IV. Poésies diverses
Page 210, vers charmants, jetés avec une négligence pleine de grâce :
Mais, comme vous, ce que plus je regrette, Mes chers amis, c'est qu'en ce temps béni, A tout moment des filles toutes nues, Pour se couvrir n'ayant que leurs cheveux, De pleurs amers inondant leurs beaux yeux. De tous les bois peuplaient les avenues.
Alfred de Musset a souvent ce ton empreint d'une mélancolie légère et souriante :
Regrettez-vous le temps où les nymphes lascives Ondoyaient au soleil parmi les fleurs des eaux, Et d'un éclat de rire agaçaient sur les rives Les faunes indolents coucliés dans les roseaux ?
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I. — Page 213, V. 12. Il faut reprendre le pluriel caressent; le verbe n'a pas pour sujet troupe^ mais rênes. Le singulier n'est qu'un lapsus calami.
II. — Page 215, v. 22. J'ai par mégarde introduit une leçon vicieuse dans ce vers; il faut le restituer tel que l'ont donné les éditions antérieures :
Des volets à grands bruits interrompent la fètc.
Puisque c'est une traduction, il ne faut pas s'écarter du texte d'Horace : VaJvaruia str.epitus.
Y. — Ce qui est sous ce numéro se compose en réalité de deux morceaux parfaitement distincis el qui n'ont aucun rapport l'un avec l'autre. Le premier va du commencement jusqu'en haut de la page 219, y compris le petit paragraphe : (Juoiqur les pays du Nord, etc.; il est didactique el était destiné à quelque grande composition, peut-être à l'Hermès, dans la partie où il aurait tracé à grands traits toute l'histoire des littératures. Le second morceau : C'est cet amour profond , est une sorte de discours aux Français, dont un fragment avait été publié. Au surplus, c'est l'éditeur (|ui a uni ainsi ces deux morceaux, écrits à des époques différentes, dont l'un est essentiellement littéraire, et dont l'autre est à la fois politique et social.
YIII. — Ce fragment paraît se rapporter au pre-= mier chant de l'Hermès. Le poëte voulait peindre « dans les chaleurs de l'été toutes les espèces animales et végétales se livrant aux feux de l'amour. »
Aux désorts de Barca le monstre di.'S forêts,
Quand le chien dévorant, sur ces arides plaines Vomit du haut des cicux ses brûlantes haleines, Sent Tamour en fureur, dans ses flancs consumés, Verser au lieu de sang des poisons allumés.
X. — Ce fra^mont était destiné à VHcnnrs, et ù la même partie que le fragment numéro VIII.
XI. — Que viennent faire ici les deux derniers vers qui ont été placés par André Chénier luimême dans son Art (T aimer ,11, p. 125)?
XY. — Cette pièce est tout entière à reconstituer; l'éditeur n'a pas su distinguer les parties faites de celles qui étaient à faire. Toutefois, elle est trop longue pour que je la donne complètement ; je vais simplement indiquer les points de raccordement.
Allons, mes beaux coursiers, courez, volez.... commencer ensuite à la page 230 en laissant les lacunes qxCon jugera convenables :
L'aurore est belle et pure et le ciel sans nuage; Un souffle doux et frais caresse le feuillage
Gourez, volez, mes beaux coursiers.
Ils volent, le char vole, elle vole, elle fuit Comme l'aiiile éclair qui brille dans la nuit. Tous les yeux sont sur elle
L'envie au front paré d"un sourire d'apprêt, etc. continuer jusqii' au vers :
Qui l'applaudit de loin, le plaisir dans les yeux. Revenir ensuite au canevas, p. 229 : Debout sur son char,
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elle élève sa tète divine, etc., etc. Continncr jusqu'après la seconde rcpéUtion du rx^rs :
Courez, volez, mes beaux coursiers :
ensuite aller prendre le fragment de la page 231 :
Ils reconnaissent tous la voix de riiéroïne, jusqu'à :
Le vent ne peut les suivre
et continuer avec le canevas en prose de la page 230 : Et le ciel répète au loin, etc., etc. Après ces quatre lignes, une lacune, et pour terminer le petit fragment :
Sous la dent de Tacier aux pointes lumineuses.
Tout le reste aurait dû être seulement indiqué en note comme partie de canevas exécutée.
XVII. — Fragment de chœur en vers de sept pieds, appartenant probablement à la satyre intitulée la Liberté. Cette strophe devait être chantée j)ar le chœur des femmes.
Les fragments qui suivent cette pièce sont tous distincts. Le dernier : 0 mer, du jeune amant, est inspiré de la charmante traduction qu'a faite Voltaire [Dictlonn. philos., v. Epigramme) de l'épigramme de Martial (XIV, 181).