‹ Documents inédits sur Philippe de CommynesChapitre 10 sur 34 · III · texte numérisé non relu

III

Tous ces ennuis auxquels Commynes ne pouvait se soustraire s'accrurent encore et s'aggravèrent par l'incertitude où, deux fois de suite, il se trouva au sujet de la possession d'Argenton. Il ne s'agissait plus des procès de succession, mais de ceux qui lui furent intentés à propos de Talmont et de l'abonnement envers la baronnie supérieure de Mortagne.

Depuis de longues années il soutenait contre les La Trémoille une lutte pour la principauté de Talmont : la restitution était poursuivie avec énergie. Le 10 juin 1486, par Lettres-patentes données à Troyes, Charles VIII ordonna que si Commynes se refusait à rendre le château de Talmont et les fruits qu'il en avait perçus, il serait arrêté, et tous ses biens saisis. L'ensemble des sommes revendiquées montait à 11,693 livres 10 sols 9 deniers 2/3. L'exploit lui fut signifié à Argenton et cloué à la porte

du château : il fut arraché par le procureur Antoine Ledoux, et Hélène de Chambes refusa de comparaître.

La baronnie d'Argenton fut aussitôt mise en criée à Bressuire et à Thouars. Personne ne se présentant pour enchérir, le procureur des La Trémoille déclara la prendre en paiement de sa créance. Antoine Ledoux protesta au nom de son maître et déclara que ce dernier avait dépensé & Talmont et à Chàteau-Gonthier plus de 15,000 livres, c'est-à-dire beaucoup plus qu'il n'avait reçu. — Un arrêt du Parlement (4 janvier 1486/7) confirma les ordres du roi, et Commynes fut arrêté pour crime de haute trahison quelques jours après (29 janvier 1486/7). Le procès continua pendant son incarcération qui dura jusqu'au 24 mars 1488/9. Deux mois après sa mise en liberté, des sergents se rendirent à Argenton afin de poursuivre l'exécution des arrêts du Parlement.

Commynes ef sept de ses serviteurs s'y opposèrent avec violence, ce qui leur attira un décret d'ajournement « à € comparoir en personnes sur peine de bannissement du € royaulme (26 mai 1489). — Condamné définitivement à restituer Talmont et Château-Gonthier (4 juin 1489), il continua à alléguer les réparations qu'il avait faites et dont il demandait compte (1). — En ce qui concey^nait Argentan il déclara que la saisie était nulle quant au fond, parce que ce do^naine appartenait à sa fem^ne et non à lui, La mise aux enchères ne l'était pas moins, quant à la forme, car elle avait eu lieu, non à Passavant, & deux lieues d'Argonton, mais à Thouars qui est bien plus loin. Elle aurait même dû se faire à Argenton, et

(1) n ne pouvait cependant donner la valeur exacte des réparations d*après le compte des receveurs, car, disait-il, celles qui figurent dans ces comptes « sont les menues réparations ; mais il y en a de grandes « qui ont este faictes pour les fortifications desd. places et chasteaux^ qui € ont couste plus de 15,000 livres ...» (Archives de Thouars, cité par W^ Dupont).

Ton ne disait pas la vérité lorsqu'on soutenait que « aud. « lieu d'Argenton non eratjustus accessus (1). »

Après d'interminables contestations, par deux nouveaux arrêts (31 août et 5 septembre 1491), Commynes fut condamné à rembourser une somme de 7,811 livres 4 sols 7 deniers parisis. Le 17 février 1491/2, Jacques Gardeteau, sergent de Thouars, signifia à Antoine Ledoux la saisie de la baronnie d'Argenton, qui fut remise aux enchères ; le 14 mars, les LaTrémoille s'en rendirent adjudicataires pour cette somme de 7,811 livres 4 sols 7 deniers, montant de leur créance. Mais le sergent de Thouars avait oublié que l'année était bissextile, et les délais fixés par le Parlement n'avaient pas été strictement observés. Tout ce qui avait été fait fut annulé et l'on dut recourir à une nouvelle signification. Lorsque le sergent retourna à Argenton, porteur de sa cédule, Antoine Ledoux n'y était plus, il résidait à Paris « pour les aff*aires de monseig' € d'Argenton son maistre (2). »

Il est vrai que cette saisie n'avait plus de raison d'être, car les La Trémoille avaient abandonné leurs poursuites. Par Lettres du 25 juillet 1491 Charles VIII avait accordé à Commynes une indemnité de 30.000 livres, payable en quatre ans, à partir du l^r juillet 1497, « en recompense « de certaines actions et garanties qu'il pretendoit avoir « et recouvrer sur le roy, a cause des terres et seigneu- € ries de Talemont, Aulonne et autres, que le feu roy son « père luy avoit donnez, dont après son trespas il a este « trouble et mis en procès par M. de La Trémoille (3). » Sur cette somme, 10,000 livres furent allouées à Louis de

(1) Ibid.

(S) Ibid.

(3) Toute la partie du § m, qui précède, a été rédigée diaprés les documents publiés par 3f*'* Dupont^ notice, etc. pp. xcin-xcviu, et par M, Kervyn de Lettenhove, ibid, t. II, pp. 46^7.

La Trémoille par Commynes « sar aucuns grenetiers du « pays et duché de Norraandye, et sur plusieurs receveurs € des tailles d'icelluy pays », qui semblent avoir fait quelque résistance. Les généraux des finances les firent payer en les menaçant au besoin de la prison (1) (18 mars 1492).

En définitive, par ce procès, Commynes avait été seulement inquiété dans la possession d^Argenton. Il eut à en soutenir un autre, dont les conséquences furent plus graves, contre son suzerain le baron de Mortagne. C'était une question purement féodale. Le 5 septembre 1477 il avait offert de faire foi et hommage à Jean de La Haye, seigneur de Mortagne ; il avait renouvelé son offre, avec les 200 livres d'abonnement, le 4 octobre 1496, à Jean d'Armagnac, duc de Nemours et baron de Mortagne ; le 3 janvier 1501, à Yolande de La Haye, duchesse de Nemours et dame de Mortagne ; le 31 octobre 1506, à Pierre, bâtard d'Armagnac, seigneur de Mortagne. Ce dernier hommage fût offert encore le 6 novembre 1506 et non le 9 novembre, jour qui avait été fixé. — Que se passa-t-il alors ? il est bien diflîcile de le préciser, mais il est certain que, par suite d'irrégularités commises dans l'offre ou dans la reddition des aveux, un procès s'engagea devant le sénéchal de Poitou et ensuite devant le Parlement, pour raison de la façon et qualité de Vhommage dû pour la seigneurie d'Argenton.

Dans ce procès intervint René de Penthièvre, gendre de Commynes, « qui avoit toujours joui (luy et les siens) € par indivis, avec les de La Haye, de la seigneurie de € Mortagne, de ses dépendances et appartenances, proffitz « et émoluments, sans contredict, et entre autres choses « de la tierce partie des hommaiges et rachatz de cette € seigneurie, comme un des représentants de Pierre de

(1) Archives des Côtes-du-Xord : Voir Pièces justificatives^ 2* partie^ n* VI.

« Chemillé. » — De ce qu'il y avait désaccord entre le bâtard d'Armagnac et Comraynes, ce n'était pas, disait-il, une raison pour qu'il y eût collusion préjudiciable au droit et tierce partie qui lui revenait pour raison du devoir d*abonnement de 200 livres dû à chaque muta-tion de seigneur. Le différend remontait jusqu'à Guillaume d'Argenton qui avait obtenu des Lettres-Royaux à ce sujet (1).

Il est à croire que les droits de Pierre d'Armagnac étaient fondés car, le 22 août 1508, le Parlement rendit un arrêt portant que « des commissaires non suspectz ne 4c favorables seroient commis, soubs la main du Roy, au « régime et gouvernement des ville, terres, seigneurie € d'Argenton, revenu, justice et fruictz d'icelles et de ce « qui en dépend, qui seroient tenuz en rendre compte et « reliqua quant et a qui par lad. court ou justice en seroyt « ordonne ; et au regard du chastel et demeure d'icelluî, € elle seroyt et demourroyt ausditz appelans (Commynes « et sa femme), comme personnes estranges, en payant « par chascun an ausditz commissaires ce que lad. de- « meure seroyt trouve valloir raisonnablement (2). »

Cet arrêt fut exécuté dans toute sa rigueur. En vertu d'une commission donnée, au nom du Parlement, par Guillaume Besençon, conseiller du roi, le 14 octobre 1508, à la requête de Pierre d'Armagnac et de Yolande de La

(1) « Inventaire des titres produits devant le senechal de Poitou par messire René de Bretaigne, comte de Penthievre, joint avec Pierre, bastard d* Armagnac et dame Yolande, sa femme, seigneurs d'une partie de Mortaigne a rencontre de messire Philippe de Commynes et dame Hélène sa femme, seigneur et dame d'Argenton, défendeurs et opposants en deux complaintes et demandeurs en Lettres-Royaux impetrees par feu messire Guillaume d'Argenton, le tout joint ensemble a rencontre dud. d'Armagnac et sad. femme demandeurs et aussi deffendeurs esd. lettres ...»

(2) Archives nat., Parlement^ Cons. reg. XLix,f*225, v*. — M^^*Dupont Notice etc., p. xciii, n. 1. — M"« Dupont a cru à tort que cet arrêt avait été rendu dans l'affaire du procès de succession. C'est une erreur grave qui a été plusieurs fois reproduite depuis.

Haye, Michau Trouvé et Lucas Gabriau furent nommés receveurs de la terre et seigneurie d'Argenton. Leurs pouvoirs durèrent jusqu'au 9 août 1511 (1), jour où le roi donna main levée de la saisie.

Commynes fatigué de cet état de choses, avait dû intervenir directement : nous avons vu qu'il était à Paris le 10 mai 1511 (2). Peu de temps après (3) il alla lui-même se présenter & la porte du château de Mortagne. A son appel sortit un nommé Blondin, portier. Commynes demanda si la dame de Mortagne était au château, disant qu'il était venu « illec exprès pour faire foy et hommaige lige, etc., € en telle manière qu'il estoyt tenu faire ausd. seig*" et € dame de Mortaigne, a cause de son chastel, chastelle- € nie, terre, seigneurie et baronnie d'Argenton, en suyvant

< une sentence donnée par le senechal de Poitou ou son € lieutenant a Poictiers et confirmée par arrest de la « court de Parlement. » Le portier répondit que « la dame

< dud. lieu y estoyt et toute malade », et ne pouvait le recevoir. On chercha François Chesse, le châtelain, et devant la porte du prieuré, en présence de Philippe Chevalier, bachelier ès-lois, de Louis Rideau, son procureur (comme témoins) et du portier, Commynes lui fit de vive voix et par écrit l'ofire de foi et hommage, baiser et serment de fidélité, sans préjudice du pétitoire et autres droits dont procès était pendant devant le Parlement. François Chesse se contenta de lui donner acte, lui déclarant que « le seigneur de Mortaigne estoit à Paris ou en

(1) Leur corapteavait 1-12 feuillets écrits et non écrits, sans comprendre 15 feuillet^qui étaient coupés et lacérés; il était signé, au dernier feuillet écrit, Hélène de Chaïahes^ Poisson, H. Cottereau et Chauvignon.

(3)n y eut une sentence et un arrêt contirmatif donné le 6 juin 151).

(3) Ce fait est constaté par une pièce notariée en parchemin, dont certaines parties importantes sont complètement illisibles, entre autres

la date; Lan de grâce mil cinq cens onze et le Il y a Ik

une tache qui a couvert Tindication du jour et du mois; j'ai cru deviner le mot septembre. — Cette pièce est scellée du sceau établi aux contrats deThouars et de Mau lévrier.

« chemin pour s'en venir, et qu'il n'y avoyt personne qui « eust puissance de recevoir led. messire Philippe de « Coramynes ausd. offres de foy et hommaige. »

Le procès n'était pas terminé, mais Commynes n'en devait pas voir la fln. Il mourut le 18 octobre 1511, et ses domaines, en partie du moins, coururent en rachat jusqu'au 19 octobre 1512 (1). Il est étrange de voir que le dernier acte connu de cet ancien conseiller de Louis XI, l'ennemi de la féodalité, est la poursuite d'une lutte féodale.

(1) « Compte de Maistre Michel Texier, receveur de lad. terre et seigneurie d*Argenton, de la Vacherasse, du Brueil-Fretier, de la Carrye, de Vauzelles et d'Agenais, des fruicts desd. terres, premiere^nent d'Argenton, depuis le 9 août 1511 jusqu'à la fête de Noël 1512, parce que la main du roy estoit apposée sur les fruicts et autres devoirs dus a lad. seigneurie d*Argenton, que levoient et exploictoient, par vertu de lad. main mise, Michel Trouve et Lucas Gabriau, dont ils ont rendu compte jusqu'à ce que la main du roi feust levée le 9 aoust. — Aussi des cens et revenus de la terre et seigneurie de la Vacherasse, depuis Noël 1510 jusque au Id* jour d'octobre 1511, iceluy jour exclu, sur Biais Gouget, comme fermier de la terre et seigneurie de la Fougerouze, et de la court du Maire (sic) appartenant au seigneur de la Forest, a cause de laquelle seigneurie du Merle (sic) est tenue a hommage lige la seigneurie de la Vacherasse, a cause du rachat a luy obvenu comme fermier susdit a lever les cens, blesetautres devoirs deus en lad. seigneurie delà Vacherasse, jusques au 19* jour d'octobre 1512 iceluy jour exclu, qui paracheva le rachat. — Aussi a lever les revenus, les cens et rentes de la terre et seigneurie du Brueil-Fretier, depuis lad. festedeNoël 1510 jusqu'aud. jour de Noël 1512, avec le doublage desd. cens dud. lieu du Brueil-Fretier ^ Item les cens et rentes de la Carrye et du fief de Massay, depuis Noël 1510,jusqu'aud. 19* jour d'octobre 1511, led. jour exclu que lad. seigneurie de la Carrye et fief de Massay coururent en rachat au vicomte de Thouars, comme estant tenus en foy et hommage de luy par la mort et trespas de feu messire Philippe de Commynes, depuis lequel jour led. receveur ne leva plus que la moitié des cens etfruictz jusques au 19octobre 1512 que finit led. rachat, duquel rachat et desd. cens led. vicomte de Thouars ne fit lever que la moitié, et l'autre moitié qu'il donna a mad. dame de tout le rachat. — Et aussi des cens et rentes de la seigneurie d'Agenais, qui n'ont point couru en rachat, parce que c'est Anjou, qu'il rend depuis Noël 1510 jusqu'à Noël 1512. — Aussi y sont contenues toutes les mises contenant 255 feuillets, signe au dernier feuillet écrit, Hélène de Chambes^ Poisson, Rideau, pour avoir oy, examine et arrête led. compte ; G. Lebacle, M. Texier, receveur, pour avoir rendu led. compte. »

En 1504 (13 août), il avait marié sa fille unique Jeanne, âgée de 14 ans, à René de Brosse, comte de Penthièvre, héritier des prétentions de sa mère au duché de Bretagne. Il avait trouvé le moyen de lui constituer une dot de 18,000 écus d'or à la couronne, sans trop de diflicultés. D'abord il le libérait de 4,500 écus de dettes contractées envers lui, dont 1,500 pour le rachat du tiers de la seigneurie de Mortagne ; il lui donnait pour 4,442 écus de bijoux et de pierres précieuses et promettait de payer les 9,058 écus qui restaient (1). D'après le contrat, s'il y avait des enfants de ce mariage, le second ou le troisième fils aurait les seigneuries d'Argenton, de La Motte et de Villentrois, avec leurs dépendances et appartenances, et René de Brosse y ajouterait la moitié de Mortagne avec le flef Lévêque, qui avait été engagé par ses prédécesseurs, s'il pouvait le retirer, pour honorer et accroître la seigneurie d'Argenton. — C'était une belle perspective, une chimère que Commynes caressait et qui ne devait Jamais se réaliser.

Jeanne de Commynes mourut jeune (19 mars 1514), deux ans et demi après son père, laissant quatre enfants dont Talné n'avait pas cinq ans. Elle savait que son père était allé, en 1471, en pèlerinage à St-Jacques de Compostelle; en 1507 son mari avait fait le même vœu et avait été fort heureux de pouvoir prétexter la peste qui, cette année là, avait décimé les pèlerins, pour se faire relever de son engagement par l'évêque de Luron. On lui avait accordé un délai de cinq ans, le nouveau pardon ne devant avoir lieu qu'en 1512, à condition que tous les ans il donnerait \m\\n.h\iwnpm(perrimo. Jeanne de Commynes trouva qu'un pèlerinage à St-Jacques était trop peu de chose : elle accumula vœux sur vœux, et enfin elle se vit obligée de demander à être dispensée de les accomplir. La dispense qui lui fut accordée le 13 octobre 1513, par les vicaires généraux de l'évêque de Lucon, Pierre de Sa-

(1) AT** Dupont^ Mémoires de Philippe de Commynes, t. HI, pp. 101-171.

cierges, est assez étrange. Ils lui firent remise de tous ses vœux, excepté ceux qu'elle avait faits d'aller à Jérusalem, aux tombeaux de St-Pierre et St-Paul et à St^ Jacques de Compostelle. D'après ses lettres et le témoignage de gens dignes de foi, ils ajoutaient qu'une si grande facilité à faire des vœux qu'il était presque impossible d'accomplir, pouvait nuire plutôt que servir au salut de son âme. Ils lui défendaient d'en faire aucun désormais, sinon en présence, avec le conseil et l'assentiment de deux ecclésiastiques capables de la diriger (1).

C'était donc un homme qui plus tard devait mourir en combattant contre la France (2), une jeune femme maladive et superstitieuse, et des enfants en bas-àgft qui allaient recueillir la succession de Commynes. Seule, Hélène de Chambes qui, pendant trente-huit ans avait été sa compagne fidèle et dévouée, était capable de tenir tête à l'orage qui allait fondre sur elle et sur les siens. Elle avait su administrer le domaine d'Argenton; elle allait en disputer les débris avec une constance et une fermeté dignes d'un meilleur sort.

(1) Voir, Pièces justificatives^ <?• partie^ n* VIL — M. Siméon Luce a donné la liste des pèlerinages fréquentés au xiv* siècle dans son savant ouvrage intitulé : Lm jeunesse de Bertrand, Histoire de Bertrand du Ouesclin, Paris, Hachette, in-8', 1876, p. 252. Il remarque qu'à cette époque on n'allait pas en pèlerinage k Rome.

(2) « Monsieur René, en son vivant comte de Penthievre, deceda le 1*' août 1524, en ce pays de Provence, au lieu de Carres, estant feu M. de Borbon venu jusqu'aud. lieu avec son armée ; et feut porte le corps dud. comte, en la présence dud. seigneur de Borbon, avec grand honneur ; lequel corps sont ailes quérir les religieux de la Madeleine de St- Maximin hors la ville avec grand solemnite, et f°iut inhume en la présente église au coste senestre du maistre hostel, et injoinct et donne charge au prieur et aux religieux de prier Dieu pour son aame et ses parents, en disant tousjours une messe, ce qu'avaient faict depuis, et quatre messes grandes chaque mois, continuant depuis son deces jusqu'à cette heure. Le feu roy François passant par céans au voyage de Nice, Madame fille dud. seigneur defunct a commande aud. prieur et religieux de continuer les prières et acheter un poêle de velours noir pour mectre soubs led. tombeau, Ita est. Fr. Perrinus Flotte, vicarius, »

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