‹ Documents inédits pour servir à l'histoire du christianisme en orient [XVIe-XIXe siècle];Chapitre 64 sur 113 · Lb p. Fleuriau a Pontchartrain · texte numérisé non relu

Lb p. Fleuriau a Pontchartrain

14 Novembre 1703.

{Aff. Etr, Aff. relig. et Missions du Levant)

sommaire : Indulgence pleaière obtenue ; enfant arménien envoyé en France.

Je crois devoir vous envoyer l'extrait d'une lettre que j'ay receue du Caire. Elle m'est écrite par une personne très sage el très vertueuse.

Il y a longtemps que je désirais obtenir du Pape une indulgence plénière, pour exciter les fidelles à prier pour l'heureux succès des missionnaires qui travaillent à l'instruction des peuples dans les nations étrangères. J'en ay obtenu une depuis peu. J'en ferai l'ouverture, dimanche en huit, conformément au mémoire que jay l'honneur de vous envoyer. Tous nos enfants assisteront le matin à la S^^ messe et y feront leurs dévotions. Mgr le cardinal de Noaille a bien voulu que cette indulgence soit publiée par tous les curés. J'espère que Dieu exaucera les prières de son peuple; il veult être prié. Nous aurons un prélat pour célébrer la S^^ messe, qui sera terminée par VExaudiat pour le Roy. Je me flatte que vous approuverez cette fondation que je renderai perpétuelle.

La réputation de la bonne éducation que le Roy fait donner à tous nos enfants du Levant a excité un des plus riches Arméniens

(i) Voir F. Masson, Les Jeunes de langues^ notes sur V éducation dans un établissement de Jésuites au XFIIP siècle, dans le Correspondant, t. 124 (10 Sept. 1881) p. 905-930. — H. Cordier, Un interprète du général Brune et la fin de Vécole des jeunes de langues : Extrait des Mém, de Vacadém. des inscr, et BelleS'Let., t. XXXVIII, 2* part. Paris, 191 1, p. 267-350. — Doc. inédits, t. I, p. 517-519, 521, 524, 526, 528-545. — L'article de Fr. Masson a été réimprimé avec d'autres articles sous ce titre : Jadis, Paris, 1905.

à envoyer son fils en France, pour j être élevé avec ses compatriotes. Il fera la dépense dé tout son entretien, n*osant pas supplier sa majesté de luy accorder la grâce qu'elle fait aux autres. L'enfant est arrivé à Marseille, et il y a une personne chargée de faire les frais nécessaires. Je ne doute pas que vous n'approuvriez le zèle de ce bon père. Je crois qu'il sera bientôt icy. On me mande beaucoup de bien de Tenfant.

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