V. Satires
Il n'y avait pas matière à introduire cette division dans l'œuvre d'André Chénier. Quand nous aurons enlevé les pièces qui doivent être classées parmi les ïambes ou autre part, il ne restera que
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quelques fragments qui trouveront leur place dans les Poésies diverses.
III. — A propos (le celte pièce, M. G. de Chénier accumule en quelques lignes beaucoup d'erreurs.
Le bon Chartrain c'est Pétion. Quant à Jean Fréron, il est bien connu. Il rédigea rOmteur da peuple, qui n'a point commencé, comme le dit l'éditeur, en décembre 1789; el il n'est point e\;ict de dire que ce journal tomba après le 9 tlicrmidor. La vérité est que VOraleur du peuple, commencé en mai 1790, rédigé en partie par Labenetto, en 1792, tomba au mois de novembre de'cetle année, et fut repris par Fréron du 25 fructidor, an 11, jusqu'au 25 thermidor an III. Gorsas est le rédacteur du Courrier de Versailles, journal qui n'a jamais pris le titre du Patriote. Durosoy est le i-édacteur de la Gazette de Paris; mais il est bien étonnant qu'il n'ait eu que quatre-vingt-un numéros ; il était quotidien et dura du l*"" octobre 1789 au 10 août 1792.
Page 199, v. 11. La déesse à ki double trouipeffe, c'est la Renommée. André rappelle les vers bien connus de Voltaire dans la Pur elle :
La lienoininéc a toujours duux trompettes, ele.
Ces vers de Voltaire avaient,'en 1762, inspiré à Lebrun, le Pindare français, comme on disait alors, la pensée de publier un journal littéraire et satirique. Le frontispice de cette feuille était une Renommée à la double trompette; le dessin traduisait fidèlement l'idée plaisante de Voltaire. On