POÉSIES DIVERSES
I. — Page 213, V. 12. Il faut reprendre le pluriel caressent; le verbe n'a pas pour sujet troupe ^ mais rêves. Le singulier n'est qu'un lapsus calami,
II. — Page 215, V. 22. J'ai par mégarde introduit une leçon vicieuse dans ce vers ; il faut le restituer tel que l'ont donné les éditions antérieures :
Des volets à grands bruits interrompent la fête.
Puisque c'est une traduction, il ne faut pas s'écarter du texte d'Horace : Valvarum strepitus,
V. — Ce qui est sous ce numéro se compose en réalité de deux morceaux parfaitement distincts et qui n'ont aucun rapport l'un avec l'autre. Le premier va du commencement jusqu'en haut de la page 219, y compris le petit paragraphe : Quoique les pays du Nord, etc.; il est didactique et était destiné à quelque grande composition, peut-être à l'jff ermés, dans la partie où il aurait tracé à grands traits toute l'histoire des littératures. Le second morceau : C'est cet amour profond, est une sorte de discours aux Français, dont un fragment avait été publié. Au surplus, c'est l'éditeur qui a uni ainsi ces deux morceaux, écrits à des époques différentes, dont l'un est essentiellement littéraire,
et dont l'autre est à la fois politique et social.
VIII. — Ce fragment paraît se rapporter au premier chant de YHermès. Le poëte voulait peindre « dans les chaleurs de l'été toutes les espèces animales et végétales se livrant aux feux de l'amour. »
Aux déserts de Barca le monstre des forêts,
886 ŒUVRES D'ANDRÉ CHÊNIER.
Quand le chien dévorant, sur ces arides plaines Vomit du haut des cieux ses brûlantes haleines, Sent Pamour en fureur, dans ses flancs consumés, Verser au lieu de sang des poisons allumés.
X. — Ce fragment était destiné à VHermèSy et à la même partie que le fragment numéro YIII.
XI. — Que viennent faire ici les deux derniers vers qui ont été placés par André Chénier luimême dans son Art (Taimer (II, p. 125)?
XV. — Cette pièce est tout entière à reconstituer; Téditeur n'a pas su distinguer les parties faites de celles qui étaient à faire. Toutefois, elle est trop longue pour que je la donne complètement ; je vais simplement indiquer les points de raccordement.
Allons, mes beaux coursiers, courez, volez.... commencer ensuite à la page 230 en laissant les lacxmcs qu'on jugera convenables :
Uaurore est belle et pure et le ciel sans nuage ; Un souffle doux et frais caresse le feuillage
. . Courez, volez, mes beaux coursiers.
Ils volent, le char vole, elle vole, elle fuit Gomme Pagile éclair qui brille dans la nuit.
Tous les yeux sont sur elle
L'envie au front paré d'un sourire d'apprôt, etc. continuer jusqu'au vers :
Qui l'applaudit de loin, le plaisir dans les yeux. Revenir ensuite au canevas, p. 229 : Debout sur son char,