‹ Documents officiels recueills dans la secret́airerie privée de Maximilien: Histoire de lChapitre 51 sur 54 · CORPS DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

CORPS DU MEXIQUE

t'.ARi.fBT DU GÉNÉRAL EN CHEf.

« Mexico, 46 juillet 4864.

» Le soussigné, aumônier en chef de Tarmée française au Mexique, certifie avoir reçu, de l'archevêque de Mexico, les pouvoirs de confesser M. le baron de Grox, mais à la condition, exprimée verbalement par le secrétaire de Sa Grandeur, de faire restituer les biens ayant appartenu au clergé et de faire rétracter le serment à la Constitution libérale.

» Ma conscience ne pouvant accepter ces restrictions, j'ai cru devoir refuser.

» L. Testory,

» aumôfiier en chef.

» Pour copie conforme :

» Le lieutenant'Colonel chef du cabinet,

» Napoléon Boyer. »

Cette déclaration fit du bruit. L'archiduc s'en émut; mais dans l'impossibilité où il était d'avoir une idée à lui, une opinion à lui, une politique à lui, il était obligé de courber la tête, de ee taire et de chercher une manœuvre qui lui permît d'éviter les aspérités que présentaient sur les deux côtés de sa route l'intolérance toujours croissante de la soutane et l'omnipotence brutale de M. Bazaine.

Pour sortir de ces embarras, il résolut de voyager; de montrer sa personne auguste à des sujets qui n'étaient pas encore bien persuadés de son existence; d'entreprendre, enfin, dans quelques États de l'intérieur, mais sous la protection des baïonnettes de ce même Bazaine, on voit qu'elles étaient bonnes parfois à quelque chose, une promenade dans le genre de celle que fit en Crimée la fameuse Catherine II sous les auspices du prince Potemkin,

II partit donc de Mexico le i3 août 1864, deux jours avant la célébration de la fête de son unique protecteur, pour ne pas assister, disait- on, aux réjouissances du moment, et froissa par cette conduite impolitique les susceptibilités de ceux qui étaient, qui sont encore assez simples pour croire que le salut de la France est attaché aux vœux que l'on forme en faveur du troisième Napoléon.

Arrivé le 17 à Querétaro, il espérait, selon la coutume usitée en pareil cas, être reçu par Tévêque du lieu, accompagné de son clergé. et sa cassolette traditionnelle à la main; mais l'évêque et le clergé faisaient également défaut et, avec eux, les accessoires obligés de l'encens et de l'encensoir.

Toutefois , s'il était pénible pour un descendant de Charles-Quînt et des Césars d'Allemagne d'être reçu dans une ville épiscopale comme un simple bourgmestre en tournée, il aurait été plus impolitique encore de ne pas cacher soigneusement la blessure. En conséquence, on se retrancha derrière des sentiments de pure convention; on parla de la misère publique, de la nécessité d'y venir en aide, et le secrétaire du cabinet reçut l'ordre d'expédier au ministre d*Etat un télégramme conçu en ces termes :

ce Querélaro, 47 août 4864.

^y A S. E. le Ministre d*État.

» L'Empereur a été très- surpris, dans ces temps de misère, de ne pas rencontrer Tévêque de Querélaro dans son diocèse où l'appellent ses devoirs.

» S. M. Finvite à profiter de la première diligence pour venir ici.

» L'Empereur veut lui parler.

» Réponse immédiate.

» Le secrétaire du cabinet de V Empereur^ » Angel Iglesias. »

L'empereur a été surpris de ne pas rencontrer l'évêque de Querétaro dans son diocèse. — Il veut lui parler. — Qu'il vienne par la première diligence. — Tout cela eût été trèsbien si l'injonction s'était adressée à un personnage ordinaire; mais il n'en était pas de même d'un prince de l'Église. Celui-ci avait un décorum à conserver. Il ne pouvait en conscience louer une maison particulière, ni voyager en diligence comme un simple mortel. Il expliqua ses raisons par écrit et M. Velasquez, ne pouvant le décider à se mettre en route, répondit par le télégramme suivant :

« Querétaro, 47 août 4864.

» Reçu de Mexico, le 17 août 4864, à 9 h. du soir.

» A Monsieur Angel Iglesias, pecrétaire de S. M.*

» Ce soir, immédiatement après avoir reçu votre dépêche, je me suis rendu moi-môme chez révéqufe de Querétaro; mais je ne Tai pas rencontré. Je suis alors allé chez un de ses parents où je Tai trouvé et où il m'a donné la réponse signée que je vous adresse afin que vous puissiez en rendre compte à S. M. l'Empereur en le félicitant de son heureuse ariivée dans la ville où vous vous trouvez.

« L'évêque est resté dans cette ville. 4*> parce qu'il est occupé en » ce moment à corriger l'acte qui concerne l'érection de son évêché, » acte très-mal fait, et de la correction duquel il a été chargé par » Mgr Mungia, délégué à cet effet du Saint-Siège apostolique ; 2^ parce » que V édifice qu*on lui a désigné pour palais épiscopal est inhabitable

» en ce momenl , et qu'il iiest pas convenable à sa haute dignité de » louer une maison 'particulière; 3® parce qu*il doit emmener avec » lui ses livres , ses meubles , sa nombreuse famille, — porque tiene » que llevar sus libros, muebles y crecida familia, — et que l'époque )> oit nous nous trouvons n*est pas faite pour entreprendre un voyage de « cette nature. »

« Uévêque de Querétaro. »

» S. M. rimpéralrice se porte bien.

» Le Ministre d'État, » Velasquez de Léon. »

On a bien raison de le dire : tout change avec le temps. Le fils de Thomme n'avait pas, disait-il, une pierre où reposer sa tête, et le S»" Garate, ainsi se nommait Tévêque de Querétaro, tout en se donnant pour un de ses disciples, pour un successeur de ses apôtres, aurait cru se déshonorer en descendant dans une maison particulière.

Cette réponse n'était pas polie, j'en conviens ; elle était même grossière; mais elle peignait l'homme et n'avait après tout d'importance que dans le cas où l'on voudrait bien lui en attribuer. Au lieu de mépriser ce cuistre, l'archiduc se fâcha, du moins il en eut l'air, et ne pouvant soumettre ce prêtre mal élevé à la résidence, il le menaça de se plaindre au pape.

« Querétaro, 18 août 4864.

» L'Empereur à M, Velasquez de Léon, Ministre d'État.

» Puisque Tévêque retenu par des affaires de famille (1), ne peut pas remplir ses devoirs, je me rendrai moi-même, après demain, dans la Sierra, pour faire oindre en ma présence les personnes de

(1) L'archiduc cherchait encore à se faire illusion. M. Garate ne s'était point excusé en prétextant des affaires de famille : il avait répondu brutalement « qu'il avait à faire corriger Tacte relatif à » l'érection de son siège ; — que son palais épiscopal n'étant point » encore prêt, il n'était pas convenable à lui de louer une maison » particulière; — et que, dans la saison où Ton se trouvait, il ne » pouvait pas exposer sa famille aux pluies torrentielles de chaque » jour; »

45 ans qui u'ont point encore reçu le baptême, et faire conlirmer et administrer les autres sacrements ù ces populations abandonnées depuis si longtemps.

» J'enverrai à Rome, par le prochain packet, le télégramme d'hier, et la réponse de 1 évoque, afin de faire connaître au pape dans quelles dignes mains se trouve le diocèse de Querétaro.

» Maximilien. »

L'archiduc se trompait encore. Il croyait, en agissant ainsi, venger une insulte faite à sa dignité, et il ne faisait que (onstater une injure qu'il croyait avoir reçue d'un évêque qui n'était pas venu, lors de son arrivée, inonder sa personne sacrée d'un nuage d'encens.

La royauté, quoi qu'on en ait dit, n'a jamais été, ne sera jamais, qu'un ensemble de petitesses déguisées par les thuriféraires de la chose sous le nom pompeux de Majesté.

Aprèâ cet incident» le voyage se poursuivit sans encombres.

Il y eut tout le long du chemin des félicitations, des arcs de triomphe, des fusées plus ou moins volantes payées par les autorités, des indiens embrigadés, comme sur le chemin d'Orizaba à Mexico, par les curés de leurs villages; mais il était facile de voir que ces manifestations n'avaient rien de sérieux et n'existaient qu'à la surface. Le désenchantement avait commencé. 11 continua crescendo à travers les péripéties de la route, et éclata dans toute sa force à Silao à la suite d'une indisposition qui retint le voyageur dans cette ville pendant une huitaine de jours.

On se demandait publiquement, même en sa présence, ce qu'il adviendrait de l'empire si le prince venait à mourir ; et sur ce thème, chacun, comme de droit, glosait à sa façon. Il y avait autant d'opinions que de glossateurs. — Les uns étaient d'avis de profiter de la circonstance pour faire une manifestation imposante en faveur de M. Juarez, en proclamant à nouveau la République en présence des baïonnettes du général Bazaine. — D'autres, plus circonspects, je pourrais dire plus tièdes, voulaient attendre encore, par peur de tout perdre, disaient^ils, en précipitant des événements qui semblaient marcher tout seuls. — D'autres, enfin, se consolaient à l'avance en reportant leurs espérances sur le comte

de Flandre dont ils citaient déjà le nom, et que l'homme des Tuileries, trop compromis désormais pour reculer devant les diflScultés qu'il avait lui-même créées si étourdiment, ne pourrait, pensaient-ils, refuser à leurs supplications.

11 était en effet question, dans les hautes sphères de l'Intervention, d'ériger alors pour lui le Guatemala en royaume plus ou moins indépendant, et si l'archiduc était mort, le prince n'aurait probahlement pas plus reculé que son père, le roi Léopold I^r, devant l'héritage sanglant de Maximilien.

Et qu'on ne se récrie pas à l'avance contre les conséquences d'une pareille supposition. Voici des preuves. Il existe dans les papiers de Maximilien une lettre écrite de Paris, le 30 juillet 1864, par un nommé Charles d'Héricault, dans laquelle on lit ce qui suit :

« D'autres corpespondanls, en vous parlant de la Belgique et de ia dissolution de la Chambre des représentants belges, vous parleront du voyage et du séjour du roi Léopold à Vichy. Je me contente de vous signaler, d'après les témoins oculaires, la continuité et Ut cordialité de ses relations avec V empereur Napoléon, On a cherché mille raisons à ce voyage et à ce séjour qui doit cesser, en même temps pour les deux princes, le 4 août. Je suis à même de pouvoir vous donner là-dessus une nouvelle qui m'est confiée en toute intimité, qui n'a pas encore transpiré, et qui me paraît d'une haute importance pour Sa Majesté Mexicaine. Le roi des Belges aurait eu pour but principal de sonder son auguste voisin sur le projet d*ériger en royaume Vancienne vice-royauté de Guatemala. — Guatemala, Yucatan, Honduras jusqu'à l'isthme de Tehuantepec, — et de mettre le comte de Flandre à la tête de cette nouvelle souveraineté. On me laisse supposer que ce projet, bien qu'il sente un peu la diplomatie anglaise, n'a pas été repoussé, mais je ne puis garantir que l'existence des pourparlers. »

Plus loin, après avoir parlé de l'Italie, du Pape, de Victor- Emmanuel, de Garihaldi, des États-^Unis et de la Providence qui veille, dit-il, sur les destinées de Maximilien I«r, M. d'Héricault revient à cette question du Guatemala et s'exprime ainsi :

« Je reviens à cette royauté du Guatemala et si vous voulez me permettre d'entrer dans quelques détails intimes, je vous dirai qu'on me signale l'enthousiasme avec lequel le comte de Flandre, durant son séjour à Paris, a, dans les occasions les plus intimes, parlé de

Fempereur Napoléon. On a été frappé de voir le jeune prince exalter la politique napoléonienne en ^ comparant à celle de Vex-roi Louis- Philippe, et on a rattaché cet enthousiasme à des promesses faites à propos de Chuatemala. »

Comparer la politique tracassière du troisième Bonaparte à la conduite pins que bourgeoise du Napoléon de la paix à tout prix, le lecteur ne s'attendait certainement pas à celle-là! Cependant, c'est écrit en toutes lettres dans la correspondance de M. Ch. d'Héricault. — Ce n'est pas que j'attache une importance bien grande à ces histoires; je veux seulement constater que le gendre de l'ancien roi des Français était alors dans les meilleurs termes avec celui qui avait profité de sa haute situation pour dépouiller ses beauxfrères; que son fils, le comte de Flandre, exaltait à tout propos la politique sans foi de cet homme ; et que ce prince qu'on a surnommé, je ne sais trop pourquoi, le Nestor des rois, aura grandement à faire devant la postérité pour laver sa mémoire de la complicité qui lui incombe dans les malheurs qui ont suivi le caprice impérial de sa fille et de son gendre.

Quoi qu'il en soit, Tarchiduc se rétablît. Sa tournée continua sous la préoccupation des incidents qui en avaient signalé les débuts, et le maréchal Bazaîne, à sa rentrée dans la capitale, lui remit sur la situation un rapport que je crois devoir reproduire en entier, parce qu'il n'a point été inséré dans le Moniteur Universel de l'époque.

CORPS EIPÉDITIONNAIRE

DU MKXIQUK.

GABi.lKT DU GÉNl^RAL EM CHEl-'

« Mexico, 3 novembre 4864.

» Sire,

» Au moment où V. M. rentre dans la capitale de l'Empire, je crois de mon devoir de placer sous ses yeux un ensemble de l'impression produite sur mon esprit par les derniers renseignements que j'ai reçus de Messieurs les commandants supérieurs.

» Les modifications apportées dans le personnel administratif par V. M. dans les diverses localités qu'elle a parcourues, et notamment à Guanajuato, ne semblent point avoir produit tout l'effet que Ton était en droit d'en attendre.

» Les fiiUDwes renient toujaurs dans le même élaty et ce département, Vun des plus riclies de V Empire, ne suffit pas à payer ses dépenses ^ tandis quHl y a quelques mois, il alignait sofi budget et pouvait envoyer des sommes assez fortes à la capitale.

» A Zacâtecas, tout le sud du département est pacifié et organisé ; les bandes ont disparu, et le préfet politique convient, lui-ooéoie, qu'il n'y a plus d'inconvénient à mettre en liberté les frères Delgado qui avaient été incarcérés comme fauteurs des désordres qui déso* laient cette contrée, et sous la prévention de connivence avec les dissidents.

» £n conséquence, M. le générai L'Hérillier a donné Tordre d'élargir ces deux prisonniers, qui jouiront des bénéfices de i'amnistie décrétée par V. M., sous la seule garantie, consentie par eux, de ne plus s'occuper de politique (1).

» Je sais d'ailleurs de source certaine que les frères Delgado qui jouissent d'une grande fortune, avaient fait promettre une forte somme d'argent ù qui les ferait sortir de prison.

» On me signale un nouvel acte d'intolérance religieuse à Zacâtecas où, un M. Borbolla, se serait vu refuser le sacrement de la bénédiction nuptiale, parce que la future, M'»« veuve Esparza, était propriétaire de biens nationalisés. Le refus fait par M. Guerra, curé de la paroisse et frère de Monseigneur révêque, a été représenté à Vautorité civile qui ne se crut point autorisée à unir civilement les deux futurs, et les renvoya à Vautorité ecclésiastique.

» Cette affaire a produit un certain scandale à Zacâtecas où les tendances envahissantes du clergé sont de notoriété publique, et ne trouvent point de frein dans le préfet politique auquel l'énergie nécessaire fait défaut.

» J'ai riionneur d'adresser à V. M. la pièce ci-jointe relative à cette affaire.

» Les fonctionnaires qui sont à la tête de ladministration civile de Puebla passent pour ne pas jouir de toute la popularité désirable; leur influence sur leurs administrés n'est point celle que comporte leur position. On leur reproche le manque d'activité indispensable aux chefs d'une grande cité.

» La police n'est point organisée dans cette ville où les agents préposés à la garde et à la sécurité des citoyens, passent pour être complices de la plupart des vols et des crimes qui s'y commettent (2).

(1) Toujours le bâillon.

(2) On était cependant sous l'administration paternelle des honnêtes gens.

La contrebande s'exerce à Puebla sur une grande échelle et le bruit public accusé Timpunité acquise aux contrebandiers à la complicité de fonctionnaires haut placés dans V administration,

» L'influence du clergé m'est également signalée comme s*exerçant d'une manière fâcheuse et peu propre à inspirer aux populations des idées d'ordre et de moralité. Certains prêtres vivent publiquement AVEC femmes et ENFANTS ; d'autrcs refusent la sépulture à des tnalheureux dont les familles ne peuvent acquitter les frais d'enterrement dont les prix sont loin d'être modiques.

» On parle tout haut de donations arrachées a des esprits faibles POUR doter telle église ou tel couvent.

» Je ne crois pas inutile de signaler à V. M. une tactique du clergé qui consiste à faire passer pour biens de la catégorie des biens moraux, le plus qu'il peut des biens ecclésiastiques, s'appuyant, en cela, sur un arrêté de M. le maréchal Forey qui classe les biens moraux dans ceux qui ne devront point être soumis à la révision, mais rendus de suite à l'autorité ecclésiastique.

» En résumé, l'État de Puebla ne me paraît point organisé : tout y est à faire, et la ville elle-même manque de l'animation qu'il serait facile de rendre à ce grand centre autrefois si riche et si actif.

» Deux faits regrettables et qui viennent à l'appui du défaut d'organisation reproché à Puebla se sont produits récemment.

» Le 26 octobre dernier, la garde civile de Tepeji et les prisonniers civils, sont partis d'un commun accord, après avoir tiré sur le préfet qui, heureusement, ne fut pas atteint. L'esprit de la population de Tepeji est d'ailleurs connu pour très-hostile.

» L'escadron de Rodriguez n'a point été payé ; bon nombre des hommes qui le composent ont déserté, et la cause en est attribuée au peu de soin avec lequel la solde est faite.

» A Orizaba, les autorités civiles ont compris leur mission et tout semble marcher dans une bonne voie.

» Le préfet politique de Gordova m'est, depuis longtemps déjà, représenté comme animé d'un très-mauvais esprit ; celui de Tehuacan m'est signalé comme absolument incapable.

» 11 y a amélioration dans l'état général du département de San- Luis Potosi ; les prisons se vident, la justice fonctionne plus régulièrement. Les finances ont une tendance à se refaire et le commerce paraît reprendre son essor. La fin de la saison des pluies et l'ouverture des communications avec Tampico favoriseront, très-certainement, ce mouvement ascensionnel.

» Au point de vue militaire tout marche régulièrement. M. le géné^ rai de Castagny est en marche sur le Ghihuahua et est en ce moment à Parras.

» Des ordres sont donnés pour Texpédition sur Mazatlan qui doit être en voie d*exécution.

» M. le général Douay doit être à Colima d'où ii reviendra par le Michoacan pour s'établir momentanément à Morelia, après avoir organisé les contrées qu'il aura traversées.

» Enfin, Texpédition contre le Oajaca se prépare, des approvisionnements de toute nature se font à Yautitlan ; on travaille aux routes pour les rendre praticables à nos attelages d'artillerie, etc. ; et je pense que les opérations seront entamées vers la fin du mois de novembre ou dans les premiers jours du mois de décembre.

» J'ai l'honneur, etc..

» Le maréchal commandant en chef y

» Bazaine. »

En tête de cette pièce est écrit avec un crayon rouge :

» Au Conseil des ministres, » Les points qui concernent Puebla devront être copiés et remis au commissaire impérial qui doit être nommé pour Puebla. »

Enfin, elle est suivie du procès-verbal ci-joint, de M. Figarol, capitaine au 2® régiment de zouaves, où sont relatés les faits qui se sont passés à Zacatecas à l'occasion du mariage de M. BarboUo et du refus de l'abbé Guerra.

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