‹ Documents inédits pour servir à l'histoire de BourgogneChapitre 47 sur 51 · BAILLIAGE D AUTUN ET MONTCEN1S · texte numérisé non relu

BAILLIAGE D AUTUN ET MONTCEN1S

Information des maulx et dommaiges faiz et portez ez bailliaiges de Ostun et de Moncenis , depuis le traictié de la paix , par les gens du Roy et de Monsgr le Daulphin , » faite par Jehan Barbet, procr du duc de Bourgne à Autun , et Nicolas Rochereaul , notaire, par ordre du Duc, et commencée le 16 décembre 1444.1

« Discrète personne, Jehan Bonetin , marchant, demorant à Ostun, âgé de xl ans ou environ, interrogué diligement et secrètement examiné par moy ledit procr, appelé avec moy lede notaire, dit et expose par son serment pour ce donné aux sts évangiles de Dieu , que puis ledit traictié d'Arras , dont cydessus est faite mention, plusieurs cappnes et gens de guerre du Roy en très-grant nombre sont entrés en armes ez pais de

i Les deux informations dont les extraits vont suivre ne sont qu'un reste de celles qui furent faites en 1444 par ordre du Duc. Nous n'avons pu retrouver que celles des bailliages d'Autun et Montcenis, du Charollais et de la terre de Faucogney. On ne peut guère douter que cette mesure n'ait embrassé lous les bailliages du duché et probablement du comté de Rourgogne, et l'importance de ces pièces doit faire regretter vivement celles qui ont disparu. Nous n'avons pu songer à donner le texte complet de ces enquêtes, à cause de la longueur soit des formules qui reparaissent à chaque témoignage , soit de ces témoignages eux-mêmes qui se répètent souvent sans apporter un renseignement nouveau. Mais nos extraits sont aussi exacts et complets qu'il nous a été possible de les faire, et les passages les plus intéressants ont été textuellement transcrits.

Bourgne, mesmement esdiz bailes, par quatre ou cinq foys , et, entre les autres, y sont entrés les capnes qui s'ensuit, ensamble leurs gens et complices, c'est assavoir Brusac , Blanchefort, Mathelin, Chapelle, Olivier de Bion, le petit Brusac, le Loup, le Lièvre, le bourg de Penesart, Boniface de Vauspargue , et plusieurs autres, ez quelx pais ils ont tenus les champs longuement ; et, entre les autres logis qu'ils ont faits esdits pays, ils ont été logez par deux foys ez faubourgs d'Ostun , et en iceulx, comme ennemis mortels , ont pourlez plusieurs grands et innumérables maulx et domaiges audits subgez de Mds et au pais; et, entre les aullres maulx, ils ont prinses, tant par force que par emblée, esdis bailliages, et assaillies plusieurs bonnes fortes places et ycelles pillées et gastées, et mesmement ont pris , puis ledict tractié , une belle et forte place et chastel très bien gouvernée , laquelle ils ont toute pillée , appelée Molin, app1 à noble homme Jehan de Bussul , escuier, et n'y ont laissé vie que après feu , et l'ont grandemenz domaigé et de plus de deux mille escus , comme l'on dit. Item , ont prise une autre place d'assault assise audit bailliage, appelée Sautronnes , en la quelle ils ont samblablement pillés et prins tous les biens des povres gens d'entourt qui estoyent retrais léans et autres ; et en icelle tuèrent ung très bon compagnon laboureur, et prirent le seigneur nommé Jehan Broicharl , et ly lièrent les jembes d'une rourteetd'un tortostet le meurtrisèrent tellement qu'il en est mort; et viollerent toutes les femmes qui estoyent, comme l'on dit. Item, une autre place appelée la place et chastel de Montholon, près d'Ostun, appartenant à Symon Pytoys , escuier, et prindrent et pillèrent samblablement tous les biens qui y estoyent et les emportèrent. Item, une autre place nommée Champecuillon, laquelle ils ont toute pillée samblablement. Item , ont pris la place et prioré de S1 Syphorien d'Ostun, laquelle ils ont samblablement pillée et pris tous les meubles qui estoyent léans, en spécial la vcssele d'argent et

aultre dudit prioré, qui monte à très grant somme , et avec ce grant somme d'or et d'argent. Item, ont prinse et pillée la place et chaslel de Lienas. Item, ont prinse et pillée la place et chastel de Menessere, app1 à Geoffroy de Clugny, sgr dudit Menessere , et ce par traison et faulse promesse , comme l'on dit, et l'ont bien domaigiée en meubles de plus de mille écus. Item , ont prins d'assault la tour de Marley assise édit bailliage, en la quelle avoit plusieurs biens de povres gens du pays retraits, tant en blé, vin que autres garnisons d'hostel, lesquex ils ont tous prins. Item , ont pris et pillé le prioré de Colches, lequel est enclavé édit bailliage, où il avoit très grant quantité de biens des subgez de Mds reirais, prirent et emprisonnèrent le prieur, et ycellui , avec plusieurs autres homes et subgez de Mds, enmenèrent prisonniers et meirent à grosse ransson et le détinrent très longtems , et tout ainsi que ont accoustumé faire ne que feroyent ennemis mortels. Item, ont assaillis plusieurs villes et places desdits bailliages , entre autres ont assaillis les deux villes d'Ostun une foys par ung jour entier, et ce au premier logis qu'ils feirent audit Ostun i , puis ledit traictié , et plusieurs autres foys , tant de jour que de nuyt, getez fusées et traits, et tant que de force d'assaut ils brûlèrent le belle estant devant la porte du chastel d'Ostun , et copèrent la gorge à ung des sergens de Mds esdits bailliages, nommé Guile d'Arroul , qui ne leur faisoit aucun déplaisir, ne n'avoit verges ne baston, tout pour dépit de Monditsgr . Item , ont samblablement assaillis par un jour entier le chastel de Coulches appe à Monsg1* de Coulches, assis édits bailliages, et tellement qu'ils prinrent les murs en plusieurs lieux, tout comme ennemis

i Un manuscrit cité par M. Bulliot {Hist.de St- Martin d'Autun, I, 315), dit quelques mots des désordres causés par les écorcneurs dans les environs d'Autun , vers Pâques 1438 , et de la famine qui en fut la suite. Mais c'est par erreur , je crois , qu'il place en 1444 les prises de Menessaire, Heclennes et Monthelon.

mortels de Mds et du pais. Item, assaillirent samblablcmenl et assiégèrent la place du prioré de Mesvre, icelle raisonnèrent, et brûlèrent un bon molin app1 audit prioré, tout ezdits bailliages. Dit oultre que , avec les rnaulx dessus dits , les dessus nommés gens de guerre et leurs complices , puis ledit traictié , ont boutés les feux et brûlés plusieurs villaiges esdits bailliages et ez lieus voisins, et plusieurs belles maisons, et, entre les autres dont se rappoile de présent, ils ont brûlé un bon et bel bourg appelé le bourg de S1 Martin d'Oslun, où ils brûlèrent environ xi ou xi| belles maisons à deux foys et trois belles granges de l'abbé dudit S1 Martin , toutes garnies de blez et de foin , cl ce non obslant ransonnèrent ledit bourg et l'autre terre de S1 Martin six vint escus. Item , un autre village appelé Colonges , près de Reclène, où il ne demouraonques maison , et y ont bruslé environ six ou sept mesnages. » Suit la liste d'un grand nombre de maisons brûlées dans les faubourgs d'Autun , sans aucune date. « Et non obslant a convenus que les villes et villaiges desdits bailliages se soyent ransonné par plusieur foys à grosses somes d'argent, ja soit que chacune des dites quatre ou cinq foys ils aient vesquu et sesjorné très longuement esdits pais. Et mesmement ladle ville et cité d'Ostun s'est ransonné en général une foys de six vins saluz; item, une autre foys, de deux cent saluz; item, une autre foys , de deux cent saluz ; ilem , une autre fois , qu'ils donnèrent au baslard de la Tremoille, cent saluz pour destorber le logis qu'ils ne veinssent audit Ostun ; item , darrenièrement, de six vint saluz avec les missions , montant jusqu'à ijc saluz en tout ; item , une autre foys, quant rançonnèrent le pais de Bourgne, en général, de vc saluz. El vindrent audit Ostun, pour faire ledit traitié, BlanchefortetAnthoine deChabanne , non obslant que lesdites gens de guerre du Roy sy avoyent , devant et après icelles ransons, rompues et dépecées et gastées toutes les maisons desdits faulbourgs généralement, car ils rompirent

toutes les paroys par dedans lesdites maisons, les cheminées et feneslraiges de pierre, coupant à coigniez les brasses , les lestes et columes desdiles maisons , montèrent sur les toits et basloient à fléaux et à grosses pierres les tieles généralement de toutes les maisons desdits faulbourgs, gastèrent et brûlèrent huis , fenestres , bans, tables et tout quant qu'il y estoit, et au partir boutoient le feul dedans , se ceulx à qui esloient lesdites maisons , oullre lesdites ransons générales moiennant les quelles ils avoient promis non pourter aucuns dommaiges et eux départir du logis, ne ransonnoient de rechief particulièrement ledit feul chacun endroy soy, l'ung de vint saluz , l'autre de dix, l'autre de plus, l'autre de moins. Rochereaul. »

Louis d'Arbois. — Mêmes faits. Il cite en outre parmi les chefs Lescouet , et parmi les lieux pillés la tour de Merle.

Philibert Brunet /bourgeois d'Àutun. — Les écorcheurs s'emparèrent de sa maison de la Genestoie à la porte d'Autun, lui prirent «plus de lxxni| chevaulx, lesquels le grevèrent moult, car ils le grevèrent en blez de plus de quinze sextiers, qui lors esloit bien cher ; et dit oultre que il ransonna le feu de ladite maison et une partie de son bestail aux gens du bourg de Penissart , du Loupt et du Liepvre, xvni] saluz, une quehue de vin qui valoit vint francs ; et luy prirent , tuèrent et enmenèrent plus de xvnj chiefs de bestes , tant beufs , vaiches que motons et brebis. » Il ransonna aussi pour 40 saluts son bétail de la ville, son pain , vin , chausses et houzeaux. On lui prit en outre 26 porcs gras, 40 chevaux et autre bétail, outre celui qu'il avait dans la ville. Une première fois on lui avait pris 4 20 têtes de bétail. Il estime ses pertes à 500 saluts.

Pierre Prolin. — Outre sa maison saccagée , il paya une fois 10 et une autre 13 saluts.

Laurent de Villeneuve. — Sa maison du faubourg Saint- André saccagée et brûlée. Il est pris et emmené à Moulins-Ençilbert, où ils « le lièrent sur une eschièle en six lieux de son

corps, où il essit un jour et une nuit ainsi lié, et le ransonnèrent à xxx écus et une paire de ouzeaux. » Ceux qui se portèrent caution pour lui furent battus et forcés de donner sept francs. Il mentionne plusieurs meurtres à Saint-Jean, ainsi que l'incendie de Saint-Martin d'Autun et de la grange que l'abbé avait à Mornant.

Jean Boissard , d'Autun. — Rançonné par Brusac, malgré un saufconduit de Chapelle.

Sept autres témoins ont été rançonnés à Saint-Jean et à Saint-Marceau d'Autun, par Léserai et Leloup. Un tavernier d'Autun paie une fois 10 saluts et une autre 18 pour sauver sa taverne.

Huguenin de la Toison , d'Autun. — « Ceux qui assaillirent Coulches, et fut Blancheforl, comme il lui semble, prirent le chastel de St-Ligier-sur-Dehusne, et, comme il a oy dire à ceulx qui estoient, mesmement à un sien vallet, incontinant qu'ils furent dedans ils se désarmèrent et corrurenl ez femmes et les violèrent toutes, dont c'estoil grant pitié, car ils les faisoient crier et brailler comme bestes ; et pillèrent ledit chastel qu'il n'y demeura rien. » Ils ravagèrent aussi le village de Dennevy. Il rançonna pour 12 francs sa maison, qui fut néanmoins brûlée.

Jehan Regnart. — Brusac, Mathelin , Chapelle et Blanchefort, rançonnent sa maison à Autun , puis la brûlent avec le bétail et une femme qui y étaient.

Jehan Deforestier, cordonnier à Si Jean d'Autun. — Pris et emmené à Moulins-Engilbert et de là à Châtillon, où il paie 15 saluts; il dut la vie à la commisération d'un valet qui le nourrit pendant huit jours. En roule, il rencontre deux prisonniers accouplés, « dont l'ung cheusat, et, pour ce qu'il ne se releva pas bienlost, son maître qui le menoit prisonnier le tua en la dite place d'un coup , et le vit tuer luy qui parle. »

Henry de Clugny et Jehan son fils , consrs de M. le Duc,

approuvent les précédentes dépositions. « Ils vindrent devant le chastel de Menessier et demandèrent vivres et promirent, par leurs foys , que qui leur baisseroit la planche dudit chastel, pour boire et pour prandre des vivres pour leur argent , qu'ils ne feroyent nuls malvaix domaiges en ladle place ; et si qu'elle feut baissée se tirèrent dedans, prirent et empirèrent ladle place et la pillèrent, tant en joyaulx, robes et autres meubles, de plus de deux mille frans, brûlèrent la bassecourt et y feirent plusieurs autres grans domaiges ; et en oultre iceulx gens du Roy brûlèrent audit sgr de Menessier la bassecourt, la grange, les eslables de son chastel de Vilers ; et y brûlèrent audit maistre Henry un villaige appelé Sagy, auquel y ne demora riens. »

Jehan de Clugny, dessusdit. — Armoiries du Duc brisées à Toulon.

Noble Jean de Busseuil, sgr de Molin. — « Lesdits gens du Roy par amblée ont prins son chastel de Molin , et ycelli ont pillé de la valeur de deux mille écus. »

Noble Guiot de Braisiez, écer, sgr de Sâvigny. — « Environ six ans, ung desdits capnes des gens du Roy, appelé Blanchefort, avec grant compaignie de gens d'armes, fut logié à Luzy, lequel estant audit lieu logié, ung chief de chambre de sa compaignie, appelé Robillet le Marron , accompagné de plusieurs gens d'armes et de trait, vint devant ladite place de Savigny, ycelle assaillirent très impétueusement por icelle prandre et piller s'ils l'eussent peu , brûlèrent la cuisine et les estableries et prindrent la bassecourt. » Ils mirent à rançon les gens qui s'y étaient réfugiés.

Pierre Garnier, de Verat sous Glenne. — Les gens du Lièvre l'emmenèrent au château de la Roche , où , pour lui faire payer une rançon, « ils lui tortillèrent d'une corde et d'ung tortes la jambe, tant que le sanc en sailloit de toutes parts. »

J. de Maroy, sgr de Villerue. — Pillage de Menessier et

d'Ylant par deux fois , ainsi que de la tour d'Aligny, du château de Liénas et du village de Collonges.

Philippe de Neufvy. — Il y a sept ans , pris et mis à rançon par Robinet-le-Maur, de la compie du bâtard de Bourbon.

Noble Jehan de Charny. — Blanchefort étant à Luzy fit vider trois étangs et brûler les récoltes. Depuis un an ou deux, les Ecossais de la compagnie de Lescrat prirent un homme, « le meirent en une mait et meirent le feu dedans la maison où estoit ladite mait, et fut ledit gaigneur brûlé en Iadle mait. »

Noble Jehan de Champs, de Foulin. — H y a deux ans, les gens de Lescrat logèrent à Grury, où ils violèrent 4 ou 5 femmes qu'ils rançonnèrent; et brûlèrent 5 ou 6 maisons avec un laboureur enfermé dans l'une d'elles.

Regnaut de Thoisy, sgr de Chissy. — Il y a deux ans , les écorcheurs, brûlèrent 8 ou 9 maisons à Chissy.

Aubert Courtaux. — « Dit que le xe jour de may, l'an mil ccccc xxxix, Ànthoine de Chabanne et Thenons Guille Pelinges, avec quarante compagnons et gens d'armes et de trait des gens du Roy, vindrent assaillir le chastel de Sautronne (Sauturne?) assis ou bailliage de Moncenis , ou quel avoit bien ii)|xx en tout bon hommes subgez deMonsg1", et bien tout vixx femmes , et de fait et à force prinrent et occupèrent ledit chasteaul. » A peine entrés, ils tuèrent un homme et en firent mourir deux sous les coups. Ils rançonnèrent tous les habitants « et enmenèrent bien environ mjxx des plus jeunes , et icelles ou la plus grande partie violée, les rançonnèrent comme l'on dit : lièrent luy qui parle les bras darrière le dos d'une corde et les pies d'une autre, et luy furent assemblez les pies et les mains ensemble par darrière, et le bastirent tant d'ung baston de charrue, qu'il luy voulsit autant estre mort; et à la fin le rançonnèrent de xxx salus Dit outre qu'il leur veit tuer plus de xiq homes des pais de Mds qu'ils menoient prisonniers, les uns pour ce qu'ils ne povoient siegre, les

autres pour ce qu'ils ne se voloient ransonner à leur gré. Dit oultre que ils prindrent ledit sgr dudit Sautrones , nomé Jehan Broicbart, le quel estoit viez hom el ancien, et luy tortillèrent les gembes d'une corde et d'ung tortost tant que le sanc en sailloit , luy saultèrent des pies et des mains sur la poitrine, et tellement qu'il morust tantost après. »

Pasquanl. — « Son maistre, lequel se apeloit Mathel , le mena devant le prioré de Coulcbes et le pandit les mains liées darrier le dos grand espace, et puis copit la corde et le feit chière ez faussés en l'eaul , et puis le feit reprendre et le meit à vi salus de ranson, mais seécbappa et ne paya rien. »

J. du Vaut. — Son maître le mena à la Rochetle, près S'Gengoux, et le rançonna à 1 7 saluts.« Et le echanta et encharra tellement qu'il le suivoit partout là où il aloit , et ne s'en savoit garder. »

Noble Guill. Damas, sgr de Digoine, 30 ans. — « Il a vu les gens de la compagnie de Robinet et le Loup et certains autres ses paiges , entre les autres leur veit prandre deux femmes et ung petit enfant de vi ou sept ans, les mettre en une maison et lier lesdites femmes à une colonne , et ledit enfant mettre sur un faiz de paille au mylieu de lad1 maison , et bouté le feu ez ni| cornaulx de ladite maison; toutefoys lesdits deux femmes, à l'ayde de luy qui parle et de ses gens, se saulvèrent et ledit enfant fut brûlé. Dit oultre qu'il leur a veu admener des subgez de Mds tous liés à deux chenestes, ou tour lesquels deux ribeaulx tiroient et ségoilloient l'ung de çà l'autre de là, et à la fin les pendoient quils ne les ransonnoient vij saluz, et, par son ame comme par pitié , il en a ransonné d'estrangier qu'il ne cognoissoient l'ung des deux l'autre, l'ung plus l'autre moins, de la valeur de cent écus et plus. »

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