‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de la (volume 2)Chapitre 46 sur 85 · CXX · texte numérisé non relu

CXX

i333. Sainte-Gemme.

Philippe VI amortit 6 1. de rente aanuelle et perpétuelle en faveur de Marie la Haadrie, dite la Gosaequine, bourgeoise de Paris, pour lui permettre de les donner à des personnes d'église.

(JJ.66, n* 1283.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fiiisons à touz presenz et avenir que nous avons ottroié et ottroions par ces présentes lettres, de grâce especial, de certaine science et de nostre auctorité royal, à Marie la Haudrie, autrement dite la Gossequine^

I. Des lettres du même genre lui furent déjà accordées au mois de |an-

bourgoise de Paris, que de sis livres d*annael et perpétuel rente, que elle tient à présent ou acquerra ou temps avenir en la viconté de Paris, sanz fié et sanz justice, elle puisse transporter en personnes de sainte église, queles que elle voudra, soient religieuses ou seculeres, en un lieu ou en pluseurs, en la ville de Paris, en telle manière que nous soions participans en biens espirituelz qui à cause de ce seront faiz, et que les personnes esqueles ladite Marie transportera lesdites sis livres de rente les puissent tenir et tieignent desoresenavant à perpétuité, paissiblement, sanz estre contrainz de nous ne de nos successeurs roys de France, à vendre ladite rente ou partie d'icelle, ne mettre hors de leur main, ne paier pour ce finance quelle que elle soit. Et que ce soit ferme et estable, etc..

Donné à Sainte-Gemme, Tan de grâce mil CGC trente trois.

Par le roy, à la relation de mestre Robert le Glerc.

H. Martin.

GXXI.

x334 (n. st.), février. Sainte-Gemme.

Philippe VI amortit, en faveur de Marie, femme de feu Baudet du Maillez, ao 1. p. de rente qu'elle destine à la fondation d'une chapelle en l'église Saint-Pierre-auz-Bœufe à Paris.

(JJ.66, n* i368.)

Philippe, par la grftce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir que comme Marie, fome jadis feu Baudet du Maillez, ait entencion de fonder en Teglise de Saint Père aus Beus ', à Paris, en laquele le corps dudit feu Baudet est enterrez, une chapellenie et la doer de vint livres parisis de rente annuele et perpetuele, pour chanter en ladite église, pour le salut de leurs âmes. Nous, à la supplication de ladite Marie et pour ce que le chapellain qui sera establiz à desservir ladite chapellenie soit tenuz à prier Dieu

vier i332 (n. st.). Voy. ci-dessus le n* LXXXVII. Marie la Gosquine mourut entre le 4 mars 1349 (n. st.), jour où elle toucha encore 3o 1. p. de revenu au trésor, et le 17 février i35o (n. st.), jour où Jean du Cellier, bourgeois de Paris, son parent, obtint du roi des lettres lui faisant remise de la moitié de 60 1. t. dues pour le rachat de 60 1. 1. de revenu sur le trésor qui lui étaient venues tant de la succession de ladite Marie que par échange avec ses autres héritiers. {Journaux du trésor de Philippe VI de Valois, n*« 601-602, 4283-4286.)

I. L'élise Saint- Pierre-auz-Bœufs, dépendant du prieuré de Saint-Éioi, était située dans l'ancienne rue Saint-Pierre-auz-Bœufs, près de Notre-Dame. Elle fut démolie en i837 pour l'ouverture de la rue d'Arcole. (AbbéLebeuf, Hist. de la ville et du diocèse de Paris, éd. Cocheris, t. III, p. 388 et 428.)

DU RiCNB DB PHIUPPB YI DE VALOIS. igB

pour nous, avons ottroié et ottroîons, de grâce especial, que ladite Marie puisse doer ladite chapellenie de ladite rente acquise ou [à] acquerre en nos censiyes ou de nos subgiez ou alieurs, senz fié et senx justice, et que le chapellain qui pour le temps sera establiz à deservir ycelle chapellenie puisse tenir et tiegnet perpetuelment et pabiblement ladite rente en nom et pour cause de ladite chapellenie, senz ce que il soit constrainz à la 'vendre ou mettre hors de sa main et senz en paier aucune [finance], laquele nous li quittons et donnons de nostre dite grâce. Et que ce soit ferme et estable à touz jours, nous avons fait mettre nostre seel en ces lettres. Donné à Sainte Gemme, l'an de grâce mil trois cenz trente et trois, ou mob de février. Par le roy.

Barrière.

i334, avril. Paris.

Philippe VI, à la prière des échevins et habitants de la ville de Touraai, leur rend une maison sise à Paris, près de Saint-Eustache, qui avait été confisquée sur eux en vertu d'un arrêt du Parlement.

(JJ. 69, n* a3.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir que comme une meson séant à Paris, au bout de la rue aus Prouveres, devers Saint Eustache, tenant d*un costé à la meson mestre Jehan d'Aubigni, et d'autre costé à Girart Hazart, eust esté appliquée à nous par vertu d'un arrest donné à Paris en nostre Parlement contre la commune de la ville de Tornay^, et les gens de ladite ville aient supplié que sur ce leur vuilliens fere grâce. Nous, considérez le[s] bons services que il nous ont faiz, à yceux volans fere grâce en ceste partie, de certaine science et de grâce especial, ausdiz eschevins et habitans de la ville de Tournay, avons donné et ottroié, donnons et ottroions par la teneur de ces présentes lettres ladite meson pour l'usaige des eschevins et habitans de ladite ville, à tenir, à pourseioir par euls et leurs successeurs à touz jour, en

I. Par arrêt du 4 juillet i332, la ville de Tournai fut condamnée à perdre sa commune et tous ses biens et ses droits, ainsi que ceux dont elle pouvait jouir avant la fondation de sa commune; le tout, y compris la justice, était confisqué au. profit du roi. (Arch. nat., X<« 6, fol. 247-230.) La maison que possédait la ville de Tournai à Paris avait été acquise le ao juin i3a3, pour 200 1. p., de Jean de Corbeil, bourgeois de Paris, et de son fils. (Vqj, Bull, de la Soc. de VHiit, de Paris et de rile-de^FraHce, 1897, p.136.)

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perpétuité, comme leur propre héritage, et mettons du tout à delÎTre et en otons nostre main mise pour la cause dessusdite, non obstant ledit arrest ne chose contenue en icelli. Et que ce soit ferme chose et estable ou temps avenir, etc..

Donné à Paris, Tan de grâce mil CGC trame et quatre, ou mois d'ayril.

Par le roy, à vostre relacion et des gens des comptes.

H. Martin.

Facta est collacio.

Pro registro ni s.

i334, )uin. Maineville.

Lettres de Philippe VI transportant sur la prévôté de Paris, en faveur du chapelain établi par Charles, comte d'Anjou, en la chapelle Saint-Michel, ai 1. 10 s. t. de rente qu'il prenait chaque année sur la prévôté du Mans et transférant le droit de patronage des comtes d*Anjou et du Maine aux rois de France.

(JJ. 66, n* iSga.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fabons â tous presens et avenir, que comme Charles^, jadis frère du roy de France et adonc conte d'Anjou et du Maine, eust fundé une chapellenie en la chapelle de Saint Michiel estant en nostre palais à Paris, et eust assigné au chapellain qui deserviroit ladite chapelle vint et une livre et dis soulz tournois de rente, à prendre chacun an aus octaves de la feste de Toussains sur la prevosté du Mans, et eust retenu à 11 et à ses successeurs contes d'Anjou et du Maine le droit du patronage et la collation d'icelle, si comme ces choses et pluseurs autres sont contenues plus à plain es lettres faites sur ladite fondation ; et le chapellain qui à présent tient ladite chapelle nous ait supplié que, comme ladite chapelle soit à Paris, comme dit est, grieve chose et sumptueuse est de aler au Mans pour querre ladite rente, nous li vuelliens faire grâce que ladite rente li soit transportée et assise à prendre â Paris pour avoir mains de labeur et de despens à querre et recevoir ladite rente. Nous, oie ladite supplication, enclinans â ycelle, de grâce especial et de certaine science, de la volenté et assentement de nostre très cher filz Jehan de France, duc de Normandie, conte d'Anjou et du Maine^, avons ottroié et voulu, voulons et

1 . Charles, frère de saint Louis, investi en 1245 des comtés d'Anjou et du Maine, devint ensuite roi de Naples et de Sicile.

2. Ce fut le 17 février i332 (n. st.) que Philippe VI, après avoir émancipé

DU RÀGMB PB PUtUPPE VI »B VALOIS. igS

otiroioQf, par la teneur dt ces lettres audit chapellaio qu^ U i9t iml% qui pour le temps avenir y seront et tendront ladite chapeUe* prengnent et reçoivent deioiesenavant lesdites vint et une livres dis SQulz toumob cbascun an audit ternie sur la recepte de la viconté de Paris;, et avons ordené et voulons, de Tassentement de nostredit fiUs, que le droit du patronage de ladite chapelle appartiengne desoresenavant à nous et k nos successeurs roys de France) et voulons que d^soresenavant, par nos ame« et feaU gens qui à présent tiennent nos comptes à Pans, et ceuls qui pour le temps y seront, ladite rente soit allouée es comptes du receveur de ladite viconté qui à présent et pour le temps y sera et rabatu d^ sa recepte, et que le receveur du Maine en soit du tout deschargié et soit mise ladite rente hors de ses comptes et recepte. Et que ce soit ferme chose et durable à per»petuité, etc...

Donné à MainevilleS Tan de grâce mil CGC trente et quatre, ou mots de jugn.

Par le roy, a la relation de Taumonier.

H. Martin.

i334, juillet. Moncel-lez- Pont-Sainte- Maxence.

Plùlippe VI, à le requête des héritiers de feu Jean Marce], tfknortit 24 t. p. de rente destinées à l'enovtien d'ua chapelain chargé de célébrer chaque tour, à perpéniitéy une messe pour le repos de içn âme ee l'église parois** siaJe de Saint-Barthélémy'.

(Ji.66, n* 1396.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons [à tous] presens et avenir que comme feu Jehan Marcel, jadiz frère de Symon et Jehan diz Marcel, bourgoiz de Paris, ou temps qu'il vîvoit eust ordené en son testament ou darreîne volenté, par pure et vraie dévotion et pour le remède [de] l'ame de luy, que une messe serott chantée et célébrée chacun )our perpetuelment en l'église parrochial de Saint Berthelemeu [en la cité de Paris * ou en une autre église, ou cas que cens de ladite église de Saint Bartholomi], i cui il puet

Jean, son fils aîné, lui 6t don du duché de Normandie et des comtés d'An« îou et du Maine. (D. Luc d'Achery, $picilèg$, in^foL, t. III, p. 717.)

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