‹ Documents ménaisiensChapitre 13 sur 18 · Lettre de Lacordaire (i · texte numérisé non relu

Lettre de Lacordaire (i

Paris, 11 janvier 1831.

Monsieur, — Nous avons reçu votre excellente lettre. Les sentimens que vous y exprimez et votre honorable franchise nous font attendre avec un plus vif désir encore Fheure de vous voir. — La première vertu aujourd'hui n'est pas la Foi, c'est Tamour sincère de la liberté ; quiconque l'a au fond du cœur, on peut dire de lui : Non es longe a regno Dei (2). Le monde sera à Dieu dès qu'il sera à la liberté, et cela seul, pour ceux qui le croient, démontre la vérité de notre religion (3). — J'ai des amis dont l'esprit distingué est où se trouve le vôtre ; cette ressemblance n'a rien qui n'attire mon estime et mon respect.

Notre cause est appelée le 29.

Nous désirerions vous voir le 19 ou 20 au plus tard.

Adieu, Monsieur ; agréez mes salutations cordiales.

H. Lacordaire.

{Adresse: Monsieur Eugène Janvier, Angers.)

xMs. autographe à la Bibl. Nat., Fr. Nouv. Acq., 22.738.

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