‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvres, accompagnés d'appendices relatifs au Mis de Brazais, aux frères Trudaine, à F. de Pange, à Mme de Bonneuil, à la duchesse de FleuryChapitre 69 sur 99 · LIX. — Porte en tête pojx. ihal. c'est dire pouxo · texte numérisé non relu

LIX. — Porte en tête pojx. ihal. c'est dire pouxo

Xtx^ etvocXta ou |3ouxoXtaa;7.()<; EtvâXio;, pOUr mCS Bucoli-

ques maritimes, ou Bucolique maritime. Les halieutiques, dont André parle à la fin dans une note, font partie de ses Bucoliques maritimes, ainsi que l'idylle maritime etouXXtov IvàXtov, classée à part sans raison (p. 188 .

LXL — L'éditeur s'imagine qu'André voulait faire une églogue sur l'impiété d'Erysichton. Pure imagination. Erysiclilon ne figure ici que comme terme de comparaison. André aurait enchâssé ce fragment dans une bucolique lorsqu'il aurait eu l'occasion de parler de la faim.

LXIiï. — Au début de ce fragment André indicjue lui-même ce que son éditeur aurait dû faire : a Parmi les fables à employer » dit-il. Au lieu de créer des églogucs imaginaires il aurait fallu classer tous les fragments et notes sous diiïérents titres : Débuts et dédicaces ; fins d'idylles ; fables à employer ; usages à rappeler ; etc.

LXY. — Le poëte a fait usage, du passage des

Métamorphoses d'Ovide qu'il cite, dans une élégie à Camille :

Et quand d'âpres cailloux la pénible rudesse, De tes pieds délicats offense la faiblesse, etc.

LXYII. — Le plan de cette églogue qui aurait été assez étendue! dit l'éditeur. Tout cela à classer sous la rubrique : Arbres, plantes, etc.

LXYIII. — Tout cela est à classer. A ce matériel bucolique se mêlent de petits sujets qui demandent à être mis en évidence. La petite invocation au ver luisant (p. 141) est le pendant du petit fragment adressé à Yesper. Ensuite viennent des vers isolés, des descriptions, des notes sur les animaux; etc.

LXX. — Ce n'est point une églogue intitulée le Bouvier. Le manuscrit porte jîoux c'est à dire Souxo- Xixa et au-dessous Bubul., c'est à dire Bubulcus, un Bouvier. Cela signifie uniquement que, dans une de ses Bucoliques, il comptait mettre ce fragment dans la bouche d'un bouvier.

LXXI. — Même observation. Boux. Caprar. c'està-dire pouxoXtxa, Caprarius : Pour mes Bucoliques. A mettre dans la bouche d'un chevrier.

LXXIII. — Voyez ce que nous avons dit du second de ces sujets à propos de la pièce XIII.

LXXI Y. — Parmi toutes ces notes je distingue celle qui a trait au serment des femmes athénien-

nes,/)«r Cérès et sa fille! elle se rapporte encore au vers de Mnaïs :

Par Gérés et sa fille et la terre sacrée !

LXXVI. — Ces deux fragments sont des dédicaces ou envois de Bucoliques à la personne qu'André nomme tantôt d'.r., tantôt d'.r.n. Nous aurons occasion, à propos de l'élégie LU, de revenir sur ce nom et d'examiner si Vr doit être un z, comme le veut M. de Chénicr. Il consacre à cette inconnue une note (p. 255) qui lui fournit l'occasion d'ajoutés une bévue à une assertion erronée. Le vers

Porte-les à D'. r. n , cette belle insulaire

ne s'applique pas à une anglaise. D'.r.n est une créole; si l'éditeur avait mieux lu l'élégie LU (tome III, p. 118) il n'en aurait pas douté. Le poëte, s'adressant à la nymphe du ruisseau, la prie do sortir de son onde et d'aller porter ses chants à D'.r.n; et s'adressant toujours à la nymphe, il termine par ces deux vers :

Dis-lui quel nom ma bouche, au sein de tes roseaux, Enseigne à répéter à ton peuple d'oiseaux.

La nationalité, remarque l'éditeur, est bien indiquée surtout si l'on veut se rappeler que l'on dit que les Anglais parlent aux oiseaux. Il a cru que l'expression ton peuple d'oiseaux s'appliquait diU peuple anglais ! Il n'avait qu'à lire pour voir que, dans ces vers, oiseaux est pris au sens propre; ce sont les oiseaux qui peuplent les roseaux.

Page 1