‹ Documents inédits pour servir à l'histoire des institutions et de la vie privée en Bourgogne, extraits des protocoles de notairesChapitre 43 sur 46 · XC II* APPENDICE · texte numérisé non relu

XC II* APPENDICE

dits et pardcvant mondît seigneur Tabbé, ledit de Moutphant se condescendit et remit du tout en tout on Tordonnance, plaisir nt conscience et bonne volunté de raondit seifçneur et de son conseil, de Tamende qui lui po,ut et pourroit corapeter et appartenir sur la dite Jehanote des injures à lui et de lui dites par elles comme dessus.

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nar(iM#mmit tout oaation d'un priMimler soupçonné dn aooriro

dont U t'aclt.

Cedit jour (20 décembre), à heure de environ Vespres, à Saint Seigne, devant Tus (la porte) des prisons dudit lieu, furent présens Jehan Quillart, alias Fouasse, de Villote, et Adot Fouasse, son frère, lesquels, chascun pour le tout, cognoisseut, etc., que comme Jehan Fouasse, alias Marquis, fuest prins et détenus es prisons de Mons. de Saint Seigne, fl Tinstance de son bailly, son procureur et son conseil, le pleget corps pour corps, avoir pour avoir, de le ramener à toutes journées qui par ledit bailly luy seront assignées, pour luy purger de coulpe ou en coulpel de ce que lui voudra proposer et demander tuilh ce pour quoy il estoit destenuz, c'est assavoir touchant la mort et bature faite à feu Andrié Broine, sorgent, demorant ad Saint Seigne, obhgent, etc., contraign. per curiam Domini ducis ou de trente livres tournois, etc.

Toutes voies, à lui inhibition faite et deffence, hors des mettes de Saint Seigne, et par aiusy, Jaquot Furet, tant eu son nom que en nom et à cause de procureur de Mous, nous demanda mstrument soubs le scel de Mons. le duc, etc.... Présents, etc.

Et luy est assignée la première journée audit S* Seigne, le samedy après la Purification.

II* APPETiDICE. XGI

Sêïaim d« la JottlM d« l'âbbaf • éê ■alat-Sitot.

Ce dit jour (8 janvier 1396 v. st.)^ ^ heure de Yespres chantans ad S^ Seigne^ à Thostel et chambre de Mons. Tabbé dudit lieu, furent présentes en leurs propres personnes^ frères Eudes de Montaguis, abbé dudit monastère, d'une part, et Constantin Langroigne^ de Baigneux, prévost dudit Baigneux pour Mons. le duc, d'autre part, lesquelles parties heurent entre culx ensemble plusieurs paroles, desquelles la teneur sensuit ou semblables en substance et en effait :

£t premièrement, ledit prévost de Baigneux, tenant en ses mains ung certain mandement donné de Mons. le bailly de la montagne, à la requête du procureur de Mondit seigneur le duc oudit bailliage, deist à Mondit seigneur l'abbé la forme et manière des paroles qui s'ensuivent :

(( Monsieur l'abbé, je souis cy venus d vostre mandement, quar je iroie bien pluis loint pour vous, se vous le me mandies et je le peusse faire bonnement. Monsieur, je vous notifie par devant vous Mons. le prieur de céans et messire le prévost, le forestier et ces autres vos religieux cy présens estans, que, par la vertu de ce mandement, je ja prius arresté et mis en la main de Mons. le duc et de Mons. le bailli de la montaigne toute la justice haute, moyenne et basse et juridiction de vous, mes autres seigneurs qui cy.sont présens, et de tout le couvent de céans en la ville de Saint Seigno, et ainsy je vous le notifiie avoir fait. »

Et après ce, incontinent, Mondit seigneur l'abbé requist audit prévost que voussit lire ou faire lire ledit mandement. A quoy respondit ledit prévost que ne le feroit

XCn II* APPENDICE.

point lire par autre que par lui, et qui le liroit volontiers, et ainsy le fit. Et après que ledit mandement fut lit, ledit Monseigneur Tabbé lui en requist copie et relacion de son exploit, a quoy respondit ledit prevost : « Par saint Jehan, Monsieur Je le vous octroie et se. Tares volantiers, soubs mes scel et seing manuel, et d'un autre notaire auec, se vous voulez. » A quoy lui deist ledit Mons. l'abbé : « Grant mercis, et toutes voies^ de celluy qui ait donné ce mandement, dudit mandement, et de vous qui l'avez exhibé et exécuté si comme vous dites, j'en appelé. » Et des choses dessus ainsy dites et faites, ledit Mons. l'abbé et ledit prévost chacun pour soy m'en requirent instrument.

Dans l'acte suivant, le prévôt, sommé de délivrer copie du mandement qu'il avait promise, répond :

« Saint Jehan, je scay bien que je l'avoye promise et octroyée à Mons. l'abbé, mais depouis Mons. l'abbé a appelé, et pour ce, je me double de mesprise, se je la bailloie depouis l'appel : pour ce, ne vous en bailleraiyc point quant ad présent, mais es premières assises de Baigneux, venes et envoiez, et j*en parlerai au conseil de Mons. et se le conseil rapporte que je la vous doive baillier, je la vous baillerai voluntiers, ne pluis n'en arez ad présent. »

roodattoa âm l'hôpital ■•iat-JAoqiiM.

L'an mil CCCmi" et quinze, le venredi xxviir jour du mois de janvier, Jehan Tarlenet, de Dijon, lequel, de la licence et auctorité de Mons. l'évesque de Langres, son diocésain, a fait et édiffié en et de sa maison que il avoit acquise et achetée, assise et située en la ville de Djjon,

II* APPENDICE. XGIII

en la ruo du Pautel, prez d'église des cordeliers, emprès la maison que tient des religieux de Saint Estienne de Dijon^ Estienne Royer d'une part, et emprès la maison de Andrieu le Roy, d'autre part, ung hospital pour hesbergier et recevoir les pauvres de uostre Seigneur et les malades administrer en honneur et révérence de Dieu, de sa glorieuse et benoite mère Nostre Dame la vierge Marie et de ses benois apostres saint Pierre et s* Paul et s* Jacques de Galice, desquels sains il est pèlerin, et les a visitez corporeiment en leurs églises^ à Rome et en Galice, et aussi le Saint Sépulcre de Nostre Seigneur en Jhérusalem, en grant foy et dévotion, dont par la grâce et miséricorde de Dieu et desdis sains apostres et par l'intercession d'iceulx et imploracion de leur ayde, son corps et sa personne qui, à son retour du voyaige du Saint Sépulcre, fut pris et cruelment emprisonnez et traictiez en péril évident d'estre occiz, miz à mort par tyrans et ennemis de Sainte Eglise, de la secte de l'anthipape, après ce que il ot ferme propos et voé à Dieu et auxdis sains apostres de faire, lui retourné en son lieu, ledit hospital eu leur honneur et révérence, fut et est du tout délivré. Et pour ce leur a douné lui et sa dite maison et tous ses biens, et lequel hospital et maison avec les appartenances d'icelli, jusques à la valeur de trois cens frans d'or lui sont admortis de très puissant et souverain seigneur Mons. le duc de Bourgoingne, si comme par ses lettres scellées de cyre verde et en las de soye puet apparoir, véans et attendans par vraysemblable que considérant la petite fondation et revenue dudit hospital et sa petite puissance, icellui hospital ne porroit suffisament estre soutenu, maintenus ne deffendus, mais seroit en voie de décheoir et venir à nient et en ruyne ou en grant diminucion, et mesmement es temps à venir et après son trespassemenl et décès, se de la grâce de Dieu et par main puissante n'estoit soutenus et deffenduz, et véanz aussi lu grant dévocion, bonne et sainte affection

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