‹ Documents inédits pour servir à l'histoire du christianisme en orient [XVIe-XIXe siècle];Chapitre 2 sur 113 · SI · texte numérisé non relu

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medico era nella Gedaida, intendendo seoza dubio di domandare il medico délia anima sua e non del corpo. Alla fine, gl'assistenti Yolendo compiacerli, la portarono dal letto sino alla porta di sua stanza ; e perche era tempo d'inverno, li volsero mettere li suo stivali, conforme alTuso del paese, ed in questo montre casco svanita di debolezza ; il che vedendo le donne che Tassistevano, la riportarono al letto, dove doppo qualche tempo mori; e benche non havesse ricevuto li sagramenti délia chiesa in actu, pero se puol credere che li haveva ricevuto in votto, e che Iddio li habbia fatto la sua misericordia. Amen.

1700 : 68. — AUi 24 novembre 1.700, arrivô qui un capigi da Constantînopoli, portando la copia del Katsceri/ iper monsig^ Pietro, patriarca catholico delli Soriani ; ed alli 25, fu registrato ; e l'arcivescovo Reskallah, che si ritrovava solo qui, fu vestito del cafétatiy e pigliô possesso di sua chiesa.

Extraits du Diaire des Carmes d'Alep

Seconde Partie: 1701-1800

SOMMAIRE

170 !• — G^. Arrivée du patriarche Pierre à Alep.

1701-1703. — 70. Relation de la persécution suscitée par les hérétiques au patriarche Pierre : en apprenant, en 1696, sa déposition, le patriarche était parti pour Alexandrette. — 71. De là, il s'est rendu à Chypre, IJvourne et Rome, où Je pape, Innocent XII, le reçut avec les plus grands honneurs. — 72. Séjour à Rome avec l'évcque Safar ; voyage de Safar en Europe et jusqu'en Amérique. — 73. Rome adresse le patriarche à l'empereur Léopold ; le grand Muphti de Constantinople, ennemi des catholiques. — 74. L'empereur obtient, par un article du traité qu'il impose aux Turcs, le rétablissement du patriarche ; le Muphti réserve sa vengeance. — 75. En Août 1700, arrive un capigi pour rechercher les chrétiens francs^ comme si le mot franc voulait dire rebelle. — 76. Les Syriens sont appelés devant le Muphti d'Alep ; le patriarche et sept prêtres sont jetés en prison. — 77. L*évêque Rescallah, lui aussi, a le même sort. — 78. Un prêtre Jacobite, pris pour catholique, est mis aux fers. — 79. Défense est faite aux chré-

tiens, sous peine de mort, de recevoir chez eux ^es missionnaires. — 80. Les prisonniers reçoivent la bastonnade. — 81. Noms des prisonniers. — 82. Ils sont envoyés en exil à Adana. — 83. Voyage ; conduite barbare des gardiens à l'égard des saints exilés, suitout de l'évéque Rescallah, malade. — 84. Zèle du vice-Consul, Fogasse, à leur endroit. — 85. Arrivée des exilés à Adana ; mort de Tévéque Rescallah. — 86. Les exilés en prison. — - 87. Mort du patriarche Pierre. — 88. Il a été vr.âsemblablement empoisonné par les Turcs, à l'instigation des hérétiques. — 89. Douleur et désolation des prisonniers. — 90. Service solennel à Alep pour Tàme du patriarche. — 91. Délivrance des prisonniers en décembre 1703. Les missionnaires avaient écrit en leur faveur, et Rome envoya le P. David, Carme, à Constantinople, avec 1000 piastres pour les frais de la délivrance.

1702. — 92. La mission est reprise providentiellement, par Tinter vcntion d'un pauvre ouvrier Arménien auprùs du Cadi. — 93. Les hérétiques portent plainte au Cadi qui refuse de les écouter. — 94. Ils en écrivent à Constantinople, et le frère du patriarche hérétique obtient un nouveau commandement contre les missionnaires et les catholiques.

1703. — 95. Le grand xMuphli de Constantinople, ancien Jacobite apostat et peisécuteur des catholiques, est étranglé par les janivssaires. — 96, Le prêtre Abdelnour, un dos exilés d'Adana, arrive à Alep.^ 97. A la mort du patriarche Pierre, les prêtres prisonniers, représentant le clergé Syrien catholique, tiennent en prison une sorte de synode et élisent pour patriarche, le mufrian Isaac ; copie authentique de cette élection est envoyée à Constantinople et à Rome.

1705. — 98. Le sieur Fabre, Ambassadeur de France en Perse, vient à Alep ; il est obligé de s'en retourner à iVlexandrette pour passer de là secrètement en Perse.

1706. — 99. Zèle apostolique et attachement à la foi catholique du prêtre Grec Michel et de deux prêtres Syriens ; leur courage dans la prison.

1708. — 100. Nouvelle persécution contre les missionnaires. Les Français avaient voulu enterrer le Consul Blanc, mort le 23 novembre 1707, dans la cour où sont les églises ; les chrétiens s'y opposèrent de peur d'avanie. — loi. Ceux-ci donnèrent de l'argent au Pacha pour qu'il les appuyât, — ' 102. Et ils demandèrent aux Français de payer une partie de ces dépenses. — 103. L'Agent consulaire refusa, et traita les procureurs des chrétiens avec dureté. Les procureurs se vengèrent en accusant les missionnaires. — 104. Arrivée du Consul Lemaire avec sa famille.

1709. — 105. Le nouveau Pacha d'Alep est ami des Français et favorable aux missionnaires ; reprise de la mission.

1710. — lof). Interruption de la mission par ordre du Consul, à Tins* tigatioQ de quelques marchands et surtout du drogman Draperi. — 107. Les hérétiques profitent de la situation et obtiennent du C idi un ordre contre

ÏQs missionnaires. — io8. Les missionnaires décident de porter leurs plaintes à l'Ambassadeur, et le P. Pagnon, Jésuite, en est chaigé. — lop. Il meurt sur mer, et les lettres, dont il était porteur, sont remises au supérieur des Jésuites de Scio. — iio. Longs retards. Les missionnaires d'Alep sont obligés d'écrire de nouvelles lettres.

1716- — III. Avanie contre les chrétiens pour avoir assisté, dans la chapelle consulaire, au service solennel célébré à la mort de Louis XIV.

— 112. Le patriarche Grec et d'autres cvêques publient dans leurs églises une excommunication contre quiconque recevrait un missionnaire dans sa maison ; la mission est interrompue. — 113. Les missionnaires en écrivent à Rome et au patriarche Maronite. — 114. Le P. Joseph, Capucin, très estimé pour les services rendus aux malades par ses remèdes, reprend la mission et les autres l'imitent, portant sur eux des remèdes. — 115. Ordres de Rome et du patriarche Maronite en faveur des missionnaires. — 116. Ces interruptions de la mission avaient lieu toutes les fois qu*Alep recevait un nouveau Pacha ou un nouveau Cadi.

117. M. de Gardane, Ambassadeur de France en Perse, arrive à Alep ; il cache à tous le motif de son voyage. — 118. Il part incognito pour la Perse. — 119. A la nouvelle de son départ, le gouvernement envoie des soldats à sa poursuite ; il est pris, maltraité, ramené avec sa suite, et jeté en prison. — 120. Jubilation des Turcs et confusion des Francs ; le Consul Français ne réussit pas à le délivrer. — 121. Les prisonniers sont conduits à Constantinople. — 122. On a su seulement que. Tannée suivante, M. de Gardane était arrivé en Perse.

1719. — 123. La peste à Alep : tous ceux qui pouvaient fuir, ont fui.

— 124. Dévouement des missionnaires, selon leur habitude. — 125. Deux à trois mille musulmans, et environ 140 chrétions mouraient tous les jours.

— 126. Mort de plusieurs missionnaires, victimes de leur charité au service des pestiférés. — 127. On estime le nombre des morts à 150 mille musulmans, 12 mille chrétiens et 5 à 6 cents juifs.

1788. — 128. La peste à Alep : mort d'un missionnaire Carme. On estime de 40 à 50 mille le nombre des morts.

1786. — 129. Sacre du P. Philippe-M. deS. Augustin, évéque d'Ispahan.

1789. — 130. L'auteur regrette les lacunes du diaire et note les principaux faits des sept dernières années :

a/ 1735. Défense aux chrétiens de porter des habits de certaines couleurs : dépenses de plusieurs bourses.

b/ Défense aux femmes chrétiennes de porter leurs robes d'autrefois.

c/ Le Pacha fait abattre les maisons chrétiennes qu'il trouvait trop élevées.

d/ 173S. Défense aux chrétiens d'aller aux jardins.

e/ Défense aux femmes d'aller aux cimetières.

f / En sept imnées, la mission fut interrompue douze fois.

g/ En ces sept années, les chrétiens ont payé, tous les ans, de 4 à 5 mille bourses ; les femmes ne pouvaient plus venir aux églises, etc. — 131. Le patriarcbe Arménien hérétique accuse les catholiques. Le 15 décembre 1738, les soldats envahissent les églises et arrêtent beaucoup de chrétiens, entre autres Emm. Schrimani. Les évêques furent arrêtés ; Tavanie coûta 37 bourses. — 132. Les Arméniens obtiennent une petite église dédiée à la Vierge ; accident arrivé dans cette église. — 133. Les hérétiques eurent leur tour ; une avanie leur coûta 100 piastres. — 134. Un enfant bâtard trouvé dans le quartier des chrétiens coûta à ceux-ci 23 bourses.

1701 : 69. — Alli Pdi marzo 1701, arrivé qui, doppo mezo di, il patriarca delli Soriani, monsig™ Pietro, veuendo da Constantiuopoli ; alcuni missionarii furouo ad accompagnarlo quando intro nella sua chiesa ; il che fu improvato per causa delli heretici, corne se dira adesso, nella sequeute relatione délia fiera persecutione contra il d^ patriarca e li catolici e li Franchi.

1701-1703 : 70. — relatione della persecutione fatta dalli heretici al patriarca monsig^ pietro, etc. (1)

Habbiamo già accennato di sopra corne alli 11 di marzo 1696 venne da Constantiuopoli a monsig''® Pietro, patriarca delli Soriani, la nova di sua depositione, e coiiie alli 19 di marzo di l'istesso anno, il d^ patriarca^ stimando che non era a proposito di aspettare la venuta del commandamento di sua depositione, se ne parti da qui per Alessandretta, con il arcivescovo di Gierusalemme, monsig*^ lesoué, lasciando qui, in possesso di sua chiesa, monsig^ Isahac, mufriano e suo coagiutore, e Tarcivescovo d'Aleppo, monsig^ Reskallah.

71. — D* Alessandretta, monsig'*® Pietro essendosi imbarcato per Cipro, edi la per Livorno, ove gionse quell'anno 1696, ed ove fu ricevuto con grandissiiui honori dal Gran Duca di Toscana, e da Livorno mandate in Roma aile sue spese. Essendo giunto in Roma, fu egli ricevuto con anche più honore, dal Summo Pontifice Innocentio XII, e dal Sacro Collegio delli Cardinali, couie un prelato perseguitato dalli heretici per la fide catolica. Il Papa havendo da officiare pontificalmente il giorno e nella festa di S. Pietro^ al

(1) Cf. Doc. T. I, 108-12-J.

solito, Yolse che monsig'® Pietro fosse suo primo assistente, in qualità di patriarca d'Antiochia, facendoli tutto li honori possibili.

72. — Li fu poi assegnato, per la sua habitatione, la chiesa ed ilpalazzo délia natione Soriana in Roma, dove già si ritrovava mousig^ Safar, vescovo di Mardin, nella Mesopotamia, il quale fu ordinato qui in Aleppo, dal d^ monsig^ Pietro, e sagrato vescovo neiranno 1683, e poi mandato in Europa alli principi christiani, per far una cerca per li besogni di sua chiesa ; il quale, doppo esser stato nella corte del Re christianissimo in Francia, passo in quella del Re d*Ispagna e di Pontugallo, e penetrô sin*air America, e fece in tutte queste parte una gran raccolta di denari, che porto in Roma, ove s'è tratenuto da quel tempo, ed ove fu trovato da monsîg'® Pietro, suo patriarca.

73. — Monsig'^ Pietro reste in Roma daU'anno 1696 sino all'anno 1700, che Timperatore Leopoldo trattô di far pace con il Turco. Il Papa con il sacro Collegio delli Gardinali stimarono che il trattato délia pace era una ottima congiuntura per far rimettere monsig^'® Pietro in sua sedia, con far inserere nelli articoli délia pace che il d'' fosse ristabilito ; perche il gran Mufti di Constantinopoli essendo inimicissimo delli catolici e delli Franchi, e d*altra parte essendosi impadronito dello spirito del Gran Signore Mustafa, figlio di Mahbmetto, haverebbe sempre impedito il ristabilmento di d^ patriarca, se aU'occasione délia pace non era ristabilito. Percio monsig*^ Pietro fu mandato in Vienna dairimperatore, con caldissime lettere e racommandatione al d^ Imperatore, accio il d"* monsig^^ fosse compreso nelli articoli délia pace.

74. — L*Imperatore Leopoldo, pieno di pietà e di religione, ricevete il patriarca con ogni dimostratione di riverenza e di stima; e doppo li ha ver fatto molti regalli degni délia sua magniflcenza, fece un articolo particolare délia pace per il d° patriarca, e lo mandé in Constantinopoli con suo inviato. Li Turchi che bramavano la pace, accettarono il tutto, e cosi il patriarca hebbe un commandamento per ritornare in sua sedia ; e non fu possibile al Mufti^ inimico delli catolici, ad impedirlo ; ma questo gran cane di Mufti riservo la sua vendetta in altro tempo : il che prevedendo il turcimaQO Greco del gran Visir, addomandato Malcorda to (1), disse che

( 1 ) Mauvrocordato. Cf. sur ce drogman et sur le Muphti Feizallah, les rapports de deax ambassadeara de France à Gonstantinople, de Chàteauneuf et

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il patriarca veniva al mascello, venendo in Âleppo, corne in fatto fu, e corne si dira.

75. — Essendo dunque giunto qui il patriarca mg^*® Pietro al 1"* di marzo, corne s'è detto, resto quieto sino alli 24 d'agosto, che arrivé qui un capigi da Gonstantinopoli, con un commandamento del gran Visir, per ricercare quelli tra gli christiani ch'erano Franchi, corne che questo nome di Franco volesse dire ribello (1) al Gran Signore conforme a lo ditto di Scio, del quale s*è parlato nel anno 1695.

76. — Il Cadi 6 giudice, ch'era una creatura del gran Mufti di Gonstantinopoli, ed il quale haveva li avisi secreti dal d° Mufti per perdere il patriarca delli Soriani, ha vende ricevuto il d° commandamento, fece venire in sua preseuza tutti li preti delli 4 nationi, con il patriarca delli Soriani, si fece la lettura del commandamento innanzi di loro, e demandé se havevano tra di loro qualchi Franchi. Li heretici Soriani , ch'erano venuti in gran numéro, accusarono il patriarca loro e suo vescovo ed altri preti catolici di esser Franchi ; e sopra questa depositione, il patriarca con li suoi preti ed alcuni secolari catolici furono messi in priggione.

77. — In tanto, il vescovo monsig'*® Reskallah [ restô ] quieto in sua casa credendo che la cosa toccasse solo al patriarca, e che fosse al solito. Ma pocco doppô, il Cadi, instigato dalli heretici^ mandô cercare in sua casa il d° vescovo ; ed arrivato che fu a sua presenza, fu mandate in priggione con graltri, in numéro di 7 preti con il patriarca e vescovo e duoi secolari ; ed il segno che il Cadi haveva li suoi instruttioni particolari dal gran Mufti, come s'è detto di sopra, fu che gl'altri preti délie altre nationi furono rimandati aile loro case senza alcuna pena, e che li soli Soriani furono messi priggioni e castigati come se dira.

78. — La matina che fu pigliato il patriarca con graltri successe un caso assai particolare che dimostra le vie occulte e profunde délia divina providenza. Il caso è che, un pocco doppô che fu pigliato il patriarca, arrivé qui da Diarbeker un prête religioso

de Ferreol, édités par Cli. Schefer {Mémoire historique sur r Ambassade de France à Couslanltnople , par le marquis de Bonnac, Paris 1894, />. 110-112 et 116-117; et de Hammer: Histoire de V Empire OUoman, T, III p. 322 {trad. fir.) ( 1 ) Le Grec Maurocordato est peut-être celui qui a le plus travaillé à accentuer cette confusion. Cf, le Rapport de Chdteauneuf, L c. p* 1 1 2.

heretico, il quale haveva una lettera per il patrrarca. Questo prête, arrivato che fu, se n'andiede alla chiesa delli Soriani domandando dove era il patriarca Pietro, dicendo ch'havcva una lettera per lui. Orheretici credessero che questo prête era un Franco, cioè catolico, e lo condussero alla priggione, e seuza altra informatione, lo messero tra gl'altri priggioni, senza sapere lo perche.

79. — AUi 26, il Cadi havendo chiamato da se li procuratori délie 4 oationi christiane. commando che nissun christiano havesse da ricevere alcun missionario Franco alla sua casa, sotto pena délia vita, anzi che se ne trovavano alcuno, che lo conducessero da lui ; e questo ordine essendoci notiôcato, fu interrotta la missione, benche l'ordine del Cadi non fosse direttaraente contra delli missionarii, perù per non far pena alli christiani, 11 missionarii non andarono aile loro case.

80. — L'istesso giorno, il patriarca se risse un billetto al suo

procuratore di cercar denari e presentarlo al Cadi, il quale aspet-

tava si qualcheduno compariva in favore delli prisonieri. Ma

questo procuratore non passô del biglietto sino al domani che venue

dal Console, il quale havendo chiamato da se tutti gli missionarii,

si spose la nécessita del patriarca ; e montre si consultava, il Cadi

vedendo che nissuno compariva, alli 27 agosto, fece dare la basto-

nata alli priggioni. Il primo fu il patriarca, e ne hebbe 45 ; doppo

fu il vescovo Reskallah, che ne hebbe 80 ; e perche questo vescovo

era assai debole di naturale, e sempre quasi infirme, si credeva che

deveva morire^ e che mai havesse potuto sofrire questo tormento,

senza perdere la vita ; cosi anche lui lo credeva, corne confesso

doppo ; ma in quel hora, fu cosi fortiflcato délia gratia del Signore,

e senti una cosi grande consolatione nel cuore, che li pareva che

bastonassero qualch'altro, corne egli confesso ad un amico, mentre

era in priggione publica doppo le bastonate. Si dice che gl'heretici

essendo più animati contra questo santo prelato, diedero denari alli

ministri délia giustitia accio calcassero più forte le bastonate. (1)

(1) Voici, d'après un témoin oculaire, comment se pratiquait la bastonnade, dont il eat ai souvent question dan^ nos documents : (Extrait du Bouquet sacré parle P. Jean Boucher, inineur obsorvantin ( 1611). p. 80).

« Je descends donc avec ma compagnie dans le puits de Joseph [ au Caii-e] ... Mais sitôt que nous fûmes remonués, nous vîmes nos plaisirs curieux

81. — Graltri hebbero, unodoppô Taltro, 80 bastonate per uno, e furono : il nipote di ii\onsig™ Pietro, chiamato Dominico ; il 2® fu il prête Naamé ô gratta, figlio di Codsi ; il 3% il prête Soliman di Mardino ; il 4^ fu il prête Arsin 6 Arsenio, fratello carnale di d° Soliman ; il 5° fu un monacho che serviva al vescovo monsig" Reskallah ; il 6** fu il prête Abd-el-Nour, che venne di Diarbeker il giorno che fu pigliato il patriarca, e chi fu messo priggione tra gl'altri, senza saperne lo perche ; il 7** fu il fratello di monsig*^ Reskallah, secolare. Tutti questi con il patriarca ed il vescovo al numéro di nove, doppo haver havuto le bastonate, furono mandati nella priggione publica délia città, alli 27 d*agosto, e vi restarono sino alli 10 di novembre 1701.

bientôt suivis d*iine piteuse catastrophe. Car cinq janissaires nous vinrent saisir au coIJet, et avec paroles menaçantes et superbes^ nous traînèrent assez rudement en prison^ dans laquelle nous fûmes étroitement resserrés, trois ou quatre bonnes heures, à la fin desquelles, TAga, ( qui est le lieutenant du Bâcha), descendit de son palais, accompagné de 30 ou 40 courtisans, devant Jequel étant amenés, demanda qui nous avait conduits à ce puits . Nous lui finies réponse en paroles tremblantes et mal assurées, que c'avait été Moustapha, montrant du doigt notre more conducteur, et le nommant par son nom. Lors se tournant vers plusieurs janissaires qui étaient présents, il leur dit : donnez-lui cinq cents coups de bâton, et autant à chacun des étrangers, pour avoir violé les lois de notre Maître et Seigneur.

Lecteur, imagine-toi, je te prie, la peine et l'ennui où j*étai8, entendant une sentence qui me semblait plus rigoureuse et cruelle que si elle m'eût condamné à la mort. Car quiconque passe par ses peines-là, ne saurait plus vivre longuement, et ce qui lui reste de vie, il la passe en douleurs et angoisses continuelles, ayant le corps tout moulu et les nerfs et os concassés.

Or la façon de bâtonner à la turque est telle : ils étendent le misérable condamné, le flanc, la poitrine et la face contre terre, lui haussant les jambes, qu'ils enclavent, par le moyen de deux grosses boucles de fer, à un levier porté sur les épaules de deux janissaires, assis sur la terre, en sorte que le talon du pieds est appuyé sur le bois, et la pointe tournée vers le ciel. Deux autres janissaires serrent étroitement les deux bras du pauvre patient, lui foulant indignement les épaules de leurs pieds. Cela fait, deux autres janissaires, armés chacun d*un gros nerf de bœuf, large en carré presque de deux doigts, lesquels, à l'enviTun de Tautre, b&tonnent le triste criminel, lui donnent deux cents coups sur les pieds, trois cents sur le dos et sur le ]*6Bt6 des parties postérieures.

Ainsi fut traité devant mes yeux lo traître more qui frauduleuse m <3nt nous avait précipités dans ce labyrinthe malheureux. Le voyant manié de la façon, et moi condamné à la même peine, et me voyant dépourvu de tout

S2. — Ma mentre questi santi prigionieri pativano ogni sorte di miseria ed incommodo in d^ priggione publica, il Gadi scrisse in Constantinopoli al suo padrone il Mufti, ed al gran Visir, quid agendum esset de illis ; e la risposta essendo veiiuta di mandarli in esilio, la matina delli 10 di novembre 1701, il patriarca Pietro, il vescoYO Reskallah e 4 preti e duoi monachi con un secolare, cioè il fratello del vescovo, uscirono carichi di catene, cioè una al collo, ed una aile braccie, di priggione, sopra un cavallo, e furono condotti in esilio, al castello di Adana, nella Caramania, a cinque giornate lontane d'Âleppo.

83. — Iddio sa quanti patimenti li fecero sofrire cotesti spietati condottieri. La sera délia prima giornata^ furono posti in una stalla corne tante bestie, ligati tutti insieme per il collo con una grossa cateua, minacciandoli li feroci condottieri di trattarli anche peggio, se non li davano cento piastre ; il che obligho il patriarca di scrivere qui in Âleppo a suo procuratore di mandarli presto cento piastre per placare questi spietati boii ; ma benche il d^ procuratore havesse danari del d*" patriarca, rispose che non haveva nissun danaroda mandarli. Il fratello del vescovo essendo riconnosciuto per secolare, e non essendo compreso nel bando, fu rimandato libero qui in Aleppo. Il danaro non venendo, li condottieri trattarono anche peggio li santi esiliati, massime il santo vescovo

secours humain, je m^écriai : je love les yeax au oiel, d*où seul j'attends le secours, adressant mes vœux à Jésus et Marie...

Les janissaires meurtriers et bourreaux impétueux ayant laissé notre more misérable demi-mort, domî-vif, languissant et immobile, mais non insensiblement étendu sur la place, me vinrent prendre le premier, et me traînant avec violence à dix pas de TAga, au même lieu où le more avait été bàtonné, me jetèrent paj' terre durement, m'unclavôrent et lièrent, et me mirent en la dernière disposition. pour rocovoir Jes coups inhumains auquels j'avais été condamné, et les bras nei'veux, roides et puissants des deux Janissaires, qui me devaient bàtonner , étaient déjà élevés et prêts de rabattre les coups sur mon pauvre corps qui tremblait de frayeur.

Que penses- tu, 6 ami lecteur, que je fusse alors ? Je n'était ni mort, ni vif; mon esprit égaré, mon cœur patelant, mon sang glacé...

Voici arriver sur la place un gentilhomme ami de TAga, qui, poussé d'une inspiration, se vînt jeter à ses pieds, et lui baisant l'extrême de sa robe frangée, le supplia d'avoir pitié de nous et de nous pardonner, attendu que nous étions étrangers, et que« comme tels, il était à présupposer que nous n'avions pas commis cette faute par malice, mais plutôt par ignorance... Dieu donna tant d'etHcace à cette parole suppliante que TAga l'exauça...

Reskalla, o sia Dionisio; il quale essendo debole di natura, ed essendo infermo d'una hergnia, che lo tormentÀva in tal maaiera che arrivando in Âlessandretta mezo morto, li mercanti Francesi pregarono il capo delli condottieri di lasciarlo là, promettendo di rimandarlo al luogho del esilio, subito che haverebbe pigliato un pocco di forse. Ma questa supplica fu indarno ; anzi dissero che se non li dava cento piastre, corne li havevano promesse, li haverebono trattato anche peggio.

84. — Il sig"^® vice -Console d'Alessandretta, il sig" Fogasse» iiavendo compassione di questi santi confessori, e volendo ajutarli, sborso le cento piastre, ed ottenne a pena che si facesse al vescovo una foggia di barra ô due stanghe per portarlo sino a Adena, distante de Alessandretta due 6 tre giornate.

85. — Alli 18 novembre gionsero ad Adena, efurono posti in una oscurissima priggione, nel castello, ligati tutti insieme per il collo con una catena. In tanto, il santo vescovo fu gettafo nella porta del castello a terra, mezo morto e quasi spirante, corne si fosse stato una bestia ; e vedendo egli che lo losciavano là morire, preghô uno che lo portasse dalli suoi compagni : il che fu fatto ; e l'istessa sera, il d^ santo vescovo mori nella carcere, ed il domani fu sepelito dal patriarca delli Armeni, nella loro chiesa di Adena.

86. — Doppo la santa morte de monsig^ Reskalla ô Dionisio, vescovo délia chiesa delli Soriani d'Aleppo, monsig™ patriarca Pietro restô assai sconsolato con graltri pretti, in d* priggione, e con varii patimenti per la fede, sin'al meso di marzo di Tanno 1702.

87. — Alli 4 di marzo^ il patriarca fu invitato dal castellano Turco, il quale li fece pigliare il café la notte, e doppô, se ne ritornù 6 fu condotto nella priggione ; a pena vi fu giunto, che se senti assalito di varii dolori di stomacho e di testa, domandô ad uno delli suoi pretti la confessione ; ed essendo confessato, li piglio una convulsione, la quale lo fece levare in su il letto, e subito cadere morto supra il suo letto, a 4 hore di notte delli 4 di marzo 1702.

88. — Il modo subitaneo col il quale mori il patriarca fece sospettare che pocco prima con il café del castellano fosse stato avvelenato aU'instigatione delli heretici, 6 che morisse d'accidenté apoplitico. Ma il primo sospetto è più probabile, perche gl'heretici d'Aleppo publicarono qui in questa città, quando parti per suo esilio, che mai ne ritoruarebbe. Iddio solo sa la verità. Il domani fu

sepelito dal patriarca delli Armeni, [corne era gia siato sepelito il yescovo.

89. — Graltri pretti prîggionieri restarono assai sconsolati ed af&itti délia morte di suo patriarca, vedendosi senza capo, iû tina priggioiie ed in esilio cosi duro, senza sa père quando haverebbe da finire.

90. — La nova délia morte del patriarca gionse qui in Aleppo, pocchi giorni doppo; ed alli 15 marzo 1702, furono fatte solenne ossequie con panegerico funèbre nella parochia delli Francesi, dove assisterono gl* Armeni e gli Greci, per il patriarca ed il vescovo; ed alli 17 di l'istesso mese, si fecero le d^ ossequie con messa cantata 6 panegerico funèbre, in arabo ed in francese, nella capella consulare ; e la messa fu cantata dal P. Guardiano.

91. — Montre che il patriarca con li suoi pretti era qui in priggione, e massime quando furono portati nel esilio, gli missionarii non cessarono di scrivere in Gonstantinopoli, in Francia ed in Roma^ per la loro liberatione, permorose lettere, le quai alla fine otteunoro délia S. Congregatione che si mandasse uno da Roma in Gonstantinopoli, con denaro, e questo fu il N. P. David, Alepino, il quale venue in Gonstantinopoli con mille piastre, neiranno 1703, come si dira in suo luogho, ed ottenne un ordine del gran Visir che li esiliati uscissero délia priggione e ritornassero alla loro patria ; il che fu al mese di décembre del d^ anno 1703^ doppo un esilio di duoi anni e un mese.

1702 : 92. — Alli 4 di febrajo 1702, un Armeno catolico, chiamato Jeremia el-Kaoukagi, Tarte di cui era di fare le fesse 6 turbante delli grandi del paese, havendo portato al Cadi un turbante, il Cadi disse a questo Armeno e li demanda se Tarte di far turbante era la sola con che campasse la vita, ô se n'haveva quaich'altra. Il christiano rispose che con questa arte guadagnava pocco, perche disse: V. Sig"^ sa che li grandi non pagano la fatica ne il lavoro, e che percio n'haveva cercato un altra con la quale poteva campare ; ma che da qualche tempo in qua, li havevano tagliato il suo pane — E chi e quelle che vi ha tragliato il pane ? perche non venite da noi a lamentarvi, e faressimo buona giusr titia ? — Rispose il christiano che la sua arte era di ligare libri per li Franchi, e massime per li mercanti, li quali hanno loro libri di conti — Disse il Cadi : è vero e lo sapiamo. — Prosegui il chrisfiano : quelle che m'irapedisse di lavorare è che V. Sig^^* havendo

prohibitoalli dervise Franchi di venire a sua casa, li quali li portavano libri da ligare. — Il Cadi disse : non habbiamo mai prohibito alli Franchi di andare 6 di venire. E subito fece chiamare il suc kekia o luoghotenente, e li disse in modo di doraanda : Habbiamo mai prohibito alli dervise, cioè religiosi, di andare 6 di venire aile case delli christiani i — Il kekia rispose di non, accio non li scoprisse che eglihaveva fatto la prohibitione aU'instigatione d'altri. Ed il Cadi disse al christiano : dit te a questi dervise che possono andare e venire per tuttodove vogliono, e portarvili libri da ligare senza che nissuno le impedisca.

93. — Il christiano Armeno havendoci riportato e riferito questa conferenza, ed havendoli datto li nostri commandamenti per mostrarli al Cadi, il quale le approvo, d'un commun nostro parère tu conchiuso tra di noi che potovarao pian piano andare in qualche case, e rimettere la missione come prima ; e cosi fu fatto. In tanto, gl'heretici vedendoci girare al solito, andarono dal Cadi per farli lamenti contra li missionarii. Ma la providenza divina peruiesse che il Cadi essendo adirato contra di loro, perche non li havevano dato quanto diraandava da loro, li fece una buona capellata, minacciandoli di farli impiccare ; e cosi la missione fu ristabilita senza spese.

94. — crheretici Soriani vedendosi ributtati dal Cadi, scrissero in Constantinopoli al loro procuratore, fratello carnale di suc patriarca heretico, chiauiato Melke El-Aouar ; e questo ottenne un commandamento dal gran Visir che nissun christiano havesse di ricevere li missionarii nelle loro case... 11 commandamento fu letto alli 2 settembre 1702, in presenza délie 4 nationi Greca, Armena, Soriana e Maronita. . Il d^ commandamento conteneva chi si facesse una esatta ricerca in ciascheduna natione delli catolici, e che non si facesse nelle chiese comiuemoratione del Papa ; si che dalli 2 settembre 1702, li missionarii furono iaterdetti délia missione.

1703 : 95. — Era già venuto il tempo che la Giustitia divina volse pigliar vendetta del gran persecutore delli catolici, che fu in questo anno 1703, quando Iddio castigo in questo mundo il gran Mufti (1) di Constantinopoli^ che ohiamano Sciec-el-esselam, Si dice che costui fu di nascita christiano, délia setta di Giacobiti, e che

( 1 ) Cf. supra la note p. 35

facendosi Turco, fu maestro del flgliuolo di Mahuraetto III, addomandato Mustafa. Subito che Mustafa Tu fatto Sultano, chiamô da se ed inalzo il suc maestro, e lo fece gran Mufti. Si dice che questo Mufti era un gran briccone, e che haveva ammallato cosi bene il Sultan che ne faceva quanto voleva. Era amico delli heretici Soriani, detti Giacobiti, e corne questi li davano gran denari, li favoriva in ogni occasione. Era assai odiato dalli gianisseri, perche li tagliaya sempre qualche cosa de suoi salarii e stipendii e se la propriava. Questo fu la causa délia sua ruina, perche, essendosi ribellati in Audrinopoli, andiedero dal Sultan domandandoli il gran Mufti per pigliarne vendetta. Il Sultan Mustafa fu costreto di darlilo, e subito andorno tumultuamente a sua casa, lo stracinarono, e doppo molti vituperii e varii tormenti, lo amazzarono crudelmente ed obligarono li christiani di sepelirlo come appartenente a loro.

96. — A.lli 14 di décembre di questo anno, gionse qui d*Adena uno delli 6 priggioni per la fede, chiamato Abd-el-ISour, e ci porto la nova come tutti loro erano liberati délia priggione.

97. — Come li 6 pretti ch'erano priggioni in Adena representavano il clero catolico délia natione Soriana, e vedendo che il patriarca Pietro era già morto, e che, per la sua morte, la sedia patriarcale era vaccante, li detti pretti celebrarono nella priggione una specie di sinodo, ed elessero monsig^® Isahac per patriarca catolico ; il quale era già eletto dal patriarca Pietro per il suo mufriano, cioè coadjutore e successore suo. La d^ elettione fu mandata dalli d^ pretti^ scritta in arabo, qui in Aleppo, e fu registrata nella cancellaria di Francia, ed una copia autentica fu mandata al d*^ monsig"*® Isahac in Constautinopoli, dove si trovava aU'hora, per sollecitare un commandamento délia Porta Ottomana ; ed un*altra copia di d* elettione fu mandata in Roma alla S. Congregatione.

1705 : 98. — Alli 17 d'aprile, gionse qui il sig^® Fabre, col titulo d'Ambasciadore del Re di Francia al Re délia Persia, con una seguita di 50 personne.... L'Ambasciadore non potendo ottenere la licenza dalli Turchi di passare, doppo sei mesi che fu qui, se ne ritornô in Alessandretta, e con pocche persone, per via di Constantinopoli, passe) in Persia incognito ; ed arrivato che fu in Tauris, moricolà. (1).

( 1 ) Snr Tambassade de MM. Fabre et Michel cf. Journal historique du

1706 : 99. — Al raese di settembre di questo anno 1706, un sciamas Greco, âglio d'un prête de l'istessa natione, havendo qualche lancore contra alcuni pretti catolici^ volse vindicarsi di loro, ed a questo fine scrisse li nomi di qualche catolici in una carta e la gettô nel sarraglio. Vi erano sei principalmente scritti, e fra di loro era Teconomo delli Greci, chiamato il curato Michèle, detto del Bagiaa, gran catolico e predicatore evangelico ; la di cui eloquenza era palesa non solo tra li christiani, ma anche tra li Turchi; il quale ha serapre predicato nella sua chiesa che si doveva Tobedienza al Papa, corne unico capo délia fede catolica : il che è causa che questo prête ha patito moite persecutione et vanie delli scismatici Greci di sua natione, come anche delli altri heretici.

Questo dunque essendo pigliato priggione in questa ultima persecutione, doppo li altri duoi catolici Soriani, fratelli carnali, chiamati uno cassis Soliman, e Taltro cassis Arsenic, e trovandosi in priggione per la fede, con sua eloquenza ordinaria li disse : « Rallegriamoci, cari fratelli, ch'habbiarao da patire questa priggionia per la fede catolica ; felici voi che, essendo giovani, havete la gloria di portare il giogo délia persecutione per la fede di Christo, montré che io gia vechio non havuto tanto honore nella mia gioventù ; ma perù Iddio mi fa questa misericordia nello fine di mia vita, del che io lo ringratio infinitamente ». Questi priggioni restarono nella priggione qualche tempo, desiderando di finire la loro vita per la fede. Ma come li Turchi non si curano délia vita, ma ben del denaro, tassarono il curato a 40 piastre di vania, e li altri a proportione, e uscirono délia priggione.

1708 : 100. — Il Bascia d'Aleppo havendo da Constantinopoli un commandamento, il quale conteneva che li missionarii Franchi fossero scaciati d'Aleppo in tre giorni, sotto pena délia vita, lo fece intimare alli d* missionarii alli 23 d'aprile di questo anno 1708,

Voyage et des Aventures singxdièrei de C Ambassadeur de Perse en France. Mars 1715 ( Paris 1715./). 34 etc. ) — Voyages d'un Missionnaire delà Compagnie de Jtjsus en Turquie, en Perse, **fi Arménie, etc. ( Paris 1730. /?. 580 etc ). Le Missionnaire dont il s'agit e.^t le P. Villotte, compagnon de voyage de M. Michel. — Cf. aussi. Documents pour servir à i' Histoire des relattoiu entre la France et la Perse, par Jules Thieury ( Evreux, 1866, pAo etc.)— Histoire de V Ambassade Persane en 1715 à la cours de Louis XIV mourant, d'après les Archives du Ministère des affaire-^ [étranger es, dans la Revue Nouvelle, janvier et février 1883).

per mezo del drogheuiaiio délia iiatione Francese. Questo commandamento fu procurato dalli heretici unitamente con il Bascia. Ë per intenderne li motivi, bisogna di sapere che il sig^ ill™^ Console di Francia, il sig*"® Gio-Pietro Blano essendo iiiorto alli 23 di novembre deFanno 1707, il primo diputato délia natione, il sig'^'^ Giulian, a chi toccava di pigliar il governo in qualità di Agentedel consolato, conforme all'uso, del parère delli altri mercanti, per maggior honore délia natione, volsero far sepelire il corpo del defunto Console nel cortille délie chiese delli christiaui, poiche alcuni Consoli di Venetia vi erano speliti. À questo fine dimandarono alli procuratori délie tre nationi Greci, Armeni e Maroniti, che hanno le loro chiese in d® cortille, la permissione di d* sepoltura ; ma questi procuratori si escusarono di permettere tal cosa, accio questo non fosse loro causa di vania.

101. — Essendo dunque li Francesi ributati dalle loro pretentioni dalla parte delli christiani, volsero incappriccirsi di spontare questo punto per mezo delli Turci e del Bascia, il quale inclinava alla loro demanda ; ma d'altra parte, li christiani per non esser vinti, oifersero una gran quantità di denari al Bascia, il quale negô alli Franchi la loro domanda, e cosi li Francesi furono obligati di sepelire loro defunto Console nelle sepolture communi.

102. — Qualche giorni doppo, li procuratori délie tre nationi vennero dal sig^® Agente con representarli che non s'erano opposti alla sepoltura del Console per alcun motivo di odio 6 di mala volunta contra li Franchi, ma solo per non aprire una porta aile vanie, e cosi pregavano la natione Francese di voler socoorerli ed ajutarli a pagare una parte del denaro che il Bascia li haveva forsati di darli.

103. — Il sig^® Agente non solo non volse accettare il partito di ajutarli, ma anche li remandù con parolle dure^ del che non furono pocco adirati; ed havendo risoluto di vendicarsi di quel fatto corne d'un affronte, e non potendo pigliar vendetta delli Franchi, pensarono di distrugere li missionarii, e di scacciarli di questo paese, per far dispetto alli mercanti Francesi, chi volevano rimborsarli d'una parte del denaro speso alla loro occasione... A questo fine andarono dal Bascia facendoli offerta d'una gran somma di denari, se otteneva un tal commandamento. Il Bascia ch'era sopra tutti graltri avidissimo del denaro, e d'una crudeltà naturale, accettô il partito e scrisse a Constantinopoli in tal maniera chç

oitenne il commandamento di scacciare gli missionarii in tre giorni. (1)

104. — Alli 11 di ottobre 1708, gionse qui il sig^ Console Lemaire, con le sue duoe figlie, che marito qui, una eon un mercante richo chiamato M** Mignot, e Taltra con il cancelliere délia natione, M'* c^haudevin. Il d^ Console era prima Console in Tripoli di Barbaria. Oltre le duoe d*' figlie, haveva anche seco duoi di suoi figliuoli; ed un anno doppo, gionse qui il primogenito, ch*era restato in Tripoli di Barbaria.

1709 : 105. — AUo fino di aprile 1709, gionse qui un novo Bascia, il quale porto seco un medico Francese chiamato M. d'Âlegre ; il Bascia era amico assai delli Franchi, e massime delli Francesi, come egli notifico a nostro Console neirudienza che ne hebbe a suo arrive ; e questa amicitia veniva che essendo gran Vîsir in Constantinopoli, del quai ufficio s'era dimesso prima che venisse qui Bascia d'Aleppo, haveva ligato gran corrispondenza e streta amicitia con monsig^ de Ferreol , Ambasciatore , in tal maniera che havevano gran commercio tra di loro di lettere (2). Qualche tempo doppo la prima udienza del Console dal Bascia, questo disse a suo medico Francese : salutate da mia parte il sig^ ilimo (jj Francia, e ditte li che tutto quello che io potro fare in suo favore, non vi manchero di farlo ; e circa li suoi papas, cioè religiosi, che non habbiano paura, che possono andare e venire dove vogliono, senza che nissuno habbia ardire di inquietarli. (3)

1710 : 106. — Al mese de febraio 1710, alcuni mercanti nemici delli missionarii, procurarono di persuadere al Console che li missionarii facendo la missione, doppo esser stati interdetti da un commandamento e dal Bascia nel anno 1708, e non havendo ottenuto alcun altro commandamento in loro favore, potevano esser causa délie vanie alla natione ; e che per obviare al d^ inconveniente, era necessario che se prohibisse alli d^ missionarii la missione, in virtu d'una ordinanza del Console.

( 1 ) L* Agent consulaire Bernardin Ginlian (Julien) prit énergiquement en main la cauae des missionnaires et menaça de se retirer avec toute la Nation. Le Bâcha finit par céder, en attendant les ordres de Constantinople. .L*ayanie fut cependant payée par les religieux, et la mission interrompue.

(2) Qf* le Mémoire de TAmbassadeur de Ferreol, édité par Ch. Scheffer ( dans Mémoire historique sur l* Ambassade de France à Constantinople, p,llSetl2l)

(3) La mission fut ainsi reprise après un an d^interruption.

Li missionarii essendo avisati di quanto si passava, scrissero una supplica al Console, mostrandoli li inconvenienti di d^ ordinanza... La supplica havendo havuto il suo buou effetto, il diavolo suscito un altro mezo, che fu d'inspirare il turcimano di nostra natioue, chiamato Draperi, di spontare quello che li mercanti non havevano potuto spontare, e li suggeri una diabolica inventione, la quâle hebbe suo eflfetto ; e fu che il d^ turciinano scrisse una supplica in arabo^ piena di buggie e di calumnie contra li missionarii, e la diede alVheretici radunati in una stanza d*un campo, aspettandola, accio la potessero transcrivere e presentarla a loro nome, domaudando che li missionarii fossero interdetti délia missione. (1)

Il lettore di queste relationi domandarà forse corne e perche questo turcimano era eosi scelerato per ne venire a questo tradimento. La 1^ raggione era per vindicarsi delli missionarii, per li quali haveva egli un odio arrabiato e diabolico, perche li missionarii non potendo più patire la vita scandalosa di questo scelerato^ il quai scandalo era paleso e uoto a tutta la città d*Âleppo, li havevano più volte fatto la correttione e Tesortavano a corrigersi : il che non volse mai fare, trovandosi appoggiato dal Console. La 2^^ fu per far piacere alli mercanti ed acquistarsi da loro un gran merito e la gloria d'haver spontato più di loro, e massime per cattivare il genero del Console, il sig^'® Mignot, il quale era Tantisiguauo di tutti li nostri nemici, governando assolutamente Tanimo del Console, suo suocero.

Havendo dunque li christiani transcritto ed emendato la supplica, la presentarono al Console, in presenza del traditore turcimano, il quale faceva intendere al Console quanto voleva, e come li inspirava la sua rabbia, si che il Console, ben che fosse di megliori dispositione del monde, si lasciô tanto bene persuadere che fece Tordinanza 6 ordine alli missionarii di non andare aile case delli christiani ; il quai ordine ci fu intimato da parte del Console.

107. — Gl'heretici havendo spontato questa 1* difficolta, per mezzo del sig''® Draperi, non restarono là ; ma vedendo che havevano per loro il turcimano, e che il Console era ancora per loro, credessero che potevano passar innanzi, e che il Console non sarebbe contrario a quanto potevano intrapreudere contra li missionarii^ e

(1) Gf. Le P. Hilaire de Barantan, F, M. C. La Franco catholique en Orient, p. 193.

forse ch*6rano consegliati ed iiapulsi dairistesso turcimano ; e cosi andarono dal Cadi e domandarono un huget ô ordine d'interdittione délia missione alli missionarii ; il che ottenerono tanto più facilmente (8 luglio 1710) che il Console non fece mai alcun movimento per impedirlo, si che la missione fu su il punto d'essere affatto distrutta.

108. — Gli missionarii vedendo il miserabile stato délia missione, e che non potevano colle sue lettere capire la miseria ed il gran bisogno aU'Ambasciadore novo, il Conte des Alleurs, si risolsero di mandare in Constantinopoli un di loro, con le dovute instruttioni e con lettere per la Corte di Francia e di Roma. A questo viaggio fu destinato il superiore delli Giesuiti, il R. P. Pagnon ; il quale parti di qui, alli 11 di luglio 1710, per Alessaudretta, e di là per Cipro, per proseguir il suo viaggio per mare sino in Constantinopoli.

109. — Arrivato che fu in Cipro, vi stete pocchi giorni aspettando rimbarco ; e come in questo anno correva in Cipro certa inflrmità pestilentiale, délia quale morirono assai delli Franchi, il P. Pagnon contratto l'aria cattiva, ed essendosi imbarcato con duoi horrelogieri Francesi, nati pero in Constantinopoli, mori nel mare, doppo pocchi giorni, e fu suo corpo gettato nel mare, e la robba con li suoi scritti portati in Scio, dalli duoi orologieri, e consegnate al Superiore delli Giesuiti di Scio.

110. — Li missionarii d'Aleppo furono obligati di scrivere nove lettere ô le coppie délie prime consegnate al P. Pagnon, perche si seppe che il superiore di Scio, per certa politica giesuitica, non voleva mandare le nostre lettere in Constantinopoli, e non le mando senon doppô un ordine spresso di monsig^^ des Alleurs ; e nostro negotio tirù alla longha, mentre la missione restava interrotta con gran giubilo delli nostri nemici (1).

1716 : 111. — Con occasione che si celebrarono nelle chiese délia natione Francese Tessequie del Re Ludovico XIV, d'immortal memoria, vi fu gran concorso de Christiani del paese, e massime di donne ; il che avendo dato nell'occhio a Turchi^ fu cagione di un grandissime disturbo per la nostra missione ; imperoche la domenica seguente mandô il Bascia alcuni giannizzeri a tutte le chiese

(1) Interruption dans le registre juaqn^en 1716.

de Franchi, e fece far prigione 2 6 3 christiani d'ogni natione ; e poiehiamati a se li procuratori délie nationi, li fece un'avania di 3 borse in circa, bastonando e maltrattando li prigioni, sino a tanto che fu pagata la detta somma.

112. — E questa fu la causa che raddunandosi li capi de christiani, obligarono il patriarca de Greci e li altri vescovi, a scommunicare chiunque fosse andato alli religiosi Franchi e chiunque avesse ricevuto alcuno de missionarii in sua casa, e determinarûno di mettere in mano del Bascia 6 di fare altro danno notabile al primo che avesse contra venuto ; e in fatti si lesse in tUtte le chiese detta scommunica ; per il che resto tagliata affatto sin dalle radici la missione, e siamo stati sei in sette mesi senza poter entrare nelle case de Christiani del paese. In tanto pero non si è raancato di parlare al patriarca ed a procuratori, facendoli constare con evidenti raggioni Terrore che avevano fatto ; ma loro si andavano scusando con dire che ciô non avevano fatto per odio alli missionarii, ma che il popolo, e massime li eretici, li havevano forzati a questa risolutione, e che non potevano ritrattare cio che avevano fatto, senza gran pericolo d'altre avanie, che li christiani eretici li averebbero causato.

113. — Vedendo dunque che vi era puoca speranza, si raddunarono li superiori delli religiosi e risolsero di scrivere a Roma e al patriarca de Maroniti : il che si fece concordemente. Montre pero si stavano aspettando le risposte, e con esse qualche rimedio^ andavano qualche vplte li missionarii a passa giare, e farsi vedere nelle contrate di Gtudaida, dove vedendo] i li cattolici e li devoti, gli addomandavano e gli pregavano a entrare nelle loro case, non estante la scommunica ; il che pero non si faceva per timoré delli eretici e per paura di portar danno notabile a quelli stessi che gli addomandavano.

114. — Ma Nostro Signore che vedeva il buon cuore di quella gento, e le loro nécessita spirituali, apri lui una strada totalmente impensata, e fù che : Arrivé in questa città il P. Giuseppe, Cappucino, (1) ilquale per esser stato qui altre volte, era molto conosciuto, e aveva molti amici Turchi, quali haveva in altri tempi

(1) Le zélé P. Joseph de Reuiliy cf. HLLaLre de Baranton^ 1. c. p. 195.

medicati ; onde corainciô a esser cercato da Turchi, e poi aucora da qualche christiano, alla cui casa se n'andava, sotto il pretesto di medicare rinferini. Non mancarono li eretici di fare schiuraazzi, laraentandosi apresso il patriarca clie non si osservavano lidilui ordini e le conventioni fatte e giiirate ; ma il buon patriarca, che voleva favorire la missione, li quietava con dirli che non poteva irapedire quest'atto di carità, eche il P. Giuseppe era un huomo che andavada per tutto, e che non si poleva farli alcun ostacolo ; con che li faceva tacere e se n'andavano senza avère il loro intento.

Seguitando dunque il d^ Padre a girare, cominciarono ancora li altri missionarii a fare da medico, portando qualche bagatella alli infermi. e con questo pretesto si sono introdotti pian piano corne prima, e si è rimessa la missione avanti che sia venuto alcun ordine da Roma : e finalraente si fece tanto che si fece stracciare la carta di conventione che avevano fatta e giurata li christiani contre de missionarii.

115. — Venne poi la riposta délia Sagra Congregatione, quale diceva d'à ver scritto al patriarca de Maroniti acciô mettese ordine sopra questo negotio ; il che veramente fece, scrivendo al suo arciprete e vicario che in ogni modo lasciasse andare li missionarii nelle case de christiani del suo grege. Ma già il tutto era fatto, come si è dette di sopra.

116. — Queste interrotioni délia missione accadono ordinariamente una o due volte l'anno, quando arriva un nuovo Bascia o un nuovo Cadi ; perche subito temendo li christiani qualche avania seconde il solito^ vanno a riccorrere dal Console, pregandolo a farci star ritirati ; il che lui esseguisce pontualmente e ci fa subito avisare di non ricevere alcun christiano, e di non andare da loro per qualche tempo. Non aspettiamo pero il di lui aviso per uscire ; ma doppo un mese in circa, si comincia a passaggiare per Giudaida ; poi si va in qualche casa di gente povera, che non habbi molto da perdere , finaimente si va con libertà in ogni luogho come prima.

117. — Verso il fine di quest*anno, è arrivato qui M'" de Gardan, con un suo fratèllo e quatre altri di suo servitio. Era questo Signore mandate in Persîa dal Re di Francia, in qualità di suo Ambas'^iatore, con ordine di restar poi là come résidente, ô sia agenlc délia natione Francese. che vi si doveva stabilire; ed àveva

avutoj istruttione dalla Corte di non palesare ad alcuno dove andasse, ô perche andasse, persuadendosi di potere, per raezzo délia secretezza, passar sicuramente per tutto il dominio de Turchi, senza essere inipedito ne molestato, corne è accaduto altre volte a simili personaggi.

118. — Doppo due mesi di diraora in Aleppo, lia fatto finta di portarsi a un giardino con la sua famiglia, dove si è trattenuto qualche tempo, attendendo alla caccia e.altri diporti ; in tanto perô fece provisione di vestiti alTuso del paese, di buoni cavalli e di gente prattica del viaggio che doveva fare; fiiialmente una notte, preparate le cose necessarie, si parti aU'iraproviso con tutta la sua faiDÎglia e un fratello Gappucino che se n'andava parimente in Persia ; il che essendosi poi sparso trà li Franchi, lodavano tutti la sua condotta come di huomo prudente.

119. — Ma puoco li giovô una tal astutia ; perche, divulgata subito una tal fuga, si radunarono alcuni grandi délia città^ e spedirono una bandiera di soldati a cercarli ; i quali, doppo venti giorni di camino, alla fine li giunsero , e forzandoli a rendersi, li spogliorono d'ogni cosa, e bastonandoli e raaltrattandoli, li legaronoadue, a due, sopra i cavalli, e con suramo loro incommodée patimento, li ricondussero a Aleppo.

120. — Quanto fù il giubilo de Turchi in vedere tal preda, tanta fù la confusione ed il cordoglio de Franchi ; massime che furono immediatamente posti in castello, e confinati in una penosissima ed angusta prigione. Il sig'^ Console di Francia non ha lasciato modo possibile per far intendere a Turchi che questa èra una somma ingiustitia, e che non dovevano trattare cosi li sudditi del suo Rè ; ma non era ascoltato, rispondendo li Turchi che quelli non erano Francesi^ ma spioni di Cesare 6 de Venetiani, con li quali guerrezziava attualmente il Gran Signore, e che non potevano ne rilassarli, ne metterli alla larga, sin'a tanto che fatta consapevole di ciô la Porta, déterminasse ella ciô che si doveva fare.

121. — Ed in fatti si scrissero da ainbe le parti lettere a Constantinopoli sopra di questo negotio, in virtù délie quali non tardo molto a venire un capigi con ordine di condurre cola li poveri prigioni ben legati : il che si sarebbe eseguito con tutto rigore, se la natione Francese non avesse procurato di guadagnarsi il dette

capigi con diversi presenti. Furono pero forzati a partirsene, con patto che nel viaggio fossero umanamente trattati.

122. — Cio che gli sia poi successo in Constantinopoli, non habbiamo potuto sapere, discorrendola raolti diversamente. Solo abbiamo inteso da nostri PP. di Persia che l'anno seguente è arrivato cola M** de Gardan con il suo seguito, e che è stato molto ben ricevuto del Rè (1).

1719 : 123. — Vgrso il fino di febrajo, si è scoperta la peste in questa città, per il che hanno cominciato a temere tutti grandamente, perche erano gia molti anni che non v'era stata, onde avevano grau paura che dovesse esser molto crudele, massime che l'esser comminciata di febrajo era un pessirao segno. Li Turchi medesimi, contre il suo solito, apprendevano molto questo pericolo, e per fuggirlo, molti di loro sono andati in altre parti sotto pretesto di trafâcare le loro raercantie ; al tri si sono ritirati nelle loro case, sotto altri pretesti, non dicendo mai di fuggire 6 ritirarsi per paura délia peste, essendo questo appresso di loro una spetie d'infedeltà. Delli christiano del paese, una gran parte si è messa in viaggio ; altri si sono ritirati in villaggi e città circonvicine, e altri si sono serrati nelle loro case, all'uso de Franchi ; molti perô non facendo gran caso di questo flagello, 6 non potendo far altrimente^ hanno seguitato liberamente i suoi negotii come prima. Li Giudei si sono partiti tutti con le loro famiglie, e li Franchi, al loro solito, si sono serrati nelle loro case, a riserva di alcuni mercanti Inglesi, quali si sono ritirati aile montagne del Bailan. Il primo a chiudersi delli Franchi è stato il sig**® Console Francese, a mezzo marzo; doppo lui, il Console Inglese ; poi li mercanti ; e finalmente li religiosi.

124. — Di questi se ne sono esposti tre per servitio delli appestati, cioè il P. Superiore de Giesuiti, con il P. Fr. Emanuele di S. Giuseppe, de i Nostri, li quali si sono portati ad abitare in Giudaida, in casa di un Armeno cattolico, conforme hanno praticato altre volte li missionarii ; et il P. Lucca Cavalieri di Terra Santa, quale stava esposto per li Franchi in caso di bisogno, e si trateneva in una stanza vicina alla loro chiesa, dove diceva la messa publicamente per certi Armeni cattolici forestieri, e altra gente del paese.

( 1 ) Nouveaux momuircB dea Missioas S. J. dans le Levant : III, 308.

125. — Stando le cose regolate in tal modo, cominciô la peste a travaglîare gagliardamente, in nfodo che sono arrivati a morire nella sola città due in tre railla ogni giorno, senza quelli che morivano fuori délie porte, quali si deve credere che fossero assai più. De christiani sono arrivati a morire 130 ô 140 ogni giorno.

126. — Li duo poveri missionarii che erano esposti in Giudaida non potevano aver quiète ne giorno ne notte, tanta era la fatica e il disturbo che gli cagionava la moltitudine delli infermi. 11 nostro P. Eraanuele è stato il primo a soccombere infermandosi ; doppo tre giorni gli è data fuori la pesta, e nel settimo ha reso lo spirito glorioso al creatore. 11 P. Superiore de Gesuiti gli ha assistito con gran carità, e gli ha dato la sepoltura con Tassistenza del clero de Maroniti e alcuni preti Greci, concorrendovi un infinità di popolo christiano e venerandolo come un martyre di carità.

Doppo lui è restato ferito il P. Lucca, ed è morto in puocchi giorni ; per il che esponendosi il P. Guardiano, doppo 13 giorni Thà seguitato lui ancora. Essendo dunque restato il solo Superiore de Gesuiti, è uscito il P. Pietro [l), parimente Gesuita, per tener compagnia al suo Superiore ed aiutarlo ; ma puoco ha giovato, perche doppo 15 giorni ha preso la peste, e in 5 6 6 giorni, è andato a goder il premio del suo buon desiderio. Il loro fratello laico (2) ancora, benche fosse ben serrato, non si sa come ha havuto la peste, ed è morto (3). Si che vi sono restati cinque religiosi Franchi. Ed il 2^ drogmano de Francesi, quale parimente non estante che fosse ben chiuso con il Console medesimo, è restato ferito ed è morto in puochi giorni... Tutti li altri Franchi si sono mantenuti, gratie a Dio, sani e salvi ; sino che essendo terminata la peste a mezzo luglio, sono usciti gloriosi e trionfanti.

(1 ) Le P. Pierre Arnoudie, auteur du commentaire arabe sur les Psaumes, imprimé à Chouaïr en 1753. Cf. Schnurrer n. 296 ; Bibl. de S. de Sacy n. 1289 et Machriq 111362. L'ouvrage du P. Arnoudie était, au dire du P. Nacchi, en trois volumes in-folio.

( 2 ) Le F. Jean Marthe.

( 3 ) Voici les noms des missionnaires Jésuites d*Alep à cette époque :

/^in rfe 1718 : PP.Yves de Lerne, Sup.; Pierre Arnoudie et Pierre Fromage, missionnaires ; F. Jean Marthe, roaHjuteur.

Fin de 1719: PP Pierre Maucollot: Sup. ; Pierre Blein et Pierre-François Bresaon, missionnaires; F. Philippe Brouet, coadjuteur.

127. — De i Turchi si fà contoche ne sarano morti 150 milla, e di christiani 12 inilla in circa. De Giudei ne sono morti da 5 in 6 cento al principio ; e poi se ne sono aiuiati tutti, come si è dette.

Quale perô che fa stupire si è, che doppo tanta raortalità, non si scuopre alcun inancamento nella città, ma si vedono le contrade piene come prima, e tanta moltitudine di gente, che pare non sia morto alcuno, e di questo si puol comprendere quanto popolo vi sia inquesta città (1).

1733 : 128. — NelTanno 1733. vi è stata la peste in questa città d'Aleppo... (2) Quanto alla mortalità di questa città, non è stata molto grande a proportione di altre peste ; si crede 40 in 50 milla persone in tutto. (3)

1736 : 129. — Alli 29 novembre 1735, arriva in questa nostra residenza monsig^'^ Felippo Maria di S. Agostino, eletto vescovo d'Ispan, religioso Carmelitano scalzo, per essere, secondo l'ordine di Sua Santità, costà consegrato. A questo effetto, per ordine di S. S. si è incaminato monsig^'® Domenico Maria Salvini, Domenicano, arcivescovo diNaxivanin Armenia, che da Roma era passato in Constantinopoli e giunto costa li 9 i^iugiio 1730 ; il tutto attestito fu fatta la fontione nella chiosa de PP. di Terra Santa li 17 gîugno 1730.... (4^

1739: 130. — Molto cose non si sono notate per scordanza, dirô si successi da setti anni, seconde chiscrive da veduto e sentito. Le contunie avanie straordinarie a poveri christiani fatte dalli Hassà. La prima nel 35 [1735] ; proebi a tutti li christiani non vestissero veste gialli, e ne cin presse moite borse, che per un mese continue convenue a christiani portare ditti voste rossi, eciô grossa avania. Doppo proibi aile donne non vostire le christiane al solito : altra avania. Ritornaudo il Bassa dal giardino, e passando per la Giudaida, vide qualche cxsa alquanto alta e con finestre fuori alla

( 1 ) Laouno dans Torif^final. Le diaire reprend en 1733.

( '2 ) Suit le nW-it de la mort du P.Girolaino Maria di S. Barbara, Carme, victime de sa charité au .-^ervioe des pcrftiléréîi.

( 3 ) Nouvelle lue lUo.

( 4 ) Ces p'ira^-r.iphcrt, ainsi <,u.j U-s suivants, sont d'une écriture et d'un style difficiles.

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strada ; ordinô fossero gittate a terra, e non fece sino alli Ebrei Franchi ; ma il tutto fu accoinodato con borse.

Anno 1738. Il Bassa prohibi che alcuno potesse andare in giardino, ne le donne si spasegiasero alli sepolchri, in somma mille guai. lu sette passati anni, 12 volte è stata fermata la missione, e per ordine del sig^*^ Console, li PP. missionarii non girassero per Gedaida ; arrivô il Bassa, cioè il kiaia che ritrovando missionarii in qualche casa di Gedaida, impicharebbe tutti sopra la porta ove egli entrassero de christiani , si con la d'havere in queste dette anni^ le christiani pagato diavanià piùdi quatro in cinque milla borse, ogni anno, secondo l'uso diguera, nelle chiese, proibivano venire aile chiese ne donne, ne ragazzi, essendo costume di questi soldati di rubbare e spogliare.

131. — Li 8 décembre 1738, il patriarca de Armeni, eretico, essendo venuto per fare la cerca del dannaro per suoi bisogni, e nulla ritrovando da Armeni catolici, parti ritornando nel Armeiiia ; ma lascio una lettera per il Bassa, notificandoli tutti li catolici. Questa lettera fu consegnata al«Bassa, doppo due giorni délia partenxa del patriarca.La domenica seguente, che fu li 15 corrente, furono con spie. affrontate tutte le chiese, e pressi ogni sorte di christiani , qui alla messa si ritrovavano molti sig*'^ Armeni di Giulfa, fra altri, il sig^® Conte Emanuelle Serimani e suo figlio, nel tempo dalla messa che in quel tempo erano cinque sacerdoti, furono avisati di nascondersi, come si nascossero punto, si portarono per andare nel campo vesino alla sua stanza. Ma tosto sortiti del campo, furono pressi ;^er6 con qualche cechino si liberarono, non sorti perô cosi con li suoi servitori, che erano andati dalli PP. di Terra Santa, che cinque furono pressi e posti prigione, in due giorni sortirono, con havere ciaschiino pagato 150 piastre. Pigliarono li vescovi Greco, Maronita e Armeno; e doppo d' havere pagato 37 borse furono liberati.

132. — A onta del demonio^ sorti il tutto a gloria di Dio, montre il Bassa concesse una piciol cliiesa gli Armeni catolici, chiamata Saidé. Al certo mai non potevano ottenere con 100 borse d** chiesa. Ma Dio a concesso il modo, e sin hora gode tranquilità. Il demouro travagliava no primi giorni del possesso ; eil 2° giorno, andando le donne al suo luogho destinato in forma di teatro,

da eretici la notte furono levatti li chiodi, e andate che furono le donne, subito casco, e con Tagiuto di Dio nel sentire che andava cascando, li huomini fecero ricorso a S. Gioseppe, e con le mani, li huomini sostentarono tutto quel palcetto.

133 — Li eretici Arabchiri, Susani, ingiuriarono li poveri pretti cattolici col haverne battutti qualchuno ; furono del Bassa pigliati in prigione con bastone, pagarono 1000 piastre.

134 — Altra avania di un bastardo ritrovato nela contrada de Christiania 23 borse pagarono, e cosi discorendo ( 1 )

Extraits du Diaire des PP. Carmes d'Alep

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