‹ Documents officiels recueillis dans la secrétairerie privée de Maximilien: Historie de lChapitre 57 sur 71 · PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE

Conduite du gouvernement des États-Unis avant la signature de la convention du 31 octobre 1861.

Deux mois avant la signature de Tacte du 31 octobre, et lorsqu'il n'était encore question que du vote par lequel le congrès mexicain avait suspendu pour deux ans le paiement des conventions intervenues entre la République et les puissances étrangères, M. Seward adressa une dépêche à M. G.-F. Adams, ministre des États-Unis accrédité près du cabinet de Saint-James, pour le prévenir qu'il allait donner Tordre à M. Th. Corwin, mini.stre au Mexique, de chercher un moyen quelconque qui permit au cabinet de Washington de présenter aux gouvernements européens la garantie de son propre gouvernement en faveur du Mexique, et il l'invitait à profiter de la première occasion pour instruire le comte Russell de ses intentions, en le priant de suspendre les hostilités parce qu'il aurait probablement avant peu des ouvertures directes à lui faire (1).

En effet, le 2 septembre suivant, M. Seward annonçait à M. Th. Corwin, ministre des États-Unis au Mexique, qu'il était autorisé à négocier un traité avec la République pour

(1) Dépêche de M. Seward à M. C.-F. Adams, en date du 24 août 1861. numéro 71.

l'Assomption par le gouvernement américain pendant cinq années, qui commenceraient du jour où le service avait été suspendu (i), du paiement de tous les intérêts, 3 p. c, qui pouvaient être dus aux porteurs des bons de la dette anglaise, à la condition que le gouvernement mexicain, de son côté, s'engagerait à rembourser à celui des Etats-Unis les avances dont il s^agissait, augmentées d'un intérêt de 6p. c.« le tout hypothéqué sur les terrains domaniaux qui existaient dans les États mexicains du Nord, et dont la propriété lui serait déBnitivement acquise si, à l'expiration de six ans, terme 6xé pour le remboursement, le cabinet de Washington n'était pas désintéressé (2).

M- Gorwin répondit le 21 octobre que la dette contractée envers les teneurs de bons anglais, s'élevait au chiffre de 63 millions de dollars, mais qu'elle n'était pas la seule : qu'à cette somme, il fallait encore ajouter 5 millions de dollars pour la Convention anglaise et 8 millions pour celle de FEspagne (3); et que, quant à la dette française, elle était tellement minime qu'il n'y aurait pas de difficulté de ce câté-là.

L'intérêt de la dette étrangère à payer se composait donc d'après lui :

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