Maubuisson
DU RÈGNB DE FHIUFPB Vt DB VALOIS. 21 5
preseas et avenir que nous, considerans que la maison des ayugles de Paris S qui est cle nostre fondacion royal, est petitement douée de rentes et revenues pour soustenir et gouverner les povres qui y sont et foire les autres euvres de miséricorde que l'en y foit ; aians à ycelle affection especial, pour ces causes, voulons et avons ottioié et ottroions de grâce especial et de certaine science au meistre, fireres et suers de ladite maison que toutes les rentes quelles que elles soient qu'il ont acquis de tout le temps passé jusques à ores, il et leur successeurs maistres, frères et suers de ladite maison, puissent tenir et posseoir franchement, à touz jours mais, perpetuelment, sanz ce qu'il soient tenuz de les vendre ne mettre hors de leur mains et sanz paier à nous ne à noz successeurs roys pour ce aucune finance quelle que elle soit ou temps avenir, laquelle nous leur avons quittié et donnée, donnons et quittons de grâce especial et de certaine science. Et que ce soit ferme et estable à touz jours, etc..
Ce fu fidt au Bois de Vincennes, le zn* jour de juillet, l'an de grâce mil CGC trante et cincq.
Par le roy, présent l'aumosnier.
Guichart.
i335, juillet. Taverny.
Philippe VI, en récompense des services que lui rendit Jean de Hubant, son clerc, amortit en sa faveur 20 1. 1. de revenu annuel dont il pourra disposer au profit de bonnes œuvres en totalité ou par parties.
(JJ.69, n* 139.)
Philippus, Dei gratia, Francorum rez, notum facimus tam presentibus quam futuris, quod cum regalem deceat magnificentiam illos quos magnificentia ipsa in suis novit obsequiis prompta fidelitate, devotos, graciosos, prosequi £avoribus, manu liberalitatis amplecti et precipuis honoribus decorare. Nos, labores intensos quibus dilectus magister Johannes de Hubanto^, clericus noster, nostrisque (sic)
1. Sur les autres libéralités de ce genre que les Quinze-Vingts reçurent de Philippe VI. (Voy. Léon Le Grand, les Quinze-Vingts depuis leur fondation jusqi^à leur translation au faubourg Saint»Antoine, dans les Mémoires de la Soe, de fHist. de Paris, t. XIII, p. 172 et 173, et tirage à part, p. 70 et 71.)
2. Jean de Hubant, conseiller du roi, avait, dés le 9 août i336, affecté plu« sieurs maisons sises à Paris, rue des Porées et dans le cloître de Sainte- Geneviève, à Feotretien de quatre boursiers, dont il confiait la direction à l'abbé de Sainte»Gencviève et au maître en théologie du collège de
2l6 DOCUMENTS PARISIENS
carissimorum dominonim Philippi et KaroH consanguineorum nostrorum quondam Francorum regum, seryiciis fructuose insudayit, in nostris exhuberans et habundans jugiter ; attendentes et volentes ex hiis quod manum nostram sibi liberalem senciat atque fructuosam, eidem ex nostra certa sciencia et gratia speciali concedimus, quod ipse, in allodiis, censivis nostris et subditonim nostroruœ, usque ad summam viginti librarum turonensium annui redditus, insimul vel per partes, emere vel acquirere libère valeat et in ecclesias aut loca pia, sacra vel in ecclesiasticas seu religîosas vel miserabiles personas, insimul eciam vel per partes, ipse vel alius pro ipso, perpetuo transferre vel eciam pecuniam tradere, relinquere dictis ecclesiis, locis vel personis pro dictis redditibus emendis, acquirendis insimul vel per partes; et insuper quod ipse ecclesie, loca vel persone in quas vel in que dicti redditus sic acquisiti insimul vel per partes translati fuerint, vel etiam quos de pecunia eisdem tradita seu relicta emerint, vel aliter acquisierint insimul vel per partes, eosdem, perpetuo, pacifice et quiète tenere et possidere absque coactione eos vendendi vel extra manum suam ponendi, aut nobis, seu successoribus nostris, qualemcunque finenciam, vel redibenciam, seu servitutem propter hoc prestandi quoquomodo. Quod ut firmum et stabile perpetuo perseveret, nostrum presentibus litteris fecimus apponi sigillum, salvo in aliis jure nostro et in omnibus quolibet alieno. Datum et actum apud Tavergniacum , anno Domini millesimo CCC™o tricesimo quinto, mense )ulii.
Per dominum regem, ad relationem vestram.
Molinis.
i335, 4 août. Paris.
Philippe VI, en son nom et au nom de son fils le duc de Normandie, autorise Gui de Tornebu, sire de Musy et de Loye, à vendre à Jean Behuchet, chanoine de la chapelle royale de Paris, et à Julien Behuchet, son frère, une partie d'un fief de haubert, tout en retenant le reste, nonobstant la coutume de Normandie interdisant le morcellement de ce genre de fiefs.
(JJ. 69, n* 106.)
Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme nostre amé Guy de Tomebu, cheva-
Navarre. Plus tard, en i339 et en 1346, devenu président aux enquêtes, il modifia ses premières dispositions et fonda six bourses pour les ^liers de la terre de Hubant, en Nivernais, et des villages situés à cinq lieues autour de cette terre. Ce collège fut également appelé collège de VAve Maria, (Lebeuf, Hist. de PariSy éd. Féchoz, additions de M. Bournon^ t I, p. 206.)
DU RàONE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 21 7
lier, sire de Musy et de Loye, pour la somme de cinc cens livres tomois de rente que il avoît vendues à nostre amé Jehan Behuchet, chanoine de nostre chapelle royal de Paris, et à Julien Behuchet son frère, à la vie d'iceux et dudtt chevalier et d'aucuns de leurs frères survivans, euls et ledit chevalier eust baillié, assis et assigné aosdiz achateurs plusieurs et certains héritages que il avoit es villes de Musy ^ et de Loye^ et en leurs appartenances, sur certaines fourmes et condicions contenues en certaiùes lettres £siites sur ce et scellées du seel de nostre Chastelet de Paris, et depuis il eust requis ausdiz achateurs que il vousissent prendre partie desdiz héritages, par manière de vente heritable, à touz jours mais, en li relaichent et delessant le surplus des autres, laquelle chgse icelui chevalier ne puet mie faire sans le congié de nous et de nostre très cher et amé filz le duc de Normandie et de nostre amé et feaul Tevesque d'Evreus, de qui ledit chevalier les tient nu à nu en foy et en hommage souz nostredit filz et en fié et menbre de haubert, lequel ne se puet depiecer ne amenuiser par la costume de Normandie > sans forfaire le fié, et ainsint lesdiz achateurs ne pourroient tenir ce qu'il leur voudroit bailler d'icelles choses, ne icelui chevalier tenir ce qui li en demourroit du surplus, puis le depié, sans congié dudit evesque et de ses souverains ; et sur ce il nous ait requis que nous vuillions assentir et d*en donner congié, se mestier est, audit evesque de assentir. Saichent tuit que nous, à la requeste dudit chevalier, de la voulent[é] et assentement de nostredit filz, voulons, nous plaist et ottroions de grâce especial et tant comme il touche nous et nostredit filz, que ledit chevalier puisse depicer ledit fié et menbre de haubert et en bailler ausdiz achateurs ou à Tun d'eux ce qui li en plaira et en retenir à soy le surplus, non obstant ladite costume, et que iceli evesque en puisse recevoir lesdiz achateurs ou Tun d'eux, et ledit chevalier retenir â sa foy et hommage de tout ce que chascun aura par ledit depié, sans que lesdiz evesque, chevalier et achateurs, ou aucuns d'eux, en puissent ne doient estre aprochiez par nous ne par nostredit filz en aucune amende, forfaiture ou mesprison pour cause dudit depié, lequel depié et tout ce qui s'en fera dès maintenant pour lors en tant comme il touche nous et nostredit filz, loons et approuvons de nostre certaine science, plain povoir, auctorité royal, et par l'înterposîcion de nostre