IV INTRODUCTION
nourrir un grand nombre d'élèves? Des particuliers ou des confréries. C'est ainsi que, sous Philippe de Valois, plusieurs nouveaux collèges s'élevèrent à Paris, tels que le collège de Bourgogne ^ le collège des Lombards', les collèges de Tours', de Lisieux^, de Hubant', d'Autun*. En plus de ces fondations, des bourses furent encore créées pour Tentretien d'écoliers^, des donations faites, soit par le roi, soit par d'autres personnes, en faveur des anciens collèges 8; et pour toutes ces fondations, pour tous ces dons, Philippe VI abandonne les droits d'amortissement quUl aurait pu exiger dans ces cas.
Si la foi, encore vive au xiv« siècle, trouvait facilement l'argent nécessaire à la fondation et au développement des hôpitaux et des collèges, que ne devait-elle pas faire pour tout ce qui touchait directement à Texercice du culte? On sera certainement frappé de la quantité de chapelles qui furent fondées à Paris par des familles. Il y a peu d'églises où nous n'en trouvions établies une ou plusieurs destinées à assurer la perpétuité du service divin en faveur des défunts. Une remarque, croyons-nous, s'imposera en parcourant et en examinant ces fondations; c'est que presque toutes sont faites par des familles bourgeoises; très peu par des membres de la noblesse. Quiconque connaît l'état de la France à la veille de l^.^uerre de Cent ans comprendra facilement le motif de cette di^i^ilct. A cette époque, la bourgeoisie, qui avait entre les mainli^ Itf jpajeure partie du commerce et de l'industrie du pays,'étiut ri^cf/ Dç plus^ grâce aux emplois qu'elle avait su con- (^Uj^ ay/pifhfi^lilÇ à la Chambre des comptes et dans toutes
.'l^itdQgiitrîstr^HÇQfi, sa puissance s'était beaucoup développée. La r:%*liôbfeV3Îf,**aCI'Cûh traire, confinée dans ses châteaux en dehors de
* l'activIté'dè^Villes, obérée par les charges du service militaire et par l'oBlîgâtion de s'entourer d'un certain faste, voyait ses res-
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