‹ Documents ménaisiensChapitre 7 sur 18 · Au public · texte numérisé non relu

Au public

Paris, 28 avril 1835.

Un des conseils des accusés qui doivent comparoître devant la chambre des Pairs, et qui se trouve plus particulièrement attaché à la défense des prévenus de Lyon, a eu lieu de voir que la plupart d'entre eux, simples ouvriers, n'avoient pour vivre que ce que le gouvernement leur donne, et chacun sait ce que c'est que la générosité et même l'humanité du gouvernement à l'égard des détenus politiques. De plus, ces hommes si dignes d'intérêt par leur courage et leur dévouement, ont,

au moins quelques-uns, des familles qui, n'ayant de ressources que le travail de leur chef, ont dû nécessairement tomber, depuis Temprisonnement de celui-ci, dans un dénuement que l'on ne se représente que trop bien. De si grandes souffrances ne doivent pas être seulement déplorées ; elles doivent trouver encore dans la sympathie publique un soulagement efficace. On propose donc d'ouvrir, en faveur de ces généreuses victimes du Pouvoir, une souscription, à laquelle sans doute tous ceux qui ont en eux un co'ur d'homme s'empresseront d'autant plus de concourir, qu'en venant au secours de nobles infortunes, ils serviront encore la cause de la patrie et de l'humanité.

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