et d'autre bout sur la rue dudit Sainville ditte Porte

d'Orléans. , .. ,.

c Item, un clos de vignes, au bout dudit heu cy dessus, tenant d'une part à Maria Lambert, d'autre part audit Guysenet, d'un bout sur le rampart dudit Sainville, et d'autre bout sur le jardin et cour dudit lieu cy-dessus.

« Comme aussy donne et délaisse laditte donatrice aux susdittes sœurs ce acceptantes tous et chacuns les meubles et ustenciles d'hostel qui sont et se trouveront audit lieu cy dessus donné, de quelque nature et valeur qu'ils puissent estre au jour de son décedz, pour par elles en faire et disposer par leur ditte communauté, ainsy qu'eUes adviseronl bon estre pour leur entretien, ainsy qu'il est cy-devant déclaré, sans qu'elles puissent s'approprier rien en particulier; ainsy que ce que dessus baillé se poursuit et comporle, pans en rien réserver ni retenir, sinon l'usulruit que laditte

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donatrice s*est réservé et réserve par ces présentes/sa vie durante^ ny y accroître, diminuer ni parfaire : appartenants à la dicte donatrice au moyen de Facquisition qu'elle en a faicte cy-devant dij^dit Louis Philémon Troisvallels et sa femme, par contract passé par devant Denys Chard<>n , notaire royal à Dourdan, le.... jour d'aoust mil six cens quatre-vingt seize, moyennant la somme de quatre cens livres, et pour les meubles et ustancilès d'hôtel cy-àprès déclarés, moyennant cent cinquante livres. Tenus en censive de Monseigneur le chevallier de Lorraine, abbé de Savnt-BenoislAe- Fleury-sur 'Loire, seigneur dudit SainvUley et chargez envers luy de tels cens et droits seigneuriaux que peuvent devoir lesdits héritages, que laditte donatrice à laquelle a été remontrée Tordonnance n*a pu dire ny déclarer au vray, de ce requise et interpellée par ledit notaire suivant Tordonnance.

« Cette donation faite en considération des filles qui sont et seront assemblez dans ladicte maison et héritages aux .fins susdittes, pour y avoir lieu à toujours, à condition qu'en cas qu'icelles filles fussent inquiétées à Tadvenir tant par les frères ou parents de laditte Poussepin qu'autres particuliers au sujet de laditte donation et fondation, elle supplie très humblement Monseigneur Tévêque de Chartres ou ses successeurs à i'advenir d'accepter la donation cy dessus pour estre employée à l'entretien d'une maîtresse d' échoie et autres filles comme il est cy dessus dit, pour ^servir les malades de la paroisse dudit Sainville. Laquelle donation a esté acceptée tant par laditte dame Poussepin fondatrice et donatrice, que par Noëlle Mesnard, sœur novice, ditte sœur Marie, du Tiers ordre de Saint-Dominique à ce présentes et acceptantes tant pour elles que pour les autres sœurs qui sont et seront assemblées dans laditte maison du consentement et par la permission de leurs supérieurs, au profit desquelles elle s'en est dès à présent désaisye et dévestue et les a saisies et vestues, voulante et consentante qu'elles en prennent la possession et saisine réelle et actuelle, tant

816 -^ .M ^ piniseitce qu'alwenee, tcmt aisusf ^e sy peéseiâeci 909S»0i»«Q ^Ue y «9toit» ot les a mises ei sabrogées «m job }i^u e$ ytoee pom* l6S(}fttes filles en iaipe et disposer eomme ile leur propre choae ea ])oii 4roU ae<|aiis. GeHe foodatios ^ dona^km cy4assus «ojette à lasiacmtkm dans le$ ^piatte jfhois^ my»BX rordono^iiGe e% }a eouta^ae du baiàia^ dodit Qrl^OjS^ au d0<}aiis du ressort de laquelle l^^ts Hetu^et Gh^»teUeny«i$ 3f»M as9Jl^es ec &ciiûé^, à peina 4i» imltiêé. Gir ajjoi^y a e^ le tou( dit^ ocmi^&u et «eeordé entre laditte ioudatric^ ^ 40Batrjce et lesdites filles et eommimaàté sasdi^es^ par les cbarges, clauses et coudltieiis oy-ides^ns AécJaréçs, m^ lesquelles ces prés^tes n'aurolent esté iaites, passéas eu arrestées. -^ Promettant de n'alla &y venir à toujours contre le c<Hitanu en ces présenies, ains de te avoir et tenir à toujours pour agréables, fermes et staliies sans jamais y contrevenir, sous Tobligation, submission et Iiypoitbèque de tous et chacun leurs biens meubles jit immeubles de la dite communauté et ceux d'jcelle donatriee et fondatrice 9 qu'elles eo ont pour ce submis à la justice, juris^ietion et contrainte du Roy nostre Sire et de MoDsdl^eur le duc d'Orléans en leur duché, bailliage et chastelkt d'Orléans et à toutes autres justices et jurisdiotions où trooyez seront. — Renonçans à toutes choses à ce contraires.

€ Donné en tesmoing de ce souz le scel aux contraels desdits duché, bailliage et chastdiet d'Orléans. Ce fut fait, passé et arresié après midy, nu lieu presbytéral du4U Sau^ ville, es prés^ice de Révérend Père frère Françoys Mespolié, de Tordre des Frères Prescheurs, de l'ordre de Saiat- Dominique, du noviciat de Paris, estant de présent en ce lieu> et de vénérable et discrette personne Messire Galurid fiebitty , prHr^'Curé de Sainville, et de Pierre Gigou, ma- UQUvrtor, deoaeurant audit lieu, tesmoings qui ont signé en la minute des présentes, avec laditte fondatrice et donatriee et avec la diite sçeur , Marie Btesnard» accotante, et ledit notaire , le mercredi treiziesme jour de novembre mil six e^s qn^ij^e vj^gt diï sept.

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registre au 4« volume, à Omrvvllè lis -Kk iKeiaf uoveaibï^ m\ m. oeitô ai^t^ti^ >^g^ ^ûc sept^ «jgsé P<érier «hbc para« 4>bBj; raoeii vingt six Bods — ^iomme aussi en la ii)kar|[e 4u derniar pooUe d'icelle mifiiite est ^orUc scellé à ^aorville te 4ix Aeufvîesme sovenoilH^ mil Bix cent qmxm yioEigi 4a. «epiï «igné Périer avee paraphe; treize j»ois <reaeiiftk ^^ fiifûé: ^rilkrs^ nolaâre.

* Aûjourénmy îtrafly Vingâesme 5imï de JateVifei^ ftiTl srît cent cftiatre vingt dix huit, ^n r»ûâ5eftcfe tenwe ^u elraSt^le» d'Orléans par moy Gabriel Curault, consçaHer du Tley, pré*- Bident , «ftcîen et Irefaleenan^ gënêral an hâfîUiaige el isiège présidiial d'Orléans, assisté des côïfteîfteTs ttragistrals *i8diï sièges , te présent ^ contract de fondation et dt)natîon a esfté pao* nostpe ^affier leu «t publié à haute et inlieingible voix et insignué à ce qcie mÀ n'en itpiiore, dont nbus avens d&troyé acte à maistre Jacques Amyet) poroouréur aa ciatsteK let d'Orléans, à ce présent et requérant et acceptant^ comme porteur dudit contract et procureur des parties y dénommées, et ordonné icelluy estre registre en nostre greffe pour y avoir recours quand besoin sera , servir et valloir aux dites parties en temps et lieux ce que de raison. Donné par nous lieutenantrgénéral susdit, assisté comme 4essus» lesdits jour et an. A eslé enregistrement M et le contrat rendu. — Signé : Fougeron, greffier (1). >

En 1704, Marie Poussepin réunit aux héritages ci-dessus déclarés, une petite maison couverte de chaume , consistant en une chambre basse avec grenier dessus, cave dessous, et une petite grange, cour devant et jardin derrière, qu*elle acheta de Jacques Guisnet, marchand mercier, demeurant à Mérobert (2), moyennant le prix principal de 34t) livres:.* ledit héritage tenant d'un bont par le jardin et ous-

(1) Orig. aux arch. d'Eure-et-Loir.

(2) Hameau de la corn, de Saiiit»Georges-sur-EU^.

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càe sur les murailles dudit lieu de Sainville, et d'antre bout sur la rue d'Orléans... >

En 4709, nous voyons < Dame Marye Poussepin, supérieure des filles de la communauté de SainviUe, payer à Estienne Poussepin , laboureur, demeurant audict Sainville , la somme de 70 livres pour Texiinction, remboursement et admortissement du sol principal de 20 sols de rente et de cinq boisseaux deux cars de bled métail aussy de rente pour chacun an, desquelles rentes ladicte Poussepin estoit tenue envers ledict Poussepin pour raison des héritages par elle acquis en 1704. »

Cependant les sœurs de la communauté de Sainville s'étaient répandues successivement dans différentes paroisses des évêchés de Chartres, de Meaux, d'Orléans et d'Arras.

En 1717, le 10 octobre la supérieure obtint des lettres patentes de révoque d'Orléans pour l'établissement de sa communauté de Sainville.

^718. D'autres lettres patentes pour le même objet furent données par l'évêque de Chartres, le 9 septembre.

Le 6 mai de la même année, Marie Poussepin acquit encore de Louis Philémon Troisvallets , laboureur, demeurant à Sainville, une maison tenant à la sienne, et contenant deux grands espaces, cour et jardin devant, moyennant la somme de 280 livres.

Les lettres patentes ci-dessus furent enregistrées et ratifiées par arrêt de la cour du Parlement, du 31 juillet 1724 (1), aux conditions portées, entre autres celles « de ne pouvoir faire d'autre commerce que celui du travail de la main; que la communauté ne pourra être composée que de vingt filles; de vivre sous la deppendance spécialle de l'évoque de Chartres et du curé de la paroisse de Sainville. »

1732. — • Messire Hierome Dufaur de Pibrac, abbé commandataire de l'abbaïe de Sainct-Benoist-sur-Loir, ancien

(i) Voir ci-dessns, page 43.

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doien et grand vicaire de Baieux, seigneur béut cbastellin des terres et seigneuries du Plessis-Sainct-Benaist, Authon et Sainville, sur ce qui lui a été représenté par sœur Agnès Revers , sous-prieure des filles de la charUé établies en communauté audit lieu de Sainvilk, qu'anciennement le bourg ' de Sainville a été enclos de murailles et fossez; que pour faire laditte enclosture il fut emprunté des terres des particuliers debtenteurs d'héritages le terrain dont avoit besoin pour faire laditte enclosture, et les terres provenantes du fouillement et confection desdits fossez jettées sur les héritages des particuliers chacun en droit soi^ ainsi qu'il se reconnoist encores aujourd'hui par l'exaussement desdittes terres enfermées dans chacun desdits héritages^ sur lesquels le jet s'en est fait ; que de la maison et héritages appartenans à la dite Communauté dépend un jardin qui aboutit du couchant sur lesdits fossez et ramparts dudit lieu, duquel il paroist qu'il a été anciennement emprunté comme des autres héritages voisins, autant de terrain qu'en comporte la largeur dudit jardin pour la confection desdits fossez dont le jet de la terre fouillée est sur et audedans dudit jardin, laquelle enclosture est présentement entièrement minée et effacée et conséquemment lesdits fossez devenus inutils à la dite closture qui ne subsiste plus , et par la même raison l'ancien motif de l'emprunt des terres pour lesdits fossez est pareillement cessé;.... a volontairement reconnu et confessé avoir baillé, concédé, quitté et délaissé dès maintenant pour toujours à laditte Communauté des filles de la charité établie audit Sainville et leurs successeurs, c'est à scavoir le terrain où cy devant ont été faits et construits les fossez de l'encloslure dudit Sainville autant qu'en comporte la largeur du jardin de la maison de laditte Communauté, depuis le mur dudit jardin jusque sur la creste dudit fossé du côté des terres labourable, un chemin à voiture passant entre deux ; le dit terrain contenant sur une face 152 pieds et sur l'autre 42 pieds ou environ... moiennant cinq sols de cens et rente seigneurialle... «

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Ifarifi PoiD6Si9pin' éudt eseare sapérieure d» la ConoaQq«a(é en i7aa. — Q'eat ea cette qmU.té que, par aete da 2&s^pteiiAre^. eAl^ fii âooalion à ËiOaia Poussepin^ sou ne-vctu.^ maseihafid^ detaQurdot à I>oardan^ d'ime. maisoa et yigfiQQ sipe& audit Ij^u^ à la charga par lui de fournir ;ua sonars dô la GommoiMuté d^ Sain ville ^ une chambi» et une ^uri0<9 ]râV3qtt'ell6& ica«&t à DoardaQ.

1738. — a Pierre Serrant, prestre, chapeiaîh de la chapelle des FîHes de Sainvilte, achète une maison appelée la Cour-Verte, scize^ andit lieu, proolie et devant le j^tUts de la pefte d'Orléans y ^Wm^diUl la dite maison aux héritages des PîBes de la Communauté de Sain ville.

Le 36 août 1757, Pierre Servant, alors curé de SaInTÎlle, fif la vwite de cette maison à sœur Michelle Bonnet ditte sain^ Scolastique, demeurante à la communauté de SainviHe; cette d^ni^e obtint en 1759 Tautorisation de la feire reconstruire.

1781. — Une transaction, passée le 15 juin, par devant M* Tessier, notaire à Angerville, entre la supérieure de la communauté de Sainville et la fabrique d* Angerville, nous révèle qu'une dame Poussepain , sans doute la même que celle dont nous avons parlé, avait occupé une petite maison rue des Lucas, près de l'église etdel'Hôtel-Dieu, contenant une perche. Cette dame y avait fait faire des constructions, et il avait été arrêté par un acte de 1769, que ladite communauté serait tenue de l'entretenir à ses frais. Mais les sœurs d' Angerville, ne pouvant subsister dans celte commune, se retirèrent en. 1781. C';est alors que M"® Poussepain accepta mille francs de la fabrique d' Angerville pour renoncer à ses droits sur cette maison, qui appartient aujourd'hui à la fabrique d' Angerville (1).

i783. — < Di^ terrier de la châtellenie du Plessis-Saint- Boïoist, Authon et Smîmlle, apïmrtenant à Mff^ Georges

(1) Titr. de h fak dTAHgervIUe.

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Louis Pbel^eivxy avGheivepsqaer de Bourges^ a été étit^k ce (pki suit :

« Da dix huit mars tïïîl sept cent qùatfe-viîlgt tfôîs, t^afdevant M« Delanoue, notaire royal à floiitiâfatï, dame' Jeaniie Bouet^ stipérîeBre do la Commutiataé de la Charité, êtahli& à Sainmlle, Marie MoFoau^ dite êœur Agathe; Âiine Touchard^ dite sœur Michel; Marie Ro^r, dite êœur Biaise; Madolàine Tillaud^ dite sœur Euphrasie, faisant la plus grande et saine partie des sœurs d-icelle communaaté^ assemblées an son dé la cloche en la manière accoutumée^ en leur saMe d'assemblée, lesquelles ont reconnu tenir de mondit seigneur abbé de Saint-Benoist, à titre de cens, portant proffits de lods, et ventes, deffaut, saisine et amendes quand le cas y échet^ suivant la coutume du bailliage d'Orléans;

« Leur couvent et communauté composée d'une chapelle et de plusieurs bâtiments avec cours et jardin^ le tout en un tenant , contenant suivant le plan levé en Tannée 1775 (1), un arpent quinze perches trois quarts , situé audit Sainville, joignant du nord une ruelle commune, d'un bout du levant la me de la Porte d'Orléans, et d'autre bout du couchant le chemin du Tour dudit Sainville, le tout sous la charge de quinze sols de cens envers mondit seigneur.... Fait et passé ledit jour en ladite salle d'assemblée, présents M®. François Bourges, directeur de ladite communauté... (2). »

La révolution de 89 ayant supprimé les établissements rfehgleux, la maison de Sainville fut vendue comme démaille national en 1792. Après la tourmente révolutionnaire , quelques sœurs de Sainville s'étant réunies à Janville, demandèrent leur réorganisation par l'intermédiaire de l'évêqtte de Versailles. M. Delaître, alors préfet d'Eure-et-Loir, accueillit favorablement cette demande. Il obtint du gouvernement 15,000 francs pour l'acquisition d'un bâtiment ; le maire de Janville employa ses ressources pour soutenir

(1) Ce plan est' conservé aux archives «TEufe-et-Loir.

(9^ Tît. de ïâ communauté de S^aiiivffle. — ArCh. d*Enre-ct-toff .

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et fixer dans cette commune un établissement qui devait le dédommager amplement de ses sacrifices. Un arrêté ^ daté du 30 fructidor an XI de la République française (i7 septembre 1803), porte ce qui suit :

€ Le Préfet d'Eure-et-Loir , voulant appliquer à la Communauté dite de Sainville, actuellement transférée à Janville, les dispositions prescrites par les arrêtés des Consuls des 24 vendémiaire et 19 frimaire an XI ^ pour la réorganisation des sœurs de la chanté et des sœurs hospitalières de Saint- Maurice de Chartres, — Arrête:

Art. ler. — La communauté des sœurs hospitalières dite de Sainville, vouée précédemment au soulagement des pauvres, à Tinstruclion des enfants et au service des malades dans les hospices des paroisses, est rétablie sur la dénomination de Communauté des sœurs de la charité de Janville. »

Il fut stipulé que lesdites sœurs porteraient leur costume accoutumé; qu'elles seraient, dans Tordre religieux, sous la juridiction de l'évêque diocésain; qu'elles ne pourraient correspondre avec aucun supérieur étranger, et qu'elles ne pourraient recevoir des élèves que dans leur maison professe de Janville.

Tout semblait promettre pour rétablissement un avenir certain et prospère; mais la supérieure alors en exercice, au lieu d'appliquer* les fonds dont elle disposait au payement d'une propriété commode qu'on aurait pu agrandir par la suite, fit faire des constructions neuves, augmenta les bâtiments, et dérangea complètement les affaires de la maison. Néanmoins l'ordre fut confirmé par un décret du 19 janvier 1811, contenant « brevet d'institution publique des sœurs hospitalières de la charité, présentation de la Sainte- Vierge de Janville, diocèse de Versailles, »

Cependant M. de Barrai, archevêque de Tours, parvint à faire opérer le transfert en cette, ville de la communauté de Janville. Ce fut une véritable perte pour la commune et

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pour le département qui avait vu naître Tinstitation et avait puissamment contribué à son rétablissem^t. Les bâtiments primitifs de SainviUe existent encore pour la plus grande partie dans la rue qoi conduit à Maisons et. forment trois «habitations particulières.

Population, — Nous avons vu (page 190) que Sainville au XIII* siècle (1), comptait. ... 140 paroissiens;

Et qu'en 1738, il y avait . . . 330 communiants;

Un état des tailles, dressé en 1777, lui donne lU feux, soit . . 332 habitants.

Les recensements postérieur3 constatent :

En 1816 602 habitants.

En 1836 574 —

En 1846 579 —

En 1866 589 —

Ce derni^sr chiffre se répartit ainsi qu'il suit, entre le cheMieu de la commune et les hameaux qui en dépendent:

Sainville ^chef-lieu) : Maisons. Ménages. Habitants.

Rue de la Porte-de-Chartres . . 18 18 62

Rue de la Porte-d'Orléans . . 35 41 136

Rue de la Porte-d'Etampes . . 34 . 37 145

Place du Carrefour 18 20 73

105 116 416 Hameaux :

Bellevue 1 1 10

Boulonville 8 8 37

Chêne (le) 2 2 15

Manlarville 26 27 111

Totaux. . . . 142" liF 589

(1) Fouillé du diocèse de Chartres, dressé vers 1250.

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lntonièlni& de S^nto» est meQUoimé aa SII^ sièide sm te, BOOL âQ fiotoii^tUA. Cest; encore une liMSsdita qui doil » éénotnittflHon 4 une essenc» forestière, oomme L'Uftdi^eeh

première partie du mot Bool, Boul (Bi^mm, Bola, Beê^^ Bouleaa^ d'où les Gaulois tiraient un suc résineax; — on appelait Bolaie. (BoUa) une tour^ une forteresse. Enfin les mots BoliB Ft^^ în^quaieut les lîBiites d'un d€>Diaine, b circonscri^tioa de sa juridiction : IHstrkfms^ ùUara quan^jufisdictio alicvjus loci proten4Uur. Cette définitiaipb im>«s paraît s'applignei: parla^temetit à Bouk)nville, s'il esrt vrai que ce lieu faisait autrefois partie du Chesne^ comme nous le dirons à Tarlicle de cette ancienne seigneurie?

BoulonyiHe se trouve à 700 mètres de la voie- romam de Paris à Blois^ et paraît avoir été^ dans l'antiquité, mi lieu plus important qu'il n'est aujourd'hui. Tom le sd environnant renferme des traces d'antiques constructions, des débris de tuiles plates à rebords, de grosses tuilesc creuses et Ô0 tesson^ dé. poterie, surtout aux environs d'im.vi«a puits isolé qui existe dans les champs à une centaine de mètres des maisons actuelles. En.creu3ant.un vaste, trou pour en extraire de la terre en face de la ferme (section B, n® 830), on. a rencontré, à deux ou trois mètres de profondeur, l'entrée d'un souterrain qui paraît être du moyen-âge ; on n'a pas essayé d'y pénétrer et l'on ignore où il peut conduire.

Bernard de Boulonville et Foucher son fils sont mentionnés comme témoins dans deux chartes (1113-1128) concernant les possessions de Tabbaye .dB> Saint^ean à M£(ptarville : Bemardus de Bolonvilla; Fulcheriu&^ B&marûi film$ de Bolonvilla.

Ce Foucher, fils de Bernard, est encore cité enr 1450: « Fulcherim, filius. Bernardi de Bolonis-VUl^, >

II. — Chbne (le). — Château et ferme, situés à 2 kilom. au nord de Sainvllle. Ce lieu est mentionné en 1080 sons le nom de Quercus, et paraît avoir une haute antiquité.

< Le» Iteulde^^ dU Dom^Manin, s^étoîenu ùkt «ne loi de^ faire^ l«Qf' démettre dans desibois^de ChôAeb^ d*y tenis leurs assemblées^ d'y établir learâ. tribunaux pour rendre la j.ikt' tiee^^, d'y avoir learsGoUégea pour l'éducation de la jeuness» Gauloise, afin de ne perdre jamais de vue kChône, et d'être toujours à portée d'y faire leurs vœux et leurs sacrifices ou méditer avec moijis d'obstacles sur les perfections de la Divinité qu'ils adoroient.

» Les Gaulois qui se mouloient aveuglément sur les Druides avoient un si haut sentiment des Chênes, qu'ils n'osoient pas même y porter la main; ils étaient dans l'usage constant de les laisser pourrir sur leurs troncs, de ne point les employer à aucun usage,, même à celui du feu, et d'être saisis à leur aspect d'une religieuse horreur. Lucain, voulant exprimer Téloignement extraordinaire qu'avoient les Gaulois de César de mettre bas ces arbres, selon les ordres de leur général, dit q^e les mains trembloient aux soldats, et la majesté du lieu les pénétroit si vivement, qu'ils croyoient que tous les coups qu'ils dévoient porter sur ces arbres, réfléchiroient et tomberoient sur eux :

« Sed fortes tremueremanm y mc^ique aerendâ € Majestate loci, si robora sacra ferirenty c In sua credehant redituras memhra secures, >

La forêt Carnute, lieu de k réunion générale des Druides Gaulois, avait un caractère sacré, attestant à la fois son existence et sa grandeur premières. Si le sol a, de nos jours, singulièrement changé toutes ces choses par la culture, il n^a pu faire entièrement disparaître les restes irrécusables de ces clairières semées de blocs amoncelés où se tenaient les assemblées des Druides, de ces arbres où se cueillait le gui symbolique (1) et qui ont laissé leurs noms à un grand nombre de localités. Dans Eure-et-Loir, nous en comptons 53 qui portent ce nom ou en sont dérivés, sa^

(1) c Ad viscum^ viscum, Druidœ daman iokhant,,, (0?M). »

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Voir : 2 Cheme; 25 Chêiie, seuls ou joints à un antre mot 1 Chêne-Chenu; 1 Chêne-Doré {i) ; 1 Chénegué{% 2 Chênaie â Chénaye; 4 Chesnaye; 1 Chesnas ; 6 Chemay; 2 Chesneau 1 C^^mèr^s; 1 Chenicourt ; 1 Chenevelle (S); 1 ChesneUière 1 C^^onvt^/^.

Le hameau du Chêne dut sans doute son nom à l'un des principaux représentants de la forêt carnute, quand elle tomba peu à peu sous les pas de la civilisation ; le mot quercus, que ce lieu portait au moyen-âge, ne laisse aucun doute à cet égard. D'abord simple villa, le Chêne devint ensuite un château-fort, qui fut lui-même démoli à une époque qui nous est inconnue. Le château actuel, bâti en pierres et couvert en ardoises, est de construction moderne, comme Tindique une inscription placée sur une pierre de fondation : « De par Jérôme Picard en Vannée 1734. » Celte habitation est placée au milieu d'un beau parc dont les murs sont à peu de distance du chemin de Chartres à Etampes. A 500 mètres de là, se trouve la ferme du Chêne comprenant de vastes bâtiments d'exploitation construits en pierres et couverts en tuiles plates.

Le Chêne paraît avoir été autrefois plus considérable^ si Ton en juge par les documents qui suivent :

(1) Hameau de la commune de Saint-Denis-des-Puits , où passe la voie romaine de Chartres au Mans, doit son nom à un vieux chéoe, large -de 20 mètres à la tête , haut de 15 mètres et gros de 10 mètres au pourtour de la base. Il est connu sous le nom de Chêne-Doré, et doit cette dénomination à la tfadition druidique da gui cueiUi avec la faucille d'or ; dix personnes peuvent aisément tenir dans le tronc qui est entièrement creux.

Nous citerons encore un analogue le Chêne de la Vierge à La Loupe, sur la levée de l'étang; il porte 14 mètres de circonférence à la base et près de 7 à la naissance des branches , avec 25 mètres d'envergure et 15 mètres de hauteur.

(2) Chêne sur lequel on cueillait le gui,

(3) La villa du Chesne.

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t ^ote dUrietl^e et intéressante pour la paroisse de Saiii' ville (i) :

a En 1376, le sieur Donzy et sa femme, seigneur des 3 Chênes, hameau de la paroisse de Sainville, eurent un » procès avec les habitans de Sainville conjointement avec » les habitants du Chêne; l'acte d'union des habitans du » Chêne avec le sieur Donzy, leur seigneur, fut porté en » justice signé de cent habitans du Chêne.

« Les maire et échevins de la ville de Sainville comparu- 3 rent et protestèrent contre cet acte d^association, attendu, » dirent-ils, qu'il n'était signé que d'environ cent habitans, » tandis que le hameau du Chêne contenoit aujourd'hui (1376) » plus de cinq cents feux. Ce qui fit gagner le procès aux if habitans de Sainville représentés par leurs maire et éche- 9 vins (2). »

« Le hameau du Chêne contenoit donc alors 1,500 habi- 9 tans (3 par feux). Qu'était donc la paroisse? Ne serait-ce j> pas de la destruction de ce prodigieux hameau que le » curé de Sainville avait acquis ses dîmes par Novales (3)? » — signé : Jouan, curé.

Nous avons vu que, d'après le pouillé du XIII^ siècle, la paroisse de Sainville ne comptait que 140 communiants. Si, en 1376, le Chêne avait réellement 1,500 habitants, il faut admettre que Boulonville, dont le procès ci-dessus ne fait pas mention, formait avec le Chêne une seule et même localité distincte de Sainville : la plus forte agglomération devait être à Boulonville où Ton remarque, comme nous l'avons dit, beaucoup de traces de constructions antiques et

(1) Cette noie a été inscrite par un des curés de Sainville nommé /otian, sur le registre des actes civils de 1775 à 1779, à la fin de l'année 1776 , et conservé dans les archives communales de Sainville.

(2) Voiries registres du Parlement à Paris, 18 octobre 1376, vol. g , fol. 239 verso, et 228 recto.

(8) Terres nouvellement défrichées et mises en caltare.

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da moyen-âge 9 tandis qu*on n'en a pas signalé ion Qxè»^ à J moins qu'elles na se trouvent sous le bois qni enviraaiwli i château?

Les seîf^enrs du Chêne nous sont pea oonnaSi Nm foelques actes qui en font mention.

1543. — c Noble homme messlre Jehan de Boollehari, chevallier^ seigneur du Chesne, demeurant audict heu do * Ghesne, paroisse de Sainville^ échange avec les rehgi^ix de rahhaya dé Saint-Jean ^ diverses pièces de ten*e contre la moulin de MantarviUe (1). »

4667. — Il y eut procès entre le curé de Sainville etraessire Charles de Morais, chevallier^ seigneur de Fortisted dame Elizabeth Dupré son épouze, tant en son nom que comme ayant pris fait et cause de Jean Issard, fermier judiciaire de la terre et seigneurye du Chesne-Brichanteau, ao sujet de cinq années de dixmes du grain recueilli dans les enclos du grand parcq et petit parcq, et la dixme de Fenelos des vignes, selon Tusage^e la paroisse la plus voisine,

dus aud. sieur era^ (2).

4670. — € Par devant Estienne Gilles, notaire tàbelliofi royal et garde nettes à Sainville, BbuUmville, Authon, le PlessiS'Saint-Benoist , Orsonvilky leurs branches et dépesdances et es environs, au bailliage et châtelet d'Orléans, furent présents en leurs personnes Messire Charles de MonûSj chevallier, seigneur de Fortisle, Paray, le Chesne-BrichaMteau et autres lieux, demeurant en son château dudit CbestUf paroisse dudit Sainville, d'une part, et honorable honuoe Guy Doublet, recepveur de la terre et seigneurie de Mwt tervUle, paroisse dudit Sainville, y demeurant, aa nome( comme procureur fondé de procuration généralle et spe claie et irrévocable de Messieurs les vénérable? ReligieaXj

(i) Voir plas loin Tarticle de Manlarville. (2) Tit. de la fab. de SaiaviUe.

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prieur el; coupent de Sainct-Jehan-en-VaHée-lès-Chartres , A^ Fordré de Sàint-Augaslin, congrégation de France . . . Lesquelles partyes et dits noms ont recongnu et confessé, i^Qcmgnoissent et eenfessent a^oir atqourd'bm' fait et font par ces- présentes entre eux les eschanges et permuttations qui ensuivait. C'est à savoir que ledit seigneur de Fortisle aceddé> qnitté, transporté et délaissé audit titre d'escbange, dès maintenant pour touiours . . . audit Doublet audit nom ee acceptant pour lesdits sieurs Religieux, c'est à savoir deux petits espaces de maison, dont' Kuli servant d'estable, court devant ladite maison et ouche d^rière, le tout en ungj tenant et contenant trois minats de terre ou eaviroa assis audit ManterViUle ...... tQuu en censive dQsdits sieur»

Religieux à cause de leur terre et seiiç^^m dudit Xanter^ ville et chargé envers eux au pnx de quatre deniers de eens et de troi^ iimot» d'avoine, mesure de Ssând^Jebasv.. mouvant et appan^ant ajadii Seignaur dd Fortisle au» moyen de l'acquisition qu'il a faicte de feu Madame^ de Fmièret

d^me d^dit Chesne Et peur ea coiure esehange des

dîlUesm^son ethérllagesf oy-dessua ledit sieur I>oubLet a, audit, làOQX:, baillé> cédé, quitté, transpoclé et deUaisséda

tou^ et dès maintenant peur touiours audict seigneuii

ù&^ Fortisle ce acceptant pour luy, ses boirs ou ayant cause à Tadvenir, c'est à sçavoir trois minots et demy de terre labourable en une pièce assize au bout dndit Manterville en-> vers le mouUin. dmlit seigneur, à la charge de par lui Boublet audit nom de faire bastir et confitcuire aiUant de bâtiments sur ladite pièce cy dessus baillez en contre eschange, à la charge que la dicte maison et bâtiment qui sera construite dans le jour et feste sainct Jean Baptiste prochain venant, sera et demeurera chargez à l'advenir envers lesdits sieurs Religieux de quatre deniers et trois minots. d'avoyne, mesure dudict St Jean de cens et avenagea... ledit cens portant lotz, ventes^ deilaulx et amendes toutes fois et quantes que le cas y eschet ... Ge fut passé et arresté ai»^8 midy en Testude dtidict notaire . . ,

le ïnercredi seplîesme jour de inay Mil six cens soixanle et dix (1). »

1685. — < Aveu rendu par sa fabrique de Maisons, à Messire Bernard de Fortide, chevallier, seigneur du Plessis- Clereau, le Chesne-Brickanteau ^i autres lieux ^ conseilla du Roy en ses Conseils^ maistre des requestes ordinaire de sonhostel, comme nouvel seigneur nommé par décret de la cour et parlement de Paris ^ de la dite terre et seiçneurk du Cheme-Brichanteau (2). »

m. — Mantarville. — Ce hameau situé à Test et à 2 kilomètres de Sainville, fut appelé Manterville (3) jusqu'en 4780. D'après ce que nous avons dit de l'origine de Sainville, le nom primitif de Mantarville fut peut-être MantU- Villa^ — l'habitation du devin — appellation qui nous reporterait à l'époque des Druides. Cette étymologie, du reste ^ est commune avec celle de la ville de Mantes - Manio — devination.

Sous l'occupation romaine, le lieu fut nommé ArmetUarvilla, dérivé des deux mots Armentarn-Villa (la ferme ou l'enclos des bestiaux) — le vieux glossaire définit ainsi le mot Armentarium : « un monceau de grosses bestes , comme buefs, » Au Moyen-Age ce lieu porte les noms suivants qui ont tous la môme origine : AmeiUardivilla , Armentarvilla, Hermentavilla, Ermentervilla, Hermentervilla, Mentervilla, i

Au XlJe siècle, Louis VI dit le Gros, roi de France, avait à Mantarville le droit de brenage (4) dont il se démit en

(1) Orig. aux archiv. d'Eure-et-Loir.

(2) Tit. de la fab. de Maisons.

(3) Voir les registres de l'état civil.

(4) Lé brenage ou la brenée était un des devoirs du vassal, qui consistait à loger et nourrir les chiens de chasse de son seigneur :

« Tributum quod pro Brennio lenentes dare ienentur dominis uiis É pro eanum venaticorum pastu. » Ce nom vient du mot hren , qû 1 signifiait son dans le Moyen-Age, et qui s'est conservé avec le mèoe ] sens dans le patois méridional. Dans le Poitou, la brenée sigQi&e encore aujourd'hui la nourriture des chiens.

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faveur deTabbaye de Saint-Jean-en-Vallée-lès-Chartres. Au nombre des témoins de celte libéralité, dont la charte fut ionnée à Étampes, figurent : Thibault, comte de Chartres, Gruy du Puiset, Yves de Cour ville et Goslin de Lèves :

1111. — « Universis sancte Dei ecclesie cultoribus tam posteris [uam et presentibus riotum fîeri volumus ac certum haberi quia îonsuetudinem quandam quam in Ermentardi villa hereditario jure idelicet brenagium tenebaraus , in anime patris nostri Domni Phi-^ ippi remédie , ut fratres ibidem domino Deo famulantes singulis nnis ejusdem aniversarium celebrare studeant. Domino et beato ohanni de Valeia et conventui fratrum perpetualiter possidendum onamus et habendum. Quod ne cujuslibet usurpatoris invidia infirlari valeat vel irritum fîeri, nostri nomiuis karactere et sigillo ignari et corroborari precepimus. Viventibus de palatio nostro lynistris quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Anselli tune ïmporis dapiferi nostri. S. Hugonis constabularii nostri. S. Widonis imerarii nostn.

j» Actum Stampis in palatio publiée, anno incarnati verbi h. g. xi. mo vero consecrationis nostre n^^.

» Stephanus cancellarius relegendo subscripsit,

». Vivente Ivone episcopo et Adela comilissa.

9 Testes : Theobandus cornes. Wido Puteacensis. Hugo de Creaco. Girardus Bridellus. Ivo de Corbevilla. Nevelo. Ursio filius sius. Groslenus de Leugis. Hudo de Sancto Clodoaudo. Hugo alvicinius (1). »

Louis VII confirma ce privilège en 1168 : /r Chi ce doit Brenage, ce que en nostre tans, et par dessus à adjoutéy et ensint soU comme U estoit ou tans nostre père,.. (2).

La petite colonie de Mantarville prit un accroissement

;i) Orig. aux archiv. d'Eure-et-Loir.

;2) A Brannagio cadat, qao,d tempore nostro superappositum est, lia sit sicut erat tempore Patris nostri. — Ordon. des rois de ince, tom. I«r, p..i7, qo 15.

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coBsiâéraUe sôus Fâdmmiflirfttioii â'Élieiiil^^ sMé à SamW6aii(i). B dbtiM d'tfbûrd âe&rdig^mni de HoiigByA' la qu«liièm6 partie d» la ferre de Ifantanrffle que M' avait donnée lU^ert le. Chauve^ lorsqu'il prit l'habit mômstiqae. Mais Tabbaye de Saint-Jean ne put- entrer tomâi suite en possession, parceque Payen, fils d'Anselme dt qui Robert tenait ladite terre, ne voulut point donner sa consentement :

i Ege Thanias «cdesie sâncte Trinhatis ee&obn Merinod » oister aotum esse volo tam ^lurb qnam presentibos RoëeM Galvum ad nos venisse et veslem monasticam aete obitoBi an n^Hs aecepiase. Hic dédit nobis qnartam partem terre que Etmdh tatviUa vocator; sed quum doni ejus concesâonem a Pagaao Ai' sebm filid a quo RobeFtu& predictam terram tenebat, nec a^b^edeÉ Sancti Johannis de Valeia de cojiis feodo tota ErmetUamU* enA, hsèere nequivimus, iddrco de carîlate Ecclesie Sancti JobaBmsa» pimus , et donum sicut nobis Roberlus , uxor ejus , filius et ilii a alii parentes ejus fecerant, fratribus câpituli ne^ri assemieBtitei supradicte ecclesie Sancti Johannis Cûncessifflns. (3)... »

L'abbé de Saint- Jean attachait sans doute beaucoup dr prix à la possession de la terre de Mantarville , car voici ee que reçurent non- seulement ceux qui donnèrent leoreoi' sentement, mais encore ceux qui contribuèrent à le ûit^ obtenir : les religieux de Morigny eurent cent sols; Héioîsji femme de Robert le Chauve, 50 sols; Robert et Barthélenjr beaux-frères de Robert, chacun , 20 sous; Pierre, fiisdl Robert et se» quatre soeurs, chacun, 12 deniers; P»y* fils d'Anselme, seigneur dominant du- fief, 20 livres,* verrat et deux mottes de beurre; Jean, son fils cent s» et sa femme, 30 sous; Anselme 2 sous; Geoffroy, 11 if.

(1) L'abbé Etienne \ivait en UIS et 1126'.

(2) Ancienne abbaye, dans la commane du même nonr, caiM^ arrondissement d'Ëtampes (Seine-el'Oise).

(3) Orlg. sar parch. aux archiv. d'EuFe^ei^Lolr.

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-assors; son beau-frère, 12 deniers; Geoffroy, clerc, 20 sous; jprin du Viefl-Etampes, 20 souu; Hîldemer de Pussay, sous :

« Pro eoDcessione prediete terre moAachi centum solidos. habueat, uxor Roberti Galvi lx. sdidoir, frater prediete OMidieris èertus- XX , et Bartholomeus xx. Quia nobis adjutcrres in bac Bfnerunt, Petrus filius Roberti Calvi xh denarios; filie Roberti, femia, Raiosldis, Ërmengardis, singule xii. denarios; Paganus 3ekni filius xii libras et unum verrem et duas massas butyri; lannes filius ejus centum solidos et uxor ejus xxx^* ; Anselmus os solides;, 6(Mifridusxi denarios; frerèus xii denarios; Ganfridus ikus XX solidos ; Ângrinus de Veleribus Stampis xx solidos ; Idemerus. de Pulceio xx solidos. Hii nobis adjutoriitm apud Pagam et filios ejus yrebuerunt. li testes- affuerunt : Domnus Thomas ias, domnus Stephanus ahbas ecdesie Saneti Johaanis^ Sevinus SamtoUa; Stej^bamis bomo Huberti de Ârdeluia et plu^ alii. «

Vers le même temps, Jean d'Eiampes fit l'abandon à régRse Saint-Jean, de tout ce qu'il avait en propriété et en flef llantarville. Ge fut fait du consentement de ses frères Anime et Geoffroy, de ses parents Renier et Guy, de sa nme. Eustachie, de Frédéric son frère, et de sa fille Avee, en présence de nombreux témoins, au nombre desjbIs nous V trouvons : Geoffroy d'Adonvilie; Nivelon de mon ville; Richard de Manchain ville ; Hermann de Monnville; Geoffroy du Coudray; Vaslin d'Eddeville; Herrt, ôls de Haudry de Manchainville ; Ernaud de Gasville; Lillaume de Cinq-Ormes; Rainold et Guntard son frère de irobert; Hardouin de Gommerville; Landry, maire d'Auinville; Etienne, abbé de Saint-Jean; Etienne d'Ardelu. m d'Etampes reçut dix livres; Eustachie, sa femme, sous; les frères de Jean, chacun deux sous; et sa fille,

BOUfi.

> Nos saneti Johannis canonici notum volumus omnibus sancte r ecclesie fîdeiibus tam futuris quam presentibus quod Johannes Stampis f filius Pagani, dimisit ecclesie saneti Johannis pro anima

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patris sui et majoruin suorum^ sine aliqua retentione, quidcpiidn proprietate et in feodo habebat in villa quœ vocalur HarmenUhï

vUla; Hoc idem fratres sui Ânselmus et Gaufridus et cogoâ

sui Menerius et Guido feeerunt. Testes, D. Stephanus abbas; Gaufridus de Adunvilla ; Nevelo de Danonvilla ; Richardus k Manchenvilla ; Robertus filius Herniani de . MundaviUa ; GaofîiÉi de Coldraio; Garinus filius Joslini de Eddevilla; Gaulerius de 1% Nova; Hubertus filius Haudrici de Manchevilla, clientes abMt Ërnaudus de Gaesvilla; Guillelmus de Quinque Ulmis; RaiooiÉ et Guntardus frater ejus de Mansu Roberti; Harduinûs de Gui marvilla; Stephanus de Danunvilla; Landricus major de Oài villa. Concessionem predicte paetionnis fecit uxor prenomin^ Johannis Eustachia et frater ejus Fredericus et filîa ejus kvSâ apud Curbolium, Stephanus de Ardeluto ; Fredericus prefate Eld^ chie filius. Pro supradicta concessione habuit Johannes tjl^ lilw Stampensis monete; uxor ejus Eustachia Ix^ solidos Privigneri roonete, fratres Johannis unusquisque duos solidos; filie ejus 11 solidos. »

Richer deVilliers, ayant voulu élever des prétentions si la terre et la mairie de Mantarville ^ la cause fut portée d» vant Guy, seigneur d'Auneau, qui pacifia ce différend. Li chanoines de Saint-Jean donnèrent à Richer cent sons dtf tinés à désintéresser ses frères et ses neveux et à obteÉ leur consentement lorsqu'ils seraient en âge de le donocr, son fils Gosselin reçut 7 sous, et Guy de RoUion iSsfl* Cet accord fut ensuite ratifié au domicile des parties iai ressécs, savoir : pour Richer, à Bretheucourt (1), dans! maison du curé Payen; à Sainville, dans la maison du mai Ascelin où s'étaient rendus le chanoine Hubert, Richeri Villiers et Guillaume son frère, Jean Trois-Pains, beau-fri de Richer, sa femme et ses enfants; enfin à Longormcd oii Gautier, beau-frère de Richer, sa femme et ses enWj

(1) Saiat-Martin-de-Bretheucourt, com. du canton (Seiné-et-Olse).

(2) Hameau de la com. d'Ablis (Seine-et-Oise).

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de Dovi*

ttifièrent la convention passée entre Richer et ]es cha- Dines de Saint-Jean.

> Nos sancti Johannis canonici Dotum esse volumus tam futuris lam presentihus Richerium de Vilers et Radulfum filium ejus cotm Guidone de Alneolo et Goscelino filio ejus , dimisisse calump* am quam faciebat de terra apud Armentarvillam et majoratu^ et lei sue interpositioue armasse quod boc fratribus suis concedere cerct et filiis et filiabus et nepotibus promisit, et quod boc in perituum faceret abjurare fratres suos et nepotes qui ad etatem veae* nt et alios concedere. Pro bac conventione habuit Ricberîus cen* m solidos de quibus pacificaret fratres suos et nepotes; filius us vii. solidos ad quandam scellam; Guido de Boolon xl. solidos. sstes : Hubertus canonicus; Odo decanus; Guidone Alneolo, Goslinus filius ejus ; etc. Deinde apud Bertiscvriam in domo Pagani esbiteri Richerius ore suo recognovit calumpniam se in Armenrvillam injuste immisisse, et inde rectitudinem fecit Huberto nonico et eandem calunopinam sacramento abjuravit ipse et Radullus et Adam et Hugo filii ejus. Guillelmus frater ejus. — Item ud Sainvillam in domo Àscelini majoris dum convenissent Hurtus canonicus, Richerius de Vilers y Guillelmus frater ejus, ;ardus frater eorum , calumpniam quam ipsi , ut predictum est , liquerant, sacramento abjuravit. Istis videntibus et audientibus : [o de Nelluto, Bernardo de Bolun villa, Ascelino majore^ Berrdo de Adunvilla. — Item Apud Seinvillam Johannes Tres-Panes, rorius Richerii et Sulpicia cognomine Belina, Hubertus Jannuarius Hidegarius filii eorum calumpniam dimiserunt , et quod Richerius «rat, concesserunt j>

Guy, comte de Rochefort, étant sur le point de mourir

désirant donner satisfaction aux moines de Saint-Jean

ur les méfaits qu'il avait commis à leur égaM, fit don à

ir église d'une ânée de terre (1) qu'il avait dans la villa

JUarUarville. Les témoins de cette donation furent : Guil-

[1) L'ânée contenait environ 7 arpents, c'est-à-dire 295 ares centiares.

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— Sf58 — îanme, abbé de Tiron (1), le comte Botron, Mb d'Étampes^ Girard^ abbé de Josapbaft (2), EtlemiB, di^ d«:Sdiiit*Jeflni. >

X Kos ^ancti Jolmnins Canomci notum esse Tolmms tsm pm tibus qoam fuHim qttod Gtiîdo , cernes de Hupeforti, ante mm suam , nusdonrm que commiserat in ecclesÎR Sanctî iTohaniiis poài et eiâera safisfecere copiens , terram mntis asmî quim babetet i vîHu iquB voeatur Ermevttarviïïa predicte Scdesie decfit. Tâto Gttnielmtrs abbas de T^too , Itotrodus cornes , 7%eado de SHnà Hoc dooum eoncessit Beaftrix soror «jus. Testes : Gaufridus ep copus, Goillelmus aléas de Tyron^ Girardus abbas de JoofM èomnvs Stephanns noster abbas, dofflnos Ht^d finter noster, N chenus prier de Josaphia, immacbas. *

Âmoul de Garancîères voulut contester la âonation fà par Guy de Rochefort; mais il finit par se démettre des injustes prétentions jnoyeanant 50 sous qu'il reçut ik religieux ;

c Prefatam istam unius asioi ienram quam Giûdo cornes de Afi farU huic ecclesie dédit , Arnulûis de Gareneeriis cahimpnialwli qnam eandem absolutam et quietam nobis eoncessit , aeqoe m nobis contra omnem calumpniam delensnrum fidei sui interposai promisit , tinde et sexaginta solides ab ecclesia recepit.

Guérin, maire de Garancièrcs, et ses parents Crispai Roux et Payen, inquiétèrent aussi les chanoines de Saii Jean, au sujet des possessions qu'ils avaient à Mantani et principalement de la terre donnée par Guy le jeta comte de Rochefort; ils transigèrent avec les chaaoinesf leur donnèrent 75 sous et restèrent propriétaires paisfli desdites terres. Adélaïde^ sœur de Guérin et son fils, d sentirent aussi à cet abandon ;

f Nos sancti Johannis Ganonici notum fieri volujnus I futuris quam presentibus quod Garinus major Garenceftarvm^

(1) L'abbé Guillaume vivait en 1120 et 1247.

(2) Girard, abbé en 1119, est encore mentionné en 1152.

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- «9iCriBiiiantti Rufîis aUfM Pagaaus «ogqati i^nios'Ganiii, dinfnvnit «idumpwain quam 'feciebaBt de terra Amejuiartnlle. CdttmfUftbantur «nira tenrima ad unum aâtum quam dédit BfdM Guîdo junior, cornes Rupifortis, Dions^rant itaqae caiunpmam , «aodem j^eEram liberam |»emtus et quieUm eccle»e &otncU Mannis .(Vpocedeutas^ unde x^^ucv jsolidoa i)ai>uerjaDt Ad quam dimissioiiejn ve\ (mces^onem interfueru^t testes : Ilub^us de Amantarvilla ; f!ukh<Biius Bernardi ûlm de Bdonvilla; Herbertus de Osanni Vill».; Hiihertus <de ArmentarviUa ; Wdmm icater ejus; filii eju3dem Jiilduinl

j» Postea Àdelais , soror prefati Garini , et filius ejus quod supradicta illi c^ocesserant et ipsi copcessermit »

Vers ill3 — Hélisende, vidamesse, du consentement de sa fille Elisabeth, épouse de Guillaume de Ferrières, donna aux chanoines de Saint- Jean la moitié de la terre de Mantarville avec ses serfs et son fief de Haubert, Yves, évêque de Chartres, dont cette terre relevait en fief, y donna son consentement (1).

< Quum sapiitieDtum meris ^t qua firma voluerunt esse litterarum coranieHdare memoria, idciroo fratres ia ecdesia beali Johannis de Vuleh Deo servientes scripti diulurnitate notum voluerunt esse etati tam presenti quam successurag quod Helissendis vicedomina dédit ecclesiaa sancti Johanuis de Valeia, pro anima filii sui Hugonis vicedojnini quidquid habebat in villa quœ dicitur Harmentarvilla , videlicet medietatem illius terre cum redditibus et consuetudinibus , cum servis et ancillis , feodum etiam militum , si fratres ecclesi» possent adquirere. Hoc autem factum est in presentia Ivonis tune Carnotis episcopi, ipso concedente donum a cujus beuefîcio vicedomina illud habebat feodum. Idem, edam concessit Guillelmus de Ferreriis cum uxore sua Elisabeth vicedominae filia. Testes ...»

4115. — Geoffroy, évéque de Chartres, venait de suceéder à Yves; il confirma aux chanoines de Saint-leaa la

(1) Yves siégea de 1090 à lllS.

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— 2A0 — terre de MantarWlle^ dépendant de son fief et de cetaiée Sainte-Marie^ et qui leur ayajt été donnée par la vicomtesie Hélisende , pour le repos de rame du viconoite Hugues, sa fils^ décédé/ et de ses ancélres :

€ Ego Gaufridus Dei gratia Garnotensis ecclesîe epîscopus oflta esse volo Sancti Dei ecclesie fidelibus tam futuris quam preseatikc me concessisse Armentarvillam que de casamento béate Marie ert et nostro ecclesie SancH Johannis de Valeia, Predicte ville tara tempore Ivonis episcopi Johannis, concedente filia sua Helisabedi pro anima Hugonis vicedomini filii sui defuncti et majorum . . . i

Vers 1120, MantarviJle comptait déjà vingt hospicet{iv établis sur quatre carrés de terre, soit cinq par carré; or., comme Tensemble formait un domaine d'une charruéeile terre, ou cent arpents, la tenure de chaque hôte était de cinq arpents, soit deux hectares dix centiares. Cinq de ce hôtes avaient été donnés par Haimeric Chenard, avec ladite charruée de terre, les autres avaient été établis par l'alAé de Saint-Jean : chaque hôte avait une maison d'habitation, une grange, une cour et un jardin. Outre la donation d'Haimeric, les chanoines de Saint- Jçan avaient encore quatre charmées de terre pour la culture desquelles ils devaiec! faire construire une maison et une grange.

Haimeric et les chanoines convinrent de bâtir au même lieu une grange commune, entre eux, et réglèrent leurs droits de champarts et de justice. Cet accord fut fait an château d' Anneau, en présence de plusieurs témoins ac nombre desquels nous trouvons : Etienne, ,abbé de Saial- Jean, Hebran d'Auzainville, Guérin de Mondonville, Etienne d'Ardelu, Vashn de Landou ville, Vaslin de Mongerville.

(1) L'hospice, hospitiumj /^ospt/a/tcium, que nous rencoatroes dans nos chartes \ers la seconde moitié du XI* siècle, était Ja tennrt d*un hôte. l\ comprenait , outre une maison et des bÂiiments d'exploitation, quelques pièces de terre dont rétendue variait, mais ne coustituail jamais un ensemble très-considérable.

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Dans cet acte nous retrouvons encore, un des symboles d'inyestiture déjà cîlés, c'est-à-dire un couteau déposé sur Tautel par Haimeric. De leur côté les religieux lui donnèrent 10 livres, et 50 sous au lieu d'un palefroi; le vicomte Hugues reçut aussi un palefroi pour son intervention; Philippe, fils d'Haimeric et Euphémie, sa sœur, en considémtion du consentement qu'ils donnèrent à la libéralité de leur père, eurent cbacun 12 deniers, et le moine Geoffroi un peliçon.

f Nos Sancti Johannis eanonici notum esse volumus tam futuris quam presentibus quod Haimericus Ganardus dédit nobis terram ad unam carrucam et quinque bospites de sua quarta parte Ermentarville quam tenebat a Pagano Ânselmi filio. Isti vero bospites habebunt sua arpenta et loca ad babitandum sibi competentia , scilicet quisque domum et granchiam, bortum etcuriam. Contra istos coostituemus quindecim bospites apud ErmentarvHlam in tribus quadrantibus ad nos pertinentibus. Isti similiter babebunt sua arpenta et loca ad babitandum sibi competentia. Faciemus etiam illic nobis domum et grancbias que suffîcere poterunt agriculture quatuor carrucarum quos ibi proprios sine Haimerico babebimus. Ëdincabimus etiam grancbiam communem inter nos et Haimericum , si ipse Haimericus voluerit et tune Haimericus babebit quartam partem straminis frumenti sive avene. Quod si soli granchiam fecerimus, soli slramina babebimus. Canonicus noster per agros ibit a rusticis campipartem accipiendo, et si Haimericus in grancbia clientem habere voluerit , a cliente nostro fiduciam accipiet. Quod si clientem in grancbia babuerit qui tantum annonam servet , si eum procuraverimus, consuetudines que pro campiparte accipi soient totas babebimus. Quod si Haimericus clientem suum procuraverit , quartam partem illarum consuetudinum a manu eanonici nostri cliens Haimerici accipiet. Pactus est Haimericus nullas se facturum bospitibus predictis violentias, nullas illaturura angarias. Dimisit etiam nobis de bospitibus omnes justicias. Si aliquis eorum Haimerico forisfecerit, clamorem inde faciet Haimericus canonico qui procurationem Ermentarville babebit, et nos apud Garnotum ei justiciam faciemus. Quod si Garnotum venire ausus non fuerit vel nolueqit , secundum velle

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. npsijrum in Belsia fiet justicia. Si vero nolu^rimus vel

"ci iustiwam facerei per e^ pe ad se pertincbunt se viodkabit-

Dimisit etiam uobis Haim^ric^s iqnmem calomniam quam

domP9 Steph^no abbati nostro de terra Sià iina^i cairacam , dioB

Itu^onem Yicedomimun ablfatis nostri fratreq dédisse eam Isnafc

^atri sqo in feodo apud Ermentarvillam. Hec que supra dicta sai

Hfaimericiis se servaturum promisit et fidei sue interpositifiMi

fîrmavit; pro anima sua et majorum ^onum super altare bot

Stephani per quendam cultellum posuit. Habuit târoen pro bis al

ecclesia nostra \ libras et l solides pro uno palefiredo» Hb^

' vicecomes unum palefredum pro auxilio quod nobîs fecit apud Hai-

mericum. Testes... Pro bac concessione Pbilippus filius Haiinena

* xiy^ babuit denarios , EUpbeuiia xu^^ , Gaufridus moDacJii*

unum pelliqum. GoDcessio ista facta est in Castro Alneiéi,

raedetantibus fratre nostro Ebrando et donne Anfredo prebystero fc

Alneio. »

1183. — Robert-sans-Nappe, Gaultier Lehoux et ses frère Içjftard, Sevin, Guerry et Geoffroy abafidonnèrent à l'élise de Saint-Jean-en-Vallée le tensemenl (1) que leurs ancêtres .^YSli^ut eu dans la yille de MantarviUe^ à condition que h ditç é^li&e paierait à eux et à leurs successeurs vingt soa> ehartrains, tous les ans, le jour de Saint- Jean-Bapliste. Les donateurs s'engagèrent par serment pour eux et leurs sucççi^seurs, à ne manger, boire ni dormir au delà de la dite redç^yance de 20 sols; ils promirent aussi de garantir la dite église de toute co^itestation qui surviendrait à cet égard. Cette transaction fut faite à Santeuil dans le verger de Galera|i al)bé de Saint-Jean, par l'entremise du vicomte Hugues, pu préspnpe de nombreux témoins au nombre desquels figurant : Guérin de Dourdan; Robert d*Erainviile (2); Renard de Bretigny (3) ; Ernaud de Gasville ; Habert dé

(1) Du Gange définit le tensement^ une redevance par laquelle les vassaux ou les sujets achetaient la protection de l^r seigneor.

(2) Hameau de la chapelle d'Aunainville.

(3) Hameau de la commune de Sours.

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fe^adoavJWe, Çayen, fils de Geôfiffoy d'Encliervillé (1); ►ierre de Groslu (2); Evrard, ftls-de Oermond {d'Umpeatu;. lardpuin d'Auz^inyille; Hugues, prévôt de Lèves; Durstnd le Gléyllliers; Goscelin de Mongerville (3J; Eudes de Sm\r !heron; Thomas d'Intreville , Payen de Louville,

ff Àctio. sapiens majonim utilis est instructio posterorum. lUi lamque quoi diuturoum esse volueruot , litterarum memori» tra^ileruat. Quorum auctoritatem secuti nos sancti Jobaimis eaiiofûci lotum esse volumus quod Robertus-sine-Mappa et Galterius Lobol^i^. it Isnardus et Sivious et Guerricus et Gaufridus fratres« tensamen-^ urn quod habuerant aniecessores eorum in villa quœ^ vocatur E^r, nentarvilla êcdesiae Sancti Jobannis de Yaleia dimisenfot, jta ut ingulis aonis a predicta ecclesie xx solides Garnotensis monete ad estum Sancti Jobannis de decollatione ipsi et successores eorupa icciperent. Pepigerunt et fidei sus interpositione firniaveritnt ^ et iuccessores suos pro predicto teosanoento nicbil amplius exacturos , jec bibere nec comedçre nec jacere nicbil omnino ultra xx solidpi?,; »eque fore tutores secundnm rectitudinem contra totam suam progeliem, si ab aliquo vel ab aliquo parentele eorum aliquo temporel ialumnia pro predicto tensamento illala fuerit ecclesiae. Sancti tohannis et contra Hugonem de Sancto Hylarione qqi marter^ersin^

îorum babet conjugem Ha^c conventio factaest apud Sanctolium

Xi virgulto domni Galeranni tune Sancti Andréas abbalis. Testes./.., [loberlus de Frcnvilla, Raginaldus de Brilinio, Hermandus de ^asevilla et Hugo nepos ejus. Hubertus famulus de Mundunvilla. faganus filius Gaufridi de' Anschervilla. Peirus de Grosli^, Evran- Jus filius Germundi de Uno PUo. Harduinus de Osanivitta. Harluinus de Osanivilla. Hugo de Leugis prepo^itus. Bernardus Goscelinus de Miwgervilla, Durandus de Cluvillario. Odo de Sancio, Carauno: Tbomasde Enlrevilla, Paganus de Laudisvilla.,^. Pactiq h$c facta est anno incarnationis dominicae millesimo centesimq ^'igesimo UP, in Francia Ludovico rege régnante et Gaufrido Gar-

(1) Hameau de Prunay-le-Gillon.

(2) Hameau de Saint- Auge.

(3) HameaiL de Santeuil..

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- Î44 — notensi episcopo et Theobaldo Caraotensi Comité. Hujus padm Hugo vicecomes fuit mediator et testis (1). >

Nous venons de voir le nombre et la composition des hospices de Mantarville; la charte suivante va nous faire connaître les droits et les charges des hôtes ou colons, ainsi que les grains et les plantes qu'ils cultivaient.

H28. — « Nous, chanoines de Saint-Jean, voulons &ire connaître à tous présens et à venir la convention que nous avons passée avec Thibault du Valgelé. Nons consentons qu'après sa mort, un de ses fils seulement tienne nos possessions telles que les avait son père, s'il est reconnu apte à le faire diaprés le témoignage des voisins, et nous donnons deux sous audit Thibault pour venir au secours de ses frères. 11 ne nous paiera aucune redevance pour les ouvrages qu'il fera par lui-môme ou par ses domestiques; mais s'il se fait aider par des mercenaires pour la réfection des bâtiments ou des haies ou tout autre chose , nous paierons les frais par moitié. Les charrois se feront en commun. Les estrains et les pailles de la grange seront communs entre lui et nous pour la nourriture des bêtes, sans qu'il puisse en donner aux outres métayers ni en vendre. Nous pourrons élever des porcs en commun avec ledit Thibault; mais si nous n'en voulions pas et qu'il ne puisse en avoir que pour l'aide de notre chanoine, il n'en pourra nourrir que deux, et ceux-là étant morts , il aura la faculté d'en avoir toujours deux. Pour chaque fromage et chaque vache il paiera deoi ■ sous, si notre chanoine ne veut pas les recevoir. Il pourra ensemencer une mine de notre terre en chanvre et semer de la guesde (2) aux extrémités de la terre autant qu'A voudra. Notre chanoine recevra la dîme et le chanîpart de l'un et de l'autre. S'il y conduit des ouvriers, il donnera ce qui sera donné suivant le témoignage de nos chanoines qoi desservent l'église de Ponlgouin. »

(1) Orig. en parch Arch. d'Eure-et-Loir.

(3) Herbe dont se servaient les foulonniers pour teindre en bien.

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— 2ii5 — .

Cet accord fut fait dans la tour de Chartres, en présence du comte Thibault et de son frère Etienne qui confirmèrent en même temps Jes dispositions contenues dans la charte de 1123 ci-dessus rapportée, au sujet du droit de tensement à Mantarville. Au nombre des témoins nous trouvons : le vicomte Hugues, rédacteur de l'acte; Guy de Méreville; Hervé de Gallardon, Gautier d'Aunay; GonthierdeMorville; Amaury de Maintenon; Hugues du Tremblay; Haimeric de Gas; Hugues de Garancières; Etienne de Denonville; Pierre, maçon, de Sainville; Guérin de Saint-Gheron; Etienne, abbé de Saint- Jean; dom Robert d'Ëddeville, dom Salomon et dom Bérenger, tous trois religieux de cette abbale à Man* tarvilte :

< Nos canonici Sancti Johannis notum esse volumus tam futuris quam presentibus conventionem habuisse cum Teobaldo de Vallegelata post mortem ipsius nos concedere res nostras quas ipse Teobaldus tenet sîcut cas habet, uni fîliorum suorum solum modo, si vicinornm testimonio idoneus fuerit ut eos, pro ut oportet, procuret, predicto Teobaldo , duos solidos ad Pentecostem ad auxilium fratrum damus. De bis que circa domos nostras faciet opère suo et clienlum nichil persolvemus ; si vero mercenarios eum conducere oportebit sive in sepibus restituendis sive in quibuscumque agendis , pretium communiter dabimus. Straniina et paleas granchiae ad pascendas bestias communiter ei concessimus. Ipsius granchiae canonici nostri clavem habebunt, et si proprias bestias apud se habuerint inde pascentur, aliis que non iicebit dare commediatoribus habitis, neque vendere. In plaustris et quadrigis communiter mittemus. In porcis si cum Teobaldo eos habere voluerimus quse necessarîa erunt communiter mittemus. Si porcos habere voluerimus neque Teobaldus habére poterit , nisi per canonicum nostruraf prêter duos quos ad se pascendum nutriet, et illis mortuis duos semper habere poterit. De caseis, de vaccis singulis singulos reddet solidos, si canonicus nosier eos accipere noluerit. De semine canabis, in terra nostra unam asinam seminare poterit, et gesdium in extremitatibus terrae no^trse quantum volet; de utroque Canonicus noster decimam et campipartem accipiet. Si operarios conduxerit, caoonicorum nostrorum

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testimottiD eedeêiœ de Pontègodano servieiitiiim ea qua^ dsèmtur dabit... Hec omnia in Turre Camotensi éoram Teobauda eomite^ Stephano fratre ejus ad fidem fenere pacti fiunt et ôdei su» inler- ^tione firmaverunt , tali scilicet conventione nt Teobaudus corne eos:tenere cogat, si aliquo tempore exigere voluerint. Testes : Hagi) vicecomes cujus manu liaec predicta fecerunt; Guido de Merelvilla: Herveus de Galardone; Gaulerius de Alneto; Gunherius de Mervilla; Amaurieus de Meslenon; Hugo de Trembïeio; Haimericus de Gaiis; Hngo de Garenceriis ; Slephanus de Danun\illa ; Petrus , ceraenUrius de Seiûvtlla ; Garinus de Sancto-Caraùno ; in presentia domni Stephani abbatis et fratrum nos(rorum domni Roberti de Eddeyiila, doffloi Salomonis, domni Berengarii apud ipsam Ennentarvillam. » '

1131-1132. — Hugaes, abbé de Saint-Jean et successeor d'Etienne, eut aussi des démêlés, au sujet de la terre de Manlarville, avec Frédéric, frère de Jean d'Etampes. Louis le Gros, roi de France, pacifia ce différend. Aveline, fille de Jean, qui demeurait à Corbeil, donna aussi son consentement à la libéralité qu'avaient faite sou père et son oncle :

« Nos sancH Johannis Canonici subscriptonim attestatione gestum scripto mandare decrevimus cpiatinùs Fredericus fratcr Johannis de Stampis calumpniam de Armantarvilta quam fecerat, in presentia domni Ludovici régis, dimisit. Âffuerunt autem testes bii, videlicet : Johannes ipsius Fredcrici frater; Alaenerius et Guido fratres ; Bartholomeus Almarici filius ; Burcbardus de Valle Grimasa; Ansoldus de Monte Lethderici; Gislebertus testa asini; Stephanus cognomento un. boves. Algrinus clericus Régis. Domnos Hugo abbas. Hubertus et Petrus canonici. — Item testes qui affue« runt quum Avelina filia sepedicli Johannis apud CurboUum concessil denum quod pater et. patrui sui de terra Armentarville primun fecerant : Johannes pater predicte puelle, Fredericus jamdictu? patmus ejusdem pueile (1) »

(i) Charte sur parchemin. ~ Aux archiv. d'Eure-ct-LoIr.

H50-H51. — Hubert et Landri de Mantarvîlle vivaient k cette époque : c Odo famulus Huberii de Àrmentavitta. — Landricus de Airmentarvilla (i).

1132. — Payen, ûls d'Ansel, donna aussi à Téglise de Saint-Jean tout ce qu'il possédait en propre à Mantarville. Jean, fils de Payen» abandonna en outre tout le fief que lui et son père avaient dans ladite villa. Ces libéralités furent confirmées par un privilège de Louis le Gros, que nous allons rapporter :

c Ego Ludovicus Dei gratia Francorum rex , notum fieri volo tam futuris quam preseiitibus quod Paganus Anselli filius dédit ecclesiae beali Johannis de Valeia , pro anima soa et predecessorum suorum , quicqiiid in HarmentarvHla habebat de proprietate. Hito ^ donum idem concessit ^obannes filius ejus ; insuper totum feodum quod ipse et pater ejus in predicta terre babuit, ecclesi» Saàcti Johannis dimisit. Et si de bac terra aliqua calumpnia mota fuerit, fore se defensorem fidei suae interpositione firnofavit. Tésiibus et concedeotibus Menerio et Guidone eognatis predicti Jobannis ^ Frederius vero frater Jobannis super boc donum calumpniam iniposuit. Haec autem cabimpnia ante presentiam nostram ventilata est quam predicti et nostri amore penitus dimisit, et fide interposita se contra omnem calumpniam defensorem promisit , et consilio nostro a canonicis ecclesiae x libras habuit. Hoc idem donum Balduinus de Corbolio qui filiam Johannis receperat, concessit. Quod ne valeat oblivione deleri, scripto commendari precepimus, et ne possit à posteris infringi , sigilli nostri aucloritate et nominis nostri karactere subterfirmavimus. Actura Parisius publiée anno ihcarnati verbi M<> G® XXXo iio regni nostri XX^ llUp. Ludovico in regem sublimato anno H» (2). » •

1227. — Désirée de Sarinville, veuve de Renault, chevalier, amortit en faveur de Tabbé et du couvent de Saint- Jean, pour le prix de quinze livrés ehartraiiies, un muid dé

(1) Voir ci-dessus pages 158 et 159.

(2) Orig. en parchemin. Arcbiv. d'Enre-ct-Loîr.

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la dime qu'elle avait droit de prendre sur la grange desdits religieux à Mantarville, avec faculté de rachat; Thomas, curé de la paroisse^ y donna son consentement :

c Galterus divina permissione Garnotensi^ episcopus présentes litleras inspecturis saluteni in domino. Noverit universitas vestra qaod Desideria de Seinvilla , relicta. Raginaldi mititis , in presentia nostra constituta obligavit ad mortuum pignus abbati et Convenir beati Joltannis de Voleta Carnolensis, pro quindecim libris carnotensiam , unum médium decimae quem ipsa annuatim percipiebat in granchia dictorum abbatis et conventus de Armentarviila ; ila quod ipsa Desideria quociesqunque voluerit, poterit dictam decimam redimère. Dicta vero Desideria fidem prestitit in manu nostra corporalem quod contra dictam obligationem non veuiret. Istam autem obligationem voluerunt et concesserunt Roberlus clerîcus filios Desideri» supradictae et Thomas presbiter in cujus parrochia sita est décima supradicta. In cujus rei robur et testimonium , ad pedtionem dictorum Desiderise et Roberti, predictis abbati et conventoi présentes litteras dedimus sigilli nostri munimine roboratas. Actom anno domini roillesimo ducentesimo vicesimo septimo mense octobri. i

1231. — Les chanoines de Saint-Jean réunirent encore à leur domaine de Mantarville quatre setiers de terres labourables en deux pièces, qu'ils achetèrent de Evrard Le Fèvre, pour la somme de neuf livres :

is Omnibus présentes litteras inspecturis' magister Matheus officialis archidiaconi carnotensis salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod Girardus faber et Sersensis uxor ejus in nostn presentia constituti recognoverunt se vendidisse religiosis viris abbati et conventui Sancli Johannis in Valleia duas pecias terre sitas apud MarUarvillam, quatuor sextarios seminis capientes, pro novem libris parisiensium. Et dicta Sersendis quicquid juris habebat in illis duabus peciis terre ratione dotalicii vel aliquacumque causa ifl manu nostra spontanea resigna vit. Et fidem dederunt etc... Datùoi ad petitionem partium anno Domini M<* GC* XXX» primo, mena Januario (1). >

(1) Orig. en parchemin. — Archiv. d'Eure-et-Loir.

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lâSi. — L'abbaye do Saint-Jean ne négligeait aucune oecasion d'agrandir ses possessions. Elle acheta^ pour le prix de 95 livres, monnaie de Chartres, deux pièces de terre labourable, contenant vingt setiers, situées à Manlarville :

c Omnibus présentes litteras inspecturis WiUeloius decaous Chrispianitatis Stampensis salutem in Domino. Notum facimus universis quod Garsilius Petit in nostra preseotia constitutus recognovil se vendidisse abbati et conveotui beati Johannis de Yaleia Garoot. duas pecias terre vigiati sextarios capientes ad mensuram Garnotensem ; que terra sita est in territorio AiTuentarville in dominio dictorum abbatis et conventus, pro quadragiota et quinque bbris CarnoteDsis monete... Et ut ratum etfîrmum permaneat, présentes litteras fecimus conscribi et ad petitionem partium sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum anno Doimini M^ GGo tricesimo primo, mense decembri, die Jovis proxima post festum Beati Andreae Âpostoli. »

4237. — Guillaume, dit Gâteblé, vendit encore aux religieux de Saint- Jean une terre située à Mantarville, contenant huit setiers, pour le prix de huit livres chartraines. Cette terre dépendait déjà de leur censive :

t Universis présentes litteras inspecturis Officialis Archidiacone Garnot. salulem in Domino. Noveritis quod Guillelmus, dictus Gasteble , in nostra presentia constitutus , recognovit se vendidisse viris religionis abbati et Convenlui sancii Johannis de Valleia Garnotens. quandam terram sitam apud Amentarvillam in censiva eorumdem, octo sextarios seminis capientem, pro decem et octo libris Carnolcnsiuro ad usus et consuetudines patrie garantizandum. Promittens... Actum anoo Domini M** W JÔCX^ septimo , mense decembri. i»

4237. — Guillaume, abbé de Sainte Jean, régla l*emploi du produit des pièces de terre que le couvent avait achetées au profit de la pitance des religieux, savoir : quatre setiers et une mine de terre labourable à Monceaux-Saint-Jean; quatre-vingts setiers à ËddeyiUe, et huit setiers à Man-

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târvîlle; il frit convenu que le procureur desdites pita»fc | prertidrait pour ràmodtatîon des dites terres, dans les p^ I niei^ de Saint-Jean, six seiiers du blé de Mantsmrilfe, quatre-vingts setiers de blé à Eddevilie, et huit seiiers de ' blé à Monceaux. Le procureur prendra ensuite, daas les mêmes greniers, chaque année, à la Saint-Rémi, un ranki du blé de Mantarville qui, auparavant, était assigné snrlesdites pitances pour Tanniversaire (|u père et de la mère de Jean d'Epernon, chanoine de Saint-Jean :

« Omnibus présentes litteras inspecturis GuHlelmus Sandt Jokannis in Vatleia Carnot. humilis abbas , totusque ejusdem lod conventus salulem in vero salutari. Noverint universi quod quasdan pecias terrarum quas emimus ad usum pitanciaram conventus è donariis ad ejusdem pitancias deputatis sitas iff dîversis locis, videlicet apud Moncellos Sancii Johannis quandara peciam quatuor sextarios seminis et unam minam a Wartino Sonant et Jacqueft» Rosel ; quasdam apud Edevillam a Garnerio Glerico , octodcdm sextarios; et quandam apud Armeniamllam a Guilielmo dicto Gastebie ocio sextarios seminis continentes , de comrauni asseosu capi- . tuli nostri ad usum comitatis nostre disposuimus retinendas. Taiimodo scilicet quod procurator pictanciarum conventus quod duxinnis statuendum , singulis annis in festo Sancti Remigii très modios et dimidium bladi pro modiatione dictarum peciarum terre in orrcis nostris de Valeia percipFet , videlicet de blado Armeniarville sexdecira sextarios ; de blado Edeville octodecim sextarios et de blado de Moncellis oclo sextarios in usum dictarunà pictanciarum convertendos. Percipiet nichilominus idem procurator ad dictum terminum annualim quemdam modium in eisdem orreis de blado Armeniarville qui eisdem pictanciis anlea deputabatur pro patris et matris Johannis àe Spamone canonici nostri anniversario annis singulis celcbrando. Diclam vero summam bladi, scilicet quatuor modios et dimidium dictus procurator in predictis orreis seorsum reponet vel alibi quo ut melius videbitur expedire. In cujus rei tesliraonium et munimen presentem pagioam fecimus annotari et sigillorum nostrorum testimonio roborari. Actum anno domini millésime dncentesiino tricesimo septimo, mense raartio. »

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El ^8. — Jean de Loens, clerc, approuva la vente de ^tre setiers de terre labourable à Mantarvllie, Mie àacuvent de Saint- Jean par Raoul César, parent dudit Jean : f « Omnibus présentes litteras iospecturis Officialis archidiaconatus «risiensis salutem in domino. Noverint universi quod Jobanoes de oens, clericus, in nostra presenlia constitutus, venditionem terre piatuor sextarios seminis capientis apud Armentarvillam site in. larnotensi diocesi, quam vendilionem Radulfus César, cousan- ^neus dicti Johannis » fecerat abbati et conventui sancii Jokannii n Valleia Carnot. ratam babuit. Remittens.... In cujus rei testinoniuin présentes litteras sigillo nostro fecimus sigillari. Datura mno Domini M<^ CC<^ XXX<> octavo , in vigilia beati Andrée apostoli (1). »

1250. — Pierre Esprit et Christine, sa femme, vendirent aux 'religieux, abbé et couvent de Saint-Jean, pour la somme de cent sous chartrains, tous les droits qu'ils avaient et pouvaient avoir sur Une maison et un demi arpent de terre situés à Mantarville, tenant aux terres dudit abbé, et faisant partie de la censive du couvent :

c Universis présentes litteras inspeeturis Officialis curie Camotensis salutem in Domino. Noverint universi quod in nostra presentia constituti Petrus Espiritus et Crispina uxor ejus recognoverunt se vendidisse et nomine venditionis concessisse in perpetuum reli* giosis viHs abbati et conventui Sancti Johannis in Valleia Garnotensi quicquid habebant vel habere proterant in quadam domo et dimidio arpente terre sitis apud Armentarvillam^ terris contiguas dictorum abbatis et convenlus ex una parte , et hebergamento Johannis Dodu ex alia , in censiva ISancti Johannis de Valleia , pro centum solidis Carnotensium. Et promiserunt, etc. Datum anno Domini M» CC° quinquagesimo , mense octobri (2). »

1255. — Les religieux de Saint-Jean achetèrent encore de Durand, nommé Morchier de Mantarville, pour le prix de

(1) Orig. en parch. Archiv. d'Eure-et-Loir.

(2) Orig. en parch. Archiv. d'Eure-et-Loir.

huit livres cinq sous^ une pièce de terre iaboui^ble^ sitfeée à Ma&turviile et contenant quatre setlers :

€ Univcrsis présentes lifteras inspecluris Offîcialis Gamoteosis salutém in Domino. Noveritis quod in nostra presentia constitiitBS Durandus dictas Morchier de Mentarvilla vendidit et Domine ▼cndîtionis concessit ad usus et consuetudines Camotensîs, religiosis viris abbati et conventui de Valeia, pro octo librh et quioqBe solidis carnotensium, quandam peciam terre arabîHs quam idem Teaditor dicebat se babere moventem ex hereditate sua , silam apod Meniarvillam in dominio dictonim abbatis et conventus , capleotem, ut dicilur , quatuor sextariatas terre semeure , contiguam terris dietonim abbatis et conventus. .. Promitteos... etc. Datum annoSt»mini milesimo ducentesimo quinquagesimo quioto, mense marao(l}. »

1347. — € A tous ceux qui ces présentes lettres verronl Joucelin du ^ertuis^ bailli de Chartres^ salut : saichent toit que en la présence Jehan Bon-Lieu, clerc, tabellion jure nostre seigneur le Roy à Chartres, establi Guérin, chevalier, et Supplice, sa famé, demourani t Manterville, lesqaex de leurs bonnes volontez et d'un commun assentement el espécialemeni ladite Supplice 0 Taulorité, congié et assentement dudit Guérin, recongnurent et confessèrent eu avoir vendu, ottroyé, quitté, cessé et delessé dès mainte* , nant à touz jours, mes sans espérance de james rapeler ne venir en contre, à religieux hommes et honnestes l'abbé et couvent de Saint Jehan-en-Vallée-les-Chartres, à leurs saccesseurs et à ceux qui d'eux ont et auront cause ou temps advenir, tin hébergement qu'ils avaient assis à Manter^iUe, si comme il comporte et pourssiet en lonc et en le, en haut et en bas, tenant à Guillaume Briquet d'un couslé et à Lorete La Levie de l'autre cousté. De rechief dix et huit septiers de terre assis ou terroir de Manterville en plusieurs pièces; la première pièce contenant diz septiers, tenante la terre de Alipz la Mesnagière d'une part, et à la terre

(1) Orig, en parch. Arcbiv. d'Ëure^trLoir.

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-25â - Alips la ïexiëre d^amre pari; aboutant d'an boat au aie* min d*Amilet, et d'autre aux terres feu Michiau Camart. La seconde pièce, contenant trois septiers, tenant à la terre de ladite Mesnagière d'une part, et à la terre dudit GuillauDie Priquel, d'autre, abulant d'un bout aux terres desdits religieux, et de l'autre à la terre Mahé le baillif. La tierce pièce, contenant cinq septiers, tenant à la terre Regnault Bouvart d'une part, et à la terre Belon de Tours d'autre, abutant d'un bout au terroir de Garancières, et de l'autre bout à la terre Jeban Sauvage. Toutes les choses dessus clites, vendues sur le prix et l'estimation de deux muys shartrains» de grains et quarante soulz toumoys de rente i^haseun an, tous assis en la censive et seigneurie desdits religieux, et est tout meuvent du propre acquerrement iesdiz vendeurs, si comme ils disoient. Geste vente faite )our le prix et la somme de soixante et quinze livres tour^ lois, desquelz deniers dessusdiz les ditz vendeurs se tin- Irent à bien paiez en cinquante florins d'^or à l'escu que il m ont eus et receus des propres deniers de honorable lomme et discret maistre Symon de Saint-Cloust, chanoine m l'église Nostre-Dame de Chartres, lesquelz florins ledit naistre Symon avait lessiez et donnez en son testament ou lemière volonté à l'église de Saint-Jean-en-Vallée, en laquelle ï a esleu sa sépulture, pour acheter rente à fonder son annilersaire... Promettant... Renonçant... Obligeant... En tesnoing de ce, nous avons fait sceller ces lettres du scel de a châstellenie de Chartres. Ce fut fait l'an de grâce mil trois enz quarante et sept, le lundy après la Pentecoste (1). >

1353. — Les religieux de Saint -Jean avaient à Mantarille un moulin banal où les tenanciers de l'abbaye étaient bligés, à deux lieues à la ronde, de venir faire moudre ;ur grain. Une contestation s'éiant élevée à ce sujet entre ux et la comtesse d'Alençon et d'Etampes, le bailli 'Ëtampes pacifia ce différend ainsi qu'il suit :

(1) Orig. en paixh. Archiv. d'Eure-et-Loir.

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" « A tous ceux qui ces teilres veî*rdiit, Jètian D., baflU d1^«B)[)ô6 et de Gien, saTut. Sur ce qoe^ les rélîgieax, aM)é et cduren^ d^ Saint-Jekan-en-Vallée de Chartres s'e&toieut oemplains de ce que comme à cause de leur tneson de MàntarviUe soient et aient esté eu possession et sesine pesiblement et de si loue temps quMi n'est mémoire du contraire, d'avoir chevaux et autres bestes avecque charrette pour quérir moulture à leur moulin dudit lieu par les villes voisines, si comme environ deux lieues en tout ledit lieu de Mantarville, de fere queste aus diz lieux publiquement et notoirement en criant à haute voix : « Qui a à mùuldre! * Neantmoins de par madame la comtesse d'Âlençon et d'Estampes avait naguerez esté crié' à Estampes généralement <j[ue aucun ne fit queste de moulture en la comté d'Estampes pour mouldre à autres moulins que au moulin de madicte Bame à Estampes, sur peine de forfaire la moulture et les bestes ou b^te , en grand grief et préjudice et domma^ desdils Religieux et en les troublent et empescheht en ieor juste possession et sésine induement^ si comme ils dlsoieuL Requérant que, conformément à leur requête le cri fost rappelle et mis au néant, affîn que ils peussent user et jooif de leurs dictes possessions et sesines. Et sur ce eust esté commandé au Procureur de ma dicte Dame par les gens de son conseil que il se informast de ses chouses et nous rapportast l'information que faire en avoit, ad ce que par icell« nous feissions reson aux parties. Laquelle information feti 6t rapportée par devers nous, ycelle veue et diligemment examinée o grant délibération des saiges, le procureur d« madicte dame présent qui rien ne voult contredire contre l'information, il nous est apparu lesdlz Religieux avoir este et estre en possession et sesine de ladicte queste de si longtemps que n'est mémoire du contraire. Saichent tuit que « jours de bailliage qui furent à Estampes Van mil CGC. cinquante et trois, le samedi premier jour du moyè.de mars, déclàrasmes et avons déclaré que ce n'est pas notrt entente que pour ledit cri que l'on dit généralement avoir «té fet

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h possession des diz Religieux quant à la diele quieste, m ooiftme il est aocoustumé à user, sdt- en àtieune itàâtÉlèff^ empeschée ïie oceupée. Et le dit cri e» tant comme touèM les diz Religieux avons rappelle et mis à néant. Donné en tesmoingâ de ce sou* nostre scel en Tan et es jours desstis diz* Et pour greigneor, confirmation et congnoissarice y avons let mettre le scel de la chastellenie d*Ësiampes donné oomme dessus (i). »

1390. — Le moulin à vent de Mantarvilie, avec la maison d'habitation et ckiq seliers de terre situés auprès, étaient affermés pour quarante setiers par an :

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront Siinoti Bire, prévost d'Yenville, salut.

<f Saichent tuit que pardevant nous vindrerit en leurs personnes Brethaut Paquier et Jehan Paquier, son fîlz Taiziiè, lesquelzeulx deux assemblement et chacun pour le tout sans faire di\ision Fun de l'autre, recongnurent et coofeB*sèrent eulx avoir prins et retenu à droi», ferme et moîson de blé, de révèrent frère en Dieu Monsieur l'abé de Sainot Jehan- en-Vallée, mig molin à vent, appelle le molinde MttntwrviUe, à tenir dudit bailleur par les diz preneurs oU par ceux qui auront leur cause, du jour de la Sainct Remy pro^ chainement venant jusques à trois ans, aussy à prendre p«r les diz preneurs touz les profflz, yssues, revenues et esmolumens qui audit mohn pourront yssir ledit temps durant. C'est assavoir ce bail et amoisonnement fait pour le priz et la somme de quarente sextiers de blé, tel blé comme ledit molin pourra gangner, quelesdiz preneurs vendront et paieront audit bailleur pour chacun an de mois en mois pair égale portion. Et pour le deschie des meubles dudit mdin, lesdiz preneurs paieront par chacun an vingt souz tournois audit Monsieur Tabé. Et là ou aucunes des pièces du mefran dudit molin deschaira, ledit Monsieur Tabé fera venir

(i; Orig, en parch. Archiv. d'Eure-et-Loir.

ttierraii en place et tes preneurs les feront charpenler i monter. Et seront tenus lesdiz preneurs de quérir UHUk surplus comme toiles^ chaussures^ alichens^ fiseaux^va cbable et corbillons. Item, Monsieur Tabé baille aa$& preneurs la meson du molin avec cyiq sextiers de tem assis emprès ledit molin pour Taisement desdiz preneoR Duquel bail ainsi baillé^ comme dit est, lesdiz preneurs»! tindrent pour bien paiez par devers nous sans nulle fraoàj Promettant... etc. Obligeant... etc. Renonçant... à toat qui de droit ou de faict pourroit estre dit contre ces lel lesquelles nous avons faictes sceller du stel de ladite vosté d'Yenvilk, Donné l'an de grâce mil trois cens qi vint et diz^ le douziesme jour de juillet (1). >

1505, — Le fermage de ce moulin n'était plus quel vingt setiers de blé par an :

t Universis présentes litteras inspectons Offîcialis Ga salutem in Domino. Notum facimus quod in diiecti et fidelis i Augustin! Frecot, autoritate apostoÛcae public! curieque notarii pratici jurati oui quantum ad presens vel ut eiiam ad i fidem aâhibemus plenariam, commisimus et comraittimus nostras nec non et teslium infra scriptorum presentia constitulus Petrus Sam... cultor et parrochianus de Saim recognovit et legilime confessus fuit accepisse et retinuisseï fîrmam seu ad unam pensionem , a festo Nativitatis béate Virginis proxime venturo usque ad très annos inde sequeotes ( tinuos et complendos , a venerabili et religioso viro domno Jol le Roy , presbitero , priore Sancte Fidis Carnoiensis , unum i dinum ad venium ad molandum bladum euro suis pertino^ eidem tradenti spectans et pèrtinens, silum iti dicta parrodàêi Sainvilla , pro dicto molendino per eumdem accipieudo , uteo4l^ gaudendo , dicto tempore durante , pro firma seu pensione aul viginli sextariorum bladi mullure mensure dicti ioci de Sainx^ Datum anno Domini millesimo quingentesimo quinto, die Sabatiti

(1) Orig. en parch. — Archiv« d'Eure-et-Loir*

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ssima mensis Augiisti , astantibus Guillehno Jambot de Carnoto et illeto Guenes de MantarviUa (1), testibus ad premissa vocatis (2). j>

1543. — Le moulin de Monlarville était en si mauvais lat et de si minime produit^ que les chanoines de Saintsan réchangèrent avec le seigneur du Chesne pour dix 3tiers de terre :

c A tous ceulx qui ces présentes lettres verront, Michel e Champront, escuyer,.... bailly et cappitainede Chartres^ alut-: savoir faisons que... furent présens vénérables et regieuses personnes frères Claude Griset, prieur claustral^ lerlherand Campard, soubz prieur, René Le Feuvre, proareur de Saincte-Foy, Guillaume Penthon, prebre des tordes, Nicole Troellard, prebre, Robert, Claude Lambert, révost, Jehan Bignon, Michel Robert, Jehan Julien, curé .6 la Magdellaine, Jehan Leprince, Mathurin Le Conte et ehan Androu, prebres, Jehan deBordeaulx, soubz diacre, ehan Levint, Louys Thirault et Ëstienne La Chappelle, ous religieux profès en Yabbaye et monastère de Sainct ^ehan-en-VaUée-lez-Chartres , faisant et représentant la plus [rande et sayne partie des Relligieux faisans la communauté de ladicte abbaye, assemblez et congreigez en leur thappitre an son de la campaigne en la manière accoutu née pour consulter, traicter et adviser des négoces aires de ladite abbaye, d'une part; et noble homme ^ehan de Boullehart, chevallier, seigneur du C/*e5ng,f d'autre •ant audicl lieu du Chesne, paroisse de Saiv^vUdonXQz conmrt; lesquelles parties de leurs bpec par ces présentes font plurent et confessèrent avoii^fechanges , promesses, obsermtr'eux les eschange^oi's'ensuyent. C'est à savoir que les- ^ations et chouseàsans ledict couvent, cognoissent que le lits Relligieuxj.ément appelle le moulin de Manterville audit moulin vulgf*

.amille Guenéê de ManUrrille est eilée page SOO. (1) LaAg, en parch. — Archiv. d'Eure et-Lolr.

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-^258 — couvent appartenant; est de présent flè petit ptouffit et revenu tant à cause de ruyne et démolition es quter il est de présent , que pareillement à cause de ce que plusieurs des laboureurs et aultres demourantâ es villaiges circonvoisins dudit moullin ont délaissé de faire mouldre leurs bledz et grains et les portent el font porter es moulins des gentils hommes circonvoisins. Pareillement que pour reslablir, réparer et rémettre en estât deu icellui moullin , il faudrott et conviendroit exposer la somme de cent livres tournois on autre grosse somme de deniers^ ainsi queles ditz Relligieux faisans ledit couvent ont dit et rapporté... Pour le prouffit et utilité dudit couvent^ ont iceux Relligieulx baillé et délaissé par eschange dès maintenant à tous jours mays audit Messire Jehan Boullehart, à ses hoirs et ayans cause c'est à savoit ledit moullin appelle le moullin de Manterville , ses appartenances et dépendances, scitué en ùng septier de terre ou environ assis en la terre et seigneurie, de Sainville près U villaige de Manterville sur le chemin iandant de ManterviUe à Sainville,... Et ledit sieur Boullehart aux ditz Relligieux baille et délaisse... dix sepliers de terre en une ou plusieurs pièces, le plus commodément que faire se pourra...,. Lan TùW cinq cens quarante troys (1) p

1740. — Déclaration censuelle par les gagers de la fabri- ^**7^e d'Orlu pour messieurs les vénérables prieur et relli- ' gieuXjçA|. couvent de Sainl-Jean-en-Vallée-les-Chartres, sei- P^"^^ Ajifinlâ^hauts justiciers de Manlarville et autres lieux, a cause~déleûr>i9**«^j^^„^^^ ^antarvUle (2).

IV. — Petit-Sainville (leTS^^^^Cc lieu, situé à un kilomètre de Sainville, possédait aulreftjïiii|^^iiiie maladrerie dont nous avons parlé ci-dessus, page 43. ^iijl

Consistance territoriale, — L'ancienne divillteion topognphique de Sainville déjà citée, page 193, a éldlhpeu modî-

(1) Orig. en pai'cB. -^ Àrchiv. d'Edhé-et-Lbir. ^^ '

(2) Tit. de la fab. d'Orlu. ^L

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fiée par les tratàux da cadastre (pii otit'^été t&rthihés sui* le terrain en 1812 (1) et dont voici le résàitat î "y

Henares, Ares." Cent.,

Terres labourables. . . . 2,061

Bois taillis . 59

Jardins potagers. .... 12

Pâtures 1

Superficie des bâtiments. . 8

Total. . . 2,142 48 91

Celte situation a bien changé depuis cinquante ans. Lefe propriétés, plus disséminées qu'elles n'étaient aôeiennement; ne donnent cependant qu'une proportion de 1 parcelle 1/3 par hectare; elles sont cultivées avec plus de soin : chàoun force la terre à lui rapporter le plus possible. La culture des prairies artificielles a remplacé les jachères, et les pâ^ tures qui n'étaient que de mauvaises friches, ont été depuis le cadastre plantées en bois qui ont assez bien réussi.

Les registres de Tétat-civil de la paroisse de Sainville remontent à 1591; ils sont reliés et conservés avec soin danâ les archives communales, et renferment des notes curieuses et intéressantes pour l'histoire locale. Nous en avons déjà cité une concernant le hameau du Chesne; en voici dent autres.

Il paraît que l'hiver de 1776 fut extrêmement rigoureux, puisque le curé de Sainville en fait mention de cette manière :

« Cette année est encore remarquable par Thiver qui commença le 10 janvier et finit le 28. Le froid fut si furieux que le gibier mourut aux champs. Le 26, 27 et 28, le froid était tellernent entré dans les maisons, que la sueure du bois qui brûlait dans le feu, gelait au bout de la bûche sans tomber. — ^ Quœqne miserrima ML » Signé : Jouan, curé.

{i) La matrice cadastrale n*a été mise en recouvrement qu'en 181».

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Le registre de 1780 contient encore le fait suivant dont le curé Jouan fat témoin oculaire :

€ Le 4 juin de cette même année (1780)^ qui était no dimanche^ sur les trois heures après midi^ il viut une nuée d'orage terrible du vent du midi ^ qui donna un délage d'eaa sans causer grand dommage. Cette nuée à peine passée, il s'en leva une seconde de la haute galerne qui donna beancoup d'eau à Orsonville, Boulonville et Le Chêne, hameaox de cette paroisse. La grêle commença au village de Saioville, à quatre heures, et dura cinq minutes, sans eau, et continua trois quarts d'heure avec de l'eau. Les bleds étoient dans la plaine des Mamières et commençoient à éïHer; ils furent entièrement détruits, ainsy que les te^ roirs de Châtenay, VierviUe, Orlus et Ardelus, et les trois quarts de Menterville; les bleds se trouvèrent razés plus bas qu'ils ne le sont après la moisson.

> Environ quinze jours après ce fameux désastre^ on fat très-étonné de voir ces mêmes bleds entièrement perdus, redrageonner du pied et insensiblement reproduire un nouvel épi, en sorte qu'à la fia de juillet toute la plaine était parfaitement épiée, et les épis bien fleuris. Mais malheureusement la chaleur et le hâle furent excessifs; ils grillèrent ces épis trop tendres qui ne rapportèrent absolument rien. Je suis persuadé que si le temps fût venu favorable, on auroit encore recueili de celte seconde repouce deux setiers au septier. J'écris ce fâcheux événement pour servir à la postérité, ajOan qu'en pareille circonstance on ne se défie pas de la Providence qui peut nous être propice dans nos plus grands malheurs. — Quœque ego miserrima vidi et quorum pars magna fui, > — Signé : Jouan, curé.

La commune de Sainville, dépourvue d'eaux courantes, possède dans le bourg : divers puits dont trois sont communaux, d'une profondeur de 30 mètres; quatre mares et les fossés de la porte d'Élampes; -- à Boulonville deux puits et une mare; — à Mantarvilk, trois puits et une mare.

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SANTBUIL.

On connaît sur le territoire de Santeuil la contrée de la Pierre-Tournante et celle de la Grosse-Pierre. Ces mots rappellent évidemment l'existence de monuments celtiques qui ont dispara depuis un temps immémorial^ mais auxquels on peut attribuer l'origine du nom de Santeuil < Sen-TUia-k (le Champ des Druides), Nous avons donné ci-dessus (page 187) la signification du mot ^n; quant au second, tes noms Telia et Tilia désignaient encore au Moyen-Age un champ de terre ou de vigne , appelé Teille, t Modus agri vel vineù. > s

L'époque gavioise est caractérisée à Santeuil par des souterrains semblables à ceux que nous avons décrits à Garanclères et à Roinville. On y trouve aussi des traces de l'occupation romaine, ainsi qu'à Mongerville, Tun de ses hameaux.

Sous la pression ou la civilisation des conquérants^ l'origine gallo-romaine n'était pas si bien elfacée qu'il n'en demeurât des traces profondes dans les noms, les coutumes, les traditions et jusqu'aux noms de lieux qu'on aiïùbla du manteau latin. C'est ainsi que lors de l'établissement du christianisme dans les Gaules , c'est-à-dire au cinquième et au sixième siècle, nous voyons le nom primitif de Santeuil. devenir Sanciilium, mot contracté sans doute de Sancti Ilium (File du saint ou lieu consacré) (1). Cette étymologie semble justifiée : 1» par la situation de Santeuil sur une légère éminence entourée d'un vallon peu sensible aujourd'hui; 2» par une tradition portant que , dès l'époque mérovingienne, les familles opulentes de la Beauce avaient coutume de se faire inhumer à Santeuil. En effet, il y a vingt ans, on d découvert dans le jardin du presbytère des cercueils

(i; Illen (parva insula, petite lie.)

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en pierre calcaire^ blanche^ compacte et assez tendre, donfr une partie était revêtue à Textérieur d'une ciselure à sim« pies raies de trois lignes dé profondeur^ disposées en feoiUes de fougère. Ces cercueils très-rapprochés les unsdesautret! at eoraôia jtix||i-po^s» conteii&iQiil leg' o^a^meals d'uMi par«)ime et Quelquetois 4e plusieurs, l

: IjQ lu juillet lâi8> nous avons assisté à Tei^traetiôn àa f'tui de. ces cercueils; la dalle qui le recouvrait ayant étt enlevée avec précautions a permis de voir le squelette m tàer d'un personnage, ainsi que. la tète ^t les ossemenll 4*^ autre; il n'y avait à l'intérieur ni monnaie, pi autre abjètaqui eussent pu donner quelque indication sar répoqoj de cette sépulture, Les personnes qui ont trouvé plusieuii fois des tombeaux semblables à Santeuil^ nous ont aâsar n'avoir Jamais rencontré que des oâseménts. Ces cercueiû 9nt été fabriqués autre part qu'à Santeuii^ car il n'exisM sur son ^territoire ni dans les environs aucun» isarriài fournissant de pierre semblable. i

Le nom de cette paroisse et l'antique vénération dont elll était l'objet n'aura pas lieu de noiis étonner^ quand ol saura que Santeuil fut toujours une ville épncopaU, etqn'ai moment de la révolotion de 89^ l'évéque de Chartres étal encore geigneur spirituel et temporel de la seigneurie de Sm teuil. :

Ajoutons que^ suivant une tradition populaire ^ la cathè drale de Chartres payait à l'église de Santçuil^ comme à sol aînée ^ une redevance annuelle d'un denier d'argent et d'fi balai. On ignore l'origine de celte redevance, mais les pièca de monnaie et le balai étaient encore figurés aux angles dA vieux cadran de l'horloge qui tombait en ruines il y i 45 ans. « 1

f Et d'ailleurs nous ferons remarquer que, dans roriginei réglise de Santeuil avait été placée sous Je vocable de Sain\ Georges, martyr, qui vivait au IV« siècle. On sait que 1| culte de ce saint passa de l'église d'orient, où il avait coml mencé, en celle d'occident où il. .s'est, généralement r^épan*

dli J il y était (^taWi avant la fin du sixième' siècle , oommiB iipiffflt par tes écrils âç Gré^olf e de 'toofs. On ft mfo|be lieu de croire que le culte de saint Georges n'est.pfts d'im ë^gilalissenieiit mjalns^ncieB f}«JFrance qu'en Italie^ ^'itest yr^ que saiittte Çlotilde, fçmme du roi Clovis I«r, ait dressé Aes ;|utelsfn son n^m dès la fin dji cinquième siècle. Npas ^^BQ^s dû: n^e^lipnner le prieuré de Saini-Georges dans la commune de Roinville; nous avons encore la pommune ée Saint-Georges-siîr-Eure dans le, département d'Eure-et-Loir, et l'on compte en France 75 communes dont Saint-Georges ^rn^e la^ première partie du nom.

Un pouillè du diocèse, dressé vers 1250, range Téglise de Santeuil au nombre de celles qui appartenaient à l'évêque de. Chartres : ecclesie domini episcopi Camoiensis... Sanctolium : elle faisait partie de l'archidiaconé du Piilserais et du doyenné d* Anneau; elle avait pour patron saint Georges. Un autre ppuîllé de 1736 appelle cette paroisse SainUGeorgesde-Sanieuil; mais aujbuM'hui elle a pour patron saint Gilles dont la fête se célèlbre le. dimanche après le premier septembre. Ce changement de vocable avait déjà 'eu lieu en 1766, eoi^me le fait connaître une déclaration censuelie rendue à Tévêque de Chartres par la fabrique de l'église de Saint-Gilles de SanieuiL Nous donnerons tout de suite la description de cette église, pour ne plus y revenir.

Cet édifice est, en grande partie, du style roman de transition et forme un rectangle terminé par un chevet sexagonal; sa longueur, dans œuvre, est de 30 mètres, et sa largeur de 1^ 30.

Le sanctuaire et la tour sous laquelle est le chœur, sont construits en pierres taillées; la nef, quj paraît pliis moderne, est bâtie en maçonnerie ordinaire de moellon. Des pierres d'attente indiquent qu'elle devait être plus élevée et de même construction que la tour.

La sacristie , établie sur le côté ^ud du chœur, a 4 mètres gawr .5.ittètres 20; les cinq grandes fenêtres ogivales, .qui ['éclairaient autrefois, ont été boiic&ées en maçonneifiei ùa

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remarque à rextérieur de ces fenêtres plnskofs É qui soutiennent la saillie de Y ogive; Tune d'dtespH easquée.

I^es quatres fenêtres du chœur sont ogivales^ et edbi la nef^ plus petites et à plein cintre^ sont an six : elles sont garnies de verres blancs posés en petilsi zauges sur châssis de plomb ^ excepté celles dn ctevi Ton remarque quelques vitraux de conlenr.

Le sanctuaire et le chœur ont une voûte ogivale <m celle de la nef est cintrée en bois, dont les poutres son ^ parentes. -— On remarque les sculptures da bane-^( et de la chaire à prêcher; sur cette dernière on lit :

c Denis Paragot, curé de SanteuU, et Claude AUx, k Bonnet, gagers. Fet par tnoy Gromard, M. à A\ 1743. »

L'entrée de l'église^ placée à l'ouest^ est précédée II porche ou chapiteau ( i"^ 20 sur k^ 50) construit es ■ Qonnerie^ sous lequel existe une pierre tombale où ai gravés une croix, un contre et un soc de charme. —Ii bénitier est une pierre antique et presque brute ^ en foi de vase, ayant 90 centimètres de hauteur.

La tour, à peu près carrée (5» 20 sur 4 mèt.)^ esttn large en raison de sa hauteur, IS"» 70; eUe renferme m cloches :

Sur la grosse, on distingue encore le millésime de 161 mais son inscription est illisible.

Sur la moyenne on lit :

c Van i820y fat eu pour parrain M, Charles-Joui Drappier, curé de SanteuU et MoinvUle, mon fondaim âgé de 92 ans; et pour marraine dame Geneviève-Françm Grandet, veuve de M. Jacques Grandet, écuyer, seigna de Vauventrier, née Blin, qui m'ont nommée Barbe-^E2B viÈVE, et bénie par if. Legendre, curé de BeauviUkH M. Charles Julien BouoON, maire. » I

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La petite cloche porte cette inscription :

« Van 1817, fai été bénite par M. Charles-Joseph Drap- PIER, curé de Santeuil, fondateur (en cas que l'on me casse, qu'il en soit fait mention de siècle en siècle), et nommée Marie-Charlotte, par M. Charles-Julien Boudon, maire, et par dame Marie^Louise-Véronique Beaudouin, épouse de M. André Cintrât, adjoint, — Htissoh et Cancél, fondeurs. »

L'église était autrefois ôeinte d'une muraille très-épaisse, nomméeJS^^^ , ' comme à Sainyille, et qui était garnie de tours , dâBPrtrières et de barbacanes. On aperçoit encore quelques'^^tiges de ces fortifications qui ont été détruites vers 1793. Sous la partie de Féglise et de la place qui , rentoure , existent des souterrains dont on ignore aujourd'hui l'usage, et dont quelques-uns aboutissent, dit-on, au puits. Sous la place et près de Téglise, il y avait une chapelle, dont un ancien registre, qui a disparu, donnait la description; il n'en reste plus de traces aujourd'hui.

Les anciens documents -qui concernent Santeuil sont peu jQ ombreux; voici ceux que nous avons recueillis :

V. HOO. — Dans la charte de fondation du prieuré d' Anneau, nous avons cité Seguin et Ansol de Santeuil, • Seguinus et Ansoldus de SanctiuL »

1113-1418. — Sevin de Santeuil « Semnus de Sanctolio » figure comme témoin de la donation d'une partie de la terre ae Mantarville , faite à l'abbaye de Saint-Jean par les religieux de l'abbaye de Morigny.

1123. — Galeran, abbé de Saint-André, possédait à Santeuil un verger, comme nous l'avons dit à l'article de Manier ville, page 24^3. « Hœc conventio facta est apud Sanctolium fi virgulto domni Galerani, tune sancti Andreœ abbatis, »

' Nous avons aussi donné à l'article de Mondonville (page 76) e texte assez important d'une charte relative aux attribuions et- aux droits des prévôts laïques au XIII® siècle; en

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voici une autre que le Chapitre de N.-D. de Chartres avait à Santeuil :

€ Hodoaire^ prévôt de notre ville de Santeuil , a divers droits ci-après énoncés sur noire grange dudît lieu, du chef de Gila , sa femme, savoir : ledit prévôt a le droit de mettre dans notre dicte grange six mestiviers (moissonneurs) qni perçoivent, pour leur moisson, le neuvième muid de tons grains, blé, avoine et autres : estimé neuf livres. Plnsk droit de prendre dans ladite grange les grains tombés à terre avant le battage, et le déchet du blé après le vannage; durant tout le temps du battage, chaque mesUvierdoitaToii et prendre chaque semaine, une battue de paille telle que cinq mestiviers peuvent en lever sur six; le déchet et te cosses des vesces, des lentilles, et des pois : évalué % deux muids. Ledit préposé et sa femme perçoivent, de droit héréditaire, sur ladite grange, lorsqu'ils y viennent, leor nourriture en vin et viande, de chaque jour, soir et matin; le vendredi et le samedi, en œufs et en fromage, jusqu'à b lin du battage; plus deux boisseaux d'avoine pour son cheval : évalué quinze livres. De son côté, ledit préposé est tenn. au mois d'août, de quérir avec un cheval notre dîme que nous avons à Mongerville, à Moinville, à Barmai^ville et i Houville, et d'en justifier à nos sergents. »

1240. — « Hodaerius, prepositus ville nostre de Sanctalio.a parte Gile,.uxoris sue, in granchia nostra de Sanctolio habal. percepit et possedit , pacifiée et quiète , jure hereditario , et adhat quiète et pacifiée habet et percipit et possidet , singulis annis , « que inferius presentibus lilteris continentur. In primis ponit dicte prepositus in dicta granchia nostra sex mestivarios , qui percipia* in dicta granchia nonum niodium, pro mestiva sua, omnium blaèrum iam frumenti quara avene et aliorura : valet ix libras. Perafi et possidet dictus prepositus in dicta granchia terreas moncellona post pallam sine scopa/et gaspalium moncellorum ; et quamâlutrituratur in dicta granchia, in ibernagio quihbet raestivarius deM habere et percipere, qualibct septimana, unam ilagellatam sti»-

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minis, quaDtam quinque mestiTariorum possunt levare super sextum. Item percipit dictus prepositus retrogas palium et faeialium et le tueras, et le UntillaZf et k pesos : valet u ïnodios. A primo vero galina intrante predictam granehiam nostram . habent et percipient dieti prepositus et ejus uxor , jure hereditario , in dicta granchia nostra , qualibet die in mane et sero , comestionem suam in pane et vino et carnibus ; et diebus veneris ei sabbatis, oveis et caseis, usque ad fmem triturationis extrême , duoe innsselios avene , pro equo suo, CMmulato$ : valet xv libras. Dictus aut^n prepositus, •occasione predictorum, tenetur quulibet anno, toto tempore augusti, querere cum equo decimam nostram , quam babemus apud Mongervillam , Moienvillam et BremeviUam et Houvillam , et serviea* tibus qui sunt pro nobis monstrare (1)... »

4255. — Lubin de Santeuil, prêtre, qui devint chanoine de N.-D. de Chartres, avait dans cette ville une maison au cloître, vis-à-vis Téglise cathédrale : « Domos existentes in claustro , scilicet juxta domum domini Leohini de Sanctolio, canoniâ Camotensis, ex uno lattre, et ex alio latere ab oppositis ecclesiœ Camotensis (2). »

En 4276, il fut l'un des témoins de Tinvention de la châsse de saint Piat(3) dont le corps fut trouvé entier :

• Anoo Domini M» CC<> LXX® quinto , die jovis Cène , sccunda de intrante aprili , régnante Pbilippo rege Francorum , inventum fuit corpus beati Piati in capsa in qua antiquitus positum fuerat, adhuc conjunctum et indivisum... Testes : dominus Lsobinus de Sanctolio (4)... »

(1) Chart. eccl. Carn., fol. 33, verso. Bibl. impér. Cart. 43.

(2) Cart. N.-D., t. m, p. 63.

(S) Saint'Piatj né à Bénéveiit (Italie), accompagna Saint-Denis en ^aule et s'attira un grand nombre de disciples par son éloquence, sa ►iété et sa charilé. Il eut la tête tranchée vers 287, à Séclin, près de fournay. On l'honore comme martyr, principalement à Tournay et à ;iiartres , le i*"' octobre.

(4) Cart. N.'D,, tom. U, p. 199.

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Lubin de Santeuil mourut en 1299. Le nécrologe de Féglise cathédrale de Chartres mentionne les donations qu'il fil pour son anniversaire et celui de son frère Pierre, diacre et chanoine de N.-D. savoir : la moitié de la mairie de Soignôles (1) et 70 sous de rente annuelle paya"ble par lepréTôi de Santeuil :

« Ânniversarium Pétri , diaconi , et Leobini de Sanctolio presbiteri , fratrum , ad quod habebamus medietatem majorie de Sognoliis, et habebamus preterea lxx solides annui redditus per prepositum de Sanctolio (2). »

Le même nécrologe (page 151) nous donne d'autres détails sur Pierre et Lubin de Santeuil :

« Obiit Petrus de Sanctolio, diacpnus, Canonicus Camotensisei thesaurarius Pictaviensis, vir providus et discretus; mansuetes, largus , curialis , aifabilis et benignus ; qui dédit canonicis qui anmversario suo in ecclesia Carnotensi faciendo intererunt centum solkks qui sunt assignati in majoria de Coognoles cum sex modiis terre k particam vel circa, cum herbergamento et granchia et omnibus ac singulis aliis rébus ad diclam majoriam pertinentibus ; que acqoisierunt diclus Petrus et venerabilis vir Leobinus de Sanctolio, fratres, canonici Carnotenses... »

C'est peut-être de cette famille des Santeuil que sontissui deux poètes connus par les hymnes latines qu'ils ont composées à l'usage des églises : Claude de Santeuil, mort en 168|. et Jean-Baptiste, son frère, mort en 1697.

1390. — « Aveu et hommage rendu à Tévêque de Chartres par Robin de Fossemelart, écuyer, prévôt de Santeuil, i cause de la terre de Fossemelart, paroisse de Theu ville, el de ladite prévosté(3) »

1493. — « Recepte pour le compte de Tévesque de Chartres :

(1) Hameau de la corn, de Voves.

(3) Cart. de N.-D^, tom. m, p. 63.

(1) Afcm. de Guillaume Laisné, vol B. fol. lô. r«..

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» Du curé de Santeuil, 10 sous.

» De la disme des laines de Santeuil (dont révoque prend les deux parts et le curé le tiers), 9 livres.

» Des fermiers de la métairie de Santeuil, 3 muids de blé et 18 septiers d'avoine.

» Champarts et dismes de Santeuil, 18 muids, 2 setiers, 2 minois, 2 boisseaux de blé, et 9 muids, 1 septier, 1 minot, 1 boisseau d'avoine. »

1670-1721. — Un état des paroisses dépendant du département de TÉlection de Chartres nous fournit la notice suivante :

« Santeuil, appartenant à Monsieur TEvesque de Char- Ires ; il y a justice haulte et basse relevant à la chambre épiscopale.

» Plus au hameau de Barbainville , (1) paroisse dudit Santeuil, appartenant à M. Hême, prieur de Boisville; il y a justice haulte et basse relevant audict Boisville-la-Saint- Père. »

1713 — Déclaration par la fabrique de Santeuil au notaire de la chambre épiscopale pour Monseigneur Charles-François de Monslier de Mérinville, évesque de Chartres, seigneur spirituel et temporel de la terre et seigneurie de Santeuil.

• 1766 — Devant Pierre Bauchet, notaire royal à Boisvillela-Saint-Père, y demeurant, et notaire tabelUoa de la seigneurie de Santeuil, déclaration censuelle est rendue par la fabrique de Saint-Gilles-de-SanteuUy à Monseigneur Pierre- Augustin Bernardin de Rosset de Fleury, évêque de Chartres, conseiller du Roy en ses conseils, premier aumônier

(1) En 1855 ce hameau a été distrait de Santeuil et réuni à la commune de Moinville-la-Jeulin. Il se trouvait, en effet, à 3200 mètres de Santeuil, tandis que ses habitations sont contiguês à celles de Moinville.

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de la Reine, seigneur spirituel et temporel de la Seigneurie de Santeuil et dépendances , à cause de divers héritages au nombre desquels nous trouvons :

« Une maison manable, servant de presbitaire et de logement au sieur Curé, consistant en deux chambres à feu; vestibule entre deux, petit cabinet et petite chambre froide atenant la cuisine, deux granges au bout de la dite cuisine et autres bâtiments servant de fournil, deux petites chambres au bout d'iceluy, écurie, étable à vaches et poulaillier, cour au millieu, le tout en un tenant, petite et grande porte • pour entrer dans la dite cour, juxte de toute parts la rue de Santeuil à aller à Manchainville. »

Les terres labourables énoncent entre autres champtiers: ceux des Fourches, du Moulin-Brûlé , de la Fosse Brûlée, le clos de Monseigneur évoque, le chemin qui conduit à la Marre dit de kt Croix-du-Trône. n

1777. — Un état' dressé pour la perception des tailles dans les paroisses du département de l'élection de Chartres nous donne la consistance territoriale de Santeuil à cette époque:

« Santeuil. 4 lieues du chef-lieu et 2 de la rivière ; — 73 feux; — 1800 septiers de terre (80 perches au setier); — 1 moulin à vent. — Seigneur, M. l'Évêque de Chartres. >

En regard de cette situation, voici celle que nous fournil la matrice cadastrale, d'après les opérations terminées^ en 1813 :

faect. ares cent.

Terres labourables 978 23 U

BoistailUs « 94 40

Jardins potagers 6 76 57

Superficie des bâtiments ... 3 21 74

Total 989 15 85

Population. — Les registres de l'état civil de Santeuil ne remontent qu'à 1720. Depuis celte époque jusqu'à 1733, ils

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désignent la paroisse sous le nom de Santueil; ce n'est qu'à partir de celte dernière année qu'elle est appelée SanteuiL

Au XIII* siècle on y comptait. . . 140 paroissiens

En 1 738 le nombre des communiants était de 230 —

En 1777, il y avait 73 feux, soit . . 219 habitants

Les recensements généraux lui donnent :

En 1816 310 habitants.

En 1836. 309 -

En 1846 300 —

Ce dernier chiffre se répartit ainsi qu'il suit; entre le cheflieu de la commune et les hameaux qui en dépendent :

Maisons. Ménages. Habitants.

Santeuil 49 52 209

Manchainville 19 20 72

Mongerville 1 1 . 6

La Maisonnette (1) 1 1 6

La Station (2) 1 1 5

Totaux. . . 71 75 297

L — Manchainville. — Ce hameau, situé à l'est et à 1,600 mètres de Santpuil, est mentionne dès le XII^ siècle. Au nombre des acquisitions que fit Pierre de Mincy (3), évêque de Chartres, nous trouvons qu'il possédait dix arpents de terre labourable à Manchainville : « Hec acquisivit Petrus episcopus.,. Apud Manchainvillam , X arpenta terre semeure (4). » Le fief de Manchainville était vassal d' Anneau.

(1) Habitation de poseur au chemin de fer.

(2) Station du chemin de kr d'Orléans. — Ligne de Vendôme à Tours.

(3) Ce prélat siégea de 1260 à 1273.

(4) Cart. de Saint-Père, Fouillé, CCCV.

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II. — MONGERViLLE. — Ancien fief, vassal de Santeuil , est situé à 250 mètres au sud-est de cette commune sur le chemin vicinal qui conduit à Santeuil, et tout à {proximité de l'ancienne voie dite des Mathurins. C'était autrefois une localité plus importante, si Ton en juge par les traces considérables de constructions que Ton remarque sur une grande étendue aux environs des deux maisons qui restent aujourd'hui. A droite et à gauche du chemin vicinal il existe sous le sol plusieurs caves et puits ayant appartenu aux diverses maisons détruites : des restes de fondations de tourelles attestent Tancienne existence d'un Château qui a subi le même sort que les habitations voisines. Ce château était sans doute une de ces villa ou maisons de plaisance appelées au moyen âge Mont-joye, et que les seigneurs élevaient sur une motte de terre naturelle ou factice : Mongerius ( Monticulus, Gall. Mont'Joye). Nous retrouvons cette étymologie dans les anciens noms de Mongerville < Mungerii-Villa , Mongervilla. j>

L'inspection des lieux a fait reconnaître que ce village a été détruit par le feu, mais à quelle époque et dans quelle circonstance, rien ne vient l'indiquer. Les monnaies diverses qu'on y a trouvées à différentes époques auraient pu jeter quelque lumière sur cette question, mais nous n'avons pu nous en procurer aucune; ceux qui les ont trouvées les ont vendues à des Juifs qui parcourent souvent ces contrées . si riches en ruines gallo-romaines.

Les Cartulaires de Saint-Jean et de Saint-Père mentionnent souvent les seigneurs de Mongerville, au nombre des témoins :

Ante an. 1061-1077. — Ansoldus de Mungerii Villa,

— • 1080. — Ansoldus de Mungeri Villa. 1090-1116. — Joscelinus de Mongeri Villa. Vers 1100. — Ansoldus de Mongervilla.

Ante an. 1103. — Ansoldus de Mungeri VUla,

Vers le môme temps, Hildegarde, femme d'Ansold de MongervUle, étant sur le point de mourir, donna aux religieux de Saint-Père la terre qu'elle avait à Moinville, que son premier mari Raoul, siu*nommé Bigot, avait achetée et lui avait donnée en propre pour en faire ce qu'elle voudrait. Ce fut fait du consentement de Payen de Mongerville, d'Adelle sa femme, de son fils et de ses filles, et de Hugues, vicomte de Châteaudun, seigneur dominant :

c ... Hildegardis, uxor Ansoldi de AJongeri Villa, cum moreretur, . reliquit nobls in elemosiDa terram quam habebat apud Moenvillam , quam vir sjius prior Radulfus, qui cognominatus est Bigotus, emerat atque ei propriam ad quicquid vellet faciendum dederat. Et Paganus de Mongeri Villa nobis eam concessit ipse et uxor ejus Adelais , et filii ejus ômnes et filie , et Hugo vicecomes Castridunensis> qui supremus dominus erat et pro eadem re dedimus ei LX solidos ...»

Nous trouvons ensuite Gosselin et Guillaume de Mongerville :

1101-1124. — Goscelinus de Mongeri-VUla.

1130-1150. -- Goscelinus de Mongeri-VUla. 1131-lUl. — Wilellmus de Mongervilla.

1233. — Goscelinus de Mongervilla,,

On a vu ci-dessus, page 266 qu'en 1240, le chapitre de 'N.-D. de Chartres percevait la dîme à Mongerville.

1300. — Le Chapitre de Chartres avait encore à Mongerville, sur les confins de la prévôté de Nogent-lePhaye et de la prébende de Champseru, vingt setiers d'avoine à prendre sur les Oublies, vingt poules et 30 sous de cens :

« Apud Mongervillam , in parrochia de Sanctolio , in métis prepositure Nogenti-Fisci et prébende dAmpi-Serruci , habet Capitulus XX sext. avene de oblitis ad mensuram CarnoteoseDi , et xx gallinas

(1) Cart. de Saint-Père . pag. 425

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etXXX sol. census fiuper.... dicte ville; que omnia debent nèà apud Garaotum et pertinent anniversario Johannis episeopi (1). i

Les titres de Josaphat énoncent différents droits et possessions qiie les religieux de cette abbaye avaient à Mongerville :

€ Au Cartulâire B, fol. 46, chap. 107, se trouve la copii d'une lettre de Guillaume , archevesque de Sens, légat di Saint-Siège, qui atteste que, en sa présence, Renaut Mongerville a donné à l'église de Josaphat an miaid de graii à prendre annuellement sur les champarts de Mongerville.

Fol. 79. — Le même Renaut fit don à Josaphat de toa ce qu'il avait à Mongerville tant en argent qu'en revenu di grains et avoine , avec une demie bovée (2) de terre : amortit lesdits biens , du consentement de ses frères doi ils relevaient en fief; pourquoi les religieux leur donnèreni 30 livres. »

1680. — Un aveu rendu au Roy par messire Charles de Hallot, chevalier, seigneur de l'Elourville , comprend : < les cens et champarts de Mongerville , dont il en appartient audii seigneur la moitié, et l'autre moitié aux sieurs abbé et religieux de Josaphat-les-Chartres, à cause de leur seiffnevrU de Mongerville. Les dites terres contenant 161 setiers nn minot chargés envers lesdits sieurs de rËtourville et abbé de Josaphat, au prix de 5 deniers de cens par chaque setier... »

En 1685, les religieux affermaient leur moitié des droits de champart pour 10 setiers de blé méteil mitoyen.

Un bail de bans, passé en 1709, porte que le droit de champart ci-d#ssùs est affermé pour la somme de 101 livres la première année, et un muid de blé méteil, pendant les

(d) Cartttl. de N.-»., tom. II, p. 331.

(â) La bovée contenait autant de terre qu'un bœuf ou une paire de bœufs peuvent labourer par an. — 18 hectares 70 ares.

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cinq autres années, plus 20 sous d'argent pour tenir lieu de faisances. *

Suivant un bail de 1749, la redevance est fixée à 13 setiers de blé champarl et 4 minots d'avoine. Il est dit que les champarts de Mongerville, paroisse de Santeuil, appartiennent par moitié à M. l'abbé de Josaphat et à M. d'Arbouville, seigneur d'Ymonville.

Le territoire de Santeuil est limité par ceux des communes suivantes : au nord, Voise et Saint- Léger -des- Aubées; à Test, Denonville et Ouarville; au sud, Ouarville et Moinville-la-Jeulin; à l'ouest, Moinville-la-Jèulin et Voise.

Le sol, calcaire marneux, entièrement uni, est cultivé sur tous les points. Il n'y a point d'eaux courantes; des puits, de 27 mètres de profondeur, dont un est situé sur la place près de l'église, et deux mares servent aux besoins des habitants et des bestiaux. Les hameaux de Manchainville et de Mongerville ne sont pas plus avantagés.

Santeuil est un pays de grande culture; les parcelles ne présentent qu'une proportion de 2/3 par hectare. Sa distance de Chartres est de 20 kilomètres; Auneau, son cheflieu de canton et bureau de poste, se trouvée 10 kilomètres.

La route départementale n° 7 de Chartres à Angerville, qui traverse Santeuil, sert de chemin vicinal pour aller à Francourville et à Ouarville.

Sur cette route , à la sortie nord du village , s'embranche le chemin vicinal de grande communication de Boisville et Santeuil à Dourdan par Auneau : il sert de chemin vicinal pour se rendre à Saint-Léger-des-Aubées,

D'autres chemins vicinaux conduisent à Manchainville, à Denonville, à la Chapelle-d'Aunainville par Chauvilliers, à Réclainville par Ansonville, à Boisville-la-Saint-Père , àBarbainville, à Moinville-la-Jeulin, à Béville-le-Comte et a Mongerville.

UMPEAU.

Cette petite cotnmane, située dans la plaine à un kilomètre de la roule impériale n® 188 de Paris à Chartres, se compose du bourg d'Umpeau et du hameau de Brez : elle est à 15 kil. de Chartres^ 8 kilom. d'Auneau et 6 kilom. de Gallardon^ son bureau de poste. Quel fut son nom soos l'occupation romaine? Rien ne l'indique; mais les conquérants des Gaules y ont laissé des traces encore apparentes de leur long séjour. i

Dans les contrées des Gronachères {\) et des Grandes Friches (section B), on rencontre des substructions antiques occupant un vaste espace de terrain; un sol noirci par l'incendie et par une longue occupation restitue^ quand on le fouille, des débris nombreux de tuiles plates à rebords, de grosses tuiles creuses et de tessons de poterie : on y a trouvé quelques monnaies romaines, des clefs antiques et divers ustensiles qui ont été dispersés,

Umpeau figure dans les anciennes chartes sous les noms de : Unus Pilus, Unus Pillus, Unpeil, Ungpeau. Dans l'origine ce n'était qu'une taverne, une station — Pila — sur le chemin qui conduisait à Brez, autrefois principale agglomération des habitants, et dont nous parlerons plus loin. Son nom lui venait d'une petite pièce de terre appelée Peille, où elle était située; c'était l'endroit où l'on acquittait le péage sur la chaussée nommée Pila (Agger, moles, via strata). Nous retrouverons ce lieu en 1597 , désigné sous le noua de : la Croix dou Pierge (du Péage).

Ce chemin ferré n'était autre qu'une partie de l'ancienne

(1) Au Moyen-Age, on appelait Groe et Groye — Groa — • un champ on un lieu entouré de buissons ou de haies plessées (entrelacées) : le même mot désignait un champ inculte ou remplacement d'habitations en raines, nommé aussi Grohan.

oie romaine de Béville à Gallardon, sur le bord de laquelle xistait une maladrerie, et dont les restes sont enfouis sous j sol. Les registres des contrats du Chapitre de Chartres lentionnent la maladrerie d'Ungpeau en 1469 : la contrée ù elle était située en a conservé le nom.

1139. — Robert dTmpeau figure comme témoin d'une •ansaction passée entre les religieux de Saint-Père et Uron de Meslay, qui prétendait que les hommes de Meslay taient tenus d'acquitter le péage. C'est l'un des plus anens exemples que nous ayons rencontrés dans nos chartes 3 l'enquête dite par turhe, sur une coutume en litige : Huic concessioni interfuerunt.., Robertm de Uno-Pito^i). »

1149-1155. — Goslin, évêque de Chartres, termina le fférend qui s'était élevé entre les chanoines de l'église .-D. de Chartres et Raoul, prévôt de Nogent-le-Phaye , au jet des Oublies. Cette redevance qui avait pour origine les ►lations ou offrandes de pains faites par les fidèles pour le rvice divin, et qui, par une substitution du droit séculier droit ecclésiastique, indiquait une prestation de pains par '> vassaux à leurs seigneurs, à certains jours désignés, t convertie généralement, aux XI^ et XII^ siècles, en une ite en argent ou en grains, calculée par arpent :

E ... Ego Goslenus, Dei gracia, Carnotensis episcopus,... poste- Lti notum relinquo fratres nostros ecclesie Carnotensis concano- 5S pênes nos deposuisse clamorera adversus Radulfum, prepotm de Nogento , super oblitis agripennorum de culturis que apud um-Pilum sunt, asserentes eas de proprietate debere esse capi- , juxta ejus pactionis inodum quam cum eis inivimus, tempore • preposituram de Nogento habebamus. Proinde memoratus Rafus , nostra sollicitatus prece, eas oblitas Capitula quietas dimisit, rursus a Capitulo sibi , prece nostra , obtento quod dum prep'oçiim illam teneret, oblitas sub nomine precarie haberet; cum > decederet, seu quovis alio modo eam dimitteret, oblite ad

i ) CartuL de N.-D., tom. !«', pag. 148.

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ph^prietatem Gapitoti quiète et sine reclamatioiie redirent. C<mb^ sitione îtaqoe , Gommuni ulriusqiie partis nssensti , in eum oui îaiciâi» decanum pro toto Capitulo exinde inveslivimus, a ^a éeinceps antedictus Radulfus, tanquain de precaria , fuit iavesblE. Et est insuper adneetendum quod, ad recognitionem sui juris. statuimus eos inde pro unoquoque agripenno quatuor deoarios k censu habituros , nec non et jura parochialia , panes videlicet t camlelas (1)..\ »

1189. — Simon de Chelles vend aux Lépreux de Beaulie: six seliers de terre à Umpeau, pour la somme de 17 livifc chartraiaes :

< Beginakias Dei gratia Carnotensis episcopus omnibus ad qw litière iste pervenerint, salutem in Domino. Noverit universite vestra Symonem de Scala vendidisse in presentia nostra domui «i fratribus de Bello-Loco terram ad Unum-Pilum que suflicit ad sa sextaries annone serainandos , pro decem et octo libris Carnoteas.. assensu- Ercmburgis, uxoris predicti militis, ad cujus dolalicios terra predicta pertinebat, siquidem predictis fratribus super li« generetur dispendium vel jaclura, hoc tara scripto quam sigilk nostro fecimus communiri. Dalum anno gratie M» G** LXXX» noDo, mense marcio (2)... »

Nous avons déjà eu plusieurs fois Toccasion de parler de symboles d'investiture au Moyen-Age; en voici un autre da XlIIe siècle. C'est un couteau dont notre confrère, M. A. Lecocq, a publié le dessin dans les mémoires de la Société Archéologique d'Eure-et-Loir (lom. lU, p. 135.) Ce eoateau porte de hauteur totale 184 millimètres; la lame a fOî millimètres de hauteur^t 25 millimètres de largeur; le haaî de cette lame est coupé horizontalement; à droite est on trou foré pour servir à attacher le litre; le manche estd* bois et virole île fer par le haut, la soie de la lance pasrf dans toute la longueur de ce manche; elle est rivée à il partie inférieure. ^

(1) Cart. de N.-D., tom. l«r, p. 154.

(â) Charl. orig. aux archiv. cl'Ëure-et*Loir.

À ee ôoateâii est aUaehé un parchei&m coatenant la dO" natioa Mie à Féglise de CbartFes^ par Begnauld^ arehidiacre de Blois et de cette église^ de trois sols de cens à prendre annueilemeort sur douze arpents de terre assis à. Umpeau , francs et quittes de tous droits seigneuriaux. Voici le texte de cette libéralité qui fut approuvée par Aubertde Denonville, chevalier, duquel ladite terre relevait en ûef :

1 194-1 20:iJ. — « Dominus... Blesensis archidiaconus XII agripennos terre, apud Unum-PHum acquisitos, domino Auberto de Danunvilla, milite, ad cujus feodum terra condara pertinebat, hoe laudante et approbante, et terram ipsam a feodo et omni obnoxietate qûitante , dominio et patrocinio ecclesie Béate Marie Garnotensis io perpetuura appUcuit et ascripsit, censu trium solidorum turonensium eidem ecclesie pro dicta terra annuatim sohendo, ita quod idem archidiaconus cuilibet post se, tam clerico quam laico, conferre poterit et relinquere eandem terram eodem nomine et sub eodem censu possidendam, et dictum censum ad anniversarium vel alium usum quando voluerit, assignabit. Hujus doni signum est et memoriale cuUcllus iste a prefato arciiidiacono super altare béate Marie oblatus (1)... »

1225. — Richard d'Umpeau vend aux Lépreux de Beaulieu trois setiers et mine de terre, situés entre le chemin de Chartres et €hampséru, moyennant le prix principal de 13 livres 10 sous chartrains et 12 deniers de cens annuel. Cette vente fut approuvée par Aubert d*Eclimont, chevalier, de qui ladite terre relevait en fief :

a Ego Aubertus de Escliraonte, miles, notum facio universis présentes litteras inspecturis quod Ricardusde Unpeilj dictuscognomine miles, vendidit leprosis de Bello-Loco quandam terram très sextarios et unam minam de semeure contineatem inter Clieminum Carnoli et Gbampseru sitam , de consensu Petronille uxoris sue et heredum suorum necnon et Gaufridi Lamberti de quo dictam terram

(1) Manus. de la Bibl. impér. fonds de Gaigaières, ia-fol> (a^ bl8ô).

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tenebat, et assensu uxoris dicti Gaufridi et heredum suonim, pro tredecim libris et decem solidis Carnotensis monete. Tali cooditiou qqod dicti Leprosi reddeot supradicto Gauirido vel ipsius heredibos duodecim denarios censuales aniiuatim in festo beati Remigii persolvendos. la cujus rei noticiam et testimonium ego de cujus feodo predicta terra movet, ad petitionem utriusque partis, présentes lilteras sigilli mei munimioe roboravi, et manu cepi garantizart vendicionem prediclam. Actum anno gracie millesimo ducenteàmo vicesimo quinto, mense Aprili (1)... >

1282. — Léger de jMonceaux-Saint-Jean et Jehanne, sa femme vendent aux Lépreux de Beaulieu le fief Bursaut^ moyennant trente sous, trois mines de blé; ils reconnaissent en outre devoir aux dits lépreux 7 deniers et obole de cens annuel pour cinq mines de terre ou environ dont ie dit fief était chargé :

« Universis présentes litteras inspecturis Officialis Carnotensis salutem in Domino. Noveritis quod in nostra presenlia conslituti Leodegarius de Moncellis et Johanna ejus uxor , de communi auctoritate et assensu eorumdem , confessi sunt se vendidisse et noroine venditionis concessisse Priori et fratribus Belli-Loci leprosorum Carnotensium, pro triginta solidis et tribus minis bladi... quoddam feodum qui dicilur Burserius,,., et septem denarios et obolum Garnotenses quos dicti Leodegarius et ejus uxor et eorum beredes amodo reddent et reddere tenebautur dictis priori et fratribus vel eorum mandate in crastino die nativitatis «Domini singulis annis nomine annui redditus sive census, pro quinque minis terre vel drca sitis in dicto fedo vendito, moventes ex hereditate dicte Johanne, ut 1 dicebat... Datum anno Domini*millesimo ducentesimo octingentesifflo secundo, mense martio (2)... > '

1287. — Les Lépreux de Beaulieu achetèrent aussi de Yves, dit Graffin, tavernier breton, un setier et mine de j terre labourable ou environ, situé au terroir d'Umpeau, I

(1) Chart. orjg. aux archiv. d'Eure-et-Loir. 1

(2) Orig. aux archiv. d'Eure-el-Loir. ^

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;)roche le chemin par lequel on va d'Umpeau à Monceaux- 5aînt-Jean, entre la terre desdits Lépreux, d'une part, et a terre du curé de Téglise d'Umpeau, d'autre part, moyenlant six livres chartraines : .

« Noveritis quod Yvo dictus Graffin , tabernarius brito, et Aalesis, ïjus uxor , confessi sunt se vendidisse et nomine veiiditionis conîessisse , ad usus et consuetudines Caniotenses , viris religiosis raa- ;istro seu priori et fratribus Belli-Loci Leprosorum Garnotensium , )ro pretio sex libris carnotens... unum sextarium terre semeure. rèl circa et dimidiam minam... situra in territorio de Uno-Pilo ipud Moncellum-Sancti-Johannis ^ videlicet inter terram dictorura ^rioris et fratrum ex una parte et terram rectoris ecdesie de Uno^ ^ilo ex altéra, in censiva dictorum Prions et fratrum... Datum inno Domini M^ CC^ octogentesimo septimo , die indictionis post lominicam qua cantatur Quasimodo (ij... »

1293. — Philippe d'Umpeau possédait une terre voisine le celle que Philippe de Villiers vendit à Tabbaye de Jaint-Chgron : « Juxta terram Philippi de Uno-Pillo (2). »

1300. — Le Chapitre de Notre-Dame de Chartres avait à Jmpeau, dans la prébende de Charapseru, 14 sous de rente innuelle et perpétuelle sur l'église du lieu, et que le curé ai rendait pour l'autelage (3) de la dite église; plus 6 setiers le blé et 4 setiers d'avoine sur la dite église à rendre, par e curé d'Umpeau, chaque année; le tout destiné à Tanniersaire de Guillaume de Espaillarl., en son vivant chanoine le Chartres.

(1) Chart. orig. aux archiv. d'Eure-et-Loir.

(2) Archiv. d'Eure-et-Loir, fonds de Saint-Cheron.

(3) Sous le mot Autelaige^ Ton désignait tout ce qui provenait à autel ou à Téglîse, des champs, des vignes, des prés, des cens et es offrandes journalières :

Altalagium — • quidquid obvenit Altarisen Ecclesiae, tara ex agris, ineis, pratis, censibus, etc. quam ex quotidianis oblationibus. — ^ Gang. Gloss,

Plus un arpent de pré ou environ , situé auprès des vigm d'Umpeau, lequel vaut présentement 25 sous et appartient à Tanniversaire de Regnault, évesque de Chartres. .

Plus 7 muids et 10 setiers d'avoine pour les oublies i prendre sur les terres d'Umpeau, et que le maire du lien devait rendre au petit Loens.

Plus 3 mines de terre en deux pièces , confisquées sur h femme de Laurent Guimond, et chargées de la dîme^di champart et d'une obole parisis de cens :

« Apud Unum-Pilum , in prebenda Carapi-Serruci , habct cajé tulum xiin sol. annui et perpetui redditus super ecclesiam loci, pff presbiterum , pro allalagio ipsius ecclesie , qui pertinent matutinis: item super dictam ecclesiara vi sext. bladi et iiii sext. avene ai valorem tercii pretii Loenii , reddendum quolibet anno per presbiterum loci ad Decollationcm beati Johauni s Baptiste ; et perùfldt anniversario Guillelmi de Espaillart , quondam canonici Carnolensê.

» Item apud Unum-Pilurii habet eapitulura unum pratum contiïiens circa unum arpenhim, situm juxta vineas Unius-Pili; ^ valet ad presens xxv sol., et pcrlinet anniversario Raginali^j episcofi

T> Item apud Unum-Pilum habet Capilulum vu mod. x sexî. avene pro oblitis super terris dicte ville , qui debent reddi in parw Loenio , et tenelur major loci facere reddi ; que avena pertinet bbtutinis.

» Item apud Unum-Pilum habet Capitulum , de forefacto maà Laurèntii Guimondi, ni minas terre in duabus peciis. Una miu débet decimam et campipartagium et oboîum parisiensem census.tî unum sext. débet èecimara numeratam ; que terra pertinet ad pamB compolum. »

Umpeau payait au Chapitre de Chartres 7 livres 10 sotf pour la taille :

€ UnuS'PUus de tallia VU lib. X sol. »>

Dans la métairie de Champseru, y compris UmpeaaeJ Brez, outre la dîme, la laine, les pâtures, le cens ettrofi sous dus par le curé de Champseru, les trois prébendti payaient au chapitre pour les légumes et la vesce 6 tivrei

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il sous 6 deniers; pour la prévôté 47 livres 6 sous 2 deniers; pour la dîme du vin 10 livres, et 40 sous pour les ehamparts. Les batteurs de la grange de Champseru avaient les pailles et les menus fourrages des orges, des fèves, des pois et des lentilles :

« In majoria Caiiipi-Seruci , cum Uno-Pilo et Brayaco, com décima, lana et pastilwis, cum tribus solidis quos débet presbiter Carapi-Seruci... reddunt pro legumine et vecia v lib. xvil sol. VI den., et pro prepositura xvii lib. vi sol. ii den.; pro décima vini X lib., et XL sol. pro campipartagiis Campi-Seruci pro parte maioris... et propter hoc habent trituratores eraptos a majore et ordeadum , fabacium , pisacium , lenticiliarum stramina minuta et paleas de granchia Campi-Seruci. >

Le Nécrologe de l'église cathédrale de Chartres nous fournit encore d'autres documents sur différentes possessions du Chapitre à Umpeau, Savoir :

Ante a. 1150. — Un pré acheté par Milon de Garnay, diacre et chanoine de Chartres, accensé pour 25- sous destinés à son anniversaire :

« Anniversarium Milonis de Garneyo , canonici dyaconi , qui émit quoddam pratum apud Unum-Pilumy quod dédit ad censum XXV solidonim in ejus anniversarium in augmentum , cum justicia et vendis. »

Ant. a. 1250. — Guillaume, surnommé Chapelain, prêtre chanoine de l'église Notre-Dame de Chartres, avait acquis à Umpeau une terre labourable contenant environ dix setiers, que le Chapitre de Chartres amodia au curé d'Umpeau pour 6 setiers d'avoine de blé et 4 setiers d'avoine chaque année:

<r Obiit GuiHclraus, dictus Capellanus, presbiter canonicus Beata?- Mariâe Carnotensis, qui adquisiyit ad Unum-Pilum terram circa X sextarios seminis contùientem , quam terram Capitulum Garaotense tradidit ad raodiatlonem presbitero de Uno-Pilo pro vi annone et un sextariis avene >

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1313. — Messire Simon Fétu de Fontainebleau, d'abon chanoine et archidiacre de Vendôme dans Téglise de Char très, ensuite évêque de Meaux(l), fit plusieurs donations; Notre-Dame de Chartres, au nombre desquelles figurent im hébergement avec deux arpents de vignes derrière, fl plusieurs pièces de terre situées à Bray; le tout avait 6i acheté par Jehan de Bray, écuyer. Plus, à Umpeau, un hé bergement, un demi-arpent de vigne et ueuf seliers é terre, tenus en précaire par le chanoine Richard defli neuze, pour 50 sous payables chaque année :

« Obiit bon» memoriae reverendus quondam in Christo paia dominus Symon Festuce de Fontebluaudi , quondam canonicus « archidiaconus Vindocensis in ecclesia ista Carnotensi, postmoda Meldensis episcopns, qui dédit... pro anniversario suo faciesè centum soiidos annui redditus, percipiendos et habendos singolii annis, in festo sanctorum Symonis et Jyide, apostolorum, sofie possessionibus infra scriptis, videlicet une hebergamento , duoto arpentis vinee rétro sitis et pluribus peciis terrarum sitis in villa d territorio de Bray , que omnia empta fueVunt a Johanne de Broff. armigero , per manus possidenlis , pro tempore , possessiones ao^ dictas, et quas ad presens Petnis, dlctus Ghaovel, tenet et possideL — Item dédit nobis apud Unum-Pilum unum hebei^amentum et dimidium arpentum vineae et novem sextaria terre si ta in territffii de UnO'Pilo, que venerabilis vir dominus Richàrdus de Hanesiis, concanonicus noster, tenet a nobis in precariam • pro quinquagioti solidis reddendis , singulis annis , in festo sanctorum Symonis (( Jude , ad usus annifersarii predicti. »

Dans le même temps , maître Raoul de Paray, chantre de régllse de Meaux et chanoine de Chartres, avait donné à réglise de Chartres tout ce qu'il avait acquis à Umpeafl. dans la tenure de Jean Dubois surnommé David :

c Obiit vir venerabilis magister Radulfus de Paredo , quoDiltf cantor ecclesiae Meldensis et canonicus Carnotensis ; et dédit ecclesii

(1) Simon Fétu fat évêque de Meaux, de ISOS à 1817.

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]arnotensi omnes conquestus suos quos habebat apud Unum-PUum , ]uos lenet Johannes dictus David , alias de Bosco. >

Post. a. 1350. — Megsire Raoul de Mantes avait aussi donné pour son anniversaire 60 sous tournois à prendre »ur les possessions de défunt Bidet d'Umpeau :

Post. a. 1350. — Obiit defunctus domiDus Radulphus de Medunta ; ad cujus anniversarium habemus lx solidos turonenses apud Unum-PUum , per manus Johaonis de Havesiis , super possessionibus que fuerunt defuncti dicti Bidet de Uno-Pilo. >

1374. — Au nombre des libéralités faites par Garnier Guerould, chanoine de Chartres et archidiacre de Jozas dans réglise de Paris, figurent 60 sols à prendre sur le pressoir d'Umpeau et ses appartenances : « LX solidos super pressorium de Uno-Pilo et pertinentiis. »

1563. — L'anniversaire de Jean Forge t, prêtre, chanoine et archidiacre du Pinserais, mentionne la donation faite par lui de vingt-cinq setiers de terre à Umpeau :

« Anniversarium Johannis Forget, canonici presbiteri et archidiaconi Pissiacensis ; ad quod habemus viginti quinque sexlaria terrae apud Unum-Pilum, »

Colard de Meulan avait aussi donné au Chapitre pour son anniversaire, quelques terres situées à Umpeau ,* pour lesquelles le curé de Nogent-le-Phaye était tenu de payer 6 livres , sa vie durant :

« Anniversarium Colardi de Mediolano, ad quod habemus quasdam terras sitas apud Unum-PUum , de quibus habemus per rectorem de Nogento-Fisci , ad vitam suam , vi libras. »

1489. — Il y eut accord entre l'abbé de Saint-Cheron et le prieur du Grand-Beaulieu relativement à des droits de dîmes contestés par messieurs du Grand-Beaulieu, propriétaires de fermes et terres à Umpeau, limitrophes de Saint- Cheron-du-Chemin; à la requête de Jean Cadou et Robin

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Pasquier, cultivateurs lemeurant à Umpeau, tuteurs et curateurs des enfants mineurs de Jean Pasquier, en son vivant demeurant aussi à Umpeau :

u JcbanDes Cadou et Robinus Pasquier aggricultor , conuQonttta in parrochia de Uno-Pilla , tutores et curatores suo nomioe tuton et curatoris liberorum annis minorum deffuncti Johanois Pasquier dùm vi?eret commorautis in eadem parrochia de Uno-Pillo (!)...>

1585. — Le roi Henri III, parti de Paris le 29 novembre pour se rendre à Chartres, vint à pied depuis le village d'Umpeau jusqu'à Téglise de Chartres, accompagné de douze capucins, du cardinal de Joyeuse et d^aulres seigneurs (2).

1632. — Umpeau fut mis à rançon pour le passage des troupes royales, ainsi quMl résulte des lettres dont la teneur suit :

< Chers et bien amés, le régiment du sieur de la Boallaye aiant ordre de passer et loger à Ckampserus et Umpeau^ nous voulons et vous mandons de fournir aux dits Ueui ' vivres par étapes audit régiment, conformément à Tordre que nous avons expédié , qui vous sera présenté (3) , et ce, aux effectifs seulement, sans difficulté, sur peine de désobéissance et d'avoir ledit régiment, n'y faites donc faute., car tel est notre plaisir.

(1) Orig. aux archiv. d'Eure-et-Loir.

(2) Hist. de Chartres : Doyen, tome 11, p. 87.~Chevard, tomeVI, p. 404.

(3) Etat de ce qui doit être fourni le i4 may 1632 au régiment de M. de la Boulaye :

« 2,500 pains d'une livre chacun , dont 200 plus hlaocs pour les chefs; — 10 poinçons (le vin ; — 4 sols pour chacun soldat et aui officiers à proportion, suivant l'étape, pour la viande; — pour !2< chevaux , 40 minots d'avoine à 4 picotins par cheval ; — 2,400 livres de foin à 20 livres par cbevaL »

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Au dos :

» Donné à Saint-Germain-en-Laye , le dernier jour d'avril

Louis

de Loménia.

A no» ehers et bien amés les maires et échevins de la ville de Chartres.

1755. — « Par devant Mathurin-François Guyard, notaire royal garde-noltes du bailliage de la Chagrinière scituez paroisse âTmpeau, commis à la confection du terrier de la seigneurie de la CJiagrinière pour vénérable dame religieuse prieure et officière de Notre-Dame de Ghaize-Dieu, dame du fief et seigneurie de la Chagrinière, résidant à Ymeray, la fabrique de Levainville reconnaît tenir de ladite dame une mine de terre assise au terroir de Longceux, champtier des Vaquimonts (2). »

4768. — « Pardevant Jean Legendre, géographe et commissaire nommé pour la rénovation du papier-terrier de la terre et seigneurie du Boulay-d'Auconville, appartenant à messire Joseph Gaspard Pecou, seigneur de Cherville, ancien conseiller du Roy, maître ordinaire en sa chambre des comptes à Paris, les gagers de Téglise et fabrique de Saint-Cheron-du-Chemin reconnaissent tenir dudit seigneur, à cause de sa seigneurie du Boulay-d'Aucon ville, une mine de terre labourable assise au terrier d'Umpeau, champtier des Grosses-Pierres ou Butte-Marineau, »

177*7. — Un état dressé pour la perception des Tailles dans les paroisses faisant partie du département de Sélection de Chartres , nous fournit la notice suivante :

« Umpeau ; — 3 lieues du chef-heu et 1 de la rivière ; —

(1) Ane. regist. des Echevins, tom. IV, p. 440.

(2) Tit. de la fabriq. de Levainville. — - Archiv. d'Eure-et-Loir.

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99 ferai; — 1800 setiers de terre (80 perehes an m 25 arpents de bois; — 1 moulin à vent. >

c Umpean appartient à messieurs da Chapitre. Oi point de justice^ vont plaider à Loings. »

1780. ~ Nous trouvons une c Déclaration censucfle] la fabrique d'Oisonviile à messieurs da Grand-Sénûi de Chartres^ à cause de leur seigneurie tTVmpeau. »

ÉGLISE. — Un pouillé du diocèse de CtaarO^, dre vers 1250, mentionne l'église paroissiale d'l7inp«ii«aa h bre de celles du Chapitre de Chartres : c Unus M ecclesia CapUuli Camotensis. > Elle était placée, soosi vocable de Saint-Lubin (1), dans le doyenné d'Anneas;i cure, à la nomination du grand archidiacre^ valait 25 fim de revenu (2).

Cette église dont la tour paraît remonter an Jlhëak est d'une construction postérieure et n'a rien de muquable. Elle présente la forme d'un rectangle termine i Test par une croupe polygonale, et se compose d'ooei^ et du chœur; sa longueur dans œuvre est de 31 mèlressv 9 "» 50 de largeur. La sacristie se trouve au bas de la tov ou clocher, construite en hors-d'œuvre au nord : c'est m large quadrilatère de 6 mètres, haut de 32 mètres 50 ce* dont 13 °» 50 jusqu'à la naissance du toit qui a 6 mètres, h porte d'entrée, placée à l'ouest, est précédée d'un portk ayant 5 «» 50 de longueur et 5 " 20 de largeur.

L'intérieur, voûté en lambris de bois en frise, deO»I5 de largeur, est éclairé au sud par deux fenêtres oginte

(1) Saint-Lubin, l'un des premiers apôtres du Perche, fut d'aM abbé du monastère de Saint-Lubin de Brou, puis il fut élu évéqv de Chartres par le clergé en 544 ; le roi Cliildebert confirma rtiie élection. Il mourut en 557.

(2) La valeur intrinsèque de la livre d'argent étant évaloée i 35 francs, les 25 livres représentaient 625 francs de notre moiuiie actuelle.

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les vitraux sont en verre ordinaire posé à petites jes sur châssis de plomb.

mlation, — Les registres de Tétat civil d'Umpeau remt à 1629.

XIII* siècle on y comptait. . . Si paroissiens. 1738, la paroisse avait . . . . 197 communiants. 1 777 , on y comptait 99 feux , soit 297 habitants. 3 Tecensements généraux lui donnent :

En 1816 376 habitants.

En 1836. - 372 -

répartis :

Maisons. Ménages. Habitants.

npeau 82 88 312

•ez 21 22 82

Totaux. . . 103 110 394

REz. — Ce hameau, situé à 2,400 mètres sud-est d'Um- 1, est mentionné dès le XII« siècle, sous les noms de : yacum, Bracium, Braheium, Brayum, Breium, d'où t venus les mots Brai, Brey, Brée, Brez. Ces différents is ont pour commune étymologie le vieux mot Bray aium) — limus terrœ — qui désignait un lieu maréeux.

lU Moyen-Age, Brez était une localité importante; un 3 testamentaire de 1597 lui donne même le nom de ville: n oppido Bree. > Le Chapitre de Chartres y avait des .sessions considérables que le Polyptique nous fait maître.

. — Et d'abord, c'est un bel hébergement, auquel étaient îchées plusieurs bonnes terres acquises par Hugues aglier, chanoine de Chartres, et qui appartenaient à mel de Saint-Gratien fondé par lui dans ladite église. Le

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Chapitre avait sur cet hébergement et sur ces terres une rente annuelle et perpétuelle de 22 Uvres, 10 setiers deUé et 12 setiers d'avoine :

f Apud Braiacum , in majoria Campi-Serruci , est quoddam herbergamentum pulcrum, cum pluribus terris bonis quas acquisÎTà Hugo Senglier, canonicus Garnotensis, que pertinent altari BeaU Gratiani in ecclesia Garnotensi , quod iundavit dictus Hugo. Supe quibus herbergamento et terris capîtulum habet xxiii lib. annmd perpetui redditus, per personam dicti altaris, videlicet x lib. pn anniversario dicti Hugonis , et pro quodam derico matutinario perpetuo in ecclesia Garnotensi xu lib. Item Gapitulum habet super dictis terris x sext. bladi et n sext. avene annni et perpetui redditn ad valorem secundi Loenii, qui pertinent anniversario Hemeriti Fouaille. »

II. — Plus, une rente annuelle et perpétuelle de 2 setieis d'avoine sur Thébergement de Guillaume Le Moine deBray. chevalier :

« Item apud Braiacum habet capitulum n sext. annui et pffpetui redditus super hebergamento Guillelmi dicti Monachi de Brap, militis, qui pertinent anniversario Hemerici Fouaille. »

III. — Une dîme de grain abandonnée dans les champs sur 30 setiers de terre situés à Brez, du côté du Luai,(b Monceaux et d'Urapeau ; laquelle dîme vaut environ 6 setien, mais dont la livraison a lieu en deniers, c'est-à-dire pour 30 sous au moins, et appartient à Fanniversaire du ro Philippe :

« Item apud Brayacum habet capitulum quamdam decimam gni rclictara in campis super xxx sext. terre site apud BrajacuB, a parte Luati, Moncettorum et Unius-Pili; que décima valet ciro VI sext., sed tamen consueta est tradi pro denariis, videlicet p» xxx sold. ad minus, et pertinet anniversario régis Philippi. »

IV. — Plus, deux muids de terre à Brez savoir ; 18 setioî en une pièce tenant au chemin qui conduit de Brez i Umpeau, et 6 setiers au terroir des Noues, longeant ks

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terres de messire Guillaume de Bray, chevalier; la dile terre exeùipte de toute redevance excepté la dîme nombrée, vaut de présent cent sous et appartient à Tanniversaire de Hélye de la Glote, chanoine :

c Item apud Braiacum habet Gapitulnm n mod. terre, videlicet xvni sext. in una pecia juxta viam que dacit de Brayo apud Unum- Pilum , et VI sext. in territorio Noarum , ad longum terre domini Guillelmi de Brayo , militis : que terra débet nullas redibencias prêter deeimam numeratam. Que terra valet de presens c solid. et pertinet anniversario Helye de Glota, canonici. »

V. — Plus à Brez, un hébergement dans lequel sont deux bordes (1) situées auprès de rhébergement de défunt Raignard; 3 muids de terre à Brez, savoir : 18 setiers aux Cornières en deux pièces et 18 setiers longeant le terroir du Luat. Cette terre ne doit que la dîme nombrée, mais elle est chargée de 2 setiers de blé et 2 setiers d'avoine pour l'anniversaire de Hémeric Fouaille : ladite terre avec son hébergement appartient à Tanniversaire de Pierre Hélye; cependant Guillaume et Pierre de la Clote, neveux dudit Hélye, en ont l'usufruit, leur vie durant, et, après leur mort, ils reviendront à l'anniversaire d'HéJye:

<K Apud Brayacum est quoddam hebergamentum , in quo sunt due borde site juxta hebergamentum deffuncti Raignard; item II modii terre site apud Brayacum , x sext. apud les Cornières et viii sext. ibidem que abotant predictis x sext. ; item xviii sext. ad longum territorii de Laiato. Que terra débet tantummodo deeimam numeratam, sed est honerata de u sext. bladi ad valorem tercii Loenii et de u sext. avene, qui pertinent anniversario Hemerici Fouaille; que terra cum dicto hebergamento pertinet anniversario Pétri Helye , sed tamen Guillelmus et Petrus de Clota , uepotes dicti Helye, habcnt usumfructum quamdiu vixerint, et post decessum ipsorum revertetur ad anniversarium dicti Helye. »

VI. — Le Chapitre possède encore à Brez d'autres terres (1) Petite maison, ferme, métairie.

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sans hébergement, savoir: k Isl Grande-Fosse 6 setiers;8 la Moite 4 setiers aboutissant à la terre de Champhay; am Noues, 9 mines, le long des terres de Blois; sur la limite du Clos, 5 seliers; à la Croix-dm-Pierge (du Péage) 5 seliers auprès du chemin d* Anneau; à Arras 6 sexticrs; sur le chemin de Monceaux 1 setier. Le total de lad. terre est de 29 setiers qui doivent seulement la dîme nombrée valant 8 livres.

« Item apud Brayacum habet Capitulom alias terras sine héagamento, videlicet apud Fossam-Majorem vi sext.; item apirf Molam mi sext. que abotant terre de Champhay ; item apud iVritu, IX min. ad longum terrarum de Blesis; item supra iimitem claia

V sext. ; item apud Crucem-dou-Pierçe v sext. juxta cheminum et Alneolo ; item apud Arras vi sext. ; item supra viam de Moncdbs

V sext. Summa dicte terre xxx sext. que débet twtummodo décimai nuraeratam et valet ad presens vui lib. »

VII. -—Plus d'autres terres sans hébergement situées i Bfez, savoir : au lieu appelé le Manteau-Rouge, un moid, en une pièce longeant les terres de Chauffay ; derrière les haies de Brez 8 setiers, longeant les terres d'Odeline-b- Large; sur le chemin de Cinq-Ormes 6 setiers longeant te terres de messire Guillaume de Bray, chevalier; plus de Tautre côté dudit chemin 3 mines auprès de la terre de Robin-Blonde. Le total de cette terre contient enviroo 3 muids 3 setiers et mine; elle doit la dîme et le champart et 4 muids ou environ de ménage ; estimés 8 livres.

€ Item apud Brayacum habet Gapitulum «nlias terras absqv hebergamento , videlicet apud locum qui dicitur Moncellum-Rubeu» I mod. in una pecia ad longum terrarum Chauffay; item rétro bavas dd Brayaco vin sext. ad longum terrarum Odoline la Large, lia supra viam de quinque Ulmis vi sext. ad longum terrarum domifii Guillelmi de Brayaco , militis; item ex altéra parte dicte vie ui min. juxta* terram Robini Blonde. Summa dicte terre cira ni mod. cum mina ; que terra débet decimam et campartagium et de menagio mi mod. vel circa : valet ad presens viu lib. s

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Brez payait pour la taille 13 livres 10 sous : < Brayacum XIH lib, X sol, de taillia; » tandisque Umpeau n'était taxé qu'à 7 liv. 10 sous : preuve évidente que Brez avait alors plus d'importance que Umpeau.

Le sol d'Urapeau, calcaire-marneux, est presque entièrement découvert et cultivé sur tous les points.

La nature et la contenance des propriétés se divisent ainsi qu'il suit, d'après la matrice cadastrale qui n'a été mise en recouvrement qu'en 1818, quoique les travaux sur le terrain eussent été terminés en 1812 :

Hectares.

Terres labourables Pâture^ . . .

Prés

Bois taillis. .^ .

Jardins potagers Aunaies et saussaies Terres vaines et vagues Superficie des bâtiments

Total

Ares.

Centiares.

Au moment du cadastre, on constatait sur le territoire d'Umpeau detix moulins à vent : l'un, dit la Butte-des-Chiens ; l'autre, nommé le Moulin-Brûlé, a été incendié en 1845 et n'a pas été rétabli.

Umpeau est un pays de grande culture; les propriétés peu divisées ne présentent qu'une proportion de trois parcelles 85/100 par hectare. La culture des prairies artificielles en trèfle, luzerne et sainfoin, a rendu de grands services à cette contrée privée de prairies naturelles. A peine si Ton peut mentionner quelques petits prés situés derrière la ferme et arrosés par la fontaine de pré: ils fournissent pourtant des foins en abondance et de bonne qualité.

Les bois taillis sont disséminés par bouquets sur le territoire et plantés sur des terrains de mauvaise qualité : les

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— t94 essences principales sont le chêne^ l'orme^ le l'aune et le coudrier. On les coupe tous les dix ; leur produit est loin de suffire aux besoins des qui s'approvisionnent aux bois de Baronvllle.

La marne, qui est d'une qualité inférienre^ s'e^rim ciel ouvert; la pierre propre à bâtir se trouve dans fa m trée dite le Bois-du-Marais.

La route impériale n» 188 , de Paris à Chartres, à l'ancienne route de Paris, sert de limite au nord ealRi territoire d'Umpeau et celui de Champseru^ sur une éiodi de 2,600 mètres.

Le chemin vicinal de grande communication n* 9 2 Gault à Épernon par Brou et Sours traverse Umpaa : Sud-Ouest au Nord et sert de chemin vicinal pour serait à Houville par Brez, à Gallardon, à Saint-Cheron-dii-€kca: et au Gué-de-Longroi.

D'autres chemins vicinaux conduisent : d'Umpeai : Occonville, au Luet, à Monceaux, à Loisville.

L'ancien chemin de Chartres à Auneau, abandonné » jourd'hui, traverse le territoire à l'Ouest, près de Brez,d ne sert plus qu'à l'exploitation.

Une chose à remarquer c'est qu'Umpeau ^ quoiqu'il sÉ situé sur la hauteur en plaine, possède sur son terrim plusieurs sources d'eau vive.

La fontaine du pré jaillit dans la petite prairie da méat nom, à l'Ouest du village. Ses eaux donnent naissance 1 ce cours d'eau désigné dans le pays sous le nom àefm d'Umpeau qui fournit beaucoup d'eau pendant Thivertf au commencement du printemps, mais qui, dès le mofi de mai, n'en donne même pas assez pour aller josqal Ghampseru, quoiqu'il ne dessèche pas entièrement.

La fontmne de Beaulieu, servant de mare, a son origîB près de la ferme de ce nom qui appartenait anciennemol aux Lépreux de Beaulieu près Chartres : ses eaux cooleri au Nord et alimentent le fossé d'Umpeau.

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La fontaine des Sauts-Courtels , qui a sa source dans la contrée du même nom, s'écoule aussi dans le fossé d*Umpeau après un court trajet.

Divers puits peu profonds, dont trois sont communaux, et plusieurs mares servent aux besoins des habitants et des bestiaux.

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