‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 5 sur 132 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

tête du pont de Lagny-sur- Marne ^ et que Jacques de Châtillon fit élever sur le pont de Bezons^, ou de nouvelles chapelles, comme celle de Saint-Julien-des-Ménétriers^. Des fondations revêtent aussi un caractère expiatoire ; telle est celle qui fut faite dans la chapelle des Augustins de Paris avec les biens confisqués sur Henri Taperel, ancien prévôt de Paris, pour le repos des âmes de trois personnes qu'il fit injustement mettre à mort^.

Pour clore Texamen de toutes ces lettres concédées en faveur d'églises et de communautés, nous en signalerons encore un certain nombre par lesquelles le roi leur accorde des avantages ou les prend sous sa sauvegarde. Ainsi, au mois de mai i329, il permit à Tabbé de Sainte-Geneviève d'établir un moulin-à-vent sur les murs de Paris'. Au mois d'août i334, il autorisa les religieux des Blancs-Manteaux à percer une porte dans ces mêmes murs*. Au mois de novembre i334, il donna à Guillaume Judet, chapelain de la chapelle royale, Tautorisation de faire, dans la maison qu'il possédait sous la cuisine de bouche, des boutiques pour attribuer le montant de leur location au profit de sa chapelle^. Enfin, il prit sous sa sauvegarde les religieuses de Montmartre^, les Chartreux*, le collège des Lombards ^^, les religieux de Sainte- Catherine-des-Écoliers^*, Tabbaye de Saint-Antoine^*. Toute cette bienveillance témoignée aux ordres religieux ne Tempêchait cependant pas de sévir contre eux, lorsqu'ils ne se conformaient pas à ses prescriptions. C^est ce que témoignent ces lettres du mois de mai 1 33o '^ par lesquelles il confisque sur Pabbé de Saint- Pierre-sur-Dives une maison, dont l'amortissement n'avait pas

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