XX , INTRODUCTION
offrandes, entre la même abbaye et le couvent des Cordeliersau sujet de leurs cloches, entre les curés et les moines au sujet des droits de sépulture.
Comme de nombreuses églises étaient à la concession de labbaye de Saint-Etienne, les cures étaient concédées à ferme à des ecclésiastiques qui s'engageaient à desservir la paroisse moyennant une redevance déterminée, et qui pouvaient à leur tour se substituer un locataire. Le curé locataire percevait ensuite pour son compte les droits curiaux sur les paroissiens. Ceux-ci croyaient quelquefois avoir à se plaindre de l'élévation des droits à payer pour les sépultures, les baptêmes et les mariages. De là des conflits et des transactions, et souvent l'abandon des paroisses par les habitants que nous voyons dans nos protocoles notifier à leur curé un désaveu suivant une formule analogue à celle du désaveu en usage de la part des mainmortables.
Aujourd'hui ces marchés et ces discussions nous blessent : il nous paraît étrange que l'ÉgHse autorisât un régime qui donnait de si fréquentes occasions aux hommes d'église et à leurs paroissiens de débattre le chiffre des émoluments attachés à Texercice du sacré ministère. Nous pouvons cependant tenir pour constant que nos aïeux n'avaient pas ces délicatesses : leur piété était plus simple; ils trouvaient tout naturel que l'on distinguât entre les fonctions ecclésiastiques et le temporel, qu'il se présentât sous la forme d'un revenu foncier ou sous la forme de droits curiaux. La simonie, c'est-