‹ Documents inédits sur Philippe de CommynesChapitre 3 sur 34 · II · texte numérisé non relu

II

«Noble et honorable » Jean Moreau avait à ferme, outre les revenus des Ponts-de-Cé, « tous les prreniers a sel de « la rivière de Loyre et de tout le royaulme ; » il faisait un grand commerce dans la Méditerranée, et était propriétaire d'une grosse galéasse^ appelée « Nostre-Dame. » (1) Il est à croire que ses recettes n'étaient pas à la hauteur de ses dépenses : il se trouva embarrassé.

Une première fois (21 novembre 1483), il souscrivit à Montpellier j au profit de Denis Le Long, marchand d'Aigues-Mortes, patron (2) de la galéasse, une première lettre de change de 1000 ducats d'or. Quelques mois après

c ne les faut point bailler au plus offrant et dernier enchérisseur, « voyre et ne peut on alléguer fraude quand occulte^nent elles ont « este ainsy baillées par les parties a qui elles sont. •

(1) Les galéasses étaient des galères beaucoup plus fortes que la galère commune. On eu ât beaucoup k la tin du xv* siècle et au xvi*. La galéasse joua alors un rôle important à la t^te des flottes. — Le duc de Médina Sydonia, i'.ommandant de YInvincible Armada, montait une galéasse.

('2) « Quand les galères étaient commandées par des hommes d^armes étrangers aux choses de la mer, chacun de ces navires avait ordinairement, sous le titre de Patron, un homme pratique qui la conduisait et en était le capitaine marin. Quelquefois le Patron était, pour ainsi dire, le consignatalre de la galère, de son armement et de ses vivres. — A Venise, dans les galéasses qui faisaient des navigations commerciales, le patrone était capitaine. Il devait naturellement être noble, la roture étant écartée du commandement de ces navires importants. — L'écrivain de galère était un commis chargé de tenir compte de toutes les consommations faites à bord d*une galère. »

(Voir : Glossaire Nautique de A. Jal).

(7 janvier 1483/4), il en souscrivit une autre de 1850 ducats d'or vénitiens. Ces deux sommes étaient destinées à payer le traitement du patron et à le couvrir des frais qu'il avait faits pour certaines réparations et pour les gages de réquipage. — D'après une cédule, dont l'authenticité douteuse fut plus tard contestée, VêcrHvain du navire, Henry Quinault, ne put faire honneur à ces traites ; Moreau resta redevable de 2700 écus d'or sans soleil^ et hypothéqua sa galéasse pour pareille somme à Denis Le Long, à son retour dans le port de Marseille (Avignon, 10 février 1484/5) (1).

' Déjà quelque temps auparavant, Moreau avait eu besoin d'une somme considérable pour remettre sa galéasse en état, — presque pour la reconstruire (2). Il devait à son ami Commynes 10250 livres pour la première moitié de la ferme des Ponts-de-Cé. Il ne put en payer que 1000. Conunynes lui laissa le reste, moyennant hypothèque sur la galéasse.

C'était au mois d'avril 1483. Lorsque les échéances furent passées, en vertu de Lettres de la chancellerie royale, Commynes flt saisir la galéasse en la main du roi, dans le port de Marseille. Mais Moreau devait aussi au nouveau patron, Rosso de Sommays, une somme de 2000 livres (1200 écus d'or). Sur le conseil des magistrats de Marseille,Commynes acheta cette créance (3), et fit mettre

(1) Voir : Pièces justificatives^ première partie ^ n» m.

(3) On peut avoir Tidée de ce que coûtait un navire d*après cette lettre de Charles VIII à M. de Rothelin, gouverneur de Provence (9 (Juillet 1496): « ...A ceste cause, je vous prie que y vueilliez faire besongner en toute « extrême dilligence, et pour ce faire y employez dix mille fleurins des « XX" qu*ilz m* ont octroiez pour faire un navire du port de xv« ou ii* « bottes et, ce qu*il fauldra pour le parfaire, je le ferai fournir et payer c par de la... *

{Mémoires de P. de Commynes, éd»* de Mlle Dupont, t. 3, p. 446),

(3) La créance de Commynes sur la galéasse Nostre-Dame se troufa alors portée à 11250 livres.

le navire en vente. — Moreau fit opposition et un procès s'engagea devant le chancelier de Provence et le viguier de Marseille. — Denis Le Long voulut intervenir, prétextant la priorité de sa créance ; sa requête ne fut pas admise et, par trois sentences consécutives, Moreau fut condamné à rembourser Commynes, dans le délai fixé, passé lequel sa galéasse serait vendue aux enchères publiques.

Moreau se rendit alors à Villentrois, en Berry, près de son créancier. Des amis communs ménagèrent une convention (1) stipulant que, si la somme de 11250 livres n'était pas payée un jour àdnné, la galéasse qui était alorsen Sicile, sous le commandement d'Etienne d'Andréa, marchand de Montpellier, était par le fait même vendue et cédée à Commynes (2) (16 Septembre 1485). De plus, il faut remarquer que, d'un commun accord, les parties laissaient de côté « la question... de demye année pre- 4( miere extrême escheue depuis le trépas du feu roy Loys, € du revenu de la creue » des Ponts-de-Cé.

Moreau resta aussi insolvable qu'auparavant : Commynes devenait donc de plein droit propriétaire de la galéasse (3). Le 20 avril 1486 (après Pâques), il donna provision « pour la galiache de France, appelée Nostre-

(1) Cette convention fut faite par devant Jean Lecourt, notaire juré de la cour de Saint-Aignan, et Pierre Fougery, notaire de la cour de Villentrois.

(3) « Tous les émoluments d*icelle, ensemble tous les fruis, prouffiz et « émoluments qui en ystroient a cause du dict veage * étaient compris dans Tacte de cession. Jean Moreau avait promis de « faire avoir agre- « able la dicte vendition et transport a sa femme et lui faire renoncer a « tout droict de douaire et aultre que elle avoyt ou pourroit avoir sur « icelle galéace. • — Les témoins étaient noble homme Anne des Marays, Guillaume, Jean et Pierre du Vaucler, écuyers.

(Si) Elle était rentrée au port de Marseille et demandait encore de grandes réparations. Commynes y consacra plus de 9500 livres ; il semblait que tout devait être fini : la mauvaise foi de Moreau avait cependant encore beau jeu.

Dame, » lui appartenant, à Etienne d'Andréa, patron de la galéasse et à M^' Guy Salles, son chapelain, pour suivre le procès devant Guillaume Bouciquand, clerc, notaire juré de la chancellerie du duc de Bourbonnais et d'Auvergne (1). Mais il avait affaire à forte partie. Une entente eut lieu entre Moreau et le Long; ce dernier essaya de nouveau de mettre arrêt sur la galéasse dans le port de Marseille, et Moreau (29 juin i486) prétendit que la transaction de Yillentrois était annulée par un contrat postérieur, passé à Avignon, dans lequel Commynes aurait promis d'accepter une somme de 4000 écus garantie par trois des principaux marchands de cette ville (2). Il se posait comme étant toujours et quand même le seul vrai propriétaire de la galéasse, et en cette qualité il venait de lui donner un nouveau patron, noble homme Jacques Forbin de Oardane (3). De leur côté^ les procureurs de Commynes (Jacques de Cepeta et Guy Salles) maintenaient le patronage à Etienne d'Andréa (4).

(1) Pièce originale, en parohemin, signée Boticiquand (CoUection de M. Etienne Charavay). La copie m*a été communiquée par M. Chantelauze.

(3) L*un d*eux était François Manelli, gouverneur de la banque de Léonard Manelli, son pére^ et C**, banquiers ti Avignon et & Lyon.

(3) Cetait un parent de Palamède de Forbin, seigneur de Soliers^ président de la chambre des comptes à Aix, agent de Louia XI près du roi René qu*il décida ^ léguer ses Etats au roi de France. Devenu gouverneur de Provence, il fut disgracié pendant la minorité de Charles VHL

(4) Ils déclarèrent que tout empêchement au départ de la galéasse pour la Sicile serait aux risques et périls de Moreau : d*autant plus qu*on avait fait faire son chargement par diverses proclamations aux marchés de Montpellier et ailleurs. Moreau soutenait son dire et offrait (!•>' juiUet 14S6) dans le cas ob Tune des personnes qu*il présentait comme caution ne serait pas agréée, de payer immédiatement la somme de 4000 écus (in sctccis et peccii» auri) : il était poussé par Forbin de Gardane qui lui avait proposé la somme de 4000 écus. — Etienne d*Andrea protestait contre l'embargo mis sur la galéasse par Moreau, il prétendait être en droit de la faire appareiller et demandait des dommages et intérêts pour le retard apporté à son départ, car si on ne Teût troublé, il serait déjii à Aigues-Mortes. — Enfin, Surat, Tavocat de Le Long, soutenait qu*Etienne d*Andrea « faisoit ses voyages et prouffitz par le moyen de « maistre Aymeric d'Andréa, son frère, chancelier de Prouvenoe, coUii' c dendo in prejudicium vert creditoris, *

En attendant, l'embargo était mis snr le navire et les intérêts de tous étaient en souffrance. Il n'était d'ailleurs pas facile de démêler la vérité au milieu d'assertions contradictoires de toute espèce : et cependant les droits de Commynes paraissaient bien constatés. Toute l'affaire reposait en réalité sur le paiement de ces 4000 écus que voulait faire Moreau, malgré l'opposition des procureurs de Commynes, — et sur l'authenticité douteuse des droits prétendus de Le Long (1).

Un jugement par provision rendu (3 Juillet 1486) par le lieutenant du viguier de Marseille (Pierre de Arena) et le juge du palais (Jean Retordeterii) ayant renvoyé l'affaire aux consuls (2), les adversaires de Commynes crièrent à la violation des libertés, privilèges et statuts de Marseille. L'affaire fut alors évoquée (7 Août 1486) devant Aymar de Poitiers, seigneur de St-Vallier, grand sénéchal de Provence et de Forcalquier (3), qui enjoignit au juge du palais d'entendre les parties et de leur faire bonne et prompte justice (4).

Peu de temps après (Janvier 1486/7), et pour des raisons que nous n'avons pas à expliquer ici, Commynes fut arrêté par ordre de Charles VIII. Aussitôt Aymar de Poi-

(1) Suivant Moreau, il D*y avait aucune action dans les prétentions et le précaire de Denis Le Long attesté par un instrument public.

(i) Ce jugement ne fut pas prononcé au lieu ordinaire oti se rend la justice, mais supra Tabularium Dominici BretoUy en présence de Jacques Destalis, apothicaire, Jourdain de Coroto, Louis Bretole, tils du précédent, et plusieurs autres de ladite ville, témoins à ce appelés et spécialement requis. La copie de ce jugement est signée de Jean Destalis, notaire royal k Marseille.

(3} La maison de Poitiers était la plus illustre et la plus puissante du Dauphiné, après celle des Dauphins de Viennois. Aymar avait épousé, en 1467, Marie, une des filles naturelles de Louis XI, et avait accompagné le roi à Teutrevue de Pérou ne.

(4) La galéasse était pour ainsi dire sous voiles, dans les îles de Marseille, et n'attendait plus que son patron, Etienne d'Andréa, pour lever Tancre.

tiers flt mettre la galéasse contestée entre les mains du roi, et confirma noble Etienne d*Anclrea dans le titre et les droits de patron que lui avait conférés Comraynes. — Moreau et Le Long ne lâchèrent pas prise pour cela ; au contraire, profitant de l'incarcération de leur adversaire, ils obtinrent des € Lettres Royaux » donnant commission à Guillaume Pavesy, juge du palais de Montpellier, d'instruire à nouveau l'affaire, intentée cette fois contre Etienne d'Andréa seul (l). Commynes ne fut appelé qu'après le prononcé de la sentence qui ordonnait de vendre la galéasse à l'encan. — Ses procureurs n'eurent pas de peine à prouver le mal fondé de cet arrêt et la connivence frauduleuse de Le Long (2) (9 Février 1487/8).

Les choses changèrent brusquement de face en avril 1488/9, peu de jours après la mise en liberté de Commynes. Par Lettres Royaux, données à Toulouse, Charles VIII, reprenant sommairement l'historique du procès depuis quatre ou cinq ans, rejeta les prétentions

(1) On voulut faire entendre que Ton avait fait choix de Guillaume Pavesy parce qu*il était gagné aux intérêts de Jean Moreau ; « Dicto Lec long valde propicius et amicus intimus... * {Lettres patentes de Charles VIII, avHl 1488/9),

(3) Les procureurs de Commynes, et principalement Morilhon, donnèrent leurs preuves écrites au Conseil du roi. Ils firent voir que la créance de Le Long n*avait pas eu pour raison première la réparation et le ravitaillement de la galéasse, et en outre qu*elle était postérieure & la cession de la galéasse faite par Moreau à Commynes. Ils démontrèrent que Thypothèque prétendue et faite après coup, nVtait pas contenue dans les lettres de change, mais dans une cédule faite plus tard par Moreau et dans laquelle il déclare rester débiteur à Le Long, par arrêt de compte, de 2700 écus d*or sans soleil, pour réparations faites à la galéasse, y compris les sommes indiquées dans les deux lettres de change. Ils calculèrent que, déduction faite de ce qui, dans les lettres de change, concernait d*autres affaires, il ne restait pas plus de 25 écus d*or pour les réparations de la galéasse ; de là ressortaient d'une manière évidente la connivence et Tentente coupable de Moreau et Le Long pour dépouiller Commynes de ce qui lui était dû. Ils ne manquaient pas non plus de noter la différence qui existait entre la somme de 2700 écus d*or, mentionnée dans la pseudoKïédule, et celle de 1475 écus d*or seulement, réclamée par Le Long de resta majoris debiti.

d^ Le Long à la priorité de son hypothèque, déclara, faus3e la cédule faite à Avignon le 10 février 1484/5, — établit les droits de propriété de Coramynes sur la galéasse, dont Etienne d'Andréa était par suite le patron légitime, — qualifia de subreptices les Lettres obtenues du grand Conseil de Provence, par lesquelles, sans appeler Commynes, l'affaire avait été remise à Guillaume Pavesy, juge du palais de Montpellier (1), — cassa le jugement qui condamnait Etienne d'Andréa à une amende de cent marcs d'argent, s'il entreprenait de faire naviguer la galéa.s6e (2), — et comme la cause était d'une grande importance, et que la sentence du parlement n'était pa3 rendue, ordonna que Commynes pût se joindre comme défendeur au procès intenté à Etienne d'Andréa, et que bonne et prompte justice fût rendue ... dans un délai de deux ans (3).

Le 11 février 1489/90, une transaction eut lieu entre Philippe de Commynes et Jean Moreau, par devant M« Gaudrin Coultre, clerc, tabellion juré de la ville et chàtellenie de Dreux. « En contemplacron de Tamityé € qu*ilz ont eu ycy devant ensemble, et pour ayder 4 la « ressourdre, » Moreau s'engagea à s'adjoindre au procès intenté à Denis Le Long par Commynes, et ce dernier donna comptant 400 écus d'or à Moreau, et lui accorda la moitié des profits du voyage fait alors par Etienne d'Andréa.

Cette pièce est la dernière que j'aie trouvée (4). On peut

(1) L^ajournement avait m^me été fait à Avignon oti Commynes n*avait point de procureur.

(2) Ë. d'Andréa avait appelé de ce jugement au parlement de Toulouse.

(3) Voir : Places jtistificatives, première partie y n» iv.

(4) Cette pièce m*a été communiquée par M. Chantelauze, le savant éditeur des Mémoires de Ph. de Commynes. Elle appartient k M. Etienne Charavay. Sur le dos se trouve une assez longue note de la main de Commynes.

affirmer toutefois que là galéasse, cause de tant de débats, fut enfin adjugée à Gommynes (1491) qui ne devait* pas tarder à en faire un noble usage. En effet, rentré en grâce au mois de décembre 1492, il fut Tun des premiers à cheval quand « le Roy se délibéra de partir pour l'Italie »; l'argent manquait, on empruntait à des conditions ruineuses de tous les côtés : il prêta 6000 ducats, sans intérêt (1) ; — enfin on avait besoin d'une flotte et on en cher-chait les éléments dans la marine marchande : il mit sa galéasse à la disposition du roi. Charles VIII la fit préparer pour servir de vaisseau amiral (4 mai 1494) (2), et Gommynes dans ses Mémoires, nous a fait le récit, un peu flatté peut-être, de la part qu'elle prit au début de la campagne. « Ce jour ou le lendemain, arriva à Gennes € (4 7**" 1494) le duc Loys d'Orléans avec quelques naves € et un bon nombre degaliees, et une 8rro««e gralleaee^ € qui etttolt mienne, que patronisoit ung appelle Mes- € sire Albert Mely, sur laquelle estoit le dict duc et les € principaulx. En la dicte galleace avoit grant artillerie et € grosses pièces, car elle e«iolt puissante, et s'approcha € si près de terre que l'artillerie desconflt presque les « ennemys, qui jamais n'en avoient veu de semblable, et € estoit chose nouvelle en Italie (3) ... » %

(1) Cette mention est d*autant plus importante que c auparavant on « avoit empruncte du banc de Soly, de Gennes, cent mil francz qui « cousterent en quatre mois quatorze mil francz d*interestz...* {Mémoires de Philippe de Commynes, liv. vu, eh. 5, ^d"* de Mlle Dupont, t. 2. p. 331).— Cela faisait 43 0/0 par an. — Coictier, menacé de poursuites pour avoir reçu de Louis XI 93000 écus en six ou sept mois, en avança 50000 pour Texpédition dMtalie {Lenglet^ t. 4 p. 989).

(3) « Instructions aux sieurs d*Urfe, grand écuyer, de Beaumont et

c Jehan de la Primauldaye de ce qu*ils auront a faire a Jeunes.... :

c Item fera préparer la galeace et une gallee pour la personne du roy c se besoing est.... Signé: Chaules. »

{Mém, de Commyneit^ t. 3 p. 370-375).

(3) Mémoires de CommyneSy liv. xii, chap. 6, t. 2, p. 335. — L*auteur du Olostaire Nautique^ M. A. Jal, dit que le vieux traducteur espagnol des Mémoires de Ph, de Commynes prétend qu'Albert Mély est uil capitaine génois nommé Alberto Lomelini. M. Jal croit, et JB cfoii

Commynes écrivait ces lignes en 1497 ; il avait alors cinquante ans ; « sa mémoire était merveilleuse > dit Lenglet (iv. 2, 122). Il devait donc se rappeler, au milieu de^ nombreuses luttes judiciaires qui attristèrent la Un de sa vie, que, quatorze ans auparavant, il avait eu à regretter ce qu'il avait fait pour Jeau Moreau, l'ancien propriétaire de la galéasse Nostre-Darae, au détriment de la veuve Brizeau, la fermière de la crue des Ponts-de- Cé: mais il avait, autant que possible, réparé sa faute, et il le constatait avec un certain orgueil d'autant plus légitime qu'en principe il s'était opposé à l'expédition d'Italie.

avec lui, qud Measire Alberl Mély était un gentilhomme InDgitedoclea ou prorençitl. — La question de l'origine de la galéasK de Coiiimynea smit iléjà préoccupé M. Jal, et il l'nvAit résolue pnr induction d'une manUre gjnémlH. « Le détail : L'arlUlerie, etc., nous pamll prouver que la

■ gaiéugae lie P. de Comtnynes était non pas génoise mais niarseilUiae.

■ Si elle avait été construite et armée !i Qhues, les habitante de RapRlIo m auraient certainement connu cette artillerie formidable, pour nouvelle

■ qu'elle eût été. Kuua sommes convaincu que la gaiéasse en question

■ était UM navire d'un modèle nouveau, plus grande, plus hnute aur l'eau... ( que les autres galéassea, grotse et puissante, comme dit le chroni-

■ queur, et armée de bouches b feu d'un calibre plus fort que celui

■ dont.- on armait les galéasaps ordinaires, > {Glossaire Nautique, p. 736).

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