‹ Documents officiels recueills dans la secret́airerie privée de Maximilien: Histoire de lChapitre 16 sur 54 · RÉCLAMATIONS ANGLAISES · texte numérisé non relu

RÉCLAMATIONS ANGLAISES

1" V Le gouvernement mexicain devait donner à celui de la Grande-Bretagne une garantie sérieuse pour répondre de la fidélité avec laquelle il exécuterait dorénavant les traités célébrés antérieurement entre l'Angleterre et la République.

ll« » Il devait rembourser les 660,000 piastres volées avec efFraclioD par Marquez dans l'hôtel de la légation anglaise, et 269,000 piastres qui restaient encore à acquitter sur les fonds occupés à la Laguna-Seca, avec un intérêt annuel de 6 p. c. pour la première de ces deux sommes, et de 12 pour la seconde.

» Plus un intérêt également annuel de 6 p. c. en faveur des sommes qui auraient dû être payées en vertu des anciennes Conventions, et dont la remise avait été ajournée conformément à la loi du 17 juillet 1861.

lllo» 11 devait admettre dans les ports de la République des agents nommés par le gouvernement britannique, avec faculté de pouvoir

réduire dû moilic, s'ils le jugeaient convenable^ le montant dos droits d'importation, et d'intervenir au même titre que les officiers mexicains dans la perception des droits de douane, afin d^assurer la juste et équitable répartition de la part qui revenait sur ces droits aux teneurs de bons et aux individus portés sur la Convention.

\\^ » Enfin, il devait, de concert avec le ministre britannique, procéder immédiatement i\ Texamen et à la liquidation de toutes les réclamations pendantes, afin de constater la validité de celles qui seraient justes, et de commencer à les faire payer le plus proniptement possible. »

Si nous en exceptons l'article 3 qui n'était que la reproduction des deux premiers paragraphes de Vultimatitm envoyé par les plénipotentiaires français, et qui n'allait à rien moins qu*à confisquer la souveraineté du Mexique au profit des ministres de France et d'Angleterre, ces exigences de M. Wyke ne surprirent personne ; mais il n'en fut pas de même de l'ultimatum de M. de Saligny.

En effet, le premier se contentait de réclamer les garanties qu'il trouvait les plus sérieuses en faveur des intérêts déjà reconnus de ses compatriotes, tandis que le second, profitant de la situation, comme le jésuite dont parle Béranger, pour venger ses injures personnelles (1), prétendait imposer au gouvernement mexicain la reconnaissance de certaines dettes qui n'étaient point encore liquidées, et ce qui est pis, il prétendait les imposer sans justifier en rien de leur légitimité.

Sa demande inattendue de 12,000,000 de piastres, tomba

comme une bombe au milieu de la première séance que les commissaires alliés eurent entre eux pour fixer en commun

le chiffre des réclamations qu'ils devaient exiger du gouver-

(i) Plus d'un écolier rit de voir

Votre large coiffure, Votre habit fait en éteignoir,

Votre étrange tournure Mais vous avez la verge en main, Fouettez, fouettez, frère ignorantin,

Vengez votre figure.

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